sylvain thévoz

Humeur

  • Contre les régressions sociales et la guerre !

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    279198227_10159775795021826_774236322685508922_n.jpegLe slogan de ce premier mai : « contre les régressions sociales et la guerre » est au cœur de l'action de la gauche, tant au niveau municipal, cantonal que fédéral.

    Nous savons qu’en période de guerre (de crise), sans action encore plus résolue de la gauche, les plus pauvres s’appauvrissent et les plus riches s’engraissent.

    A Genève, l’accroissement général des inégalités sociales va de pair avec les résultats exceptionnels des grandes entreprises genevoises. L’indice des prix à la consommation continue d’augmenter (+2.1% en un an) sans que les salaires ne soient adaptés. A Genève, les grandes fortunes de plus de 3 millions ont triplé depuis 2011 passant de 26 milliards à plus de 70 milliards. Pendant ce temps, les citoyens tirent la langue. 

    Concernant la guerre, comme le rappelle le Comité Ukraine Genève, nous voyons avec horreur les images des populations ukrainiennes martyrisées (Boutcha). D’autres découvertes macabres nous attendent dans les jour, les semaines, les mois à venir (horreur indicible d’Azovstal), etc.

    Combien de milliers de civils et de militaires vont encore être tués, mutilés, traumatisés ? Combien de viols ? Combien d'enfants orphelins ? Nous devons évidemment tout faire pour mettre fin à cette boucherie qui a déjà jeté dans l’exil plus de 5 millions de personnes. Il est clair que notre sécurité et notre prospérité dépendent de la fin la plus rapide possible de cette guerre.

    A cette fin, il nous revient de tout mettre en œuvre pour ne plus acheter d’énergies fossiles à la Russie et pour interdire le transit, par des raisons sociales ayant leur siège en Suisse, du commerce de combustibles fossiles provenant d'entreprises majoritairement ou partiellement en mains de la Russie ou d’investisseurs habitant la Russie. Une pétition demande d'ailleurs que la Suisse cesse d'acheter du pétrole et du gaz russe. Merci de la signer.[1] 

    Il nous revient de mettre en place une autorité de surveillance du marché des matières premières ayant pour tâche d’octroyer des licences, en garantissant l’identification des bénéficiaires économiques réels des sociétés, ainsi que de contrôler que les matières négociées ne proviennent pas de pays objets de sanctions internationales ni de zones de conflit, comme le propose l’organisation Public Eye.

    Il nous revient d’accélérer les mesures destinées à promouvoir les énergies renouvelables et donc également à respecter la fin progressive de l’énergie nucléaire. Il nous faut établir des aides institutionnelles pour limiter les effets de l’inflation sur les biens de base, prendre des mesures spécifiques supplémentaires en faveur des couches pauvres de la population frappées par le renchérissement, couvrir à 100% du gain assuré le chômage partiel contraint par la renonciation aux énergies provenant de Russie ou par les effets de la guerre.

    Enfin, d’accueillir dignement mais aussi dans la plus parfaite égalité de traitement tous les réfugié-e- s au sens de la Convention de 1951 relative au statut des réfugié-e-s.  

    Le slogan de ce premier mai « contre les régressions sociales et la guerre » est fondamental. Il est cœur des engagements des prochains mois, avec des déclinaisons au niveau municipal, cantonal, et fédéral. Pendant que la droite continue de couver les intérêts des oligarques et des grandes fortunes louches réfugiées à Genève. Pendant qu'elle leur accorde des visas dorés et des permis d'établissement de permis de séjour de complaisance, prétendant ignorer les conséquences directes de ces largesses sur les civils massacrés. 

    Ce n’est pas à la population de faire les frais des profits mirobolants des grandes entreprises. Ce n’est pas aux Genevois-es de payer le prix de la guerre. Contre les régressions sociales et la guerre !

     

    [1]https://www.change.org/p/arrêtez-de-financer-la-guerre-de-poutine-arrêtez-d-acheter-du-pétrole-et-du-gaz-russes?utm_content=cl_sharecopy_33200364_fr-FR%3A5&recruiter=1263361500&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

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  • Génocide des Arméniens : vérité historique

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    2018-jg-reverberes-memoire-01.jpegLa Fédération des associations turques de Suisse romande a envoyée aux parlementaires de la Ville de Genève et du Grand Conseil genevois un DVD à haute teneur négationniste. À l'approche du 24 avril, date commémorative du génocide des Arméniens (plus de 1.5 millions d’arméniens exécutés entre 1915 et 1916 par les autorités de l’Empire ottoman), cette propagande était accompagnée d’une lettre prétendue explicative sur ce que serait la vraie nature de ces massacres, niant leur caractère génocidaire, bafouant la mémoire des victimes. Voilà une année, un même matériel négationniste avait déjà été adressé aux élu-e-s nationaux et nationales. Nous, signataires de cette lettre, dénonçons le caractère révisionniste et négationniste de ces manoeuvres. Nous affirmons avec force notre refus du caractère nationaliste et aveugle de celles-ci. La réalité historique du génocide des Arméniens est scientifiquement établie et fait consensus parmi la communauté des historiens. Pour rappel, le Parlement européen (18 juin 1987), le Conseil de l'Europe (déclaration écrite de l'Assemblée parlementaire le 24 avril 1998), le Parlement du Mercosur (19 novembre 2007) le Président français Emmanuel Macron, notre Conseil national, ont reconnu le génocide Arménien. Le 24 avril 2021, à l'occasion de la commémoration des 106 ans du génocide, Joe Biden, président des États-Unis, l’a également reconnu officiellement. Plus de 30 pays en ont désormais fait de même. Nous déplorons que l’État Turc, contre toute évidence, nie toujours farouchement cette réalité historique, entravant une reconnaissance internationale plus large et une possible réconciliation basée sur la vérité historique. Parce qu’il ne suffit pas aux assassins d’assassiner, encore veulent-il effacer les traces de leurs crimes, nous ne serons jamais silencieux devant de tels agissements. Ce 24 avril, comme cela a été fait de par le monde, nous avons commémoré, à Genève, le génocide Arménien. Nous sommes aux côtés du peuple Arménien et de tous les peuples ayant été ou étant aujourd'hui victimes de génocide. Pour la justice, pour la paix, pour la défense des droits humains. 

