sylvain thévoz

Topo Thévoz

  • Une initiative contre la crise

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    fiscalité,richesses,durabilité,social,santé,emploiL’initiative cantonale « Pour une contribution temporaire de solidarité sur les grandes fortunes » prévoit la mise en place d’un impôt temporaire de solidarité sur la part des fortunes imposables qui dépasse 3 millions de francs, afin de permettre aux collectivités de faire face aux conséquences de la crise. Cette initiative, portée par toute la gauche et les syndicats vise à renforcer la classe moyenne, les petites et moyennes entreprises. La population est invitée à la signer largement. https://www.ps-ge.ch/wp-content/uploads/2021/09/IN-FISCALE.pdf

     

     

     

     

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  • La charité sans les droits, ça ne marche pas !

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    E139B306-B7E8-47F3-A311-72AD6FB37320.jpegNoël approche. Cette période est traditionnellement propice à des reportages souvent larmoyant au sujet des personnes à la rue, des aînés isolés, des familles monoparentales, etc., Ces derniers mettent en valeur des initiatives individuelles venant en aide à ces pauvres avec force soupes populaires, dons de vêtement, atténuant l’extrême précarité de leurs situations. Si ces actions rappellent à certains l’époque des dames Patronnesses, pour d'autres elles palient aux manquements de l'État et à une certaine banalisation de la pauvreté.

    Ainsi se métamorphose la cruelle réalité quotidienne en belles histoires de Noël ramenant un peu d’humanité dans ce monde injuste, suscitant de l'empathie et atténuant la violence de notre société.

    Cette générosité est décriée par certain-e-s comme étant de la charité, et cette « charité » comme fondamentalement condescendante. Elle escamoterait l’essentiel : il faut donner des droits aux plus précaires, et s’assurer qu’ils puissent les exercer. La « charité » comblerait surtout et uniquement celui qui donne. Elle ne serait ni durable, ni digne. Comme l’Homme ne se nourrit pas uniquement de rations de survie ni ne se vêtit d’habits de seconde mains, mais de la défense de ses droits et de la dignité de leur exercice, cette charité est considérée comme une compensation temporaire donnée aux pauvres, alors qu’il faudrait lutter durablement contre la pauvreté à sa racines.

     

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  • Rasons les voitures que l'on voie la ville

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    E2979BD3-9456-4058-AE1A-63A0D79B2AE3.jpegDans les années 80, une expression surgissant entre Lausanne et Genève disait tout du désir d'émancipation d'une jeunesse étouffant : Rasez les Alpes que l'on voie la mer. Aujourd'hui, les habitant-e-s des villes disent: rasons les voitures, que l'on voie la ville.

    Parce que l'on n'en peut plus, des autoroutes urbaines, du volume pris par ces boîtes de métal aux agressives accélérations, de leurs pets méphitiques, trajectoires écrasantes, de leurs excès continus des vitesses, des atteintes à la santé et à la vie des plus fragiles qu'elles occasionnent, sur les routes et leurs bordures.

    Chaque année apporte son lot d'aînés, de piétons, de cyclistes abimés ou tués. Mais si tous ne meurent pas, les autres sont terrorisés, ayant intériorisé la menace au coeur de leur quotidien, comme si cela était normal.

    La phrase la plus prononcé par un parent à son enfant est : Attention à la route, reviens, tiens-moi la main.  Impossible de laisser 5 mètres de distance à ses gamins ou jouer dans la rue; d'éviter que les aînés soient contraints à des détours épuisants pour emprunter un maigre passage piéton où ils ne seront même pas sûr d'être en sécurité. Et si un sémaphore en règle le passage, ils seront contraints de presser le pas pour, chronomètre en main, avoir juste le temps d'arriver sur l'autre rive, avant que le flot rugissant ne balaie tout sur son passage.

    Marre du Moloch.

