sylvain thévoz

Humeur

  • L'UDC sous la ceinture

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    IMG_0509.jpgL’ancien conseiller national UDC Christoph Mörgeli a signé dans la Weltwoche, officine de ce parti, un article de 4 pages traînant dans la boue le conseiller fédéral Alain Berset. Réchauffant une vieille histoire de liaison extra-conjugale, son objectif était clair : salir le Conseiller fédéral en tapant sous la ceinture. La presse romande a suivi docilement l’UDC dans le caniveau, voyant un intérêt public là où il n’y avait que manœuvre politique. Le thème a fait la manchette de la Tribune de Genève. Pour quel intérêt ? On s’en moque bien de savoir avec qui couche Berset. Chacun-e à le droit de gérer sa vie privée comme il l’entend. Cet épisode illustre par contre bien à quel niveau l’UDC place le débat public. La gestion de la pandémie est un casse-tête, les taux d’infection inquiétants, les décisions politiques difficilement acceptées par la population. L’UDC propose … d’aller fouiller dans la culotte de notre ministre de la santé. A ces méthodes d’apprentis paparazzis vivant du scandale qu’ils créent, une seule réponse possible : le mépris et le refus de laisser ramener la vie politique suisse à un épisode de la série Sex/life.

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  • mariage pour tous : pourquoi tant de haine ?

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    mariage pour tous,égalité,haine,droitsUn quatrième drapeaux a été arraché par un indélicat. Pas de traces, pas un mot, à chaque fois un arrachage sauvage. Lors du vol du drapeau 2, j'ai juste pu voir un bougre emporter le drapeau en lui criant 'voleur voleur'. Peine perdue. Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi vouloir à ce point invisibiliser l'opinion d'autrui? Petit voleur de drapeau, qu'est-ce qui te fait tellement mal à la vue de ces couleurs arc-en-ciel  ?

    Des affiches sont également arrachées dans la rue, des personnes salies dans leur identité. La campagne des opposants dénigre et veut semer le doute, avec des amalgames absurdes entre mariage-GPA-PMA, de sinistres outrances langagières. Drôle de manière de faire vivre et respecter le débat démocratique. À cours d'arguments, les opposants puisent dans leur virulence une énergie noire pour réduire au silence l'opinion et le droit d'autrui à aimer qui il/elle veut.

     

     

     

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  • Toute honte bue ?

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    afghanisan,talibansLe Conseil fédéral a choisi de laisser des humains s'entasser dans une impasse menant à un aéroport en détournant le regard. Talibans dans le dos, État islamique sur les flancs, compte à rebours lancé. La trappe se refermera le 31 août. Quelques uns seront sauvés par d'autres. La loterie au milieu du cauchemar. On assiste au tri à distance, comme des voyeurs. 

    Dans un journal genevois, un journaliste indépendant s'indigne que l'on puisse parler de honte pour qualifier la décision du Conseil fédéral de laisser les candidat-e-s afghan-e-s au départ sur le tarmac. Quelques jours après sa tribune, des explosions à l'aéroport de Kaboul tuent plus de 170 civils et 13 militaires américains. Des humains réduit en charpies volent dans tous les sens. Mais ce ne serait pas notre histoire, pas de notre ressort, circulez il n'y a rien à voir, il dit. 

    Le journaliste indépendant a déroulé son laïus nationaliste rejoint par un élu UDC dans le journal Le Temps sur le refus de se laisser culpabiliser, caressant dans le sens du poil celles et ceux qui pensent que la violence et le meurtre ne nous concernent plus dès que l'on dépasse un seuil de kilomètres. 

    Éloge de l'égoïsme : les "bons suisses travailleurs" n'ont pas à se sentir redevable de celles et ceux qui s'entassent pour accrocher un improbable avion afin de fuir le bain de sang. Le journaliste indépendant et l'élu UDC attaquent au passage la gauche (toujours moraliste et responsable de tout), qui ne ferait que louer les bienfaits de la migration.

