sylvain thévoz

covid-19

  • L'Homme est un animal de terrasse

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    IMG_4954.jpgSur les terrasses des cafés, restaurants, tea-room, c'est un joli ballet  qui a lieu ce week-end. Ça frotte, ripoline, ça karchérise, recloue ici, repeint-là, balaie tout, sous un petit air printanier et de redémarrage qui chauffe le coeur.

    Les blagues s'enchaînent. Au Portofino ça pince l'arrivée d'eau du Karcher pour chambrer le patron qui nettoie sa terrasse. Peut-être pour lui éviter de trop se prendre la tête sur comment il va disposer ses tables, mesurer les séparations en Plexiglas entre celles-ci, les remonter de la cave. C'est un peu comme avant un jour de fête: il y a une effervescence pour tout remettre en ordre, que ce soit beau et accueillant. Les habitué-e-s promettent qu'ils seront là lundi, même s'il fait froid, même s'il pleut. Ils lancent de joviaux : "ça m'a manqué", de joyeux : "vivement un petit espress' en terrasse", pour ponctuer les échanges et se dire à demain, à défaut de se serrer la main. 

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  • Une voix pour les sans-voix !

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    covid-19,travailleur précaire,votations,justice socialeLe menu des votations du 7 mars est copieux. Nous avons beaucoup entendu les candidat-e-s au Conseil d’État, mais il est des gens bien plus silencieux dont nous n’avons jamais perçu la voix, et que nous n’entendrons probablement jamais.

    Ces derniers sont pourtant directement concernés par un objet soumis au suffrage populaire. Il s’agit de la votation cantonale sur l’indemnisation pour perte de revenus liée aux mesures de lutte contre le coronavirus. En cas de oui, l’indemnisation de toutes les personnes résidantes et travaillant à Genève qui ont subi une perte de revenus pendant la 1ère vague de Covid-19, sans avoir pu bénéficier d’aucune aide serait garantie. Ce sont ainsi 15 millions qui seraient enfin débloqués pour leur venir en soutien.

    Des milliers de personnes ont perdu du jour au lendemain tout ou partie de leur revenu. Des employeurs indélicats leur ont fermé leur porte au nez sans autre forme de respect pour le droit. Dans l’économie domestique, informelle, culturelle ou autre, des gens qui vivaient à la limite se sont retrouvés plongés sous la ligne de flottaison. Il est fondamental de les prendre en compte et de leur rendre justice.

     

     

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  • Le sport, menace pour la santé publique ?

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    sport,covid-19Malgré une situation qui ne pousse pas du tout à l'optimisme sur le front des nouvelles contaminations, les annonces de réouvertures s'enchaînent. Alors que les bars, restaurants, salles de concert, cinéma, théâtre, bibliothèques, musées, coiffeurs, réouvrent ou ont réouvert, et que la justice impose au Conseil d'État d'ouvrir les lieux de culte,  un domaine manque à l'appel, c'est celui du sport. Étrange. Alors qu'il est en général invoqué en premier lieu comme garantie de santé, ce domaine est tenu à l'écart des réouvertures. Pourquoi ? 

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  • Ne sauvons pas Noël !

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    12328644.jpgUne pétition a été lancée pour demander à ce que le Conseil d’État assure les célébrations de Noël, car : « les récents arrêtés cantonaux pris interdisent à tous les chrétiens d’assister physiquement à la messe ou au culte ces prochaines semaines. Ce dommage irréparable est vécu douloureusement par de très nombreux catholiques ne peuvent plus participer à la sainte Messe. » Reprenant le conseiller fédéral Alain Berset qui avait déclaré : Je ne sais pas si on pourra sauver Noël »,  cette pétition demande donc en conséquence au Conseil d’État de prendre toutes les mesures pour permettre aux fidèles de leur canton de suivre dans les églises et les chapelles les diverses célébrations religieuses.

    Pour notre part il nous semble surtout urgent de sauver, non pas la messe, mais les gens, leur santé, et l’économie réelle.

    Dans les évangiles, (Matthieu 18 :20) ces paroles de Jésus sont rapportées : « là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Pas besoin d’être cent donc, ni de rouvrir les églises. Pas besoin des foules aux messes de Noël s’y rendant après les agapes de Noël pour se distraire. D’ailleurs, aux temps des premiers chrétiens, les communautés étaient petites, quelques hommes, quelques femmes, guère plus que cinq. C’est donc plutôt en petits groupes, que la spiritualité prend tout son sens. Et c’est au moment où l’obscurité est la plus grande que même la plus petite lumière brille le plus fort.

     

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  • Claquer 24 milliards pour s'envoyer en l'air dans des avions de galas ? C'est non merci!

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    Comme si le monde n'avait pas changé, comme si les menaces n'avaient pas évolué, la droite veut nous faire  croire qu'il faut absolument renouveler notre flotte d'avions de galas comme les ménages renouvellent leurs voitures ou leur téléphone portable, par "automaticité".

    Il faudrait continuer à faire ce que l'on a fait de tout temps, comme au bon vieux temps de la guerre froide où l'ennemi, le rouge, était bien identifiée, et les vaches bien gardées: acheter pour minimum 18 milliards de francs des coucous de salon pour que notre panoplie de défense soit tip top en théorie, et que nos officiers aient fière allure.

    La droite qui défend ce projet fait penser à un assureur retors qui fait une clause d'automaticité de renouvellement sur un produit obsolète. En gros, vous continuez à payer jusqu'à la fin de vos jours pour quelque chose dont vous n'avez jamais eu besoin mais pour lequel de beaux parleurs vous assurent que "l'on n'est jamais trop prudents" et que ce n'est pas si cher payé. A cette rhétorique dépensière il est temps de dire STOP. 

    La droite qui mégote sur les dépenses sociales est au garde à vous devant les lobbys de l'armement. Mais le monde change, même si certains ne l'ont pas vu venir. Les défis actuels sont sociaux, économiques, écologiques. Et la sécurité n'est pas l'affaire de turbo-réacteurs, mais de proximité. Défendre l'achat de nouveaux avions de luxe dont l'inutilité est démontrée, c'est mener une guerre de retard. 

     

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  • Un été pas comme les autres

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    XSJZ5098.jpegLe Covid-19 bouleverse nos habitudes et nos rythmes sociaux. Quel visage aura notre ville cet été? Les Genevois-es partiront-ils à l'étranger en vacances ou, crise économique et sociale oblige, resteront-ils davantage à Genève? Les personnes migrantes, indispensables à l'économie genevoise, qui traditionnellement privilégient le retour au pays pour retrouver leur famille durant la saison estivale, prendront-ils le risque de voyager au loin ?  Prendront-ils le risque de s'exposer à une mise en quarantaine à l'aller ou/et au retour, aux risques sanitaires liés? Les difficultés économiques vont rendre tout déplacement plus onéreux. Cela va contraindre de nombreuses personnes à ne pas bouger. Cela risque de changer le visage de notre ville et exiger davantage de réactivité de l'administration et des associations, à une période de l'année où, traditionnellement, tout ralentit. 


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