    Signataires: Carlo Sommaruga (Conseiller aux États, Co-président du groupe Suisse Arménie, PS), Lisa Mazzone (Conseillère aux États, Co-présidente du groupe Suisse Arménie, Les Verts), Alex Farinelli (CN, Co-président du groupe Suisse Arménie, PLR), Marianne Streiff-Feller (CN, Co-présidente du groupe Suisse Arménie, PEV), Charles Beer (a. Conseiller d’État, PS), Glenna Baillon (GC, PS), Anna Barseghian (CM, Les Verts), Luc Barthassat (CM, Indépendant), Fabienne Beaud (CM, Le Centre), Olivia Bessat (CM, PS), Anne Carron (CM, Le Centre), Pierre Conne (GC, PLR), Alia Chaker Mangeat (CM, Le Centre), Laurence Corpataux (CM, Les Verts), Emmanuel Deonna (GC, PS), Sébastien Desfayes (GC, Le Centre), Patrick Dimier (GC, MCG), Valentin Dujoux (CM, Les Verts), Pierre Eckert (GC, Les Verts), Matthias Erhardt (CM, Les Verts), Diego Alan Esteban (GC, PS), Joëlle Fiss (GC, PLR), Timothée Fontolliet (CM, PS), Jean-Marc Guinchard (GC, Le Centre), Jocelyne Haller (GC, EAG), Alain de-Kalbermatten (CM, Le Centre), Theo Keel (CM, PS), Badia Luthi (GC, PS), Marta Julia Macchiavelli (GC, Les Verts), Danièle Magnin (GC,MCG), Paule Mangeat (CM, PS), Aude Martenot (GC, EAG), Dalya Mitri (CM, PS), Françoise Nyffeler (GC, EAG), Amanda Ojalvo (CM, PS), Xhevrie Osmani (GC, PS), Maxime Provini (CM, PLR), Patrick Saudan (GC, Indépendant), Christel Saura  (CM, PS), Salma Selle (CM, PS), Brigitte Studer (CM, EAG), Vincent Subilia (GC, PLR), Ruzanna Tarverdyan (CM, PLR),  Sylvain Thévoz (GC, PS), Louise Trottet (CM, Les Verts), Nicole Valiquer Grecuccio (GC, PS), Jean-Luc von Arx (CM, Le Centre), Luc Zimmermann (CM, Le Centre), Manuel Zwyssig (CM, PS).

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  • L’avenue de la Paix, la malfamée

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    Genève,av.de-la-Paix-15.jpegC’est une fort belle avenue. Elle borde l’Organisation des Nations Unies, longe le Comité international de la Croix-Rouge, embrasse la place des Nations et sa chaise brisée, symbole du refus des mines antipersonnel et des armes à sous-munitions. A l’arrière de la place des Nations, une pierre sombre commémore les massacres de Srebrenica. Cette pierre commémorative appelée «Kamen Spavac» («pierre dormante»), a été offerte à la Ville de Genève par l'Association culturelle des Bosniaques de Genève. A côté d’elle, une stèle commémorative rappelle le génocide rwandais. L’avenue de la paix accueille également une statue de Gandhi, guide spirituel et apôtre de la non-violence.

    Cette avenue relie deux institutions vouées à la recherche de la paix dans le monde : le Palais des Nations Unies et celui du Bureau international du travail, aujourd'hui occupé par une autre institution internationale, l’Organisation Mondiale du Commerce.

    Elle est belle cette avenue de la Paix ! Elle est pleine de symboles forts, de rappels à l’histoire, de refus de l’injustice. Autour d’elle, une multitude de grandes organisations internationales ont leur siège. L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’Union Internationale des Télécommunication, le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés entre autre y voisinent. Ils font du multilatéralisme l’essence de leurs actions. Si l’on descend en l’avenue, on dépasse l’Organisation Mondiale de la Météorologie, avant d’arriver à l’OMC. Et puis ?  La statue de James Vibert nommée : « l’effort humain », les galets et le bleu du lac, puis l’horizon et le monde.  

     

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  • C'était mieux au temps du féodalisme

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    IMG_7553.jpegDans la rue, sur un banc, au soleil, je lisais. Un livre  : "Pourquoi je hais l'indifférence" d'Antonio Gramsci. J'en étais arrivé là dans ma lecture d'Antonio : Notre optimisme révolutionnaire a toujours été soutenu par une vision d'un pessimisme sans fard de cette réalité humaine....  Une voix me tira de celle-ci. 

    - Bonjour monsieur, vous lisez quoi ? 

