sylvain thévoz

  • Menace et peur doivent laisser place aux preuves de solidarité

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    48a2298c-6002-453a-a2af-a4b3e06d2610.JPGL’obligation du port du masque dans les lieux publics est une évidence qui ne devrait pas faire débat. Pourtant, un certain nombre de citoyen-ne-s la remettent en question. Les débats sont devenus tendus et même acrimonieux à ce sujet depuis l’annonce du Conseil d’État d’obliger le port du masque dans les commerces à dater de ce mardi 28 juillet. 

    Ostensiblement, une ligne de fracture se marque entre les pro et anti masques. Cela est regrettable. Notre société n’a pas besoin d’une telle fracture, au moment où l’unité et l’engagement de toutes et tous contre la maladie et ses terribles répercussion sociales et économiques doit se poursuivre. L'important étant de parvenir à faire baisser le nombre de nouvelles contaminations.  

     

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  • L'appétit insatiable du gouvernement turc

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    116131957_10217144027144913_1036014811294155808_o.jpgComme le rappelle un communiqué de presse de la communauté arménienne de Suisse, lors de la nuit du 12 juillet 2020, l’Azerbaïdjan a lancé une attaque militaire contre le territoire de la République d’Arménie. A la clé : des pertes humaines dans les deux camps. Le gouvernement azéri a menacé de bombarder la centrale nucléaire arménienne de Medzamor, près de la capitale Érévan, ce qui équivaudrait à un crime contre l’humanité. La Turquie, dès le premier jour des attaques, a affirmé qu’elle apporterait un soutien inconditionnel à l’Azerbaïdjan. Elle a depuis réitéré cette position. Lundi 13 juillet, dans une interview,  donnée à la chaîne TRT Haber, le Ministre des affaires étrangères turc, M. Mevlut Cavusoglu a affirmé que "la Turquie est aux côtés de l'Azerbaïdjan, avec tous ses moyens".

    Selon la communauté arménienne de Suisse, des centres d’enrôlement auraient été ouverts à Afrin au Nord de la Syrie, de même qu’à Raju, pour recruter et transporter des djihadistes en Azerbaïdjan. Les Arméniens de Suisse ont demandé au Conseil fédéral de condamner fermement cette tentative de déstabilisation dans le Caucase du Sud et dans tout le Moyen Orient. Une manifestation pacifique en soutien à l'Arménie est prévue ce mardi 28 juillet à 12h à Genève sur la place des Nations. 

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  • Claquer 24 milliards pour s'envoyer en l'air dans des avions de galas ? C'est non merci!

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    Comme si le monde n'avait pas changé, comme si les menaces n'avaient pas évolué, la droite veut nous faire  croire qu'il faut absolument renouveler notre flotte d'avions de galas comme les ménages renouvellent leurs voitures ou leur téléphone portable, par "automaticité".

    Il faudrait continuer à faire ce que l'on a fait de tout temps, comme au bon vieux temps de la guerre froide où l'ennemi, le rouge, était bien identifiée, et les vaches bien gardées: acheter pour minimum 18 milliards de francs des coucous de salon pour que notre panoplie de défense soit tip top en théorie, et que nos officiers aient fière allure.

    La droite qui défend ce projet fait penser à un assureur retors qui fait une clause d'automaticité de renouvellement sur un produit obsolète. En gros, vous continuez à payer jusqu'à la fin de vos jours pour quelque chose dont vous n'avez jamais eu besoin mais pour lequel de beaux parleurs vous assurent que "l'on n'est jamais trop prudents" et que ce n'est pas si cher payé. A cette rhétorique dépensière il est temps de dire STOP. 

    La droite qui mégote sur les dépenses sociales est au garde à vous devant les lobbys de l'armement. Mais le monde change, même si certains ne l'ont pas vu venir. Les défis actuels sont sociaux, économiques, écologiques. Et la sécurité n'est pas l'affaire de turbo-réacteurs, mais de proximité. Défendre l'achat de nouveaux avions de luxe dont l'inutilité est démontrée, c'est mener une guerre de retard. 

     

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  • Pour le respect des travailleuses et travailleurs étranger-e-s !

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    RYEQfFBxWmzizIE-800x450-noPad.jpgNazanin est née en 1991. Plus connue sous son deuxième prénom Helia, elle a vécu à Genève avec ses parents de 2000 à 2004. Elle est retournée en Iran, puis est revenue en Suisse en 2011 pour y faire des études d'infirmière à la HES-SO de Neuchâtel. Elle a reçu son diplôme en 2017. Depuis, elle a obtenu divers emplois dans son domaine professionnel, sans jamais se voir octroyer un permis de séjour. Aujourd'hui, elle est menacée d'expulsion, alors qu'elle était en première ligne durant la crise du Covid-19. Une pétition a été lancée pour que les autorités interviennent. [1]


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  • Utiliser le Covid-19 comme un accélérateur

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    186caafc-954e-4a94-9631-0289e35d028d.jpgSelon un article paru dans le journal Le Monde du 10 juillet, les « experts » interrogés par les médias sur le Covid-19 et ses conséquences étaient à 80 % des hommes.[1] Cette absence de parité est le fruit d’une longue histoire : les femmes ont, pendant des siècles, été exclues du monde de la connaissance, mais aussi de l’espace public. Pensez à la crise, évoquez les figures ayant occupé l'espace médiatique ces derniers mois, et vous verrez une longue galerie masculine se dérouler.[2] 


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  • Un été pas comme les autres

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    XSJZ5098.jpegLe Covid-19 bouleverse nos habitudes et nos rythmes sociaux. Quel visage aura notre ville cet été? Les Genevois-es partiront-ils à l'étranger en vacances ou, crise économique et sociale oblige, resteront-ils davantage à Genève? Les personnes migrantes, indispensables à l'économie genevoise, qui traditionnellement privilégient le retour au pays pour retrouver leur famille durant la saison estivale, prendront-ils le risque de voyager au loin ?  Prendront-ils le risque de s'exposer à une mise en quarantaine à l'aller ou/et au retour, aux risques sanitaires liés? Les difficultés économiques vont rendre tout déplacement plus onéreux. Cela va contraindre de nombreuses personnes à ne pas bouger. Cela risque de changer le visage de notre ville et exiger davantage de réactivité de l'administration et des associations, à une période de l'année où, traditionnellement, tout ralentit. 


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