sylvain thévoz

Topo Thévoz

  • Le ministre de la santépolice perd les pédales

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    cyclisme,vélo,démocratie,manifestationLe lundi 18 mai, une manifestation spontanée a réuni plus de 2000 cyclistes en soutien à la politique du Conseil d’Etat d’ouvrir de nouvelles pistes cyclables en lien avec le COVID-19. Le magistrat Poggia s’en est trouvé fort marri et a haussé le ton suite à celle-ci, menaçant indistinctement d’amendes les personnes qui y étaient présentes. Le Grand Conseil, le Conseil municipal de la Ville de Genève, les chambres fédérales ont pourtant pu siéger. Pas les cyclistes. Le droit de manifester est ainsi gelé pour certain-e-s et autorisés pour d'autres. L'exercice des droits démocratique serait-il uniquement à disposition des élu-e-s?

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  • Donnons de la voie !

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    IMG_8574_2.jpgLa décision des autorités cantonales et municipales de créer de nouveaux aménagements cyclables en urgence ces derniers jours afin d’accompagner la sortie du semi-confinement a provoqué une levée de boucliers de la part des pro-voitures. Pourtant, si ces pistes n’avaient pas été tracées, le risque de report modal sur la voiture aurait entraîné un chaos total du système de transport. C’est une décision pragmatique et efficace que les autorités ont prise et qui va dans le même sens que celles de nombreuses capitales européennes (Paris, Bruxelles, Milan, Paris).

     

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  • L'arbitraire policier : arme de confinement massive ?

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    3118459E-667C-4690-B225-99515ACDB35A.jpegA Genève, ces derniers jours et semaine, des personnes qui distribuaient des aliments de première nécessité ou appelaient à une société plus solidaire #appel4mai ont été arrêté, menottés et amendés. Certains ont été menacés d'être traîné devant le procureur général et sont dans une lourde incertitude quant à leur sort. 

    La dérive répressive policière est inquiétante. Amnesty Suisse en est même venue à demander des directives claires pour que l’expression politique dans les lieux publics soit restaurée et que l’état d’urgence soit partiellement levé.[1] 

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  • Y'en a pas comme nous ?

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    srl002.jpgLa marque Suisse a fait bonne figure lors de la pandémie nous dit Nicolas Bideau, directeur de présence suisse. Cela nous fait une belle jambe. Ce denier, sans vergogne, alors que les files de personnes s'allongent à Genève pour avoir de quoi manger, affirme que l’image de la Suisse sort renforcée de l’épidémie liée au nouveau coronavirus. Dans un entretien[1]  au journal Le Temps il égrène les domaines dans lesquels notre pays (y’en a pas comme nous) s’est illustré.

    L’industrie pharmaceutique : y’en a pas comme nous ! L’application qui doit permettre de retracer les personnes infectées par le coronavirus : y’en a pas comme nous ! Le système sanitaire qui n’a pas craqué et nous a évité un « bad buzz international » : y’en a pas comme nous ! Le « tennis at home challenge » lancé par Roger Federer : « un buzz mondial qui nous a profité. » Dans le même registre, le conseiller national PDC Vincent Maître s’autocongratulait de la démocratie Suisse en publiant une photo des parlementaires entassés dans un tram avec des conseillers fédéraux, en légendant : il ne doit pas y avoir beaucoup de pays au monde où l’on peut tomber à 22h passée dans un tram tout ce qu’il y a de plus ordinaire, sur une vingtaine de sénateurs et députés fédéraux, ainsi que le dernier Président de la Confédération, rentrant chez eux après une session lors de laquelle près de 60 milliards ont été voté. Y’en a pas comme nous ! Pourtant, si c’était pour s’entasser dans des trams sitôt la séance terminée, sans respecter les mesures de distance physique, ils auraient pu siéger au Palais fédéral, cela aurait fait des économies. Le coût de cette session s’est monté à 3.4 millions.

     

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  • Police et santé font-elles bon ménage?

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    58E16F76-5BD8-4EBA-BE5A-BBD665025CE6.jpegAlors que certain-e-s entament leur troisième mois sans salaires, la réponse médico-policière de l'État qui annonce un déconfinement graduel musclé et peu clair, fait craindre l'accentuation des injustices sociale. En menaçant d'amende celles et ceux qui ne se plieront pas aux injonctions d'isolement, l'État montre le bâton (article de la TDG du 30 avril titré « le médecin cantonal appelle à la prudence », où les mots recommander et contraindre sont employés comme synonyme). Cela risque surtout de conduire certain-e-s à jouer avec leur santé (et celles des autres) en n’allant par exemple pas se faire tester de crainte de se voir isolé et perdre ainsi tout revenu. Quels mécanismes de soutien l’État a pensé développer pour les personnes qui se mettront en quarantaine ?