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  • Halloween machin chose

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    halloween-2870607_1920.jpgPréparation de breuvage à la citrouille, défilés de déguisements abominables, animations artificielles au coin d'un faux feu, déguisement de son animal de compagnie, Halloween revient comme chaque année nous hanter avec son kitsch commercial illimité. Chaque année, rebelote, cet avatar grotesque de fête prend davantage d'importance : toiles d'araignées factices, vieilles ouates et citrouille fluo font "décoration" dans quantité de commerce, du garage au coiffeur en passant par l'esthéticienne et le bar du coin. 

    Aucune pitié ni pour la créativité ni pour la simplicité, tout cela est tartiné d'un anglais approximatif, enseveli sous des montagnes de bonbons, de chocolat, de dégueulasseries en plastique. Pour faire passer la pilule, s'la jouer plus cool et amerloque, du beurre de cacahuètes et de la confiture de fraise sont de rigueur. Pauvre de nous. 

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  • Une simple épidémie de charité

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    49212AFD-AB0D-4668-A695-521C10C16A21.jpeg

     

     

     

     

     


    Si seulement

    il y avait 

    épidémie de charité 

    une simple

    contagion de bonté

    S'il y avait

    une

    féroce attaque de générosité, jusqu'aux gènes 

    À l'adn même : un virus dans la moelle  

    si l'entraide avait

    un R+1 croissant follement

    et moins et toujours moins d'anticorps

    plus du tout traces de barrières 

    fondements meubles comme du savon

    avec une exponentialité astronomique l'empathie 

    à faire frissonner bourses, peurs, griffes, insécurités 

    un vaccin à la haine : quelques bonnes suggestions de lecture

    fin de l'opposition entre les pillules et Platon 

    pharmacopée : Char, Weil et quelques comptines

    pour tout kit de survie l'enfance 

    Et si 

    on s'en sortait toutes et tous

    sans laisser personne à la traîne  

    ensemble?

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  • Réveille-toi Saint-père

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    Saint-père vous avez lu les nouvelles ?

    - Non, que s’est-il passé encore, on ne me dit jamais rien.

    Un rapport dénonce le fait qu’en France il y a eu 216'000 personnes victimes de pédocriminalité depuis 1950.

    - Que dites-vous ? Je ne vous entends pas bien.

    Une commission estime à 216'000 le nombre d’enfants et d’adolescents victimes de clercs et de religieux depuis 1950 en France.

    - 216'000, ça alors! 

     

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  • Loin du foot business

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    78D0140B-C3EA-4E46-AA1B-3E4CE6FBB62F.jpegSamedi dernier, lors du match de football entre le Servette et Lausanne sport à la Praille un gamin a fait irruption sur le terrain, traversant toute la pelouse en courant pour ... aller faire un selfie avec l'attaquant Kyei. Le match a été suspendu pendant quelques secondes dans une ambiance surréaliste. Le joueur s'est prêté de bon coeur et avec beaucoup d'humour à l'exercice, collant son visage à côté de l'enfant-intrus permettant à ce dernier d'avoir un inoubliable souvenir.

    Bravo au joueur, Kyei d'avoir joué le jeu et être sorti du sérieux de son métier (marquer des buts) pour marquer les esprits par un geste sympa et compréhensif.

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  • L'UDC sous la ceinture

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    IMG_0509.jpgL’ancien conseiller national UDC Christoph Mörgeli a signé dans la Weltwoche, officine de ce parti, un article de 4 pages traînant dans la boue le conseiller fédéral Alain Berset. Réchauffant une vieille histoire de liaison extra-conjugale, son objectif était clair : salir le Conseiller fédéral en tapant sous la ceinture. La presse romande a suivi docilement l’UDC dans le caniveau, voyant un intérêt public là où il n’y avait que manœuvre politique. Le thème a fait la manchette de la Tribune de Genève. Pour quel intérêt ? On s’en moque bien de savoir avec qui couche Berset. Chacun-e à le droit de gérer sa vie privée comme il l’entend. Cet épisode illustre par contre bien à quel niveau l’UDC place le débat public. La gestion de la pandémie est un casse-tête, les taux d’infection inquiétants, les décisions politiques difficilement acceptées par la population. L’UDC propose … d’aller fouiller dans la culotte de notre ministre de la santé. A ces méthodes d’apprentis paparazzis vivant du scandale qu’ils créent, une seule réponse possible : le mépris et le refus de laisser ramener la vie politique suisse à un épisode de la série Sex/life.