    Ils opposent les gens d'ici à ceux d'ailleurs, les nôtres aux autres, dans un réflexe de repli et de rejet, comme si les hasards de la naissance et les aléas de la vie ne nous rendaient pas toutes et tous solidaires, comme si la situation au loin ne nous concernait pas concrètement au plus proche. Il est évident que l'on doit en même temps lutter contre les inégalités ici et continuer d'offrir l'asile à des personnes menacées de mort. Davantage encore, c'est peut-être à la manière dont on traite l'étranger et accueille le persécuté que l'on reconnaît comment une société considère ses pauvres...

    Mettre sur un même pied d'égalité nos conditions de vie en Suisse, la "maigreur de nos retraites", nos souffrances du quotidien, afin de délégitimer la violence radicale d'être au milieu d'une guerre sous un régime totalitaire, est immonde. La rappel d'une facture impayée ne ressemble guère au passage d'un taliban à domicile. Faire la comparaison est aussi nauséabond que de dresser le parallèle entre le port de l'étoile jaune et l'invitation vaccinale, l'établissement de mesures de prévention sanitaire et la vie sous une dictature. 

     

     

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  • Honte au Conseil fédéral !

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    aeroport-kaboul-afghanistan.jpgIl n'est pas possible d'accueillir des contingents de réfugiés afghans actuellement, a annoncé le Conseil fédéral mercredi, lors de sa première conférence de presse depuis la prise de Kaboul par les talibans [1]. Arthur Grosjean s’en félicite dans l’édito de La Tribune de Genève du lendemain [2]. Il loue le Conseil fédéral de ne pas céder à l’émotion et à la précipitation. Accueillir les afghan-e-s risquant leur peau actuellement serait… trop risqué ! Le journaliste appuie son argumentation sur  le fait que la criminalité aurait augmenté en Allemagne lors de l’accueil des immigrés syriens en 2015. C’est une erreur de jugement. Il oublie de dire que les migrant-e-s qui bénéficient de titres de séjour posent peu de problèmes, car ils ne veulent en aucun cas compromettre leur situation. L’augmentation en Allemagne de la criminalité n’était pas le fait des réfugiés syriens. Des études ont démontré les biais de certains chiffres, notamment le fait que les étrangers sont plus facilement dénoncés, et d'une surreprésentation des hommes jeunes [3] Si vraiment "la sécurité" était le motif du Conseil fédéral, accueillir 10'000 afghan-e-s est un milliard de fois moins dangereux que de confiner de "bons suisses" avec leur femme durant la période Covid.

     

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  • Afghanistan : poussons le Conseil fédéral à agir !

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    236477351_10159315429841826_6543534191724227901_n.jpgL'image de l'Occident s'est écroulée à Kaboul peut-on lire ici et là. Tant pis pour l'image des pays occidentaux. Ce qui doit surtout nous préoccuper actuellement, c'est de sauver les personnes menacées de mort en Afghanistan.

    Le pays est aux mains du sombre pouvoir des talibans. La faillite militaire américaine devrait appeler à un sursaut humanitaire. La victoire des talibans rend la situation invivable pour de nombreuses personnes qui sont de facto des cibles, des proies, pour les forces talibanes. Les messages "rassurants" de ces derniers ne doivent tromper personne. Il y a urgence à agir.  

