sylvain thévoz

Topo Thévoz - Page 2

  • Sortir du panneau du sexisme

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    83362439_10157726909976826_1899120549859164160_n.jpgAvant l’intervention de la Ville de Genève, les panneaux qui représentaient des femmes étaient ceux relatifs aux poussettes dans les TPG ou aux mamans pour les rues piétonnes. La présence des femmes dans l’espace public était donc réduit à un rôle maternel. Bizarre que celles et ceux qui souhaitent avoir des panneaux ‘neutres’ et ‘universels’ ne s’en soient jamais plaints. Bizarre que celles et ceux qui hurlent quand on modifie des panneaux en argumentant sur le fait que le petit bonhomme à chapeau des années 50 serait universel, ne dénoncent pas le fait que le bouton pressoir des TPG ne l'est aucunement et ne le réclament pas. On pourrait en dire beaucoup sur la représentation de cette maman, au ventre plat, à la cambrure marquée. Encore une représentation du sexisme ordinaire. 

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  • Les arbres repoussent, pas la vie humaine

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    D63BC086-7C04-4CA0-B00D-422F13FA671A.jpegInterpellé par l'article de La Tribune de Genève annonçant le dépôt de deux pétitions, dont une pour s'opposer à la coupe d'arbres le long de la route de Pinchat, je suis allé voir sur place de quoi il retournait[1]. Première nouvelle, des panneaux indiquent la crainte de citoyen.ne.s que cette pétition empêche la concrétisation d’une piste cyclable qui résoudra une situation dangereuse pour les cyclistes. En voyant les voitures se croiser, carrosserie contre carrosserie, sans laisser de places aux cyclistes, tassant les vélos sur le bas côté,  on comprend vite la mortelle dangerosité du lieu. Est-il préférable d'abattre un arbre ou d'attendre qu'un.e cycliste se fasse écraser? Le lieu est mal éclairé. Dangereux, dangereux! On comprend immédiatement que des cyclistes montent aux barricades pour défendre la future piste cyclable. Ce lieu est un coup-gorge. Bien sûr, il ne faudrait pas avoir à choisir entre la vie d'un arbre et la vie d'un cycliste. Si vous étiez au conseil municipal de Carouge qui va en débattre ce jeudi soir : vous voteriez quoi ? La préservation de la vie d'un arbre ou celle d'un.e cycliste? 

     

     

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  • Panneaux signalétiques : merci madame la Maire !

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    74537186_10157702407641826_8721517129930637312_n.jpg

    La politique, ce sont des projets d’infrastructures, des mesures lourdes et des mesures symboliques. Le beau projet mené conjointement par la Ville de Genève et le Canton de modifier avec une belle économie de moyens les panneaux signalétiques pour les rendre à la diversité démontre que rien n'est figé n’est figé dans le formol, et que la politique peut changer très concrètement notre quotidien.

    Le symbole, et l'acte politique fort, dans cette action, c'est que le personnage lambda "neutre" du passage piéton n'est plus un monsieur à chapeau. C'est fini. La société a changé et celles et ceux qui n'avaient pas leur place ne peuvent plus être nié-e-s aujourd'hui. Les citoyen-ne-s de second rang et de longue date (femmes, enfants, aîné.e.s) effacé-e-s de la statuaire urbaine, gommé-e-s des nominations de rue, des commémorations officielles et historiques, refont désormais surface grâce à une volonté politique, celle de la maire de la Ville de Genève Sandrine Salerno. Voilà un joli geste qui aurait dû être unanimement salué. Pourtant, des réactions conservatrices, machistes, voire haineuses et dénigrantes se sont fait entendre. Mon Dieu on a touché à la statuaire. On a remis en cause, par une modeste action, ce qui semblait de tout temps figé dans le métal et bien cadré. 

     

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  • Le compte à rebours du 31 décembre

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    F06B4E5D-04E8-4B00-AEBA-70A1DCE368BB.jpegC'est un cycle plus immuable que le lever du soleil. Chaque année il revient, chaque fois similaire. Tout change peut-être. Notre monde s'accélère, se dématérialise disent certains, se numérise certes, mais il demeure un pieu bien solide fiché jusqu'au fond des cerveaux des spectateurs fussent-ils écervelés : le triptyque charité-rétrospective-strass et paillettes de fin d'année.  A chaque journal télévisé, la fabrique du bornage social est puissante. Les phases médiatiques de fin d'année:  plus prévisibles que les cycles des marées. 