     

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  • Solidaire plus que jamais !

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    5CB2EBD4-50E0-4656-AE5C-93E14A4A2966.jpegEn ce premier mai, le coronavirus menace. La misère sociale qui couve sous les radars médiatique encore plus. 

    Des voix s’élèvent pour nous inviter à penser l’après-crise. Des philosophes, des politiques, des médecins se projettent dans l’avenir, esquissent des modèles plus ou moins vertueux et se perdent en supputations. Les uns contredisent avec aplomb ce que d'autres annonçaient le jour d'avant avec une autorité scientifique.

    Le risque que nous font courir ces exposés d'experts est d’oublier le présent et le quotidien de centaines de milliers de personnes en crise sociale absolue. Comme si la précarité sociale n'affectait pas aussi la santé. 

    Se centrer sur la crise sanitaire escamote la crise sociale. Avant de penser le monde d’après, il nous incombe de changer le quotidien, ici et maintenant.  Dans ce contexte, ce 1er mai 2020 ne ressemblera à aucun autre.

    Son slogan : Solidarité, plus que jamais, nous invite à l’action directe.

     

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  • Réussir le déconfinement du coeur

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    fenetre-van-gogh.jpgDans toute surprise surgit un mouvement de recul, presque de crainte. Il y a  comme un murmure continu qui dit: pourquoi  moi ? Que me veut-il ? N'y a-t-il pas un piège? Il y a un lien intime entre auspicieux et suspicieux. Ce lien est tissé de défiance ou de confiance et certaines mailles ne laissent plus rien passer. Ce confinement du coeur date de bien avant les virus. 

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  • Délit de solidarité à Genève

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    topelement.jpgLe délit de solidarité est actionné à Genève. Des policiers municipaux et cantonaux sont intervenus pour stopper une opération de distribution de nourriture à 150 personnes dans le besoin. Ils ont embarqué la camionnette et les bénévoles, leur intimant d’effacer les vidéos de leur interpellation. Une deuxième distribution a eu lieu. Elle a subi le même zèle des pandores. Ainsi une association dont il est fait l'éloge à l'heure du 19H30 et qui est applaudie à 21H se fait évacuer par la police un samedi après-midi ensoleillé [1]. Est-ce que le Conseil d’État et le Conseil administratif soutiennent ces opérations punitives de la police ? Surtout, quelles mesures sont prises à Genève pour garantir le droit à l’alimentation en cette période de pandémie, alors que de nombreuses associations sont fermées ou ont dû réduire leur champ d'action? Plutôt que de sanctionner frontalement et bêtement, des solutions devraient être trouvées au cas par cas, et des appuis proposés aux personnes qui s'engagent pour apporter de l'aide. 

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  • Répondre à l’urgence sociale !

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    63575B60-AC52-43E0-858E-D2195A57BDF0.jpegL’action de la Confédération, du canton et de la Ville de Genève pour ne laisser personne de côté est fort. Pourtant, entre les décisions politiques et l’urgence de la situation sociale, il y a des écarts monstrueux. Déjà en temps normal, le non-recours à l’aide sociale est massif. Imaginez en période de pandémie, quand, du jour au lendemain, le quotidien se casse et les petits boulots nécessaires à la survie d’individus et de familles disparaissent. Les effets de communication sont nombreux, et les autorités s'évertuent à montrer qu'elles contrôlent la situation, au risque de mettre sous le tapis des éléments moins reluisants de leur action.

     

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  • Il y eut un soir, il y eut un voisin

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    683D397E-7816-42BD-8170-AE35F50D1DB4.jpegIl y eut des gens pour croire à la vie sous l’écorce

    Il y eut un soir, il y eut un voisin

    Il y eu les malades et les morts, les porteurs de lumière 

    Il y eut davantage de soutiens que de charges

    davantage de regards que de règles, de liens que de chiens.

     

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  • Menaces d'un confinement "total" : un aveu de faiblesse ?

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    F7303BD0-0228-4196-BEE3-A28547A0840C.jpegCertains menacent la population d'un confinement plus strict, "total", et s'en prennent d'une manière indistincte à toutes celles et ceux qui sortent, continuent d'aller dans les parcs et sur les quais pour prendre soin de leur santé physique et psychique. Cette manière de mettre la pression sur des citoyen-ne-s qui respectent pourtant les normes sanitaires en vigueur (distance de 2m, pas de regroupement à plus de 5) rajoute de l'angoisse à l'angoisse et met la pression sur des pratiques individuelles plutôt que de développer des solutions pragmatiques et accroitre les ressources collectives. 

