sylvain thévoz

15/12/2016

On, solidaires, ou personne pour le faire

 

 

on,personne,vie,viveOn s'assied on se voit, on  se parle.

On budgétise, on comptabilise. On planifie. On sectorise.

On avance, on reprend, on écrit. On témoigne, on rabiboche, on se goure, on poursuit, travaille la sente, jongle avec le temps, saute sur les bois roulants. 

On compose, on résiste, on s'engage, on dit non.

On dit bon, on se lance.

 

 

Quand ils n'ont que le mot coupes à la bouche. On a liens sur les lèvres.

On dit viens.

On s'enflamme.

Moins de langue de bois, plus de feu dans les mains.

On tartine son pain, cherche une simplicité, à se laisser rejoindre.

 

 

on,personne,vie,viveOn fait demeure de coquelicots et de tuiles, on se tait, on se bouge, on s'étend.

On se parle, on s’allume.

On mâchonne les cailloux, allume des bougies.

On regarde de loin, du plus près que l'on peut, ce qui là-bas déchire.

On peut peu, on peut plus, et ce que l'on peut faire, on le doit.

On sent que ça ne peut pas passer comme ça.

On écoute.

On s'alepise, épilepsise, et parfois on ne voit plus rien.

Anesthésie ou débattue. 

 

 

On avance, on essaime, prend sa chance, lance la danse.

On s’attire, on s’aimante, on se dore, se ronronne.

On s’éprend, on s’appelle, se reprend, se sourit.

On se baigne, on se tanne, on se saque, on s’étire, on respire.

Pas céder.

Du moment qu'on avance et qu'on sait: le plus beau à venir.

Pas céder.

 

 

on,personne,vie,viveOn se vit.

On fait deux, on fait meute, on fait groupe, on fait bande.

Le parti, le duo, amoureux, sur le ventre, sur le dos, la balade, sous la pluie.

Le chemin nous enseigne.  

On appuie sur les chaînes, on enfonce les pédales, on étire par le fond, les paumes posées à table.

On reprend les virages à la corde, on se calme on s’attend, on se pose, on respire, on s'entraide.

On se casque, on s'enfonce, on sourit.

 

 

Moins de cadeaux, davantage de dons. 

On s'accorde. 

On, solidaires, ou personne pour le faire. 

 

 

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24/10/2016

Foot, bière et penthotal

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C'est un match de football disputé entre des rouges et des bleus. C'est Lausanne et Sion qui s'affrontent dans le stade de la Pontaise, fidèle à lui-même depuis des décennies, toujours glacial et désert, presque en état de mort clinique.

 

Et puis il y a ce vert intense, presque fluorescent de la pelouse. Les joueurs l'arrachent par mottes en se donnant de grands coups de latte sur les tibias. Ils miment, au moindre choc, un grand éclat. Leur visage se déforme. Le stade demeure silencieux. Toujours. Tout paraît insonorisé, ouaté. Mais une fois la faute sifflée, les joueurs se relèvent rapidement, sourient d'un sourire de jeune star et trottent comme des lapins. Pareils à des enfants gourmands ayant joué un tour pendable à leur surveillant. Ils ont des petits bouts d'herbe sur le front, du rouge sur les joues.

 

A la même heure, sur les pelouses de tout le continent, les mêmes matchs, mêmes rondes: danses du scalp, accrocs, roulades, sauts de biche, enjambements, hourras et départs en trombe. La force, la jeunesse et l'argent. Qu'ils soient soixante mille ou à peine cinquante à jouir des mouvements du ballon, c'est une constante et renouvelée communion avec bières et fumigènes. Ils sont des millions derrière l'écran : un spectacle de l'éphémère.

 

Ceux qui ferment les yeux devant le spectacle

Devant la télé, il y a quatre anciens qui regardent le match en dormant. Sur la table, le Matin dimanche avec l'édito d'Ariane Dayer, qui s'insurge que l'on puisse vouloir en finir avec la vie arrivée à son terme; quel que soit son âge, que l'on puisse faire le choix d'en terminer, sans être forcément délaissé abandonné et seul, mais juste parce qu'on n'en peut plus de souffrir (physiquement, psychiquement, existentiellement) et de jouer les prolongations.

Il est étonnant que dans une société où l'individu désire décider de tout.

Il ne puisse librement décider de sa fin.

Il est étonnant, dans une société où la question du sens semble être subsidiaire à celle du rendement, que ceux qui souhaitent vouloir raccrocher les gants, se voient ainsi retenus par la manche au moment de les poser.

Il est étonnant, dans une société qui affirme la liberté de chacun, qu'une tutelle soit posée sur le droit de choisir sa mort et de disposer de son  corps.

Cela semble un peu incohérent, non ?