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  • mariage pour tous : pourquoi tant de haine ?

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    mariage pour tous,égalité,haine,droitsUn quatrième drapeaux a été arraché par un indélicat. Pas de traces, pas un mot, à chaque fois un arrachage sauvage. Lors du vol du drapeau 2, j'ai juste pu voir un bougre emporter le drapeau en lui criant 'voleur voleur'. Peine perdue. Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi vouloir à ce point invisibiliser l'opinion d'autrui? Petit voleur de drapeau, qu'est-ce qui te fait tellement mal à la vue de ces couleurs arc-en-ciel  ?

    Des affiches sont également arrachées dans la rue, des personnes salies dans leur identité. La campagne des opposants dénigre et veut semer le doute, avec des amalgames absurdes entre mariage-GPA-PMA, de sinistres outrances langagières. Drôle de manière de faire vivre et respecter le débat démocratique. À cours d'arguments, les opposants puisent dans leur virulence une énergie noire pour réduire au silence l'opinion et le droit d'autrui à aimer qui il/elle veut.

     

     

     

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  • Toute honte bue ?

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    afghanisan,talibansLe Conseil fédéral a choisi de laisser des humains s'entasser dans une impasse menant à un aéroport en détournant le regard. Talibans dans le dos, État islamique sur les flancs, compte à rebours lancé. La trappe se refermera le 31 août. Quelques uns seront sauvés par d'autres. La loterie au milieu du cauchemar. On assiste au tri à distance, comme des voyeurs. 

    Dans un journal genevois, un journaliste indépendant s'indigne que l'on puisse parler de honte pour qualifier la décision du Conseil fédéral de laisser les candidat-e-s afghan-e-s au départ sur le tarmac. Quelques jours après sa tribune, des explosions à l'aéroport de Kaboul tuent plus de 170 civils et 13 militaires américains. Des humains réduit en charpies volent dans tous les sens. Mais ce ne serait pas notre histoire, pas de notre ressort, circulez il n'y a rien à voir, il dit. 

    Le journaliste indépendant a déroulé son laïus nationaliste rejoint par un élu UDC dans le journal Le Temps sur le refus de se laisser culpabiliser, caressant dans le sens du poil celles et ceux qui pensent que la violence et le meurtre ne nous concernent plus dès que l'on dépasse un seuil de kilomètres. 

    Éloge de l'égoïsme : les "bons suisses travailleurs" n'ont pas à se sentir redevable de celles et ceux qui s'entassent pour accrocher un improbable avion afin de fuir le bain de sang. Le journaliste indépendant et l'élu UDC attaquent au passage la gauche (toujours moraliste et responsable de tout), qui ne ferait que louer les bienfaits de la migration.

    Ils opposent les gens d'ici à ceux d'ailleurs, les nôtres aux autres, dans un réflexe de repli et de rejet, comme si les hasards de la naissance et les aléas de la vie ne nous rendaient pas toutes et tous solidaires, comme si la situation au loin ne nous concernait pas concrètement au plus proche. Il est évident que l'on doit en même temps lutter contre les inégalités ici et continuer d'offrir l'asile à des personnes menacées de mort. Davantage encore, c'est peut-être à la manière dont on traite l'étranger et accueille le persécuté que l'on reconnaît comment une société considère ses pauvres...

    Mettre sur un même pied d'égalité nos conditions de vie en Suisse, la "maigreur de nos retraites", nos souffrances du quotidien, afin de délégitimer la violence radicale d'être au milieu d'une guerre sous un régime totalitaire, est immonde. La rappel d'une facture impayée ne ressemble guère au passage d'un taliban à domicile. Faire la comparaison est aussi nauséabond que de dresser le parallèle entre le port de l'étoile jaune et l'invitation vaccinale, l'établissement de mesures de prévention sanitaire et la vie sous une dictature. 