    Une femme entourée de sacs, six ou huit de grands volumes marcha vers moi, pointant du doigt le livre que je tenais.  

    - C'est un livre d'Antonio Gramsci. Un homme incroyable qui a fondé le parti communiste italien. Les fascistes l'ont jeté en prison. Il est mort quelques jours après en être sorti. Ses écrits sont des ressources pour s'opposer aux choses comme elles vont. 

    - C'est intéressant monsieur. Mais vous savez, on vivait mieux au temps du féodalisme. 

    - Pardon ? 

    - On vivait mieux au temps du féodalisme. Il y avait un seigneur qui protégeait ses gens, et même si on avait rien, on était défendu. 

    Cette femme, entourée de ses sacs dans lesquels il y a sa vie me dit que sa vie elle la perçoit plus fragile à Genève en 2022 qu'au temps des chevaliers et de la peste noire. Elle dit quelque chose de très simple et de très fort. En 2022, avec tous les progrès technologiques dont on se gausse, les milliards de fortunes accumulées,  malgré tous les discours sur le zéro sans-abrisme et le refus de la pauvreté, pour cette femme, il n'y a aucun seigneur en vue, pas de protections ni de sécurité. D’autres diraient peut-être : "on mangeait mieux au temps des cavernes" .... en sortant d’une chaine de restauration rapide.

    - Je vous entends madame, mais les seigneurs avaient droit de vie et de mort sur leurs sujets qui étaient considérés comme des choses. C'était pas folichon le féodalisme. Un mot de travers et on vous coupait la tête.

    - Vous croyez vraiment cela monsieur ?  

    Elle a regardé ses sacs. Elle a regardé le livre de Gramsci. Elle a regardé autour d'elle.

    Elle m'a regardé longuement.

     

    Je revois souvent cette femme dans le quartier. Toujours avec ses sacs qu'elle déplace de quelques mètres et qu’elle aligne comme pour former une palissade. 

    Parfois elle forme un cercle avec, et c'est une forteresse. 

    Elle construit sa propre seigneurie.

     

     

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  • Ukraine : Ne pas se taire, agir

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    Exprimer notre admiration notre respect et notre reconnaissance envers celles et ceux qui résistent, combattent les armes à la main à 2000km de nos maisons pour la défense de leur vie, de leur indépendance, de leur terre mais aussi de nos démocraties et de nos libertés.  

    Exprimer notre reconnaissance envers celles et ceux qui combattent pour des valeurs communes aux femmes et hommes de bonne volonté : le respect du droit international, des droits humains, de la justice et de la paix. 

    Exprimer notre solidarité intégrale envers celles et ceux qui sont actuellement sous les bombes en Ukraine, notre intime soutien aux proches, aux familles, ukrainiennes et ukrainiens du monde entier. 


    Exprimer notre dégoût, notre tristesse et colère devant l'agression lâche du criminel du Kremlin et de ses hommes de main. Poutine est un assassin. Que le sang de toutes les victimes innocentes retombe sur lui. 

    Exprimer aussi notre culpabilité de dormir dans des draps blancs, de lever nos enfants pour les amener à l'école, de sourire et manger sous ce terrible soleil alors qu'a moins de 2000km de là, à Kiev, la vie est devenue subitement un enfer mortel. La guerre écrase les familles, la population. 

     

    Exprimer notre honte devant la tiédeur de notre gouvernement, son refus de prendre des mesures fortes. Refuser l'impuissance et le silence complice. 

    Agir enfin et nous engager avec toute notre énergie afin que la Suisse gèle les avoirs des oligarques russes, gèle les milliards de l'agresseur mis en réserve dans les banques suisse, prive d'atterrissage les jets privés russes, comme le fait déjà le royaume-uni.

    Agir et combattre pour que la Suisse reprenne intégralement les sanctions décidées par l'Union Européenne contre l'agresseur. 

    Ici, à Genève, agir par tous les moyens nécessaires pour que les fortunes russes, les hommes du pouvoir et les oligarques corrompus ne trouvent ni retraite ni base arrière pour jouir des fruits de leur rapines et se retirent d'Ukraine.

     

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  • L'ONU exhortée à enquêter sur le massacre de 1988 en Iran

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    Des centaines de hauts fonctionnaires des Nations unies, anciens et actuels, ainsi que des juristes de renommée mondiale, demandent instamment aux Nations unies d'ouvrir immédiatement une enquête sur le massacre perpétré par l'Iran en 1988, qui serait assimilable à des "crimes contre l'humanité" et à un "génocide".

     

    Dans des lettres adressées au Conseil des droits de l'homme et au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, des centaines d'experts internationaux en matière de droits de l'homme, dont l'ancien président de la Cour pénale internationale et plus de 100 fonctionnaires actuels et anciens des Nations unies, ont déclaré que le massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988 s'apparentait à des crimes contre l'humanité et à un génocide, et ils ont appelé à la mise en place d'une enquête internationale qui permettrait de traduire ses auteurs en justice.

    La lettre ouverte publiée jeudi 27 janvier, rédigée par Justice for the Victims of the 1988 Massacre in Iran (JVMI) a été signée par quelque 460 personnes, dont un ancien président de la Cour pénale internationale (CPI), Sang-Hyun Song, et Stephen Rapp, un ancien ambassadeur américain pour la justice pénale mondiale.