 

Choix de mourir : choix de vie

Pourquoi la volonté de dire: maintenant c'est fini, je tire la prise, serait-il compris seulement comme un non-choix, une option par défaut ou par dépit?

Pourquoi serait-ce l'expression d'une désespérance ou d'une souffrance extrême, et pas une affirmation de vie, de dignité et de choix : maintenant je choisis, c'est mon moment, j'ai décidé je pars.

La coupe est pleine, de la vie, il y en a eu plus qu'assez, pas besoin que le cancer me ronge comme une carotte, qu'il fore dans l'os comme une carie, et que je ne puisse même plus roter ou lever la main pour dire stop ou au-revoir.

Des matchs de foot, j'en ai trop vu. D'ailleurs, je ne les vois même plus. J'en ai marre. A quoi bon promener ma tremblote, mon poids de vie. J'ai mal du matin au soir. Et ne me demandez pas si c'est le corps ou la tête. C'est l'ensemble. Je n'ai pas peur de mourir. Je le désire même maintenant.

Certes, nous aimerions bien que la vie continue de vivre encore, comme un ruban indifférencié, cela permettrait d'occulter d'autant la mort, la grande angoisse de cette société toute propre; et de faire encore brillamment comme si elle n'existait pas, était dissoute dans le spectacle et la vitesse, sans grincements de dents, ni soif ni sens ni abandon.

Mais la mort est là, tout le temps, rayonnante, sereine, attendant son heure.

Point focal, irrésolu, porte de sortie et ouverture. 

Tache aveugle.

Affirmation de liberté, encore. 

 

Le choix d'interrompre, sans raison nécessaire

Oui, cela peu sembler fou que l'on puisse désirer mourir pour une chose futile, absurde, une extrême fatigue, voire même sans raison... ça laisse sans voix.   

Pourtant, pas besoin d'atteindre 90 ans, ni qu'une batterie d'experts, de médecins ou de juges disent ou fassent quoi que ce soit pour valider la résolution d'un être vivant qui répète : je choisis, j'en termine, merci de respecter mon choix. Je n'irai pas plus loin. Je souhaite rejoindre ma fin, filez-moi la potion.  

Dire: je pars avant la fin, parce que je décide du moment de ma fin, ce serait prématuré ou immoral?

Non.

 

Le scandale de la mort

La crainte, puisque tout se jette et s'abîme, serait que certains traitent l'homme comme un bien d'usage commun, avec une date de péremption, ou comme le pur produit d'un spectacle. Ainsi, lorsque le rang ne pourrait plus être tenu, la performance assumée, que l'usage de l'être en serait superflu ou économiquement trop lourd, on fasse comprendre à certains de débarrasser le plancher? Mais cela n'est-il pas un peu déjà le cas aujourd'hui?

Dans une société consumériste, qui prend et qui jette, cela fait scandale que ce qui vit, meurt, un jour s'achève, mais que ce qui est ancien soit dénigré, non ?

Ce cauchemar, ce spectre de l'isolement et de l'utilitarisme appliqué à l'être, ce n'est pas Exit ou la mort volontaire qui en est le porteur, c'est la société, ses valeurs dominantes actuelles (écrasantes) et la manière dont elle est habitée.

Alors on parle de lois, de cadres, on veut légiférer encore? Bien. Mais n'est-ce pas la relation et le lien qu'il s'agit avant tout de travailler. Et s'il y a une aliénation, elle n'est pas dans le vouloir mourir, mais dans la manière de vivre. S'il y a quelque chose à changer, ce n'est pas le vouloir mourir, mais la manière dont on existe.

Le malaise face à la mort demeure. Une vie ne se remplace pas en rayonnage comme une boîte d'haricot blanc. L'infini n'est pas un bien de consommation. L'infini est sans mise à jour, sans applications, sans réservations, freins, cadre, ou conscience de soi.

L'inéluctable effraie autant qu'ils fascine. Toujours plus de gens deviennent membres d'Exit. C'est une interpellation à entendre pour notre société.

 

Peut-être que vient le temps où l'on regardera les matchs de football avec une canette de bière entre les genoux et une boîte de penthotal sur la table.

Peut-être.

Et qu'il faut regarder cela en face.

 

 

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Photo : Eric Roset

Tous droits réservés: http://www.eric-roset.ch/

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19/10/2016

On n'arrête pas la vie!

Quand le CS interstar joue des matchs de football il y a désormais deux policiers municipaux qui sont présents au match. Pas pour s'occuper de questions de violence, non, ni pour faire de la sensibilisation auprès des jeunes, mais pour... faire taire les supporters.[1]

Deux plaintes pour bruit ont été reçues par la municipalité. Et voilà que se met en branle un système zélé de suppression de toute expression de vie. La police municipale s'agite, délègue des pandores sur place, fait pression sur le club, le service des sports, pour que cesse tout bruit.