     

     

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  • Honte au Conseil fédéral !

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    aeroport-kaboul-afghanistan.jpgIl n'est pas possible d'accueillir des contingents de réfugiés afghans actuellement, a annoncé le Conseil fédéral mercredi, lors de sa première conférence de presse depuis la prise de Kaboul par les talibans [1]. Arthur Grosjean s’en félicite dans l’édito de La Tribune de Genève du lendemain [2]. Il loue le Conseil fédéral de ne pas céder à l’émotion et à la précipitation. Accueillir les afghan-e-s risquant leur peau actuellement serait… trop risqué ! Le journaliste appuie son argumentation sur  le fait que la criminalité aurait augmenté en Allemagne lors de l’accueil des immigrés syriens en 2015. C’est une erreur de jugement. Il oublie de dire que les migrant-e-s qui bénéficient de titres de séjour posent peu de problèmes, car ils ne veulent en aucun cas compromettre leur situation. L’augmentation en Allemagne de la criminalité n’était pas le fait des réfugiés syriens. Des études ont démontré les biais de certains chiffres, notamment le fait que les étrangers sont plus facilement dénoncés, et d'une surreprésentation des hommes jeunes [3] Si vraiment "la sécurité" était le motif du Conseil fédéral, accueillir 10'000 afghan-e-s est un milliard de fois moins dangereux que de confiner de "bons suisses" avec leur femme durant la période Covid.

     

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  • Afghanistan : poussons le Conseil fédéral à agir !

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    236477351_10159315429841826_6543534191724227901_n.jpgL'image de l'Occident s'est écroulée à Kaboul peut-on lire ici et là. Tant pis pour l'image des pays occidentaux. Ce qui doit surtout nous préoccuper actuellement, c'est de sauver les personnes menacées de mort en Afghanistan.

    Le pays est aux mains du sombre pouvoir des talibans. La faillite militaire américaine devrait appeler à un sursaut humanitaire. La victoire des talibans rend la situation invivable pour de nombreuses personnes qui sont de facto des cibles, des proies, pour les forces talibanes. Les messages "rassurants" de ces derniers ne doivent tromper personne. Il y a urgence à agir.  

    De nombreuses voix se font entendre pour que la Suisse accueille des réfugié-e-s afghan-e-s. Le Parti socialiste demande que la Suisse protège immédiatement toutes les personnes originaires d’Afghanistan et que notre pays soutienne un quota international de réfugié-e-s. Pour Carlo Sommaruga, conseiller aux États genevois, «la Suisse devrait accueillir 10’000 personnes vulnérables, en particulier des femmes et filles, en provenance d’Afghanistan». Il demande au Conseil fédéral : 

    • De mettre en œuvre à titre humanitaire l’accueil urgent de ressortissantes et ressortissants d’Afghanistan, en priorité des femmes et des filles et les personnes qui se sont engagés ouvertement pour les valeurs de démocratie, des droits de l’homme et l’égalité des genres, dès lors que ces femmes, ces filles et ces personnes subiront inéluctablement la répression ou la sanction pour leur engagement ou simplement leur mode de vie occidental ;
    • De prendre sans aucun délai les mesures nécessaires, s’il le faut en collaboration administrative avec les autres pays européens, pour octroyer les visas humanitaires et faciliter l’arrivée rapide de ces personnes en Suisse ;
    • De favoriser en premier lieu l’arrivée en Suisse des personnes visées au point 1 membres de familles de personnes résidant en Suisse, lorsque les familles en Suisse en font la demande ;
    • De coopérer, sans sursoir à la mise en œuvre du point 1, avec les Etats européens pour élaborer un plan d’action humanitaire en faveur des personnes dont la vie et l’intégrité physique sera menacée par les Talibans.

    Alors que le Canada s’apprête lui à accueillir 20 000 réfugiés afghans dans le cadre d’un nouveau programme d’immigration, visant les personnes particulièrement vulnérables en raison de la crise humanitaire émergente dans la région, il nous faut donner de la voix pour pousser notre Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à agir, vite. 

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  • Va-nu-pieds, va !