    De nombreuses voix se font entendre pour que la Suisse accueille des réfugié-e-s afghan-e-s. Le Parti socialiste demande que la Suisse protège immédiatement toutes les personnes originaires d’Afghanistan et que notre pays soutienne un quota international de réfugié-e-s. Pour Carlo Sommaruga, conseiller aux États genevois, «la Suisse devrait accueillir 10’000 personnes vulnérables, en particulier des femmes et filles, en provenance d’Afghanistan». Il demande au Conseil fédéral : 

    • De mettre en œuvre à titre humanitaire l’accueil urgent de ressortissantes et ressortissants d’Afghanistan, en priorité des femmes et des filles et les personnes qui se sont engagés ouvertement pour les valeurs de démocratie, des droits de l’homme et l’égalité des genres, dès lors que ces femmes, ces filles et ces personnes subiront inéluctablement la répression ou la sanction pour leur engagement ou simplement leur mode de vie occidental ;
    • De prendre sans aucun délai les mesures nécessaires, s’il le faut en collaboration administrative avec les autres pays européens, pour octroyer les visas humanitaires et faciliter l’arrivée rapide de ces personnes en Suisse ;
    • De favoriser en premier lieu l’arrivée en Suisse des personnes visées au point 1 membres de familles de personnes résidant en Suisse, lorsque les familles en Suisse en font la demande ;
    • De coopérer, sans sursoir à la mise en œuvre du point 1, avec les Etats européens pour élaborer un plan d’action humanitaire en faveur des personnes dont la vie et l’intégrité physique sera menacée par les Talibans.

    Alors que le Canada s’apprête lui à accueillir 20 000 réfugiés afghans dans le cadre d’un nouveau programme d’immigration, visant les personnes particulièrement vulnérables en raison de la crise humanitaire émergente dans la région, il nous faut donner de la voix pour pousser notre Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à agir, vite. 

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  • Va-nu-pieds, va !

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    14A8A1A8-E624-445C-8256-0205AC85290D.jpegJe pensais qu'un musée était autre chose qu'une boîte de nuit, autre chose qu'un aéroport, autre chose qu'une banque. 

    Je pensais qu'un musée était autre chose qu'un commissariat de police. Non. Ils partagent  le même goût de la sécurité et l'amour des normes. Surtout, une défiance envers les va-nu-pieds. 

    J'étais au MCBA, acronyme pompeux pour le Musée Cantonal des Beaux-Arts, dans le nouveau "quartier" des Arts lausannois "Plateforme 10", qui jouxte la gare de Lausanne. Par un concours de circonstances en partie indépendant de ma volonté, qu'il serait trop long à exposer ici, j'étais devant cette noble et clinquante nouvelle institution culturelle sans groles.

    Pieds nus, curieux d'aller voir notamment le très beau travail de Sandrine Pelletier, que j'admire et une exposition de Christian Boltanski.

    Je ne pensais pas qu'un musée était pareil à une plage. Je ne pensais pas me rendre à la piscine, ni mettre mes orteils en éventail. Je ne suis pas fou. Je croyais sincèrement qu'un lieu culturel était capable d'accueillir de temps à autre un va-nu-pieds et en sourire. Ce pari était risqué. Je l'ai perdu. 

     

     

     

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  • Paul Biya semeur de troubles

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    biya,cameroun,genèveNous vivons dans une démocratie, dans un canton et une ville au rayonnement international. Si nous sommes très fiers de rappeler les principes humanitaires de Genève et la neutralité de la Suisse, nous devons également en honorer les valeurs et nous montrer à la fois responsables et cohérents dans les choix que nous opérons.

    En 2020, nous déposions une pétition[1], soutenue par plus de 15 000 personnes: des démocrates à Genève, en Suisse et ailleurs, des camerounais-es qui pouvaient légitimement craindre pour leur famille au pays. Cette pétition demandait quelque chose d'important pour le respect des droits humains, à savoir que M. Paul Biya soit déclaré persona non grata à Genève, afin de préserver l'ordre public et que Genève cesse d'être une confortable base arrière pour des dictateurs. Le signal politique était important. Malheureusement, la droite majoritaire au Grand Conseil l'a balayé invitant le potentat à poursuivre sa dolce Vita à Genève.[2]

    Suite à l'agression de M. Adrien Krause, journaliste de la RTS, molesté par les gardes du corps de M. Paul Biya, en marge d'une manifestation durant laquelle la police n'y était pas allée de main morte dans la répression des manifestants en juin 2019, l'image de Genève avait été écornée. Une indignation très large, à la portée internationale, s'était élevée.