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  • Mon tout premier Noël

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    12A508D4-3C6E-4DFB-8EC8-F1450C34F40F.jpegPetit enfant promis à la mort par Hérode. Nouveau-né pourchassé. Fils fugitif emmené en Egypte dans le ventre de sa mère pour échapper à la mort. Enfant de migrants. Fils placé dans une mangeoire : il n’y avait pas de place pour toi dans l’abri destiné aux visiteurs. Il n’y avait de place pour toi nulle part d’ailleurs. Tu n’étais pas attendu. Pas prévu. Sans place réservée au planning familial.

    Tu naquis dans une étable. Tu arrivas sur terre comme des millions et des millions d’enfants : menacé, fragilisé, pourchassé, à deux doigts de claquer avant de naître.

    Tu naquis à l’écart, à la marge, en déplacement rapide. Tu naquis en marche forcée, sans sage-femme, sans passeport, sans docteur, avec juste quelques bêtes autour de toi pour te tenir chaud : maigre réconfort. Un âne, un bœuf, dit la légende. Peut-être même pas un chant d'oiseau. Pas un sifflement. De la paille ça oui. Beaucoup de paille. Mais pas d’herbe verte. Pas de ruisseau. Pas de luminothérapie ni supplément de vitamine D.

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  • Mobilisation pour Julian Assange

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    Ce jeudi, sur la place des Nations, à Genève, les partis politiques de gauche et de nombreuses associations étaient réunis pour demander la libération immédiate de Julian Assange et sa conduite en lieu sûr, pour soutenir toutes les démarches possibles afin que la Suisse lui accorde l’asile politique.

    Le Conseiller aux Etats Carlo Sommaruga a été remercié pour les démarches entreprises à Berne afin de protéger la vie de Julian Assange. Toutefois, les démarches pour obtenir l’asile ou un visa humanitaire en Suisse sont complexes et très réglementées. Depuis 2012, plus aucune demande d’asile ne peut être déposée auprès des représentations diplomatiques suisses à l’étranger. Ce qui est regrettable. Des personnes perdent la vie aujourd’hui du fait de cette impossibilité de déposer des demandes d’asile depuis l’étranger. La Ville de Genève a également demandé au gouvernement suisse d’intervenir pour sauvegarder la vie et l’intégrité corporelle de Julian Assange, fondateur de Wikileaks.

     

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  • Les casseurs sont au parlement!

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    80361208_10157597195016826_3031445225265430528_n.jpgLes député.e.s étaient réuni.e.s au Grand Conseil pour le vote du budget. La droite cantonale a procédé alors au massacre de Noël en biffant 412 postes du budget 2020 de l'Etat de Genève (des postes d'enseignant.e.s, au service de la protection de l'adulte, au service de la protection des mineurs, etc.,); cassant violemment l'équilibre social. Un collègue partageait alors avec moi la photo prise lors de l'inauguration officielle du Leman Express ce jeudi 12 décembre. Et que montrait cette terrible photo? un tag! Sur le nouveau train ! Blasphème.

    Avec un brin d'humour, et un clin d'oeil décalé rendant hommage à l'acte créatif et politique d'appropriation d'une rame de train flambant neuve par des adeptes de peinture, je soulignais brièvement le caractère subversif et créatif de ce trait sur un réseau social. Pour rappel, la culture du graff est une culture non-violente, et avant tout un mode d'expression. Les graffitis existent depuis des époques reculées, certains exemples remontent à la Grèce antique et à l'Empire romain. Le graffiti est aussi une forme d'art graphique. Certains le trouvent beau et esthétique, d'autres y voient du vandalisme. Au moment où les officiels étaient réunis autour du Léman Express, ce graffiti ramenait sur le devant de la scène ceux qui n'y étaient pas été conviés, ceux qui, au milieu des délais et budgets respectés, avaient réussi à glisser un trait décalé. Il y avait dans cet acte aussi quelque chose de fort Pas de quoi casser trois pattes à un canard?    