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    14A8A1A8-E624-445C-8256-0205AC85290D.jpegJe pensais qu'un musée était autre chose qu'une boîte de nuit, autre chose qu'un aéroport, autre chose qu'une banque. 

    Je pensais qu'un musée était autre chose qu'un commissariat de police. Non. Ils partagent  le même goût de la sécurité et l'amour des normes. Surtout, une défiance envers les va-nu-pieds. 

    J'étais au MCBA, acronyme pompeux pour le Musée Cantonal des Beaux-Arts, dans le nouveau "quartier" des Arts lausannois "Plateforme 10", qui jouxte la gare de Lausanne. Par un concours de circonstances en partie indépendant de ma volonté, qu'il serait trop long à exposer ici, j'étais devant cette noble et clinquante nouvelle institution culturelle sans groles.

    Pieds nus, curieux d'aller voir notamment le très beau travail de Sandrine Pelletier, que j'admire et une exposition de Christian Boltanski.

    Je ne pensais pas qu'un musée était pareil à une plage. Je ne pensais pas me rendre à la piscine, ni mettre mes orteils en éventail. Je ne suis pas fou. Je croyais sincèrement qu'un lieu culturel était capable d'accueillir de temps à autre un va-nu-pieds et en sourire. Ce pari était risqué. Je l'ai perdu. 

     

     

     

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  • Paul Biya semeur de troubles

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    biya,cameroun,genèveNous vivons dans une démocratie, dans un canton et une ville au rayonnement international. Si nous sommes très fiers de rappeler les principes humanitaires de Genève et la neutralité de la Suisse, nous devons également en honorer les valeurs et nous montrer à la fois responsables et cohérents dans les choix que nous opérons.

    En 2020, nous déposions une pétition[1], soutenue par plus de 15 000 personnes: des démocrates à Genève, en Suisse et ailleurs, des camerounais-es qui pouvaient légitimement craindre pour leur famille au pays. Cette pétition demandait quelque chose d'important pour le respect des droits humains, à savoir que M. Paul Biya soit déclaré persona non grata à Genève, afin de préserver l'ordre public et que Genève cesse d'être une confortable base arrière pour des dictateurs. Le signal politique était important. Malheureusement, la droite majoritaire au Grand Conseil l'a balayé invitant le potentat à poursuivre sa dolce Vita à Genève.[2]

    Suite à l'agression de M. Adrien Krause, journaliste de la RTS, molesté par les gardes du corps de M. Paul Biya, en marge d'une manifestation durant laquelle la police n'y était pas allée de main morte dans la répression des manifestants en juin 2019, l'image de Genève avait été écornée. Une indignation très large, à la portée internationale, s'était élevée.

    Des articles étaient parus dans des journaux américains et en Afrique, montrant non seulement l'indélicatesse dont faisait preuve Genève vis-à-vis de la liberté de manifester, mais aussi comment, dans sa pesée d'intérêt, elle exerçait le "deux poids, deux mesures" -  - à savoir une protection accrue de Paul Biya dans l'hôtel Intercontinental où il séjourne régulièrement versus une répression des manifestants venus démocratiquement questionner sa présence.

    Aujourd'hui, alors que Paul Biya revient à Genève dépenser un argent qui n'est pas le sien et y semer le trouble, une manifestation annoncée par les opposant-e-s à son régime est interdite[3] par la police et Monsieur Poggia. Il est à craindre que cette décision n'envenime la situation. Malgré cette interdiction des manifestant-e-s iront de l'avant. 

     

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  • Qui bloque la Ville ?

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    IMG_7269.jpgLe mouvement extinction rébellion a demandé que le Conseil fédéral déclare l'urgence climatique, sinon ils passeront à l'action. Les activistes du climat ont annoncé qu'il bloqueront la ville de Zurich pacifiquement si les autorités n'écoutent pas la communauté scientifique. Cela en a fait frémir certain-e-s... mon Dieu bloquer une ville! Des images d'embargo, de siège, de barricades ont surgi.