    Des articles étaient parus dans des journaux américains et en Afrique, montrant non seulement l'indélicatesse dont faisait preuve Genève vis-à-vis de la liberté de manifester, mais aussi comment, dans sa pesée d'intérêt, elle exerçait le "deux poids, deux mesures" -  - à savoir une protection accrue de Paul Biya dans l'hôtel Intercontinental où il séjourne régulièrement versus une répression des manifestants venus démocratiquement questionner sa présence.

    Aujourd'hui, alors que Paul Biya revient à Genève dépenser un argent qui n'est pas le sien et y semer le trouble, une manifestation annoncée par les opposant-e-s à son régime est interdite[3] par la police et Monsieur Poggia. Il est à craindre que cette décision n'envenime la situation. Malgré cette interdiction des manifestant-e-s iront de l'avant. 

     

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  • Qui bloque la Ville ?

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    IMG_7269.jpgLe mouvement extinction rébellion a demandé que le Conseil fédéral déclare l'urgence climatique, sinon ils passeront à l'action. Les activistes du climat ont annoncé qu'il bloqueront la ville de Zurich pacifiquement si les autorités n'écoutent pas la communauté scientifique. Cela en a fait frémir certain-e-s... mon Dieu bloquer une ville! Des images d'embargo, de siège, de barricades ont surgi.

    Des élu-e-s se sont distancé-e-s en rappelant qu'évidemment si la cause était juste il fallait utiliser le dialogue et la concertation pour avancer. D'autres ont sévèrement condamnés, appelant presque à mobiliser les chars de l'armée pour écraser les mutins. Après avoir entendu tout cela on est descendu dans la rue. Qu'avons-nous vu?  

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  • En marge du sommet Biden-Poutine

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    201963641_10159192045246826_3449318649991298321_n.jpgAlors que les caméras du monde entier sont aujourd’hui braquées sur Genève, que les présidents de deux des plus grandes puissances mondiales se rencontrent au parc La Grange, nous souhaitons dénoncer la guerre d’agression lancée par l’Azerbaïdjan le 27 septembre dernier contre les Arméniens du Haut-Karabakh ayant causé plus de 10 000 morts de part et d'autre et alerter sur les menaces qui pèsent lourdement aujourd’hui sur le peuple arménien.

     

     

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  • Oui à un futur désirable le 13 juin

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    Nous suivrons particulièrement ce dimanche à Genève le résultat du vote populaire sur la Cité de la musique en Ville de Genève, et du projet de la Goutte de Saint-Mathieu au niveau cantonal. De ces deux votes dépendent la construction d'écoles, et donc pour partie l'avenir de notre jeunesse et de notre canton dans sa capacité à offrir des conditions d'étude adéquates aux générations futures.

    On peut en effet craindre que ceux qui refusent la Cité de la musique ne se mettent en travers du projet de future patinoire au trèfle blanc avec l'argument que c'est un gouffre énergétique et probablement qu'il suffira aussi de construire celle-ci dans des bureaux; voire que tout va très bien comme ça aujourd'hui aux Vernets. N'alimentons pas la vague du refus et du rejet. Aujourd'hui la culture en paiera le prix, demain ce sera le sport. On a déjà senti passer le vent du boulet aux Evaux, où de jeunes sportifs ont failli se retrouver sans terrains pour pratiquer leur passion et progresser. 

    La votation sur la Cité de la musique a soulevé des passions. Comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort, un vocabulaire excessif a noué écocide à criminel et des commentaires agressifs ont achevé de vitrioler à l'extrême un enjeu très concret et méritant un débat public approfondi. Faut-il bâtir ou non une école de musique et un lieu d'accueil pour un orchestre philharmonique ou faut-il les laisser dans des locaux peu adaptés ? Faut-il offrir des outils conformes aux jeunes avec des conditions de travail irréprochables en dessinant un avenir désirable ? 