    Au cours de l'été 1988, sur la base d'une fatwa du guide suprême iranien, l'ayatollah Ruhollah Khomeini, pas moins de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés de manière extrajudiciaire ou ont disparu de force. Les victimes appartenaient à divers groupes politiques. La majorité d'entre elles étaient des militants de l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI ou MEK), des détenus marxistes ou de gauche.

    Dans une interview accordée à Reuters, Javaid Rehman, L'enquêteur de l'ONU sur les droits de l'homme en Iran avait déjà demandé une enquête indépendante sur les allégations d'exécutions de milliers de prisonniers politiques ordonnées par l'État en 1988 et sur le rôle joué par le président élu Ebrahim Raïssi en tant que procureur adjoint de Téhéran.

    "Les auteurs de ces actes continuent de bénéficier de l'impunité. Parmi eux figurent l'actuel président iranien Ebrahim Raïssi et le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni Ejei", indique la lettre ouverte. M. Ejei a succédé à M. Raisi à la tête du pouvoir judiciaire iranien.

    « Le fait qu’Ebrahim Raisi ait accédé à la présidence au lieu de faire l’objet d’une enquête pour les crimes contre l’humanité que constituent les meurtres, les disparitions forcées et la torture, est un sombre rappel de l’impunité qui règne en Iran. En 2018, notre organisation avait recueilli des informations sur la manière dont Ebrahim Raïssi avait été un membre de la “commission de la mort”, qui avait soumis à des disparitions forcées et exécuté secrètement de façon extrajudiciaire des milliers de dissidents politiques dans les prisons d’Evin et de Gohardasht près de Téhéran en 1988, a déclaré  Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International,:

    L'appel au Conseil des droits de l'homme et au Haut-Commissaire aux droits de l'homme représente le plus grand appel international à l'ONU de l'histoire par la communauté internationale des experts et des droits de l'homme pour que les responsables iraniens soient tenus responsables du massacre de 1988.

    "Nous demandons instamment au Conseil des droits de l'homme des Nations unies de s'opposer de toute urgence à l'impunité dont jouissent les responsables iraniens en demandant une enquête internationale sur les exécutions de masse et les disparitions forcées de milliers de prisonniers politiques en 1988, qui constituent des crimes contre l'humanité", indique la lettre.

    Une demande que toute personne soucieuse de la défense des droits humains et désireuse que justice soit rendue ne peut que soutenir.

    ...........................................

    Texte paru dans le courrier du jeudi 10 février

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  • Covid: l'inéquitable hâte-toi lentement genevois

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    440px-Eile-mit-weile.pngInjection du booster, Genève à la traîne. La Tribune de Genève ne va pas par quatre chemins pour décrire le retard qu'a pris notre Canton, notamment en comparaison avec le Canton de Vaud, qui a ouvert la troisième dose à ceux qui ont reçu la deuxième il y a déjà ... quatre mois![1]

    À Genève, il faut malheureusement encore patienter. Les atermoiements du ministre de la santé Poggia, inversement proportionnels à son activisme sur les réseaux sociaux, ont placé notre canton à la traîne.

    Alors que l'épidémiologiste Antoine Flahaut [2] espère que "les trois doses de vaccin permettront de diminuer le risque de transmission d’environ 70% et encore davantage les formes graves, c’est donc une urgence de pratiquer cette dose de rappel, au moins pour les personnes à risque et si possible pour toute la population."! Il y a urgence ! Pourquoi tant de lenteurs alors au bout du lac? 

     

     

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  • Réveille-toi Saint-père

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    Saint-père vous avez lu les nouvelles ?

    - Non, que s’est-il passé encore, on ne me dit jamais rien.

    Un rapport dénonce le fait qu’en France il y a eu 216'000 personnes victimes de pédocriminalité depuis 1950.

    - Que dites-vous ? Je ne vous entends pas bien.

    Une commission estime à 216'000 le nombre d’enfants et d’adolescents victimes de clercs et de religieux depuis 1950 en France.

    - 216'000, ça alors! 

     

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  • L'UDC sous la ceinture

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    IMG_0509.jpgL’ancien conseiller national UDC Christoph Mörgeli a signé dans la Weltwoche, officine de ce parti, un article de 4 pages traînant dans la boue le conseiller fédéral Alain Berset. Réchauffant une vieille histoire de liaison extra-conjugale, son objectif était clair : salir le Conseiller fédéral en tapant sous la ceinture. La presse romande a suivi docilement l’UDC dans le caniveau, voyant un intérêt public là où il n’y avait que manœuvre politique. Le thème a fait la manchette de la Tribune de Genève. Pour quel intérêt ? On s’en moque bien de savoir avec qui couche Berset. Chacun-e à le droit de gérer sa vie privée comme il l’entend. Cet épisode illustre par contre bien à quel niveau l’UDC place le débat public. La gestion de la pandémie est un casse-tête, les taux d’infection inquiétants, les décisions politiques difficilement acceptées par la population. L’UDC propose … d’aller fouiller dans la culotte de notre ministre de la santé. A ces méthodes d’apprentis paparazzis vivant du scandale qu’ils créent, une seule réponse possible : le mépris et le refus de laisser ramener la vie politique suisse à un épisode de la série Sex/life.

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  • mariage pour tous : pourquoi tant de haine ?