    Des élu-e-s se sont distancé-e-s en rappelant qu'évidemment si la cause était juste il fallait utiliser le dialogue et la concertation pour avancer. D'autres ont sévèrement condamnés, appelant presque à mobiliser les chars de l'armée pour écraser les mutins. Après avoir entendu tout cela on est descendu dans la rue. Qu'avons-nous vu?  

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  • En marge du sommet Biden-Poutine

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    201963641_10159192045246826_3449318649991298321_n.jpgAlors que les caméras du monde entier sont aujourd’hui braquées sur Genève, que les présidents de deux des plus grandes puissances mondiales se rencontrent au parc La Grange, nous souhaitons dénoncer la guerre d’agression lancée par l’Azerbaïdjan le 27 septembre dernier contre les Arméniens du Haut-Karabakh ayant causé plus de 10 000 morts de part et d'autre et alerter sur les menaces qui pèsent lourdement aujourd’hui sur le peuple arménien.

     

     

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  • Oui à un futur désirable le 13 juin

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    Nous suivrons particulièrement ce dimanche à Genève le résultat du vote populaire sur la Cité de la musique en Ville de Genève, et du projet de la Goutte de Saint-Mathieu au niveau cantonal. De ces deux votes dépendent la construction d'écoles, et donc pour partie l'avenir de notre jeunesse et de notre canton dans sa capacité à offrir des conditions d'étude adéquates aux générations futures.

    On peut en effet craindre que ceux qui refusent la Cité de la musique ne se mettent en travers du projet de future patinoire au trèfle blanc avec l'argument que c'est un gouffre énergétique et probablement qu'il suffira aussi de construire celle-ci dans des bureaux; voire que tout va très bien comme ça aujourd'hui aux Vernets. N'alimentons pas la vague du refus et du rejet. Aujourd'hui la culture en paiera le prix, demain ce sera le sport. On a déjà senti passer le vent du boulet aux Evaux, où de jeunes sportifs ont failli se retrouver sans terrains pour pratiquer leur passion et progresser. 

    La votation sur la Cité de la musique a soulevé des passions. Comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort, un vocabulaire excessif a noué écocide à criminel et des commentaires agressifs ont achevé de vitrioler à l'extrême un enjeu très concret et méritant un débat public approfondi. Faut-il bâtir ou non une école de musique et un lieu d'accueil pour un orchestre philharmonique ou faut-il les laisser dans des locaux peu adaptés ? Faut-il offrir des outils conformes aux jeunes avec des conditions de travail irréprochables en dessinant un avenir désirable ? 

     

     

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  • Le 13 juin soutenons la nature ET la culture

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    200807_parc.jpgMa conception de l'écologie n'est pas de l'opposer aux besoins sociaux et culturels. L'écologie doit se construire avec les gens mais pas contre eux. Le 13 juin, en Ville de genève, nous voterons sur le projet de la Cité de la musique. Il est faux de dire que c'est un écocide et que la coupe de 130 arbres (il y en a plus d'un million à Genève) aura quelque impact que ce soit sur le climat. Faire croire cela, c'est prendre les gens pour des imbéciles et menacer tout futur projet dès lors qu'un arbre sera en vue. 141 arbres seront maintenus sur le site, les plus remarquables et les plus anciens. Mais surtout, 260 arbres seront replantés. On a coupé 1000 arbres pour le Léman Express. Un orage a détruit une centaine d'arbres à Genève en août 2020. Il faut aller voir dans les parcs où ils sont tombés ce qui est en train d'être replanté, aménagé. La Ville de Genève y fait un extraordinaire travail.

    La nature est fait de cycle de destruction et de régénération, ou alors chaque fois qu'un troupeau de vaches pète ou que les foins sont faits, il faudra également parler d'écocide. Il nous faut regagner de l'espace sur les parkings et le bitume, pas contre une école de musique et des artistes. Ce qui me dérange, c'est la virulence de certains de jouer le climat contre la culture, les arbres contre le social et l'éducation, en s'opposant à des projets d'intérêts publics. Ce n'est pas une honte de réaménager des espaces verts. J'ai grandi à la campagne. Petit-fils de paysan, j'ai côtoyé ceux qui connaissent la terre et sa dureté, en vivent. Certains demeurent ahuris par le toupet de ceux qui parlent de "nature" sans y avoir jamais mis les pieds.