     

     

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  • Le 13 juin soutenons la nature ET la culture

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    200807_parc.jpgMa conception de l'écologie n'est pas de l'opposer aux besoins sociaux et culturels. L'écologie doit se construire avec les gens mais pas contre eux. Le 13 juin, en Ville de genève, nous voterons sur le projet de la Cité de la musique. Il est faux de dire que c'est un écocide et que la coupe de 130 arbres (il y en a plus d'un million à Genève) aura quelque impact que ce soit sur le climat. Faire croire cela, c'est prendre les gens pour des imbéciles et menacer tout futur projet dès lors qu'un arbre sera en vue. 141 arbres seront maintenus sur le site, les plus remarquables et les plus anciens. Mais surtout, 260 arbres seront replantés. On a coupé 1000 arbres pour le Léman Express. Un orage a détruit une centaine d'arbres à Genève en août 2020. Il faut aller voir dans les parcs où ils sont tombés ce qui est en train d'être replanté, aménagé. La Ville de Genève y fait un extraordinaire travail.

    La nature est fait de cycle de destruction et de régénération, ou alors chaque fois qu'un troupeau de vaches pète ou que les foins sont faits, il faudra également parler d'écocide. Il nous faut regagner de l'espace sur les parkings et le bitume, pas contre une école de musique et des artistes. Ce qui me dérange, c'est la virulence de certains de jouer le climat contre la culture, les arbres contre le social et l'éducation, en s'opposant à des projets d'intérêts publics. Ce n'est pas une honte de réaménager des espaces verts. J'ai grandi à la campagne. Petit-fils de paysan, j'ai côtoyé ceux qui connaissent la terre et sa dureté, en vivent. Certains demeurent ahuris par le toupet de ceux qui parlent de "nature" sans y avoir jamais mis les pieds.

    Allez voir le biotope réaménagé au parc des Franchises, ce que revitalisation veut dire. Là aussi il a fallu couper des arbres. Le résultat est à la hauteur des choix opérés. Mais si chaque arbre coupé est un crime, que font les opposants pour freiner l'extension de l'autoroute qui arrive place des nations ? Que ceux qui veulent se suspendre aux arbres des Evaux pour s'opposer à un centre de formation sportif se placent devant les pelleteuses qui ravagent en ce moment un pan entier de la ville dans le tintamarre des moteurs diesel et leur silence honteux. Les autoroutes ce serait ok, et la culture et le sport, pas ok ? Le 13 juin, soutenons la nature ET la culture, faisons les avancer ensemble. 

     

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  • Solidarité avec le peuple palestinien!

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    185533075_317216776596947_1160454406849143997_n-resp480.jpgLa raison de l'explosion de violences en Israël et dans les territoire occupés? La poursuite de la colonisation et de l'état d'apartheid. Le déclencheur ? À Sheik Jarrah, à Jérusalem-Est, la spoliation des maisons de huit familles au total, soit 78 personnes dont 28 enfants menacés d'expulsion de leurs propriétés dans lesquelles elles vivent depuis plus d'un demi-siècle. Et boum : c'est l'escalade. 

    Il ne s'agit en aucun cas d'opposer un peuple à un autre, mais de dénoncer clairement l'agression d'un État dirigé par une coalition d'extrême droite perpétuant l'occupation de territoires appartenant à d'autres, grignotant de nouveaux territoires par de nouvelles colonisations, renforçant un état d'apartheid et perpétuant de multiples violations des droits humains dans l'immense silence de la communauté internationale.

    Comme le rappelle Human Rights Watch dans un rapport du mois d'avril dernier{1}, les crimes contre l'humanité doivent maintenant conduire à l'action pour mettre fin à la répression des Palestiniens.  