Silence, on joue ! Mais faut-il vraiment que tout stade ressemble à un tombeau, sans bruit, sans joie, sans cris ? N'est-ce pas effrayant de limiter les expression de vie là où ils sont justement prévus pour !

Mais alors quoi, si les cris des enfants dans une pataugeoire m'incommodent, j'appelle le maire de la Ville pour qu'ils cessent immédiatement? Si les sons des préaux m'irritent, je fais fermer ces deniers? Et après les bars, on met des chuchoteurs devant les marchés de légumes pour que les gens achètent en silence leurs fruits et légumes, à voix basse ? (- j'aimerai vous acheter un kilo de patate s'il vous plaît.. quoi ? un kilo de patates je vous prie... - excusez-moi, je n'entends pas... - bah donnez-moi une pomme, merci !)

Et on s'excuse de vivre, de chanter et de fêter parfois un anniversaire chez soi après 22h?

La guerre au bruit, la servilité des décideurs 

Bon faut pas déconner hein, si je suis incommodé par le bruit des véhicules dans la rue, ou le dépassement constant des normes sonores en Ville à cause du trafic routier, les policiers ne se mettront pas au pied de l'immeuble pour arrêter le trafic... au mieux, ce sera du phono-absorbant sur la route, au pire du persil dans les oreilles, ou la pose de double vitrage.

Les cibles qui sont réduites au silence sont politiques... et il est plus facile et lâche de taper sur cinquante joyeux supporters que de régler la question de décollage d'avion, de trafic motorisé, qui sont les vraies sources de nuisance avec un impact négatif sur la santé de milliers de personnes.[2]

 

Laisser vivre ceux qui veulent vivre, occupez-vous des vrais problèmes !

La ville ouaté, la ville camisole de force se dessine sous nos yeux. Elle serait de plus en plus dense, de plus en plus diversifiée, et ... intolérante, avec l'appui de décideurs politiques qui par crainte de fâcher, par souci de ne pas faire de vague, oubli du bon sens, se cachent derrière des règlements, des courriers, envoient la police municipale à tout va faire le sale boulot d'intimidation, souhaitant favoriser le silence contre ce qui déborde, exulte, est vibrant, expressif: bref, la vie. 

Il y a quelque chose d'arbitraire dans la réduction de la vie aux normes, et des normes à leur application étroite par des esprits coincés. A trop légiférer et à s'en référer à la police et la loi, on perd le bon sens, le dialogue. 

Heureusement, on n'arrête pas la vie, on n'arrête pas la joie.

L'image qui me vient en tête est celle d'une manifestation spontanée lorsque le Portugal a gagné l'Eurofoot cet été. Une immense colonne de gens en liesse étaient descendue le long de la rue de la Servette avec trompette, tambours et klaxons exprimant de la joie, créant un magnifique événement autour d'eux. 

Une autre image, c'est celle de ce propriétaire d'une galerie-buvette qui lutte et sourit encore, malgré le fait qu'il se fait torpiller, pour des histoires d'ouverture de son lieu, par le Service du commerce cantonal. Alors qu'il crée de la vie, du lien social, et une plus-value économique dans un quartier, il se fait acculer administrativement et contraindre dans son développement. 

C'est aller contre la vie et l'inventivité que de prétendre la régir à tout va par des normes stupidement appliquées. Ce n'est pas ainsi que nous construirons la Ville de demain. Une Ville pour les gens, les vivants, pas pour les morts.  

Gagner des matchs contre l'intolérance

Au final, cette volonté de la police municipale de faire taire des supporters de football ne peut être comprise que comme une joyeuse invitation à venir soutenir le CSinterstar au stade de Varembé les dimanches, afin qu'ils gagnent avec éclats leur match contre l'intolérance.

Vive le sport, le respect, et la vie !

 

[1] http://www.tdg.ch/geneve/La-Ville-menace-un-club-aux-fans-trop-bruyants/story/26676299

[2] http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/aeroport-coute-50...

 

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11:29 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bruits, normes, lois, police, vie, football, csinterstar | |  Facebook |  Imprimer | | |

24/05/2015

Du sperme, de l’électricité, mon utérus et moi

Les enfants me permettent de rester jeune. Avoir des enfants, c’est une addiction. Croissez et multipliez-vous, c’est ce que dit la Bible non ? C’est dans la Genèse, au tout début. Je ne dis pas que je suis une sainte, non, je n’étais pas vierge lors de mon mariage... il y a 45 ans. J’ai eu mes mômes de 5 pères différents. Mais cela, c’est du passé. Désormais, plus besoin de père. Du sperme, de l’électricité, mon utérus et moi. Et basta.

