sylvain thévoz

Genève

  • Ne sauvons pas Noël !

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    12328644.jpgUne pétition a été lancée pour demander à ce que le Conseil d’État assure les célébrations de Noël, car : « les récents arrêtés cantonaux pris interdisent à tous les chrétiens d’assister physiquement à la messe ou au culte ces prochaines semaines. Ce dommage irréparable est vécu douloureusement par de très nombreux catholiques ne peuvent plus participer à la sainte Messe. » Reprenant le conseiller fédéral Alain Berset qui avait déclaré : Je ne sais pas si on pourra sauver Noël »,  cette pétition demande donc en conséquence au Conseil d’État de prendre toutes les mesures pour permettre aux fidèles de leur canton de suivre dans les églises et les chapelles les diverses célébrations religieuses.

    Pour notre part il nous semble surtout urgent de sauver, non pas la messe, mais les gens, leur santé, et l’économie réelle.

    Dans les évangiles, (Matthieu 18 :20) ces paroles de Jésus sont rapportées : « là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Pas besoin d’être cent donc, ni de rouvrir les églises. Pas besoin des foules aux messes de Noël s’y rendant après les agapes de Noël pour se distraire. D’ailleurs, aux temps des premiers chrétiens, les communautés étaient petites, quelques hommes, quelques femmes, guère plus que cinq. C’est donc plutôt en petits groupes, que la spiritualité prend tout son sens. Et c’est au moment où l’obscurité est la plus grande que même la plus petite lumière brille le plus fort.

     

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  • Hé les pros du foot : mollo sur la testo!

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    20201114225650347.jpgJe ne sais pas si vous avez suivi le match de football Suisse-Espagne hier soir (joli match) et si vous avez vibré aux deux arrêts de pénalty du gardien helvétique. Moi, oui. J'aime le football, qui rassemble les gens. 

    Un truc m'a chiffonné quand même, c'est de voir les joueur s'enlacer, se bécoter, se prendre le visage à pleines mains, se frotter les joues, les cheveux, les fesses, se coller les épaules lorsqu'ils marquent un but (ou en arrêtent un). La masculinité s'en donne à coeur joie : crachats, glaires sur le terrain. Alors oui, bien sûr il y a la tension, l'adrénaline, la joie, mais... en période de pandémie, ne faudrait-il pas les mettre un peu en veilleuse les éruptions de testo?

    Depuis des décennies on voit les joueurs s'agglutiner les uns aux autres pour se fêter, alors on comprend le poids du rituel. En même temps les messes sont suspendues, chacun fera Noël chez soi, on va plus au resto, il y aurait peut-être aussi moyen de la mettre en veilleuse  l'exultation viriliste, non?

    Après tout, beaucoup de professionnel-le-s ne peuvent  plus exercer leur métier. Celles et ceux qui le peuvent encore font très attention et sont soumis à des normes très strictes. S'ils réussissent un contrat, trouvent un vaccin, gagnent une élection, ou sauvent une vie à l'hôpital, on sait qu'ils et elles évitent de se sauter dessus à 10 pour s'embrasser. Alors, ça devrait être possible pour les footeux aussi, non ? Si les gens du commun le peuvent, pourquoi pas eux ? La décence ou la loi devraient les inviter à le faire.

    Ces joueurs, érigés en "modèles de société", s'exhibent devant des centaines de milliers de personnes cloîtrés dans leur salon, donnant encore une image de nouveaux riches au-dessus des règles. 

     

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  • Oui au contrôle élémentaire des entreprises multinationales

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    124864913_10159025167622728_8364362662442350170_n.jpgL’initiative pour des multinationales responsables demande quelque chose de simple : que les entreprises suisses respectent le droit humain et le droit du travail. Le principe de territorialité n’est pas une excuse pour fouler aux pieds ces droits et détruire l’environnement. Déchets toxiques provoquant des maladies graves, conditions de travail inhumaines dans les usines textiles, travail d’enfant dans les plantations de cacao. Le 29 novembre, nous avons le pouvoir de faire en sorte que certaines multinationales suisses n’utilisent plus le drapeau national pour masquer leurs méfaits. Ces multinationales peu scrupuleuses doivent être soumises à des normes contraignantes. Celles qui ne respectent pas la loi, en assumer les conséquences juridiques. L’économie et le profit ne peuvent être placées au-dessus du droit commun.