    Il n'y a pas d'équilibre entre les forces en présence, ni de symétrie dans ce conflit. Des jeunes manifestent dans le monde entier en criant "Palestinian lives Matter" en écho au "Black lives Matter" et ils ont raison. C'est bien le droit de vivre en tant qu'être humain, La défense de droits fondamentaux qui est en jeu. Cela nous concerne toutes et tous. Il n'y a pas de races ou de groupe ethnique qui soit inférieur à un autre. 


    Des voix s'élèvent pourtant pour dire : 'ce n'est pas votre affaire, taisez-vous' ou:  'si vous ne dénoncez pas systématiquement tous les conflits, bouclez-là sur celui-ci'. En plus, bien sûr, des récurrentes accusation d'antisémitisme qui jaillissent dès qu'il s'agit de remettre en question la politique d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et de sa sinistre coalition. Ne nous laissons pas intimider par ces critiques ni pas celles et ceux qui voudraient nous faire croire que les torts sont également partagés, qu'il y a une sorte d'égalité de la terreur, et voudraient confortablement, grâce à l'épouvantail du Hamas, renvoyer au nom de "la paix", les un-e-s sur leurs plages au soleil et les autres dans leurs camps de réfugiés, leurs prisons, afin que le nettoyage ethnique des Palestiniens puisse tranquillement continuer. Nous refusons l'endormissement des consciences ou la lâcheté du regard détourné. Plus écœurant que le bruit des bottes là-bas, il y a le silence des pantoufles ici. Un cessez le feu n'est pas un retour à la paix. Il n'y aura jamais de paix tant qu'il y aura colonisation et apartheid. Ceux qui parlent 'de la paix' oublient un peu vite que Netanyahou était celui qui appelait à la mort directe d'Yitzakh Rabin et qu'il est le fossoyeur de tout effort de paix. L'un des principaux responsables de la situation actuelle.  

    La récente position de B'Tselem publié dans le journal israélien Haaretz est à lire. Cette position de juifs progressistes et défenseurs des droits humains en Israël identifie avec justesse le noeud du problème.{2} Pour B'Tselem: "Les violences actuelles ayant cours en Israël et Palestine sont une conséquence d'une régime d'apartheid qui contrôle la région entière. Sous ce régime, la moitié de la population qui vit entre le Jourdain et la mer Méditerranée peuvent vivre une vie pleine et entière et jouir de la protection de leurs droits humains, parce qu'ils sont juifs. L'autre moitié, des palestiniens, ne le peuvent pas. La violences urbaine que nous constatons ces derniers jours est déplorable, terrifiante, et doit être condamnée avec force. Toute violence contre les civils est totalement répréhensible. Cependant la violence coule plus profondément que ce que peuvent capter les caméras. Le spectre des mesures que le régime Israélien emploie afin d'assurer une suprématie juive est intrinsèquement violente. Frappes aériennes, grenades à main sont des éléments visibles, alors que les lois, les ordres militaires, la bureaucratie, les faiseurs de lois et juges qui soutiennent le régime demeurent grandement invisibles. Restaurer l'ordre voudrait dire que les Juifs retourneront à leur vie pacifique pendant que les Palestiniens continueront à vivre sous une botte : sujets à de constantes, incessantes violences qui demeurent invisibles. Une réalité basée sur une violence organisées n'est pas seulement immorale, elle est une danger pour nous toutes et tous. C'est pourquoi  la Déclaration universelle des droits de l'homme proclame en 1948 dans son préambule : "Il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression"{3}. Nous avons toutes et tous le droit de vivre dans un régime qui assure justice, droits et devoir pour les deux peuples. Un régime qui donne à chacun-e vivant ici le droit de vivre, le droit à la sécurité, et la liberté de créer, apprendre, rêver et aimer. Nous désirons toutes et tous la vie. Pour chacun-e d'entre nous."

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  • Macron Courageuuuh ?