J’avais 13 enfants, en voilà 4 de plus à mon compteur, à 65 ans. C’est beau. Cela ne fait pas de moi une salope. Dites-moi ce qu’il peut y avoir de mal à pondre rythmiquement des enfants ? Tant que  le corps le peut, que la technologie le permet, j’en profite. Aujourd’hui, tout le monde fait l’amour pour rien, dans le vide. Moi je ne fais plus l’amour, mais des mômes. Je fais tourner l’économie. A 65 ans, je dessine ce que seront les utérus de demain. Des réceptacles sans nécessité de mâle pour donner vie. Je suis l’avenir. J’ai 65 ans, une jeune maman.

Je ne baise pas utile, je procrée à blanc.   

Trop vieille pour avoir des enfants ? On m’a retiré mon permis de conduire. Je voulais prouver que je servais encore à quelque chose.  Avoir des gamins, c’est rester jeune, un choix personnel. La retraite, très peu pour moi.  

Je veux devenir championne du monde de la mise à bas. 4 enfants d’un coup à 65 ans, olé, c’est mieux qu’un hat-trick au foot. Chapeau bas pour mamie ! Cela fait de moi la plus vieille maman du monde. Il me fallait des remplaçants pour mon équipe de foot.

Aujourd’hui, le spectacle c’est de monter le plus vite sur une montagne, enfiler le plus de buts à une autre équipe, risquer sa vie dans des sports extrêmes. Pour moi, c’est de pondre le plus d’enfants possible après ma ménopause, d’enquiller les échographies comme d’autres les marathons. Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de mal à cela. J'ai négocié sec l’exclu avec la presse pour assurer l’avenir de mes enfants. J’ai donné l’info à un journal de boulevard. J’ai commencé tard ma vie médiatique, je rattraperai le temps perdu. Sexagénaire de la césarienne, je suis championne du monde. La prochaine fois je fais venir le Guiness.

 

Franchement, quand un mec devient père à 70 ans, je ne vous entends pas pousser des cris d’orfraie. C’est parce que je suis une femme ? Les féministes devraient me soutenir. Cette putain de barre de la ménopause, c’est du passé. Nous voilà les égales des hommes désormais. On parle toujours des hommes bioniques, je suis la femme biochimique. La science nous permettra de faire des bébés à n’importe quel âge. A nous les records  !  

Okay, mes bébés sont prématurés, mes trois petits garçons et ma fille sont nés à 6 mois. Mais en couveuse, ils sont comme dans une chapelle sixtine, mes petits saints. Ils ont de bonnes chances de survivre, de bonnes bajoues. La médecine fait des choses incroyables, pourquoi s’en priver ? Au nom de l’éthique ? Mais laquelle ? Vous avez vu l'état du monde? Alors chacun pour soi… et la science pour ceux qui peuvent se la payer.

 

Pourquoi devrais-je me cintrer l'utérus?

Au nom du droit des enfants ? Mais si le droit des enfants vous importait vraiment, en laisseriez-vous mourir des pelletées de soif, de fièvre, d’infection ? Toutes les 5 secondes un enfant de moins de 10 ans meurt de faim (Ziegler). Toutes les 30 secondes, le paludisme tue un enfant quelque part dans le monde (Unicef). 500 000 enfants de moins de 15 ans sont morts du SIDA l’an dernier (Unicef).  Est-ce que cela fait la une des journaux ?  Et vous me chiez une pendule parce que j’ai mis 4 petits amours au monde ?

Mes enfants auront la sécurité matérielle. J’ai tout prévu. De nombreux amis s’occuperont d’eux si je disparais avant l’heure. Mais je veux vivre jusqu’à 102 ans. Et j’aurai des bébés jusqu’au bout.  Mieux vaut naître prématuré que de ne pas être au monde du tout.

Je donnerai la vie jusqu’à mon dernier souffle. Je serai une usine à bébés jusqu’à la lie, une turbine à fœtus jusqu’au dernier souffle. Je passerai du biberon au dentier, leur mettrai leurs couches en même temps que les miennes, sans me tromper, je vous l'assure. Vous me préféreriez rabougrie à l'EMS hein, cela ne vous choquerait pas que je moisisse sur un siège. Cela vous emmerde vraiment que je sois une mère comblée à 65 ans.

Mes bambins s’en foutent de mes rides. Ils préfèrent une vieille maman sympa à une jeune peau de 20 ans dans la merde financièrement. Ils me regardent et sourient. Je suis la plus vieille maman du monde. 

 

Avec du sperme, de l’électricité et mon utérus, je réinvente la vie.

Moi, moi, moi, je servirai la nature jusqu'au bout.

 

 

 

 

http://www.huffingtonpost.fr/2015/05/23/allemande-quadruples-65-ans-mere-13-enfants_n_7426894.html#

12:07 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mère, science, maternité, utérus, vie, 65 ans, retraite, éthique | |  Facebook |  Imprimer | | |