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    mariage pour tous,égalité,haine,droitsUn quatrième drapeaux a été arraché par un indélicat. Pas de traces, pas un mot, à chaque fois un arrachage sauvage. Lors du vol du drapeau 2, j'ai juste pu voir un bougre emporter le drapeau en lui criant 'voleur voleur'. Peine perdue. Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi vouloir à ce point invisibiliser l'opinion d'autrui? Petit voleur de drapeau, qu'est-ce qui te fait tellement mal à la vue de ces couleurs arc-en-ciel  ?

    Des affiches sont également arrachées dans la rue, des personnes salies dans leur identité. La campagne des opposants dénigre et veut semer le doute, avec des amalgames absurdes entre mariage-GPA-PMA, de sinistres outrances langagières. Drôle de manière de faire vivre et respecter le débat démocratique. À cours d'arguments, les opposants puisent dans leur virulence une énergie noire pour réduire au silence l'opinion et le droit d'autrui à aimer qui il/elle veut.

     

     

     

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  • Toute honte bue ?

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    afghanisan,talibansLe Conseil fédéral a choisi de laisser des humains s'entasser dans une impasse menant à un aéroport en détournant le regard. Talibans dans le dos, État islamique sur les flancs, compte à rebours lancé. La trappe se refermera le 31 août. Quelques uns seront sauvés par d'autres. La loterie au milieu du cauchemar. On assiste au tri à distance, comme des voyeurs. 

    Dans un journal genevois, un journaliste indépendant s'indigne que l'on puisse parler de honte pour qualifier la décision du Conseil fédéral de laisser les candidat-e-s afghan-e-s au départ sur le tarmac. Quelques jours après sa tribune, des explosions à l'aéroport de Kaboul tuent plus de 170 civils et 13 militaires américains. Des humains réduit en charpies volent dans tous les sens. Mais ce ne serait pas notre histoire, pas de notre ressort, circulez il n'y a rien à voir, il dit. 

    Le journaliste indépendant a déroulé son laïus nationaliste rejoint par un élu UDC dans le journal Le Temps sur le refus de se laisser culpabiliser, caressant dans le sens du poil celles et ceux qui pensent que la violence et le meurtre ne nous concernent plus dès que l'on dépasse un seuil de kilomètres. 

    Éloge de l'égoïsme : les "bons suisses travailleurs" n'ont pas à se sentir redevable de celles et ceux qui s'entassent pour accrocher un improbable avion afin de fuir le bain de sang. Le journaliste indépendant et l'élu UDC attaquent au passage la gauche (toujours moraliste et responsable de tout), qui ne ferait que louer les bienfaits de la migration.

    Ils opposent les gens d'ici à ceux d'ailleurs, les nôtres aux autres, dans un réflexe de repli et de rejet, comme si les hasards de la naissance et les aléas de la vie ne nous rendaient pas toutes et tous solidaires, comme si la situation au loin ne nous concernait pas concrètement au plus proche. Il est évident que l'on doit en même temps lutter contre les inégalités ici et continuer d'offrir l'asile à des personnes menacées de mort. Davantage encore, c'est peut-être à la manière dont on traite l'étranger et accueille le persécuté que l'on reconnaît comment une société considère ses pauvres...

    Mettre sur un même pied d'égalité nos conditions de vie en Suisse, la "maigreur de nos retraites", nos souffrances du quotidien, afin de délégitimer la violence radicale d'être au milieu d'une guerre sous un régime totalitaire, est immonde. La rappel d'une facture impayée ne ressemble guère au passage d'un taliban à domicile. Faire la comparaison est aussi nauséabond que de dresser le parallèle entre le port de l'étoile jaune et l'invitation vaccinale, l'établissement de mesures de prévention sanitaire et la vie sous une dictature. 

     

     

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  • Honte au Conseil fédéral !

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    aeroport-kaboul-afghanistan.jpgIl n'est pas possible d'accueillir des contingents de réfugiés afghans actuellement, a annoncé le Conseil fédéral mercredi, lors de sa première conférence de presse depuis la prise de Kaboul par les talibans [1]. Arthur Grosjean s’en félicite dans l’édito de La Tribune de Genève du lendemain [2]. Il loue le Conseil fédéral de ne pas céder à l’émotion et à la précipitation. Accueillir les afghan-e-s risquant leur peau actuellement serait… trop risqué ! Le journaliste appuie son argumentation sur  le fait que la criminalité aurait augmenté en Allemagne lors de l’accueil des immigrés syriens en 2015. C’est une erreur de jugement. Il oublie de dire que les migrant-e-s qui bénéficient de titres de séjour posent peu de problèmes, car ils ne veulent en aucun cas compromettre leur situation. L’augmentation en Allemagne de la criminalité n’était pas le fait des réfugiés syriens. Des études ont démontré les biais de certains chiffres, notamment le fait que les étrangers sont plus facilement dénoncés, et d'une surreprésentation des hommes jeunes [3] Si vraiment "la sécurité" était le motif du Conseil fédéral, accueillir 10'000 afghan-e-s est un milliard de fois moins dangereux que de confiner de "bons suisses" avec leur femme durant la période Covid.

     

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  • Afghanistan : poussons le Conseil fédéral à agir !

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    236477351_10159315429841826_6543534191724227901_n.jpgL'image de l'Occident s'est écroulée à Kaboul peut-on lire ici et là. Tant pis pour l'image des pays occidentaux. Ce qui doit surtout nous préoccuper actuellement, c'est de sauver les personnes menacées de mort en Afghanistan.