     

     

     

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  • À distance certes, mais serrons-nous les coudes !

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    M2.2.png« Être sous le choc » est une expression française qui est rarement utilisée au pluriel. Pourtant, aujourd’hui, ce sont bien des chocs qui nous frappent. L’automne est rude. La deuxième vague, annoncée depuis ce printemps, nous percute avec une violence que les autorités cantonales ne semblaient pas avoir pleinement anticipée.

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  • Pierre Maudet, coûteuse fuite en avant

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    IMG_1845 - copie.jpgEn pleine crise de la Covid-19, alors que plus que jamais nous avons besoin d'unité,  d'un Conseil d'État opérationnel et réactif, Pierre Maudet, qui, depuis deux ans mine le Conseil d'État et les institutions à Genève, joue une fois de plus sa carte personnelle, la seule qu'il connaisse, sans égard ni pour la collectivité, ni pour l'intérêt commun. 

    S'il annonce enfin démissionner, il se refuse à le faire avec effet immédiat, continuant de siéger au sein d'un collège au sein duquel il va mener une campagne personnelle, bénéficiant d'informations confidentielles, jouant sur plusieurs tableaux à la fois, minant encore et toujours la dynamique d'un gouvernement qui pourtant, plus que jamais, a besoin de travailler dans la confiance, sans se soucier des éruptions égotique d'un seul.   

    L'unique décision digne de Monsieur Maudet aurait été de tirer les conclusions de ses mensonges et magouilles et annoncer sa démission avec effet immédiat. Cela aurait permis de faire l'économie, pour la collectivité, de sa candidature à sa propre succession. Il a certes le droit de le faire, comme il a le droit de continuer à toucher un salaire pour ne rien faire. Personne ne peut l'en empêcher. Il montre toutefois, en faisant cela, sa complète faillite morale et le peu de cas qu'il fait du bien commun et de nos institutions. Genève n'est pas une monarchie, c'est une République. Elle ne se réduit pas au service, ni à la folie, d'un seul. 

     

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  • Préserver la vie, à tout prix

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    IMG_6410.jpegLe Point épidémiologique hebdomadaire du Canton de Genève, publié le 22 octobre, est très alarmant. Le temps de doublement des nouvelles hospitalisations est passé à 4 jours, dénotant une accélération rapide de la progression épidémique. Les clusters sont très nombreux et concernent tous les milieux : familiaux, professionnels, scolaires, médicaux, de loisirs, et lieux de vie pour personnes âgées. Le nombre élevé de nouveaux cas positifs ne permet plus d’identifier et analyser tous les clusters. Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Les cas de Covid augmentent rapidement, les décès également. La montée en flèche des cas positifs fait peser une lourde pression sur le système de santé.  Les délais d’attente pour se faire tester se comptent en jours. La capacité de traçage est noyée sous les cas. Les professionnel·les du domaine tirent la sonnette d’alarme. Si rien n’est fait immédiatement pour infléchir la courbe des infections, on va dans le mur.

     

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  • Merci, Georges

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    8841747.image.jpgGeorges Haldas est décédé voilà 10 ans, le 24 octobre 2010. Il repose au cimetière des rois. Une tombe simple, à l'image de l'homme qu'il était : modeste.

    Une brève chronique sur la radio suisse romande ce matin m'a rappelé l'anniversaire de sa mort. Cela m'a conduit à me souvenir des jours où je l'ai croisé et de l'unique fois où j'étais allé chez lui. C'était au Mont-sur-Lausanne. Il m'avait ouvert sa porte. J'étais jeune étudiant. Je n'étais personne. C'est dire la modestie du bonhomme. Il s'était servi un verre de chianti. Je me souviens de ses lunettes à gros foyer, d'un vieux cendrier où il faisait tomber ses cendres, y frottait son cigare. Je me souviens de sa gentillesse, et du rappel à la persévérance qu'il m'avait communiqué : fais ce que tu veux faire mais fais le bien. Je n'ai jamais oublié cette rencontre. Le bonhomme, sa chaleur, sa générosité. 

