sylvain thévoz

Topo Thévoz - Page 2

  • Avec Fabienne Fischer

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    0F4901BE-BA6D-4BA1-A3AC-8B2A3B045DFD.jpegCe samedi, sur un stand du Parti socialiste Ville de Genève, la candidate verte au Conseil d’État Fabienne Fischer est venue soutenir la campagne du NON au parking Clé-de-Rive. Nous avons été touché-e-s par son engagement, sa simplicité et sa disponibilité. Fabienne Fischer a passé de longues heures à écouter les demandes, attentes et doléances des habitant-e-s. Pendant que certains candidats font de l’esbroufe et tentent à tout prix d’occuper l’espace médiatique avec leur ego ou leur désir de revanche, confondant combat individuel et représentation collective, Fabienne Fischer, elle, demeure véritablement au service d’un projet politique : l’urgence sociale et climatique. 

     

     

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  • Ecarter les petits trumps

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    88e6261d5031e0296aa12bb2dcf7f2b1a2633e8f.jpgL'insurrection initiée par Trump et ses supporters ce mercredi à Washington conduisant au saccage du Capitole et à l'interruption des travaux parlementaires du Congrès visant à certifier l'élection de Joe Biden à la Maison Blanche n'est ni un coup de folie ni un coup de poker. C'est l'aboutissement logique de 4 années de mensonges, de renversements de la réalité et de jonglage avec les institutions. C'est la conséquence logique d'une volonté destructrice et narcissique d'un homme assisté d'une petite armée de fidèles serviles et endoctrinés. C'est le produit d'un manipulateur servant chaud son ressentiment et l'aigreur d'une volonté de puissance contrariée. C'est enfin l'incapacité d'un homme à reconnaître et accepter une défaite. Sa volonté martelée de retourner les institutions à son profit pour se maintenir à tout prix au pouvoir. Comme si la démocratie était un jeu de cartes que l'on pouvait battre et rebattre sans cesse, sans jamais quitter la table, sans en accepter les règles.

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  • Mieux vaut se tromper en humain que de réussir en machine

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    F449DC2D-BB37-4292-953E-CE196FAA32C6.jpegPlus que jamais, au coeur de l'hiver, le besoin de lumière.

    Pas seulement celle du soleil, mais celle des humbles, des généreuses, des silencieuses et des désintéressés. 

    Plus que jamais, au coeur de l'hiver, regarder ailleurs que droit devant soi,  davantage vers les diagonales. Chercher ceux qui protègent, cultivent, font grandir. Les pions, pas les rois. À l'abri du vent, des projecteurs, au creux de la main, dans la cabane fragile du coeur et du lien : accompagner les chèvres, pas les chevaux de compétition. 

    Aller vers ceux qui restent à l'ombre. Pas ceux qui "prennent la lumière", se l'accaparent.

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  • Le 'Vendez Globe'

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    file6pyyk0n8ziw1e9qoi8a3.jpgLa couverture médiatique du Vendée Globe, course à la voile autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance est aussi insistante qu'écoeurante. Pourquoi ? Parce qu'elle met en scène des hommes et des femmes partis volontairement faire le tour du monde sur leur bateau comme des héros. Bien sûr, ce sont des êtres choisissant librement de vivre une expérience extrême, seuls avec leur webcam et leur barda technologique au milieu de la mer. Mais comment ne pas faire la comparaison avec les centaines de milliers de migrant-e-s qui vivent une expérience autrement plus mortelle et anonyme du dénuement et du risque, étant eux considérés comme des parias, des invisibles?

    Le Vendée globe est la caricature spectaculaire d'un traitement médiatique malade. Cette course contre la montre et pour la gloire est une fable pixelisée escamotant la course contre la mort et pour la survie que nos frères et soeurs humains éprouvent en traversant fleuves et mers sur des canots de fortune... et s'y noient loin de toute caméra et sans sépulture, pendant que l'on tourbillonne sottement sur nos écrans sans fonds au milieu d'incessantes publicités.

     

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  • Dans la mangeoire...

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    Noël se comprend en une phrase. 

    "Et elle mit au monde son fils premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle des hôtes. (Luc 2.7) " 

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  • De nuit nuitamment nous irons

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    De nuit nuitamment nous irons
    Sans concerts, sans lumières et sans danses   
    Sous l’étreinte des masques, dans la crainte d’infections
    À nos coudes toussant.

     

     

    La police sur nos têtes, deux mètres à nos flancs
    La menace du virus, le prix de l’isolement
    Pour seuls guides notre instinct et le vent
    Flacon de gel hydroalcoolique à 7 francs.