    Allez voir le biotope réaménagé au parc des Franchises, ce que revitalisation veut dire. Là aussi il a fallu couper des arbres. Le résultat est à la hauteur des choix opérés. Mais si chaque arbre coupé est un crime, que font les opposants pour freiner l'extension de l'autoroute qui arrive place des nations ? Que ceux qui veulent se suspendre aux arbres des Evaux pour s'opposer à un centre de formation sportif se placent devant les pelleteuses qui ravagent en ce moment un pan entier de la ville dans le tintamarre des moteurs diesel et leur silence honteux. Les autoroutes ce serait ok, et la culture et le sport, pas ok ? Le 13 juin, soutenons la nature ET la culture, faisons les avancer ensemble. 

     

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  • Cité de la musique : quel rôle pour le Canton ?

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    200807_parvis d'entrée.jpgEn date du 30 avril 2021, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d’Etat une question écrite urgente (QUE-1351)  qui a la teneur suivante : "Les habitant-e-s de la Ville de Genève voteront le 13 juin sur la Cité de la musique. Un oui permettra de rassembler sous un même toit les musicien-ne-s professionnel-le-s de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR) ainsi que 500 étudiant-e-s de la Haute école de musique de Genève aujourd’hui dispersé sur 9 sites, pas équitablement adaptés à l’enseignement. La Cité de la musique proposera également au public deux restaurants, une bibliothèque-médiathèque, ainsi qu’un espace d’exposition ouvert à toutes et tous. Le terrain des Feuillantines au nord de la place des Nations, propriété des Nations Unies, constitue une parcelle adéquate et suffisamment grande pour accueillir le projet, dont le propriétaire (l’ONU) accepte de céder la maîtrise.

    Au vu de ce qui précède, j'ai demandé au Conseil d’Etat de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

    • Certaines voix s’élèvent pour affirmer que ce projet aurait très bien pu se développer au sein du secteur du PAV. Existe-t-il actuellement, au sein du PAV, des espaces vierges qui pourraient accueillir un projet B de Cité de la musique ? Si oui, dans quel délai ?

    • Le Conseil d’Etat est-il intervenu dans les réflexions pour identifier le lieu idéal pour la Cité de la musique ?

    • Le Conseil d’Etat envisage-t-il de soutenir financièrement le projet de la Cité de la musique comme pourrait l’y inviter l’initiative cantonale 167 « pour une politique culturelle cohérente à Genève » votée à 83% en 2019 plébiscitant le fait que le canton doit s’impliquer davantage dans le champ culturel ?

    • En cas de soutien financier du canton, quels en seraient les nouveaux bénéficiaires, étant entendu que les frais de fonctionnement de l’OSR et de la HEM sont couverts ? Quels en seraient les montants ?

      La réponse du Conseil d'Etat est la suivante : 

     

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  • Solidarité avec le peuple palestinien!

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    185533075_317216776596947_1160454406849143997_n-resp480.jpgLa raison de l'explosion de violences en Israël et dans les territoire occupés? La poursuite de la colonisation et de l'état d'apartheid. Le déclencheur ? À Sheik Jarrah, à Jérusalem-Est, la spoliation des maisons de huit familles au total, soit 78 personnes dont 28 enfants menacés d'expulsion de leurs propriétés dans lesquelles elles vivent depuis plus d'un demi-siècle. Et boum : c'est l'escalade. 

    Il ne s'agit en aucun cas d'opposer un peuple à un autre, mais de dénoncer clairement l'agression d'un État dirigé par une coalition d'extrême droite perpétuant l'occupation de territoires appartenant à d'autres, grignotant de nouveaux territoires par de nouvelles colonisations, renforçant un état d'apartheid et perpétuant de multiples violations des droits humains dans l'immense silence de la communauté internationale.