    J'avais lu tous les livres de lui que j'avais pu trouver. Par ses chroniques, Georges m'avait éclairé, et par sa poésie, transmis une manière de voir le monde, de ressentir les choses, avec la volonté tenace de les nommer. Georges m'avait fait découvrir l'importance d'investir une langue et que celle-ci se façonnait, par l'exercice, au travers d'une ascèse : l'écriture, qui permettait de se situer, s'orienter dans le temps et l'espace. Georges m'avait ouvert à la possibilité d'avoir une langue et d'ouvrir la porte de l'enclos, en offrant la clé. 

    La langue permettait de (se) comprendre, (se) construire, avec les autres. Elle était également un territoire. - Habiter sa langue- : disposer d'une sorte de patrie portative.

    La langue, grâce à lui, m'était devenue familière. Un territoire et un espace que je pouvais occuper et travailler. Bref : une appartenance. Mieux encore, Georges m'avait ouvert à la transcendance. Sa langue était prière, méditation. Il décrivait les autres, mais aussi l'Autre (avec un grand A) et se tenait au point d'intersection entre l'introspection et l'élévation. "Vis selon ce que tu pressens et crois. Avance dans la voie dont tu sais qu'elle ne peut être que la tienne. Le reste te sera donné de surcroît"  

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  • Des soignant-e-s bien mal soigné-e-s !

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    1ecc5b84-ad60-469b-a78f-4dbb881fc030.jpgPour davantage de postes de soignants aux HUG, pour une meilleure qualité des soins et des conditions de travail dignes ! Cette pétition [1] demande une reconnaissance du travail des soignant-e-s. Discutée en commission du Grand Conseil, elle y a été sèchement balayée par la droite cet automne, entre deux vagues de Covid-19. Prendre soin des soignant-e-s est pourtant plus que jamais vital et nous concerne toutes et tous. Le coup de couteau dans le dos du Conseil d'État (baisse des salaires) et de la droite parlementaire à celles et ceux qui sont au front n'est pas acceptable. 

     

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  • Cher Monsieur Poggia

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    Monsieur le Conseiller d'État, cher Monsieur Poggia, 
     
    Je vous ai entendu cette semaine menacer directement la vie privée des gens, et faire peser sur eux l'interdiction de se réunir dans leur sphère privé. Je vous ai vu, une fois de plus (cela avait déjà été le cas lors de la manifestation cycliste à Plainpalais au mois de juin) aller au-delà de ce que la loi vous autorise pour vous en prendre à des concitoyen-ne-s, à leurs libertés fondamentales, et les menacer d'amende pour les intimer de suivre vos "recommandations". Cette manière de faire est contre-productive, pire elle menace directement la santé de nos concitoyennes et concitoyens. 
     
     
     
     

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  • Paul Biya : le tribunal plutôt que l'Intercontinental!

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    Unknown.jpgDepuis le 22 septembre, le peuple camerounais manifeste pacifiquement au Cameroun mais aussi dans les capitales occidentales et africaines pour appeler à la démission du dictateur Paul Biya, en poste depuis 38 ans! Le gouvernement de Biya entend réprimer violemment ces manifestations pacifiques, y compris dans le sang comme il l'a fait dans les régions anglaises du Cameroun (Ambazonie) depuis septembre 2017, avec plus de 3'000 morts à la clé.[1]

    Le président de facto du Cameroun, le dictateur Paul Biya, 88 ans, est porté disparu depuis plusieurs mois maintenant, soit depuis le déclenchement de la pandémie de la Covid-19 au Cameroun. Ses quelques apparitions minutées à la télévision nationale, faisant mine de recevoir notamment quelques diplomates internationaux, n'ont pas convaincu l'opinion publique de sa capacité à continuer à gouverner l'État du Cameroun. Le peuple camerounais a aujourd'hui besoin du soutien et de la solidarité de la communauté internationale. Tous les gens de bonne volonté doivent condamner les dérives du régime de Biya, et accompagner le peuple camerounais dans sa libération de l'un des plus anciens dictateur du monde, de 1982 à ce jour! Ce serait aussi la meilleure manière de mettre fin au génocide en cours assumé par M. Biya Paul et son régime dans les régions anglophones du Cameroun depuis 2017.