    De nuit nuitamment nous irons
    Sans baisers, sans chansons, sans bars ni restaurants
    Par petits groupes de cinq sous menace de sanctions  
    Dans les théâtre vides et les musées déserts
    Murmurer des poèmes et relire Homère.  

    De nuit nuitamment nous irons 
    Dans la marche de l’Avent, vers la nuit de Noël
    Protéger notre lumière, honorer le présent
    Pour l’amour des vivants et l’envie de la vie.

    De nuit nuitamment nous irons 
    Travailler pour le bien, le sourire des enfants  
    Vidanger les bidons, écluser les orages
    Des propos venimeux et du fiel tout poison.

    De nuit nuitamment nous irons 
    De la suie des étables aux salles de réanimation 
    Inviter doucement à s’asseoir le silence à sa place
    Pour que cessent les cris et toute souffrance.

    De nuit nuitamment nous irons
    Fidèles
    Louer l’aube : le plus beau des vaccins.  

    ....................................

    https://virusolidaire.ch

    www.sylvainthevoz.ch

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  • Un bon budget pour la Ville et pour ses habitant-e-s!

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    conseil municipal, Ville de Genève, politique Ce samedi 12 décembre, dès 8h du matin, le Conseil municipal de la Ville de Genève entamera son long marathon budgétaire.[1] Avec une double majorité de gauche au Conseil municipal et au Conseil administratif, le vote du budget devrait être une formalité. Les subventions sont assurées, les prestations à la population garanties, les mécanismes salariaux protégés, et le déficit maximal prévu par la loi sur l’administration des communes à -49,3 million atteint, ce qui permet de maintenir le rôle fondamental de la commune face à cette crise extraordinaire. Le projet de budget 2021 est un bon budget qui permet de lutter contre la crise sociale et sanitaire. Sauf que…

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  • Le sport, menace pour la santé publique ?

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    sport,covid-19Malgré une situation qui ne pousse pas du tout à l'optimisme sur le front des nouvelles contaminations, les annonces de réouvertures s'enchaînent. Alors que les bars, restaurants, salles de concert, cinéma, théâtre, bibliothèques, musées, coiffeurs, réouvrent ou ont réouvert, et que la justice impose au Conseil d'État d'ouvrir les lieux de culte,  un domaine manque à l'appel, c'est celui du sport. Étrange. Alors qu'il est en général invoqué en premier lieu comme garantie de santé, ce domaine est tenu à l'écart des réouvertures. Pourquoi ? 

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  • Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour les autres

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    IMG_7764.jpegNous arrivons à l'époque la plus noire de l'année. Nous sommes en route vers la nuit la plus longue. Il en faut du courage pour accompagner le rétrécissement des jours, et avec la covid-19, ne pas se sentir mentalement étriqué, réduit dans le noir.

    Mais au solstice d'hiver, le 21 décembre, tout basculera. Les jours rallongeront par la suite. Si nous sommes à une période critique, nous allons vers l'ouverture. Il est facile, dans la brume, de perdre le fil, s'y égarer. Pourtant, c'est au moment de la nuit la plus noire que l'aube vient (Edmond Fleg). Plus que jamais, il est important de veiller les un-e-s sur les autres.

     

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  • Le combat continue

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    Bien sûr, nous ne pouvons qu’être déçu-e-s par le rejet de l'initiative pour des multinationales responsables par les cantons. Il faut toutefois se réjouir du « oui » de la majorité de la population à 50.7 %, en faveur d'une plus grande responsabilité des entreprises. Le Oui dans les cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel, Jura, Fribourg, Bâle-Ville, Berne et Zurich est un signal important. Il faut se réjouir particulièrement du score très haut d’acceptation de l’initiative à Genève (64%), et tout particulièrement dans notre Ville (68.6%), avec un oui massif dans les quartiers populaires : aux Pâquis (78%), à Mail-Jonction (78%), aux Cropettes(77%), etc. C’est une claque pour les représentants des multinationales à Genève. Cette initiative était une opportunité qu’Économie Suisse n’a pas su saisir. Désormais le débat est posé et les multinationales ne peuvent plus tromper les attentes de la population et esquiver leurs responsabilités en continuant d'avoir des activités de flibustiers à l'étranger et faire du tort à l'image de la Suisse. 