    Comme le rappelle Human Rights Watch dans un rapport du mois d'avril dernier{1}, les crimes contre l'humanité doivent maintenant conduire à l'action pour mettre fin à la répression des Palestiniens.  

    Il n'y a pas d'équilibre entre les forces en présence, ni de symétrie dans ce conflit. Des jeunes manifestent dans le monde entier en criant "Palestinian lives Matter" en écho au "Black lives Matter" et ils ont raison. C'est bien le droit de vivre en tant qu'être humain, La défense de droits fondamentaux qui est en jeu. Cela nous concerne toutes et tous. Il n'y a pas de races ou de groupe ethnique qui soit inférieur à un autre. 


    Des voix s'élèvent pourtant pour dire : 'ce n'est pas votre affaire, taisez-vous' ou:  'si vous ne dénoncez pas systématiquement tous les conflits, bouclez-là sur celui-ci'. En plus, bien sûr, des récurrentes accusation d'antisémitisme qui jaillissent dès qu'il s'agit de remettre en question la politique d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et de sa sinistre coalition. Ne nous laissons pas intimider par ces critiques ni pas celles et ceux qui voudraient nous faire croire que les torts sont également partagés, qu'il y a une sorte d'égalité de la terreur, et voudraient confortablement, grâce à l'épouvantail du Hamas, renvoyer au nom de "la paix", les un-e-s sur leurs plages au soleil et les autres dans leurs camps de réfugiés, leurs prisons, afin que le nettoyage ethnique des Palestiniens puisse tranquillement continuer. Nous refusons l'endormissement des consciences ou la lâcheté du regard détourné. Plus écœurant que le bruit des bottes là-bas, il y a le silence des pantoufles ici. Un cessez le feu n'est pas un retour à la paix. Il n'y aura jamais de paix tant qu'il y aura colonisation et apartheid. Ceux qui parlent 'de la paix' oublient un peu vite que Netanyahou était celui qui appelait à la mort directe d'Yitzakh Rabin et qu'il est le fossoyeur de tout effort de paix. L'un des principaux responsables de la situation actuelle.  

    La récente position de B'Tselem publié dans le journal israélien Haaretz est à lire. Cette position de juifs progressistes et défenseurs des droits humains en Israël identifie avec justesse le noeud du problème.{2} Pour B'Tselem: "Les violences actuelles ayant cours en Israël et Palestine sont une conséquence d'une régime d'apartheid qui contrôle la région entière. Sous ce régime, la moitié de la population qui vit entre le Jourdain et la mer Méditerranée peuvent vivre une vie pleine et entière et jouir de la protection de leurs droits humains, parce qu'ils sont juifs. L'autre moitié, des palestiniens, ne le peuvent pas. La violences urbaine que nous constatons ces derniers jours est déplorable, terrifiante, et doit être condamnée avec force. Toute violence contre les civils est totalement répréhensible. Cependant la violence coule plus profondément que ce que peuvent capter les caméras. Le spectre des mesures que le régime Israélien emploie afin d'assurer une suprématie juive est intrinsèquement violente. Frappes aériennes, grenades à main sont des éléments visibles, alors que les lois, les ordres militaires, la bureaucratie, les faiseurs de lois et juges qui soutiennent le régime demeurent grandement invisibles. Restaurer l'ordre voudrait dire que les Juifs retourneront à leur vie pacifique pendant que les Palestiniens continueront à vivre sous une botte : sujets à de constantes, incessantes violences qui demeurent invisibles. Une réalité basée sur une violence organisées n'est pas seulement immorale, elle est une danger pour nous toutes et tous. C'est pourquoi  la Déclaration universelle des droits de l'homme proclame en 1948 dans son préambule : "Il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression"{3}. Nous avons toutes et tous le droit de vivre dans un régime qui assure justice, droits et devoir pour les deux peuples. Un régime qui donne à chacun-e vivant ici le droit de vivre, le droit à la sécurité, et la liberté de créer, apprendre, rêver et aimer. Nous désirons toutes et tous la vie. Pour chacun-e d'entre nous."

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