     

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  • Critical mass : stop répression gratuite

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    118373902_10158440174341826_6661456991947542292_n.jpgUne fois pas mois, le dernier vendredi, des cyclistes se réunissent pour rouler dans la ville. Cela s'appelle une Critical mass. Mais cela se passe aussi fréquemment le samedi, ou  le dimanche matin, et cela s'appelle... un peloton cycliste. Rien ne les distingue, et il ne viendrait à l'idée de personne de devoir faire une demande d'autorisation pour aller rouler avec son club cycliste ou à l'appel de son association de quartier pour une balade à vélo. Une autre différence notable également est la mobilisation massive de la police qui cible une seule réunion de cycliste, celle du vendredi, engageant des dizaines de policiers dans une stratégie de la tension contre-productive. 

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  • Ferraris et sans abris

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    IMG_6002.jpgCette photo a été prise le dimanche 30 août 2020 dans le quartier de la Servette. Une Ferrari (rouge évidemment, le conformisme fétichiste de l'objet l'impose), ayant payé son dû au parcmètre,  occupe l'espace public, suscitant les regards curieux et les photographies des gamins du quartier. Ce qui ne se voit pas et ce que personne ne veut constater c'est, en contre-bas, la literie improvisée d'une personne sans abri dormant devant l'entrée de la paroisse. L'envers du décors.  

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  • "Dix petits nègres" retrouve son rythme

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    004948886_1-e9d0f0522b6cadd1310d048ce19ae4c8.png"Dix petits nègres" d'Agatha Christie change de nom en français. Aucun soucis avec ça, bien au contraire. La phrase de l'arrière-petit-fils de la romancière est pleine de bon sens : "Mon avis, c'est qu'Agatha Christie était avant tout là pour divertir et elle n'aurait pas aimé l'idée que quelqu'un soit blessé par une de ses tournures de phrases (...) Ça a du sens pour moi: je ne voudrais pas d'un titre qui détourne l'attention de son travail. Si une seule personne ressentait cela, ce serait déjà trop!"[1]. Dont acte. Certains s'en offusquent. Au nom de quoi ? 

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  • Covid-19 : Genève condamnée à être cancre de Suisse?

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    EAF7C927-0D7F-4165-9256-3B874E632235.JPGLa situation de Genève inquiète Berne[1]. Genève est la triste leader du nombre de contaminations au Covid-19, devançant Vaud et Zürich. Notre canton est trois fois plus touché par l'épidémie que le reste du pays. L'OFSP rappelle que la majorité des contaminations ont lieu dans les familles ou sur le lieu de travail. L'échec des autorités à juguler les cas de contamination montre clairement les limites d'un discours stigmatisant certaines minorités (les jeunes, les frontaliers), menaçant (amendes, punitions, sanctions), ou passif (la faute à la malchance selon Monsieur Poggia). A ce jour, la stratégie pour contenir les contaminations échoue. Pourquoi ? 

     

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  • Stop à la stigmatisation "des jeunes"

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    logo200.pngDans Le Matin Dimanche, le magistrat de la police et de la santé Mauro Poggia s’en est pris aux jeunes. Il a mis en garde contre la tenue de "rave parties" les interprétant comme "zones de non-droit" et a déclaré qu'il y a : "de plus en plus de groupes de jeunes, sur le territoire genevois, qui n'ont aucun respect pour l'autorité". Cette façon de stigmatiser les jeunes n'est pas acceptable. 


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  • Un premier août pour se souvenir de l’avenir

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    51108324-C3B1-43D6-BC46-E831B05D9203.jpegLe préambule de notre constitution suisse est parmi l’un des plus beaux textes qui soit. C’est une grande joie de revenir se placer face à lui à l’occasion de la fête nationale. Tout d’abord, parce qu’il contient le rappel d’une transcendance. A l’heure où le court-termisme, la consommation effrénée, l’effacement de soi ou l’orgie narcissique nous oppressent, ce texte nous replace dans une histoire dont l’individu n’est pas la seule mesure. Il nous rappelle à notre existence transitoire et à notre humilité. Il nous invite à être avant tout les relais actifs d’une entité qui nous dépasse.  

     

     

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  • Menace et peur doivent laisser place aux preuves de solidarité

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    48a2298c-6002-453a-a2af-a4b3e06d2610.JPGL’obligation du port du masque dans les lieux publics est une évidence qui ne devrait pas faire débat. Pourtant, un certain nombre de citoyen-ne-s la remettent en question. Les débats sont devenus tendus et même acrimonieux à ce sujet depuis l’annonce du Conseil d’État d’obliger le port du masque dans les commerces à dater de ce mardi 28 juillet. 