     

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  • Une couverture parlementaire pour lutter contre la précarité

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    IMG_9122.JPGLe Grand Conseil a voté ce jeudi le Projet de loi du Conseil d'État porté par le magistrat Thierry Apothéloz attribuant 1.4 millions au collectif d'associations pour l'urgence sociale (CausE) afin d'accueillir durant 5 mois 155 personnes au chaud, avec un accompagnement social.[1] 
     
    L'hiver sera terrible. La crise est terrible. Loger 155 personnes sans abris dans des hôtels est une victoire d'étape. Clairement, il n'est pas sûr que cela sera suffisant pour passer l'hiver car nous ne faisons qu'entrer plus profondément et douloureusement dans une crise sociale aux conséquences incalculables. Mais c'est un engagement sérieux du Canton sur le front de l'hébergement d'urgence.
     
    Bravo à toutes celles et ceux qui s'engagent au quotidien et toute l'année, crise sanitaire ou pas, pour la défense du droit au logement pour toutes et tous à Genève. Bravo aux associations, aux bénévoles, aux militant-e-s, à la Ville de Genève. Cette dernière, au début de l'été, avait rajouté 6.9 millions au budget 2020 dédié à l'hébergement d'urgence, grâce à l'action de Christina Kitsos. La caserne des Vernets a pu demeurer ouverte toute l'été. Les autres communes ont suivi. Le fonds intercommunal a apporté 1 million fin octobre 2020. Des fondations privées ont généreusement fait leur part. Le Canton ne pouvait plus rester en dehors de cette large mobilisation solidaire.  

     

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  • Ne sauvons pas Noël !

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    12328644.jpgUne pétition a été lancée pour demander à ce que le Conseil d’État assure les célébrations de Noël, car : « les récents arrêtés cantonaux pris interdisent à tous les chrétiens d’assister physiquement à la messe ou au culte ces prochaines semaines. Ce dommage irréparable est vécu douloureusement par de très nombreux catholiques ne peuvent plus participer à la sainte Messe. » Reprenant le conseiller fédéral Alain Berset qui avait déclaré : Je ne sais pas si on pourra sauver Noël »,  cette pétition demande donc en conséquence au Conseil d’État de prendre toutes les mesures pour permettre aux fidèles de leur canton de suivre dans les églises et les chapelles les diverses célébrations religieuses.

    Pour notre part il nous semble surtout urgent de sauver, non pas la messe, mais les gens, leur santé, et l’économie réelle.

    Dans les évangiles, (Matthieu 18 :20) ces paroles de Jésus sont rapportées : « là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Pas besoin d’être cent donc, ni de rouvrir les églises. Pas besoin des foules aux messes de Noël s’y rendant après les agapes de Noël pour se distraire. D’ailleurs, aux temps des premiers chrétiens, les communautés étaient petites, quelques hommes, quelques femmes, guère plus que cinq. C’est donc plutôt en petits groupes, que la spiritualité prend tout son sens. Et c’est au moment où l’obscurité est la plus grande que même la plus petite lumière brille le plus fort.

     

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  • Hé les pros du foot : mollo sur la testo!

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    20201114225650347.jpgJe ne sais pas si vous avez suivi le match de football Suisse-Espagne hier soir (joli match) et si vous avez vibré aux deux arrêts de pénalty du gardien helvétique. Moi, oui. J'aime le football, qui rassemble les gens. 

    Un truc m'a chiffonné quand même, c'est de voir les joueur s'enlacer, se bécoter, se prendre le visage à pleines mains, se frotter les joues, les cheveux, les fesses, se coller les épaules lorsqu'ils marquent un but (ou en arrêtent un). La masculinité s'en donne à coeur joie : crachats, glaires sur le terrain. Alors oui, bien sûr il y a la tension, l'adrénaline, la joie, mais... en période de pandémie, ne faudrait-il pas les mettre un peu en veilleuse les éruptions de testo?

    Depuis des décennies on voit les joueurs s'agglutiner les uns aux autres pour se fêter, alors on comprend le poids du rituel. En même temps les messes sont suspendues, chacun fera Noël chez soi, on va plus au resto, il y aurait peut-être aussi moyen de la mettre en veilleuse  l'exultation viriliste, non?

    Après tout, beaucoup de professionnel-le-s ne peuvent  plus exercer leur métier. Celles et ceux qui le peuvent encore font très attention et sont soumis à des normes très strictes. S'ils réussissent un contrat, trouvent un vaccin, gagnent une élection, ou sauvent une vie à l'hôpital, on sait qu'ils et elles évitent de se sauter dessus à 10 pour s'embrasser. Alors, ça devrait être possible pour les footeux aussi, non ? Si les gens du commun le peuvent, pourquoi pas eux ? La décence ou la loi devraient les inviter à le faire.