    Le pays est aux mains du sombre pouvoir des talibans. La faillite militaire américaine devrait appeler à un sursaut humanitaire. La victoire des talibans rend la situation invivable pour de nombreuses personnes qui sont de facto des cibles, des proies, pour les forces talibanes. Les messages "rassurants" de ces derniers ne doivent tromper personne. Il y a urgence à agir.  

    De nombreuses voix se font entendre pour que la Suisse accueille des réfugié-e-s afghan-e-s. Le Parti socialiste demande que la Suisse protège immédiatement toutes les personnes originaires d’Afghanistan et que notre pays soutienne un quota international de réfugié-e-s. Pour Carlo Sommaruga, conseiller aux États genevois, «la Suisse devrait accueillir 10’000 personnes vulnérables, en particulier des femmes et filles, en provenance d’Afghanistan». Il demande au Conseil fédéral : 

    • De mettre en œuvre à titre humanitaire l’accueil urgent de ressortissantes et ressortissants d’Afghanistan, en priorité des femmes et des filles et les personnes qui se sont engagés ouvertement pour les valeurs de démocratie, des droits de l’homme et l’égalité des genres, dès lors que ces femmes, ces filles et ces personnes subiront inéluctablement la répression ou la sanction pour leur engagement ou simplement leur mode de vie occidental ;
    • De prendre sans aucun délai les mesures nécessaires, s’il le faut en collaboration administrative avec les autres pays européens, pour octroyer les visas humanitaires et faciliter l’arrivée rapide de ces personnes en Suisse ;
    • De favoriser en premier lieu l’arrivée en Suisse des personnes visées au point 1 membres de familles de personnes résidant en Suisse, lorsque les familles en Suisse en font la demande ;
    • De coopérer, sans sursoir à la mise en œuvre du point 1, avec les Etats européens pour élaborer un plan d’action humanitaire en faveur des personnes dont la vie et l’intégrité physique sera menacée par les Talibans.

    Alors que le Canada s’apprête lui à accueillir 20 000 réfugiés afghans dans le cadre d’un nouveau programme d’immigration, visant les personnes particulièrement vulnérables en raison de la crise humanitaire émergente dans la région, il nous faut donner de la voix pour pousser notre Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à agir, vite. 

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  • Va-nu-pieds, va !

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    14A8A1A8-E624-445C-8256-0205AC85290D.jpegJe pensais qu'un musée était autre chose qu'une boîte de nuit, autre chose qu'un aéroport, autre chose qu'une banque. 

    Je pensais qu'un musée était autre chose qu'un commissariat de police. Non. Ils partagent  le même goût de la sécurité et l'amour des normes. Surtout, une défiance envers les va-nu-pieds. 

    J'étais au MCBA, acronyme pompeux pour le Musée Cantonal des Beaux-Arts, dans le nouveau "quartier" des Arts lausannois "Plateforme 10", qui jouxte la gare de Lausanne. Par un concours de circonstances en partie indépendant de ma volonté, qu'il serait trop long à exposer ici, j'étais devant cette noble et clinquante nouvelle institution culturelle sans groles.

    Pieds nus, curieux d'aller voir notamment le très beau travail de Sandrine Pelletier, que j'admire et une exposition de Christian Boltanski.

    Je ne pensais pas qu'un musée était pareil à une plage. Je ne pensais pas me rendre à la piscine, ni mettre mes orteils en éventail. Je ne suis pas fou. Je croyais sincèrement qu'un lieu culturel était capable d'accueillir de temps à autre un va-nu-pieds et en sourire. Ce pari était risqué. Je l'ai perdu. 

     

     

     

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  • Paul Biya semeur de troubles

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    biya,cameroun,genèveNous vivons dans une démocratie, dans un canton et une ville au rayonnement international. Si nous sommes très fiers de rappeler les principes humanitaires de Genève et la neutralité de la Suisse, nous devons également en honorer les valeurs et nous montrer à la fois responsables et cohérents dans les choix que nous opérons.

    En 2020, nous déposions une pétition[1], soutenue par plus de 15 000 personnes: des démocrates à Genève, en Suisse et ailleurs, des camerounais-es qui pouvaient légitimement craindre pour leur famille au pays. Cette pétition demandait quelque chose d'important pour le respect des droits humains, à savoir que M. Paul Biya soit déclaré persona non grata à Genève, afin de préserver l'ordre public et que Genève cesse d'être une confortable base arrière pour des dictateurs. Le signal politique était important. Malheureusement, la droite majoritaire au Grand Conseil l'a balayé invitant le potentat à poursuivre sa dolce Vita à Genève.[2]

    Suite à l'agression de M. Adrien Krause, journaliste de la RTS, molesté par les gardes du corps de M. Paul Biya, en marge d'une manifestation durant laquelle la police n'y était pas allée de main morte dans la répression des manifestants en juin 2019, l'image de Genève avait été écornée. Une indignation très large, à la portée internationale, s'était élevée.

    Des articles étaient parus dans des journaux américains et en Afrique, montrant non seulement l'indélicatesse dont faisait preuve Genève vis-à-vis de la liberté de manifester, mais aussi comment, dans sa pesée d'intérêt, elle exerçait le "deux poids, deux mesures" -  - à savoir une protection accrue de Paul Biya dans l'hôtel Intercontinental où il séjourne régulièrement versus une répression des manifestants venus démocratiquement questionner sa présence.