    Ostensiblement, une ligne de fracture se marque entre les pro et anti masques. Cela est regrettable. Notre société n’a pas besoin d’une telle fracture, au moment où l’unité et l’engagement de toutes et tous contre la maladie et ses terribles répercussion sociales et économiques doit se poursuivre. L'important étant de parvenir à faire baisser le nombre de nouvelles contaminations.  

     

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  • L'appétit insatiable du gouvernement turc

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    116131957_10217144027144913_1036014811294155808_o.jpgComme le rappelle un communiqué de presse de la communauté arménienne de Suisse, lors de la nuit du 12 juillet 2020, l’Azerbaïdjan a lancé une attaque militaire contre le territoire de la République d’Arménie. A la clé : des pertes humaines dans les deux camps. Le gouvernement azéri a menacé de bombarder la centrale nucléaire arménienne de Medzamor, près de la capitale Érévan, ce qui équivaudrait à un crime contre l’humanité. La Turquie, dès le premier jour des attaques, a affirmé qu’elle apporterait un soutien inconditionnel à l’Azerbaïdjan. Elle a depuis réitéré cette position. Lundi 13 juillet, dans une interview,  donnée à la chaîne TRT Haber, le Ministre des affaires étrangères turc, M. Mevlut Cavusoglu a affirmé que "la Turquie est aux côtés de l'Azerbaïdjan, avec tous ses moyens".

    Selon la communauté arménienne de Suisse, des centres d’enrôlement auraient été ouverts à Afrin au Nord de la Syrie, de même qu’à Raju, pour recruter et transporter des djihadistes en Azerbaïdjan. Les Arméniens de Suisse ont demandé au Conseil fédéral de condamner fermement cette tentative de déstabilisation dans le Caucase du Sud et dans tout le Moyen Orient. Une manifestation pacifique en soutien à l'Arménie est prévue ce mardi 28 juillet à 12h à Genève sur la place des Nations. 

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  • Claquer 24 milliards pour s'envoyer en l'air dans des avions de galas ? C'est non merci!

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    Comme si le monde n'avait pas changé, comme si les menaces n'avaient pas évolué, la droite veut nous faire  croire qu'il faut absolument renouveler notre flotte d'avions de galas comme les ménages renouvellent leurs voitures ou leur téléphone portable, par "automaticité".

    Il faudrait continuer à faire ce que l'on a fait de tout temps, comme au bon vieux temps de la guerre froide où l'ennemi, le rouge, était bien identifiée, et les vaches bien gardées: acheter pour minimum 18 milliards de francs des coucous de salon pour que notre panoplie de défense soit tip top en théorie, et que nos officiers aient fière allure.

    La droite qui défend ce projet fait penser à un assureur retors qui fait une clause d'automaticité de renouvellement sur un produit obsolète. En gros, vous continuez à payer jusqu'à la fin de vos jours pour quelque chose dont vous n'avez jamais eu besoin mais pour lequel de beaux parleurs vous assurent que "l'on n'est jamais trop prudents" et que ce n'est pas si cher payé. A cette rhétorique dépensière il est temps de dire STOP. 

    La droite qui mégote sur les dépenses sociales est au garde à vous devant les lobbys de l'armement. Mais le monde change, même si certains ne l'ont pas vu venir. Les défis actuels sont sociaux, économiques, écologiques. Et la sécurité n'est pas l'affaire de turbo-réacteurs, mais de proximité. Défendre l'achat de nouveaux avions de luxe dont l'inutilité est démontrée, c'est mener une guerre de retard. 

     

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  • Pour le respect des travailleuses et travailleurs étranger-e-s !

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    RYEQfFBxWmzizIE-800x450-noPad.jpgNazanin est née en 1991. Plus connue sous son deuxième prénom Helia, elle a vécu à Genève avec ses parents de 2000 à 2004. Elle est retournée en Iran, puis est revenue en Suisse en 2011 pour y faire des études d'infirmière à la HES-SO de Neuchâtel. Elle a reçu son diplôme en 2017. Depuis, elle a obtenu divers emplois dans son domaine professionnel, sans jamais se voir octroyer un permis de séjour. Aujourd'hui, elle est menacée d'expulsion, alors qu'elle était en première ligne durant la crise du Covid-19. Une pétition a été lancée pour que les autorités interviennent. [1]


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