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    560x315_cmsv2_a67e23e7-66e7-5fc0-8e68-298a08911ef0-5607320.jpgDans l’éditorial du jeudi 6 mai, de la Tribune de Genève le journaliste Alain Rebetez rend hommage à Emmanuel Macron pour son « courage face aux tabous de l’histoire »[1]. L’éloge du président français porte sur sa capacité à aborder la question coloniale (sic!). Macron a « mandaté l’historien Benjamin Stora sur l’Algérie et Vincent Duclert sur le Rwanda ». Ah la belle affaire !

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  • Bannir les pauvres de la première classe est-ce utile?

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    La journaliste Marianne Grosjean interroge, dans une article de La Tribune de Genève,  le bien fondé, pour certains groupes, de se réunir sans que n'importe qui puisse y participer. Ces groupes fermés, en mixité choisie, excluent de fait d'autres catégories considérées par ces groupes comme des dominants. Par exemple les mâles, les blancs, les patrons, voire les trois à la fois. Dans son article : "Bannir les blancs des réunions, est-ce utile?"[1] Marianne Grosjean laisse entendre que cela n'aurait pas vraiment lieu d'être. 

     
     
     

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  • L'Homme est un animal de terrasse

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    IMG_4954.jpgSur les terrasses des cafés, restaurants, tea-room, c'est un joli ballet  qui a lieu ce week-end. Ça frotte, ripoline, ça karchérise, recloue ici, repeint-là, balaie tout, sous un petit air printanier et de redémarrage qui chauffe le coeur.

    Les blagues s'enchaînent. Au Portofino ça pince l'arrivée d'eau du Karcher pour chambrer le patron qui nettoie sa terrasse. Peut-être pour lui éviter de trop se prendre la tête sur comment il va disposer ses tables, mesurer les séparations en Plexiglas entre celles-ci, les remonter de la cave. C'est un peu comme avant un jour de fête: il y a une effervescence pour tout remettre en ordre, que ce soit beau et accueillant. Les habitué-e-s promettent qu'ils seront là lundi, même s'il fait froid, même s'il pleut. Ils lancent de joviaux : "ça m'a manqué", de joyeux : "vivement un petit espress' en terrasse", pour ponctuer les échanges et se dire à demain, à défaut de se serrer la main. 

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  • Jésus Christ, le chocolat et la chasse aux oeufs

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    artworks-000123515687-jemzsx-t500x500.jpgLe vendredi saint est un jour de deuil où les chrétien-ne-s commémorent la passion et la crucifixion du Christ. Un ami me demandait ce qu'était au juste ce vendredi saint. Je lui ai expliqué en peu de mots qu'il y a plus de 2000 ans, un homme avait vécu une vie si extraordinaire que l'on s'en souvenait encore aujourd'hui et que l'on marquait sa mort comme une fête, car elle préfigurait quelque chose d'inconcevable : une résurrection (rien de moins) et surtout : la confirmation d'un engagement pour l'autre total menant à une vie éternelle (j'en vois déjà grincer des dents). 

    Ce vendredi est un jour de cendre, de tristesse, où un innocent est mis à mort, broyé par les pouvoirs du monde; où la volonté du bien est annihilée par les pouvoirs de l'indifférence, de la jalousie et de la voracité. Pas de quoi se réjouir, pas de quoi fêter non, vraiment pas.  Pas de quoi aller griller ses saucisses avec ses potes, monter au chalet en Valais en sifflotant une main sur le volant, surtout si l'on pense une seconde que les prisons du monde entier sont pleines de petits Jésus cassés en deux, les orphelinats aussi, les abattoirs et les tranchées de même en ce vendredi 2 avril 2021.