    Alors que la population est sous une extrême pression, soumise à un stress puissant, que la crise sanitaire, sociale, économique est extrême et demande une union sacrée;  ces menaces risquent de provoquer davantage de divisions, d'oppositions... et renforcer encore davantage les inégalités sociales. 

    Alors certes, oui, il y a des personnes qui ne respectent pas encore assez les normes en vigueur. Avant de menacer de verrouiller les parcs et les quais et de punir tout le monde, ne serait-il pas de bon ton de mieux informer et de renforcer les patrouilles de terrain? L'autre jour dans un parc, un groupe d'expat' en tenue fluo faisait de la gym intensive en hurlant. C'est énervant. C'est criminel. Faut-il pour autant fermer le parc pour tout le monde? A-t-on pris soin de leur décliner les recommandations sanitaires, et ce dans différentes langues ?

    Les jeunes : boucs émissaires faciles

    Certains s'en sont pris aux jeunes, boucs émissaires faciles. Un mélange de commérage et de délations sur les réseaux sociaux a conduit à les stigmatiser en bloc. Pourtant des scouts ou d'autres associations de jeunesse se sont organisés partout en Suisse pour amener de l'aide. Les jeunes sont un des moteurs de solution et d'entraide à cette crise actuellement.

    L'économie : point noir de la lutte pour la santé

    En parallèle, ça s'entasse à plus de 40 dans les open space bancaires... ce qui ne fait pas réagir davantage notre gouvernement. Rappelons qu'à l'échelle suisse, les chantiers sont toujours ouverts, et que les caissières des supermarchés n'ont pas le droit de porter de masque. On aimerait beaucoup, plutôt que de stigmatiser les groupes sociaux les plus visibles dans l'espace public, que l'État prenne davantage soin de renforcer les contrôles dans les entreprises, protège les travailleuses et travailleurs exposés à de forts risques sanitaires, et renforce les bonnes pratiques.

    L'État lui-même se doit d'être exemplaire. Or, des policiers dénoncent le fait de devoir s'entasser à trois dans leur voiture ou à plus de dix dans les postes de police confinés, sans matériel de protection adéquat. On souhaiterait que le gouvernement prenne davantage soin de protéger son personnel, respecte lui-même les mesures sanitaires en vigueur, plutôt que de menacer à grande échelle la population d'une manière indistincte. 

     

     

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  • Le 5 avril : Justice sociale et transition écologique!

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    IMG_0508.jpgEn cette période difficile, nos pensées vont à celles et ceux qui luttent pour maintenir à flot nos institutions et sont au front pour faire fonctionner notre système de santé ainsi que notre
    approvisionnement et notre sécurité.
     
    Nos pensées vont également à toutes celles et ceux qui
    sont touché-e-s dans leur santé par le virus ainsi qu’à leurs proches.
    Malgré la situation extrême dans laquelle nous nous trouvons,
    le 2 ème tour des élections au Conseil administratif est maintenu.
    Plus que jamais il est important de nommer des représentant-e-s à la hauteur des enjeux. Dès lors, les 4 candidat·e·s Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez se présentent sur la liste n°1.

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  • Tu veux être à la hauteur ? Garde tes distances!

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    90526058_10157901069091826_3303603730716295168_n.jpgPlus que jamais, notre responsabilité est requise. Pas de place pour la polémique. Pas de place pour les privilèges. Pas de place pour la panique. Il nous revient de suivre et appliquer les recommandations officielles et d'être solidaires envers les plus fragiles d’entre nous en... marquant nos distances physiques, tout en étant attentif à ce que personne ne demeure isolé. 

    Mobilisons nos énergies et ressources pour franchir collectivement ce terrible défi sanitaire et social. Protégeons-nous. Protégez-vous. Protégeons-les. C’est l’affaire de toutes et tous. C'est notre geste décisif pour soutenir toutes celles et ceux qui mettent en danger leur santé dans les hôpitaux, au sein du service public, pour garantir la santé et le bien de toutes et tous. 

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  • Protégez-vous. Protégeons-nous. Protégez-les.  