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  • Quand la police se trompe de cible...

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    PSG_20191205_090002.jpgLes fêtes de fin d'année approchent et c'est probablement une période sensible en terme d'achats de biens. La police municipale de la Ville de Genève a décidé de faire un tout ménage sensibilisant aux bons réflexes pour lutter contre les cambriolages. Ce qui est étonnant, c'est qu'elle fasse une campagne de publicité massive pour un délit qui est en diminution : pour les cambriolages, c'est moins 10% depuis 2017.[1] Il est par contre un autre type de délit qui est en croissance constante ce sont les violences domestiques et là : silence radio. Cherchez l'erreur. 

     

     

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  • La masculinité dominante est LA forme dangereuse de radicalisation

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    file76261ggrdg9pyntveao.jpgUne hotline consacrée aux angoisses liées au port du voile chez des proches? Les islamophobes en rêvaient, le Canton de Genève l'a fait. L'article de la TDG sur le dispositif "gardez le lien" ciblant particulièrement l'Islam est inutilement anxiogène. Pourquoi anxiogène ? Parce qu'il se fait l'écho du sentiment d'insécurité concernant une religion particulière. En résumé : une fille décidant de porter le voile ouvrirait une porte à la radicalisation... ah. Et si mon ado arrête de manger une côtelette de porc j'appelle aussi la hotline ?[1] Au final, on ne sait plus très bien si c'est l'article ou le dispositif lui-même qui crée ce désagréable sentiment d'un réflexe pavlovien anxiogène. Un peu des deux malheureusement. Ce qui devrait conduire à s'interroger sur ce dispositif. 

    [1]www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/prevention-radicalisations-10-cas-transmis-police/story/16010115

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  • Du délit de sale gueule à la démocratie participative

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    101223_BATEAU_GENEVE_04.jpgTrop souvent, quand on parle de précarité, les habitant.e.s ne savent pas de quoi ni de qui l’on parle exactement, et prennent peur. Cela ne les concerne pas, et les images associées sont des images repoussoirs. Pourtant, de nombreuses bonnes volontés et énergies sont prêtes à être mises en actions, et des habitant.e.s disposé.e.s à s’impliquer concrètement, par exemple par du bénévolat. Afin de favoriser l’action, il est important de changer les représentations toutes faites et les préjugés. Comment ? Par le contact, la parole; par la rencontre personnelle, le témoignage. Un grand effort de sensibilisation et dexplications doit être fourni.

    Le sujet de la précarité est trop souvent mis sous la pile des priorités politiques, par manque d’information ou de connaissances. Il est important de rappeler qu’une personne en trajectoire de précarité dispose de ressources, de potentiel. S’il existait des diplômes qui reconnaissent la débrouille et la créativité, elles en seraient bardées.

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  • 39 corps dans un camion, et toi et toi et toi ?

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    migrations,frontières,égoïsme,esclavagisme39 corps dans un camion. 39 morts dans un frigo roulant. 39 êtres humains asphyxiés. 39 victimes de plus au décompte morbide, aux dizaine de milliers sur les routes de l'exil, dans les mers, les montagnes, au bord des routes, au fond des ravins, aux postes frontières. 39 victimes de la fermeture des frontières. 39 morts silencieux dans un camion scellé. 39 anonymes dont on cherche désormais les empreintes, les derniers messages WhatsApp, à retracer le périple, connaître les proches. 39 pauvres, en route vers un destin meilleur, dont on ne prend plus le pouls, dont on ne peut plus prendre soin, entassés froids à l'arrière d'un camion.    

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  • Qui veut faire l’ange fait la bête

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    ange,bêteQui veut faire l’ange fait la bête. J’ai repensé récemment à cette expression. Une connaissance s’était comportée d’une manière particulièrement égoïste, tirant l’entier d’une couverture à son profit, ne se souciant nullement que d’autres s’en trouvent à découverts, tout en assurant bien entendu que c’était pour le bien du plus grand nombre qu’il lui fallait ainsi s’emmitoufler davantage... 

     

     

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  • Sion-Servette: mettons le racisme hors-jeu!