    Ces joueurs, érigés en "modèles de société", s'exhibent devant des centaines de milliers de personnes cloîtrés dans leur salon, donnant encore une image de nouveaux riches au-dessus des règles. 

     

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  • Oui au contrôle élémentaire des entreprises multinationales

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    124864913_10159025167622728_8364362662442350170_n.jpgL’initiative pour des multinationales responsables demande quelque chose de simple : que les entreprises suisses respectent le droit humain et le droit du travail. Le principe de territorialité n’est pas une excuse pour fouler aux pieds ces droits et détruire l’environnement. Déchets toxiques provoquant des maladies graves, conditions de travail inhumaines dans les usines textiles, travail d’enfant dans les plantations de cacao. Le 29 novembre, nous avons le pouvoir de faire en sorte que certaines multinationales suisses n’utilisent plus le drapeau national pour masquer leurs méfaits. Ces multinationales peu scrupuleuses doivent être soumises à des normes contraignantes. Celles qui ne respectent pas la loi, en assumer les conséquences juridiques. L’économie et le profit ne peuvent être placées au-dessus du droit commun.

     

     

     

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  • À distance certes, mais serrons-nous les coudes !

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    M2.2.png« Être sous le choc » est une expression française qui est rarement utilisée au pluriel. Pourtant, aujourd’hui, ce sont bien des chocs qui nous frappent. L’automne est rude. La deuxième vague, annoncée depuis ce printemps, nous percute avec une violence que les autorités cantonales ne semblaient pas avoir pleinement anticipée.

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  • Pierre Maudet, coûteuse fuite en avant

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    IMG_1845 - copie.jpgEn pleine crise de la Covid-19, alors que plus que jamais nous avons besoin d'unité,  d'un Conseil d'État opérationnel et réactif, Pierre Maudet, qui, depuis deux ans mine le Conseil d'État et les institutions à Genève, joue une fois de plus sa carte personnelle, la seule qu'il connaisse, sans égard ni pour la collectivité, ni pour l'intérêt commun. 

    S'il annonce enfin démissionner, il se refuse à le faire avec effet immédiat, continuant de siéger au sein d'un collège au sein duquel il va mener une campagne personnelle, bénéficiant d'informations confidentielles, jouant sur plusieurs tableaux à la fois, minant encore et toujours la dynamique d'un gouvernement qui pourtant, plus que jamais, a besoin de travailler dans la confiance, sans se soucier des éruptions égotique d'un seul.   

    L'unique décision digne de Monsieur Maudet aurait été de tirer les conclusions de ses mensonges et magouilles et annoncer sa démission avec effet immédiat. Cela aurait permis de faire l'économie, pour la collectivité, de sa candidature à sa propre succession. Il a certes le droit de le faire, comme il a le droit de continuer à toucher un salaire pour ne rien faire. Personne ne peut l'en empêcher. Il montre toutefois, en faisant cela, sa complète faillite morale et le peu de cas qu'il fait du bien commun et de nos institutions. Genève n'est pas une monarchie, c'est une République. Elle ne se réduit pas au service, ni à la folie, d'un seul. 

     

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  • Préserver la vie, à tout prix

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    IMG_6410.jpegLe Point épidémiologique hebdomadaire du Canton de Genève, publié le 22 octobre, est très alarmant. Le temps de doublement des nouvelles hospitalisations est passé à 4 jours, dénotant une accélération rapide de la progression épidémique. Les clusters sont très nombreux et concernent tous les milieux : familiaux, professionnels, scolaires, médicaux, de loisirs, et lieux de vie pour personnes âgées. Le nombre élevé de nouveaux cas positifs ne permet plus d’identifier et analyser tous les clusters. Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Les cas de Covid augmentent rapidement, les décès également. La montée en flèche des cas positifs fait peser une lourde pression sur le système de santé.  Les délais d’attente pour se faire tester se comptent en jours. La capacité de traçage est noyée sous les cas. Les professionnel·les du domaine tirent la sonnette d’alarme. Si rien n’est fait immédiatement pour infléchir la courbe des infections, on va dans le mur.

     

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  • Merci, Georges

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    8841747.image.jpgGeorges Haldas est décédé voilà 10 ans, le 24 octobre 2010. Il repose au cimetière des rois. Une tombe simple, à l'image de l'homme qu'il était : modeste.