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    images.jpgLa ruée sur les magasins est forte. Les sites de vente en ligne, de LeShop.ch à Digitec Galaxus, connaissent une hausse sans précédent du nombre de commandes, provoquant des délais jamais vus. «Nous recevons actuellement autant de commandes que lors du Black Friday 2019, et en raison de la ruée sur nos boutiques en ligne, nous avons 35 000 commandes en retard», détaille un porte-parole de Migros.[1] La ruée sur les magasins provoque des vidages de rayons, et les vagues successives de client-e-s mettent en danger la santé des caissiers et caissières, des travailleurs et travailleuses qui sont en premier ligne pour répondre à la demande. La surconsommation des un-e-s met en danger la vie des autres. Pourtant, nulle pénurie. 

     

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  • Comment faire campagne avec le coronavirus ?

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    14088231730_55761a10cf_b.jpgIl faut s'approcher des gens en gardant ses distances. Cette invitation paradoxale n'est pas simple à tenir quand naturellement, en campagne, on est porté par le désir de convaincre, l'envie de partager, le souhait précisément de se rapprocher de l'autre pour s'en faire mieux connaître et développer ses idées. 

    On va pour serrer la main... on se reprend de justesse: pas de ça ! On va pour une bise... et demeure suspendu à mi-chemin. Il est intimé de ré-inventer la bonne distance. 

    Triste réflexe : on se lèche le pouce pour séparer deux flyers. Ce qui semblait  simple auparavant fait désormais office de repoussoir. Déjà que l'autre lorgnait d'un air suspect ce flyer ayant passé dans des mains inconnues... mais lécher un papier, c'est devenu immonde (criminel?). Un flyer ça pouvait encore passer, mais un flyer ensalivé ? - ENSALIVÉ? Jamais. Autant mourir. Faut plus lécher les tracts. Évidemment. 

     

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  • Des défis majeurs pour les villes

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    PROD_LV_AFFICHES PS-VERTS_F4-1.jpgLes villes sont l’échelon institutionnel le plus proche des habitant·e·s. Paradoxalement, elles ont peu de compétences décisionnelles, en particulier à Genève. Leur force et leur légitimité se trouvent dans l’action de proximité pour renforcer la cohésion sociale et l'inclusion de toutes les composantes de la population. Cet équilibre se concrétise également par un aménagement urbain respectueux du cadre de vie des gens.

    Aux défis de justice sociale s'ajoutent ceux générés par les dérèglements climatiques.

    Ses effets néfastes ont un fort impact sur les populations urbaines ; davantage encore sur les personnes défavorisées sur le plan socioéconomique.

    Les villes doivent préserver et consolider leurs compétences, leurs ressources et leur capacité de mobilisation et d’innovation pour faire face à ces enjeux. A elles également d’interpeller fortement les échelons insti- tutionnels supérieurs, ainsi que le secteur privé lorsque c’est pertinent.

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  • Le virus ou la vie ?

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    76c387532194999f5e7095cfdcc0f2fa.jpgAlors que le coronavirus a débarqué en Suisse et que la décision du Conseil fédéral d’interdire tout rassemblement de plus de 1'000 personnes, fait trembler l’économie et suscite un mouvement de peur diffus, il est important de garder la tête froide, appliquer et faire appliquer les consignes de sécurité. Mais il ne s'agit pas, comme des bandits de grand chemin de dire : "le virus ou la vie" et de paniquer dès qu'un-e voisin-e éternue dans son coude, ou renfile dans sa manche, mais bien d'inclure la possibilité du virus dans nos vies, et tirer rapidement les enseignements politiques de cette crise. 

     

     

     

     

     

     

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  • Des zones de rencontre? - La droite n'en veut pas!

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    Unknown.jpgLa majorité de droite du Grand Conseil (PLR-PDC-MCG-UDC) a refusé la pétition lancée en mars 2019 par l’association Actif-TrafiC, présente en Suisse depuis plus de 25 ans et qui milite pour la mobilité douce, la mobilité d’avenir et les transports publics. La droite refuse de promouvoir une politique favorisant la mobilité, respectant l’ordonnance sur la protection de l’air (OPair) et l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) et améliorant la sécurité et la santé des Genevois-es.  

    Cette pétition demandait quelque chose de très simple, et qui est déjà largement répandu dans d’autres villes de Suisse: que le Canton et la Ville de Genève établissent un plan de développement et de réalisation des zones de rencontre dans l’objectif de réduire le bruit, les nuisances et l’insécurité liés au trafic routier et d’ainsi créer des espaces de convivialité dans les quartiers. Elle demandait un doublement du nombre de zones de rencontres en 10 ans, soit d’ici... 2030. Cet objectif était modeste et parfaitement réalisable. L’accent aurait été mis sur les zones sensibles où il y a des écoles, des EMS, des commerces de proximité, etc.

