sylvain thévoz

05/07/2013

Mouvement des Calimeros Genevois

mouvement de calimeros,solidarités,créativités,complémentaritésCe n’est pas que je veux peindre la réalité en rose. Ce n’est pas que je veux faire comme si tout allait bien, car non, toute ne va pas bien. Mais aux pensées aigries qui disent que tout est foutu que Genève c’était mieux avant, et que surtout : c’est de la faute à celui-ci ou celle-ci que tout va mal, j’aurai envie de répondre et vous que faites-vous, extrêmes droites et droites dure, à part jouer aux petits calimeros aux dents longues ?  Vous avez le sentiment d’avoir une coquille sur la tête, c'est vrai elle est fendue, bien vissée bien en place pour des gens se réclamant "hors système". C’est votre seconde peau maintenant. Elle vous plaît tant que vous proposez à tout le monde de mettre la même. Et qu’est-ce qui changera si chacun il enfile sa coquille morcelée? Rien. Extrêmes droites et droites dures, c’est comme jouer au jeu du cul d’œuf contre un autre cul d'œuf. Souvent les deux coquilles se brisent – Au final : même pas d’omelette.  

Ne seraient-ils que victimaires, ce serait déjà lourd, mais ils ont surtout le besoin du scandale comme le pendu de sa corde. Il est donc surtout important de montrer que tout va mal, que c’est bien le bordel, et d’y contribuer à tout prix. Il y aura toujours un frontalier à désigner, un homosexuel à stigmatiser, un noir à prendre devant une caméra. Mais au final : quelles améliorations pour la population et les genevois ? Pas grand chose. Même rien. Un plaisir personnel de mise en scène satisfait, cela même si ils défendent la même chose que leurs voisins. Libéraux ou Calimeros : même combat.    

Là où vous dites « c’est trop injuste en tapant sur votre coquille , nous répondons : Nous voulons  changer la Ville, et nous y travaillons. Nous avançons pour une Genève agrandie, ambitieuse, accueillante pour le plus grand nombre. Et nous avons besoin de développer des moyens pour cela, de nouvelles solidarités. L'avenir est de donner des moyens à une Genève volontaire, ambitieuse, dotée d'une fiscalité juste qui ne taxe pas plus les entreprises suisses que les autres; avec une attitude  à la Ville et à l’espace public fait de confiance et d’ouverture. Vous voulez continuer à râler, faire de l’obstruction, pour que rien ne bouge? Mais la vie est trop courte pour grommeler. Nous ne voulons pas de mouchoirs, mais des poignées de mains et les bonnes volontés qui nourrissent plutôt que d'ébranler ce qui tient. Là où vous dites « c’est trop injuste en tapant sur votre coquille , nous répondons : Nous voulons  changer la Ville, et nous y travaillons.

Entre vous et nous, nous mesurons chaque jour la différence. 

08:27 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mouvement de calimeros, solidarités, créativités, complémentarités | |  Facebook |  Imprimer | | |

02/05/2013

Sous les pavés les potagers!

cc30-a5.jpgQu’est-ce qui nage dans mon assiette ? Comment cela est-il produit, par qui, et dans quelles conditions ? Le vent de panique suite au scandale des lasagnes au cheval étiquetées bœuf a conduit à une profonde prise de conscience que nous n’avons plus le contrôle sur ce qui atterrit dans nos assiettes. Les éclats de merde fourrés dans les tartelettes d’IKEA montrent ce que les chaînes industrielles de consommation peuvent produire de plus exquis. Le parti socialiste ville de Genève a donc choisi de faire un numéro thématique spécial sur les questions alimentaires, pour planter de nouvelles graines.  

Qui sait encore planter, sarcler, biner, faire pousser des tubercules ?Comment voulons-nous produire notre alimentation, selon quels modes et avec qui? La préservation de terres agricoles et fondamentale. Comment garantir une agriculture de qualité et de proximité ? Les jardins urbains pourraient encore être accrus et la vente directe encouragée. Le porte-monnaie de chacun-e- ne s'en porterait que mieux.L’agriculture contractuelle, à l’inverse d’une agriculture livrée aux marchés et aux acheteurs dans des postures de monopole (COOP, MIGROS, etc.,) permet de produire à un juste prix, pour le producteur, pour le consommateur. 

L’affaire TourneRêve, les Jardins de Cocagne, le Jardin des Charrotons, les cueillettes de Landecy, les Ares et Vous à la ferme des Verpillères de Choulex, les vergers d’Epicure, le panier à 4 pattes, etc., etc., sont des démarches participatives qui renforcent ce lien de confiance et créent une plus-value sociale et relationnelle. L’épicerie-restaurant Les Mangeurs, La Fin des haricots, la ferme de Budé, etc permettent de se procurer les produits de l’agriculture de proximité et les déguster. L’espace-terroir délivre des paniers de légumes et de fruits et soutient ainsi la production de la région. Les alternatives existent, elles sont de plus en plus nombreuses ! Pourquoi continuer à manger Dieu sait quoi couvert par des emballages au mieux sexy au pire mensongers? 

Un remède de cheval à la crise de l'alimentation : l’écosocialisme

Parce que tout se tient, parce que le citoyen n’est pas un consommateur passif qui gobe ce qu’on lui met devant le nez comme un cochon, mais un agent de changement et de créativité. Parce que la question du sens, du coût et de l’éthique doit se poser, nous avons désormais deux plats bien distincts devant les yeux : l'écosocialisme ou la merde en boîte. Pourquoi manger de la crotte lointaine quand on peut manger des carottes locales? 

Sous les pavés: les potagers! Sur la planchette: le partage des ressources.  Le changement passera par un changement d'assiette (fiscale et alimentaire). Venez au lancement du journal Causes communes dédié à l'alimentation (28 pages, avec illustrations de Tom Tirabosco) pour déguster la différence.

Vendredi 3 mai dès 18h au Bibarium, 5 rue Dizerens. Vous amenez un petit quelque chose à manger, on amène le vin....