    Aujourd'hui, alors que Paul Biya revient à Genève dépenser un argent qui n'est pas le sien et y semer le trouble, une manifestation annoncée par les opposant-e-s à son régime est interdite[3] par la police et Monsieur Poggia. Il est à craindre que cette décision n'envenime la situation. Malgré cette interdiction des manifestant-e-s iront de l'avant. 

     

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  • Qui bloque la Ville ?

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    IMG_7269.jpgLe mouvement extinction rébellion a demandé que le Conseil fédéral déclare l'urgence climatique, sinon ils passeront à l'action. Les activistes du climat ont annoncé qu'il bloqueront la ville de Zurich pacifiquement si les autorités n'écoutent pas la communauté scientifique. Cela en a fait frémir certain-e-s... mon Dieu bloquer une ville! Des images d'embargo, de siège, de barricades ont surgi.

    Des élu-e-s se sont distancé-e-s en rappelant qu'évidemment si la cause était juste il fallait utiliser le dialogue et la concertation pour avancer. D'autres ont sévèrement condamnés, appelant presque à mobiliser les chars de l'armée pour écraser les mutins. Après avoir entendu tout cela on est descendu dans la rue. Qu'avons-nous vu?  

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  • En marge du sommet Biden-Poutine

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    201963641_10159192045246826_3449318649991298321_n.jpgAlors que les caméras du monde entier sont aujourd’hui braquées sur Genève, que les présidents de deux des plus grandes puissances mondiales se rencontrent au parc La Grange, nous souhaitons dénoncer la guerre d’agression lancée par l’Azerbaïdjan le 27 septembre dernier contre les Arméniens du Haut-Karabakh ayant causé plus de 10 000 morts de part et d'autre et alerter sur les menaces qui pèsent lourdement aujourd’hui sur le peuple arménien.

     

     

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  • Oui à un futur désirable le 13 juin

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    Nous suivrons particulièrement ce dimanche à Genève le résultat du vote populaire sur la Cité de la musique en Ville de Genève, et du projet de la Goutte de Saint-Mathieu au niveau cantonal. De ces deux votes dépendent la construction d'écoles, et donc pour partie l'avenir de notre jeunesse et de notre canton dans sa capacité à offrir des conditions d'étude adéquates aux générations futures.

    On peut en effet craindre que ceux qui refusent la Cité de la musique ne se mettent en travers du projet de future patinoire au trèfle blanc avec l'argument que c'est un gouffre énergétique et probablement qu'il suffira aussi de construire celle-ci dans des bureaux; voire que tout va très bien comme ça aujourd'hui aux Vernets. N'alimentons pas la vague du refus et du rejet. Aujourd'hui la culture en paiera le prix, demain ce sera le sport. On a déjà senti passer le vent du boulet aux Evaux, où de jeunes sportifs ont failli se retrouver sans terrains pour pratiquer leur passion et progresser. 

    La votation sur la Cité de la musique a soulevé des passions. Comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort, un vocabulaire excessif a noué écocide à criminel et des commentaires agressifs ont achevé de vitrioler à l'extrême un enjeu très concret et méritant un débat public approfondi. Faut-il bâtir ou non une école de musique et un lieu d'accueil pour un orchestre philharmonique ou faut-il les laisser dans des locaux peu adaptés ? Faut-il offrir des outils conformes aux jeunes avec des conditions de travail irréprochables en dessinant un avenir désirable ? 

     

     

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  • Le 13 juin soutenons la nature ET la culture

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    200807_parc.jpgMa conception de l'écologie n'est pas de l'opposer aux besoins sociaux et culturels. L'écologie doit se construire avec les gens mais pas contre eux. Le 13 juin, en Ville de genève, nous voterons sur le projet de la Cité de la musique. Il est faux de dire que c'est un écocide et que la coupe de 130 arbres (il y en a plus d'un million à Genève) aura quelque impact que ce soit sur le climat. Faire croire cela, c'est prendre les gens pour des imbéciles et menacer tout futur projet dès lors qu'un arbre sera en vue. 141 arbres seront maintenus sur le site, les plus remarquables et les plus anciens. Mais surtout, 260 arbres seront replantés. On a coupé 1000 arbres pour le Léman Express. Un orage a détruit une centaine d'arbres à Genève en août 2020. Il faut aller voir dans les parcs où ils sont tombés ce qui est en train d'être replanté, aménagé. La Ville de Genève y fait un extraordinaire travail.

    La nature est fait de cycle de destruction et de régénération, ou alors chaque fois qu'un troupeau de vaches pète ou que les foins sont faits, il faudra également parler d'écocide. Il nous faut regagner de l'espace sur les parkings et le bitume, pas contre une école de musique et des artistes. Ce qui me dérange, c'est la virulence de certains de jouer le climat contre la culture, les arbres contre le social et l'éducation, en s'opposant à des projets d'intérêts publics. Ce n'est pas une honte de réaménager des espaces verts. J'ai grandi à la campagne. Petit-fils de paysan, j'ai côtoyé ceux qui connaissent la terre et sa dureté, en vivent. Certains demeurent ahuris par le toupet de ceux qui parlent de "nature" sans y avoir jamais mis les pieds.