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    73056627_10157449749036826_4998682663653998592_n.jpgSortez vos bâtons les rats sont de sortie. Voilà le message affligeant répandu en Ville de Sion avant le derby Sion-Servette de ce samedi 26 octobre. Voilà ce que peuvent produire de plus ineptes des petites affichettes A4 sorties d’une imprimante et de tous petits cerveaux. D’autres messages rappellent aussi l’heure du match et l'accompagnent d’impératifs brusques comme « honore ta ville » une phraséologie bas de plafond et dangereusement haineuse.  

     

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  • La gauche progresse, la Suisse prend des couleurs

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    La gauSuisse_Conseil_national_2019.svg.pngche progresse en Suisse! C’est un puissant signal en faveur d’une société plus durable et égalitaire et une belle récompense pour les partis qui y travaillent depuis toujours. Dans un climat international où l’extrême droite et les démagogues gagnent du terrain, nous les faisons reculer en Suisse!

    Dans un climat international où la haine de l'autre et la défiance augmentent, cette victoire des forces progressistes au coeur de l'Europe est un magnifique encouragement.

    L’augmentation de la représentativité féminine et féministe est également une grande source de réjouissance. 42% d'élues, ce n'est pas encore la parité mais c'est un bond en avant qui doit être applaudi. Bravo à toutes et tous pour l'engagement, la constance, et le soin pris à défendre notre démocratie. Ensemble, la lutte pour une Suisse plus progressiste, colorée, se poursuit!

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  • Es-tu vraiment au coeur de ta vie?

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    0AE69D4C-068F-4111-A987-D4BD4956E161.jpegCela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. D'habitude il se tenait devant le supermarché du coin, jouant de la flûte, demandant une pièce. Puis il avait disparu. Ce dimanche matin, il était de retour, devant le supermarché fermé, dans une rue déserte, jouant de son instrument, pendant que de timides lumières s'allumaient aux fenêtres. Les petits-déjeuners se préparaient, les enfants se réveillaient. Je me suis arrêté pour l'écouter et lui parler. Il m'a raconté sa vie. Il n'était pas d'ici. Il m'a dit : "Es-tu vraiment au coeur de ta vie?" 
     
     

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  • Lettre d'amour à un.e candidat.e

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    metro-bonde-a-chatelet.jpgCher.e candidat.e

    Les élections sont au système démocratique ce que la déclaration est à l'amour. Un passage obligé et chargé d'émotions. Un moment clé, où la connexion intime est confirmée, ou une gênante fin de non-recevoir murmurée.

    Quand tu t'es porté.e candidat.e, tu n'aurais jamais imaginé combien cet amour pouvait être exigeant. Passage obligé, les plateaux télé ou radio, les émissions de plus ou moins bonne qualité, où tu dois parfois te faire violence pour répondre aux questions. Ces dernières vont du quizz indigeste (date de naissance d'un illustre inconnu du 18e aux dernières lois votées à Berne) à des développements qui n'ont rien à envier à de véritables thèses de doctorat. Toi, tu dois être prêt.e à tout. Tu dois répondre de tout. 

    Insidieusement, tu t'es transformé en toutou savant.e, en encyclopédie sur patte. On attend de toi au minimum une forme de science infuse; on ne te pardonnera pas de manquer de sympathie et de sourire ou de charisme. Et cela 24 sur 24, à l'aube comme au bout de la nuit. 

    Tu connais par coeur maintenant le sadisme galant de ceux qui veulent te prendre en défaut, te glissent avec délectation des peaux de banane sous tes pas. Heureusement, il y a les autres, celles et ceux pour qui tu te bouges et qui ont besoin de changement, attendent de vraies réponses pour leur vie quotidienne, ont des besoins criants et cherchent des partenaires fiables pour y répondre : toi. 

    Tu devrais tout savoir. Et si tu ne sais pas, nous faire croire que tu sais? C'est vrai, on n'aime pas rester sans réponse et si possible immédiate, dans notre société. Mais surtout, on te désire sincère. C'est la base de l'amour non? La séduction n'a qu'un temps, et est souvent un leurre. 