    Cette pétition découlait en droite ligne de la LMCE (Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée), acceptée en votation populaire en juin 2016 par plus de 67% des votant-e-s. Cette loi stipule qu’en zones 1 et 2, la priorité d’aménagement et de gestion du trafic est donnée à la mobilité douce et aux transports publics. La vitesse en zone 1 est au maximum de 30 km/h. L’accès à ces zones pour les autres modes de transport est restreint, les zones à priorité piétonne sont favorisées. La loi ancre une volonté pour le développement des zones de rencontre. Il est grand temps de la mettre en oeuvre, de passer à l’action afin de respecter cette votation populaire. La population a également voté en faveur de l’initiative 144 « Pour la mobilité douce (initiative des villes) » en 2016.... mais la droite a dit NON ! 

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  • Comment obtenir davantage de verdure et de liens sociaux dans les quartiers?

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    89603630_o.jpgRécemment, en commission des pétitions du Grand conseil, nous avons étudié une demande très simple et fondamentale de la population : la création de places publiques dans les quartiers. Quelque chose de si fondamental que c’est d’ailleurs un droit constitutionnel, celui du droit à un environnement sain (art.19 de la Constitution genevoise). Cette pétition demandait que le bruit, les nuisances et l’insécurité liés au trafic routier soit réduits. Elle demandait de créer des espaces de convivialité et de respiration citoyenne dans des quartiers définis, que des places publiques soient aménagées avec des bancs, des tables et de vrais arbres apportant ombre et fraîcheur. Résultat... demande balayée par la majorité de droite ! 

     

     

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  • Pourquoi l'UDC ne veut-il pas d'une loi anti-homophobie ?

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    1520C33C-E575-4450-93B7-6F1B6C3EA440.jpegPourquoi l'UDC est-il opposé à l'extension de la norme pénale antiraciste à l'homophobie sur laquelle le peuple suisse votera ce dimanche? La réponse est que certains élus UDC sont tombés sous le coup de l'article 261bis du code pénal.

    L'UDC compte en tout cas deux élus nationaux qui ont été traduits en justice en application de l'article 261bis du code pénal. Jean-Luc Addor[1] conseiller national UDC valaisan et ancien juge(!) avait été reconnu coupable de discrimination raciale pour un message posté en août 2014 sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook. Il avait écrit «On en redemande!» quelques minutes après une fusillade mortelle dans une mosquée du canton du Saint-Gall. L'UDC valaisan avait ensuite tenté de se justifier en attaquant... la justice (!) affirmant que la justice valaisanne était instrumentalisée par les barbus les plus radicaux.[2] L'UDC a finalement prétendu que le jugement était «politique» et que Jean-Luc Addor avait été condamné «pour tout son engagement politique contre l’islamisation de la Suisse et de l’Europe», mettant en doute l’indépendance de la justice valaisanne. La dernière défense de ceux qui bafouent la justice, c'est en général de s'en prendre à elle. 

    Comment peut-on être condamné pénalement et prétendre toujours représenter la collectivité? L'UDC manifestement ne s'embarrasse pas de ce genre de détails. A chacun-e de juger ce qu'il reste du devoir d'exemplarité d'un élu quand il la foule aux pieds. Pour Erich Hess également, l'article 261 bis a fonctionné comme un révélateur. Pour rappel, le candidat au conseil national UDC, défendu par Yves Niedegger, conseiller national UDC genevois, avait parlé de «nègres qui dealent». Les jeunes Verts et la Jeunesse socialiste l’avaient accusé de racisme. Erich Hess s'était caché derrière sa toute neuve immunité d'élu pour échapper au verdict. Or l'immunité d'un élu ne peut être le droit de faire ou dire n'importe quoi. Cette affaire avait ramené sur le devant de la scène une déclaration d'Ueli Maurer alors président de l'UDC qui s'exprimait ainsi : " tant que j'utilise le mot nègre, les caméras restent sur moi"[3]. Ce n'est pas pour rien que l'UDC déteste l'article 261bis. 

    Ce dimanche, l'UDC s'oppose à l'extension de la norme pénale à l'homophobie. Non pour défendre la liberté de parole ou la démocratie, mais pour garder ses abus impunis et se protéger elle-même de la démocratie. Ce parti sait très bien que si la norme pénale passe, les chances que l'on retrouve l'un ou l'autre de ses élus devant les tribunaux sitôt cette extension validée sont réelles, car la haine, l'intimidation et le dénigrement est consubstantiel à la politique menée par ce parti. Ce n'est pas pour rien que l'UDC déteste l'article 261bis. 

     

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