    Allez voir le biotope réaménagé au parc des Franchises, ce que revitalisation veut dire. Là aussi il a fallu couper des arbres. Le résultat est à la hauteur des choix opérés. Mais si chaque arbre coupé est un crime, que font les opposants pour freiner l'extension de l'autoroute qui arrive place des nations ? Que ceux qui veulent se suspendre aux arbres des Evaux pour s'opposer à un centre de formation sportif se placent devant les pelleteuses qui ravagent en ce moment un pan entier de la ville dans le tintamarre des moteurs diesel et leur silence honteux. Les autoroutes ce serait ok, et la culture et le sport, pas ok ? Le 13 juin, soutenons la nature ET la culture, faisons les avancer ensemble. 

     

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  • Solidarité avec le peuple palestinien!

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    185533075_317216776596947_1160454406849143997_n-resp480.jpgLa raison de l'explosion de violences en Israël et dans les territoire occupés? La poursuite de la colonisation et de l'état d'apartheid. Le déclencheur ? À Sheik Jarrah, à Jérusalem-Est, la spoliation des maisons de huit familles au total, soit 78 personnes dont 28 enfants menacés d'expulsion de leurs propriétés dans lesquelles elles vivent depuis plus d'un demi-siècle. Et boum : c'est l'escalade. 

    Il ne s'agit en aucun cas d'opposer un peuple à un autre, mais de dénoncer clairement l'agression d'un État dirigé par une coalition d'extrême droite perpétuant l'occupation de territoires appartenant à d'autres, grignotant de nouveaux territoires par de nouvelles colonisations, renforçant un état d'apartheid et perpétuant de multiples violations des droits humains dans l'immense silence de la communauté internationale.

    Comme le rappelle Human Rights Watch dans un rapport du mois d'avril dernier{1}, les crimes contre l'humanité doivent maintenant conduire à l'action pour mettre fin à la répression des Palestiniens.  

    Il n'y a pas d'équilibre entre les forces en présence, ni de symétrie dans ce conflit. Des jeunes manifestent dans le monde entier en criant "Palestinian lives Matter" en écho au "Black lives Matter" et ils ont raison. C'est bien le droit de vivre en tant qu'être humain, La défense de droits fondamentaux qui est en jeu. Cela nous concerne toutes et tous. Il n'y a pas de races ou de groupe ethnique qui soit inférieur à un autre. 


    Des voix s'élèvent pourtant pour dire : 'ce n'est pas votre affaire, taisez-vous' ou:  'si vous ne dénoncez pas systématiquement tous les conflits, bouclez-là sur celui-ci'. En plus, bien sûr, des récurrentes accusation d'antisémitisme qui jaillissent dès qu'il s'agit de remettre en question la politique d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et de sa sinistre coalition. Ne nous laissons pas intimider par ces critiques ni pas celles et ceux qui voudraient nous faire croire que les torts sont également partagés, qu'il y a une sorte d'égalité de la terreur, et voudraient confortablement, grâce à l'épouvantail du Hamas, renvoyer au nom de "la paix", les un-e-s sur leurs plages au soleil et les autres dans leurs camps de réfugiés, leurs prisons, afin que le nettoyage ethnique des Palestiniens puisse tranquillement continuer. Nous refusons l'endormissement des consciences ou la lâcheté du regard détourné. Plus écœurant que le bruit des bottes là-bas, il y a le silence des pantoufles ici. Un cessez le feu n'est pas un retour à la paix. Il n'y aura jamais de paix tant qu'il y aura colonisation et apartheid. Ceux qui parlent 'de la paix' oublient un peu vite que Netanyahou était celui qui appelait à la mort directe d'Yitzakh Rabin et qu'il est le fossoyeur de tout effort de paix. L'un des principaux responsables de la situation actuelle.  

    La récente position de B'Tselem publié dans le journal israélien Haaretz est à lire. Cette position de juifs progressistes et défenseurs des droits humains en Israël identifie avec justesse le noeud du problème.{2} Pour B'Tselem: "Les violences actuelles ayant cours en Israël et Palestine sont une conséquence d'une régime d'apartheid qui contrôle la région entière. Sous ce régime, la moitié de la population qui vit entre le Jourdain et la mer Méditerranée peuvent vivre une vie pleine et entière et jouir de la protection de leurs droits humains, parce qu'ils sont juifs. L'autre moitié, des palestiniens, ne le peuvent pas. La violences urbaine que nous constatons ces derniers jours est déplorable, terrifiante, et doit être condamnée avec force. Toute violence contre les civils est totalement répréhensible. Cependant la violence coule plus profondément que ce que peuvent capter les caméras. Le spectre des mesures que le régime Israélien emploie afin d'assurer une suprématie juive est intrinsèquement violente. Frappes aériennes, grenades à main sont des éléments visibles, alors que les lois, les ordres militaires, la bureaucratie, les faiseurs de lois et juges qui soutiennent le régime demeurent grandement invisibles. Restaurer l'ordre voudrait dire que les Juifs retourneront à leur vie pacifique pendant que les Palestiniens continueront à vivre sous une botte : sujets à de constantes, incessantes violences qui demeurent invisibles. Une réalité basée sur une violence organisées n'est pas seulement immorale, elle est une danger pour nous toutes et tous. C'est pourquoi  la Déclaration universelle des droits de l'homme proclame en 1948 dans son préambule : "Il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression"{3}. Nous avons toutes et tous le droit de vivre dans un régime qui assure justice, droits et devoir pour les deux peuples. Un régime qui donne à chacun-e vivant ici le droit de vivre, le droit à la sécurité, et la liberté de créer, apprendre, rêver et aimer. Nous désirons toutes et tous la vie. Pour chacun-e d'entre nous."

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