    Les invitations, innombrables, pleuvent. Elles vont d'une fête de quartier aux cercles les plus restreints d'entrepreneurs ou d'artistes. Dans ton sac maintenant, toujours deux jeux de vêtements, au minimum. Ainsi, en une journée, tu peux traverser plusieurs mondes. Toujours, tu dois correspondre aux codes des milieux que tu traverses. Gare au faux-pas. Quand il pleut, te déplacer d'un lieu à l'autre tout en restant impeccable. Quand il fait chaud, ne plus transpirer sous les aisselles. Tu n'aurais pas imaginé que notre société était composé de tant de différences. Si l'élu.e est du peuple, il doit montrer des talents d'homme ou de femmes orchestre que peu possèdent. 

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  • La dolce vita genevoise du dictateur Paul Biya

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    Il n'est pas aisé de savoir si le document qui circule en ligne et annonce un nouveau séjour du dictateur Paul Biya à Genève est authentique ou non. Toujours est-il qu'après les événements du début de l'été où un journaliste de la RTS fut molesté et une manifestations pacifique durement réprimée, entachant l'image de la Suisse à l'échelle internationale, le retour possible du dictateur camerounais et de ses sbires armés n'est vraiment pas une bonne nouvelle pour Genève. 

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  • Un premier août de rêve

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    5caf08e7b4360_1-683x1024.jpgC'est toujours spécial, à l'occasion du premier août, de sentir que du plus petit village à la plus grande ville, mais aussi à l'étranger, les Suisses.ses se rassemblent, allument des lampions; que les syndics, les maires, partagent leurs discours, que des feux sont allumés sur les collines, des pétards lancés au ciel. Chacun.e, le temps d'une journée, avec une certaine insouciance, mais aussi avec gravité, marque le coup, celui du temps qui passe, et de ce qui ne change pas : la stabilité d'une communauté, en s'interrogeant à ce qui le relie à celle-ci, hier, aujourd'hui. Je rêve d'une Suisse où chacun.e puisse s'y sentir comme à la maison. 

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  • Prière pour le climat

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    eclair_lyon.jpgOrage nous tonnerrifie nous, éponge nous

    glougloute nous, gargouille nous, catastrophise nous

    mais par pitié, épargne nous. 

     

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  • Calvin, vieux punk

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    topelement.jpgCalvin barbouillé. La blague potache ne devrait pas nous émouvoir plus que de raison. C’est un 'classique' de soumettre ses idoles à une douche colorée et même une forme de reconnaissance de les taguer. Dans le plus pur style pop art, Andy Warhol aurait apprécié. Jackson Pollock aurait ri des zozos s’exerçant à l’action painting. Marcel Duchamp aurait sûrement été ému de ce ready made, certes convenu, du parc des Bastions. Mais trève d’anachronisme. 

    Passer l’occiput des réformateurs à l’acrylique ne laisse pas indifférent. C’est heureux. Qui pense encore que Genève n'est plus comme avant a raison, car Genève c’est plutôt comme avant avant. Back to Calvin again!

    Le but de cette action picturale était de faire réagir, mais pour quoi au juste ? 

    Nous voilà pris entre deux feux. On se retrouve avec d’un côté ceux qui trouvent qu’un peu de couleur sauvage égaie ce vieux mur des réformateurs et de l’autre, pour faire court, ceux qui voudraient envoyer en Corée du Nord, en camp de redressement, ces 'jeunes' (forcément) chenapans qui ont salopé le symbole suprême et envers qui une cure de 'bolsonarisme' ou de coups de trique ferait le plus grand bien. 

    Entre les tenants du révisionnisme historique et les adeptes d’une histoire figée au formol, nous voilà bien. Entre ceux qui agissent mais ne laissent pas de commentaire (même pas une petite revendication, dites?) et ceux qui commentent mais ne retiennent pas la leçon (cette petite coulure rouge sur Calvin, sans aller jusqu’au test de Rorschach, elle ne vous évoque rien?), c’est la même béance.

    On mettra de côté les injures (qu’on les vire, qu’on les pende) et les insultes homophobes, autrement plus grave qu’un jet de peinture et sans lesquelles on en serait resté au jeu d’enfant. Ce prurit fleurissant sur les réseaux sociaux, pullulant jusqu'aux pages de députés de droite mériterait aussi ses plaintes pénales.

    Qui pourra nous tirer de ce marigot par le haut ? Ce vieux punk de Calvin, évidemment. 

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