     

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  • Hébergement d'urgence : printemps à risque

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    La motion "Pour lutter efficacement contre la Covid-19 : zéro sans- abris" avait été déposée le 9 novembre 2020. Elle partait d’une forme d’indignation et faisait écho d’une remontée du terrain constatant qu’un grand nombre de personnes dormaient à la rue, notamment, et c’est choquant : des femmes enceintes et des familles entières. Il est choquant que des êtres humains soit contraints, à Genève, l’un des villes les plus riches du monde, à dormir sous les ponts, dans les caves dans les bois, etc.  Suite au dépôt de cette motion, de nombreuses démarches ont eu lieu. Le parlement cantonal a voté en décembre un projet de loi de 1.4 millions pour le CAUSE (collectif d'associations pour l'urgence sociale). Ce crédit a permis à 155 personnes d’être accueillies dans des hôtels avec un accompagnement social de qualité.  

      

     

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  • Le 28 mars, tournons la page !

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    158864059_3871359079576785_4172811667846407990_o.jpgVoilà bientôt trois ans que la double majorité de droite au Grand Conseil et au Conseil d’État a fait la démonstration crasse de son incapacité à gérer Genève. Le bilan est une infâme bouillabaisse faite de scandales, de dissensions et de coups bas. Nous sommes devenus la risée et la honte de la Suisse. 

    Le 28 mars, nous avons l’opportunité de tourner la page. Il est inimaginable que celle-ci reste collée et que l’on reparte pour deux ans supplémentaires avec la même majorité, pour rejouer encore et encore les mêmes blocages, assister aux mêmes coups bas. A toute personne lucide, il apparaîtra clairement qu’il faut un changement de cap et donc de majorité. Cela passe en conséquence par un changement de personne. 

    Ayons une analyse politique de l’élection du 28 mars. Donner un nouvel axe au Conseil d’État en le faisant basculer à gauche, permettra d’avoir un gouvernement lisible, redevable, débarrassé des affaires et des conflits interpersonnels. C’est le seul choix qui s’impose. Si j’étais un électeur ou une électrice de droite, je sauterais sur l’occasion pour voter Fabienne Fischer, afin, en 2023, de pouvoir tirer un bilan, sanctionner la gauche au besoin. 

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  • Une voix pour les sans-voix !

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    covid-19,travailleur précaire,votations,justice socialeLe menu des votations du 7 mars est copieux. Nous avons beaucoup entendu les candidat-e-s au Conseil d’État, mais il est des gens bien plus silencieux dont nous n’avons jamais perçu la voix, et que nous n’entendrons probablement jamais.

    Ces derniers sont pourtant directement concernés par un objet soumis au suffrage populaire. Il s’agit de la votation cantonale sur l’indemnisation pour perte de revenus liée aux mesures de lutte contre le coronavirus. En cas de oui, l’indemnisation de toutes les personnes résidantes et travaillant à Genève qui ont subi une perte de revenus pendant la 1ère vague de Covid-19, sans avoir pu bénéficier d’aucune aide serait garantie. Ce sont ainsi 15 millions qui seraient enfin débloqués pour leur venir en soutien.

    Des milliers de personnes ont perdu du jour au lendemain tout ou partie de leur revenu. Des employeurs indélicats leur ont fermé leur porte au nez sans autre forme de respect pour le droit. Dans l’économie domestique, informelle, culturelle ou autre, des gens qui vivaient à la limite se sont retrouvés plongés sous la ligne de flottaison. Il est fondamental de les prendre en compte et de leur rendre justice.

     

     

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  • L’égalité femme-homme mérite mieux qu’une chasse au symbole électoraliste

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    Personne n’est dupe et personne ne soutient le port de la burka en Suisse.  A partir d'un symbole d'oppression unanimement reconnu - et quasiment absent en Suisse-, l'UDC veut couvrir des inégalités et dominations sexistes bien réelles d'un voile complice. La manoeuvre de l'UDC est limpide : pointer l'Islam du doigt et lui faire porter l'entier du poids du sexisme. Combattre concrètement les violences patriarcales et conjugales est pourtant bien plus urgent que de faire une chasse aux symboles.

     

     

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