    Une brève chronique sur la radio suisse romande ce matin m'a rappelé l'anniversaire de sa mort. Cela m'a conduit à me souvenir des jours où je l'ai croisé et de l'unique fois où j'étais allé chez lui. C'était au Mont-sur-Lausanne. Il m'avait ouvert sa porte. J'étais jeune étudiant. Je n'étais personne. C'est dire la modestie du bonhomme. Il s'était servi un verre de chianti. Je me souviens de ses lunettes à gros foyer, d'un vieux cendrier où il faisait tomber ses cendres, y frottait son cigare. Je me souviens de sa gentillesse, et du rappel à la persévérance qu'il m'avait communiqué : fais ce que tu veux faire mais fais le bien. Je n'ai jamais oublié cette rencontre. Le bonhomme, sa chaleur, sa générosité. 

    J'avais lu tous les livres de lui que j'avais pu trouver. Par ses chroniques, Georges m'avait éclairé, et par sa poésie, transmis une manière de voir le monde, de ressentir les choses, avec la volonté tenace de les nommer. Georges m'avait fait découvrir l'importance d'investir une langue et que celle-ci se façonnait, par l'exercice, au travers d'une ascèse : l'écriture, qui permettait de se situer, s'orienter dans le temps et l'espace. Georges m'avait ouvert à la possibilité d'avoir une langue et d'ouvrir la porte de l'enclos, en offrant la clé. 

    La langue permettait de (se) comprendre, (se) construire, avec les autres. Elle était également un territoire. - Habiter sa langue- : disposer d'une sorte de patrie portative.

    La langue, grâce à lui, m'était devenue familière. Un territoire et un espace que je pouvais occuper et travailler. Bref : une appartenance. Mieux encore, Georges m'avait ouvert à la transcendance. Sa langue était prière, méditation. Il décrivait les autres, mais aussi l'Autre (avec un grand A) et se tenait au point d'intersection entre l'introspection et l'élévation. "Vis selon ce que tu pressens et crois. Avance dans la voie dont tu sais qu'elle ne peut être que la tienne. Le reste te sera donné de surcroît"  

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  • Des soignant-e-s bien mal soigné-e-s !

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    1ecc5b84-ad60-469b-a78f-4dbb881fc030.jpgPour davantage de postes de soignants aux HUG, pour une meilleure qualité des soins et des conditions de travail dignes ! Cette pétition [1] demande une reconnaissance du travail des soignant-e-s. Discutée en commission du Grand Conseil, elle y a été sèchement balayée par la droite cet automne, entre deux vagues de Covid-19. Prendre soin des soignant-e-s est pourtant plus que jamais vital et nous concerne toutes et tous. Le coup de couteau dans le dos du Conseil d'État (baisse des salaires) et de la droite parlementaire à celles et ceux qui sont au front n'est pas acceptable. 

     

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  • A quel saint se vouer?

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    Princ-25-500x500.jpgLa nécessité légale de dissimuler une partie de son visage oblige à faire un parallèle avec celles et ceux qui, hier, s'opposaient au port du voile pour des communautés religieuses et voulaient le bannir jusque dans l'espace public.

    La force avec laquelle le port du masque est aujourd'hui imposé par l'État démontre la variabilité et la rapidité avec laquelle les choses changent ; la nécessaire adaptation dont l'humain fait preuve pour vivre et survivre. La flexibilité des règles et valeurs qu'il se donne. 

    Certains légitimaient par la défense de "valeurs", la nécessité de montrer son visage. Ils invitent aujourd'hui à se voiler au nom de la santé. Les fondamentalistes laïc, les prescripteurs du visage nu s'agenouillent sans souci devant le voile. Cocasse. 

    Que n'a-t-on pas entendu de la part des anti-masques pour refuser d'accepter que des gens se couvrent la face?  De la tradition de nos pays de montrer un visage découvert, d'un prétendu héritage chrétien, à la volonté de lutter contre le hooliganisme, les black bloc ou la burka. Et que redécouvre-t-on ? Que le voile est désormais utile, un must imposé par l'Office fédéral de la santé publique. LOL.

    Nos grands-mères portaient des fichus dans les campagnes pour se protéger du soleil et des poussières. Ce bout de tissu tant décrié est désormais imposé de force sous menace de l'amende, partout, par nos autorités. Les mêmes qui hurlaient à l'oppression des femmes imposent à toutes et tous de se couvrir le visage. Ils réajustent le masque de leurs ados quand ces derniers passent la porte de la maison. Le masque a naturellement pris place sur les bouches et le nez, avec même des allelouias quand, sur le tarmac de l'aéroport de Cointrin, des gros porteurs atterrissent, chargés de masques chinois. 

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