sylvain thévoz

28/01/2014

Bon sexe, bon genre?

 

fly_CC33.jpgEst-il vrai que, selon le code pénal, seules les femmes peuvent être violées? Combien de femmes avortent chaque année à Genève? Combien cela coûte-t-il à l'assurance? Qu'-est ce que le planning familial? Sami Kanaan est-il plus féministe que Sandrine Salerno? Comment peut-on mieux partager le temps de travail entre femmes et hommes? La cogestion, ça marche seulement entre femmes? Pourquoi les hommes artistes réussissent-ils mieux? La Ville de Genève a-t-elle mauvais genre? Quelles sont les stratégies de survie d'une femme en politique? Les murs des crèches sont-ils extensibles? Comment survivre à 3 régimes matrimoniaux, 5 changements de nom de famille, et deux lois sur le divorce? La question du genre est-elle fondamentale? Pourquoi, en Italie, de jeunes gays se défenestrent-ils ? Le "burkini" dans les piscines pourrait-il devenir une mode? Si ces questions vous intéressent et si vous n'avez pas peur d'en lire les réponses: procurez-vous le Causes Communes, bimenstruel irrégulier et périodique des socialistes ville de Genève, qui sera présenté ce Mercredi 29 janvier à 18h30 à la bibliothèque Filigrane, 67 rue de la Servette. Cette présentation sera suivie d'un apéritif convivial.

 

aiguille.jpgPourquoi un numéro sur le sexe et le genre?


Ce numéro de Causes Communes fait la peau aux préjugés, informe, fournit des antidotes contre le sexisme et les politiques réactionnaires qui veulent revenir à l'âge de pierre des rapports de genre : femmes derrière les fourneaux, pendant que les hommes s'occupent de la chose publique, en s'identifiant corps et âme au rôle socialement valorisé de pourvoyeurs de fonds. La votation du 9 février sur le financement de l'avortement risque de faire revenir les faiseuses d'ange; la votation sur la loi sur les crèches, pourrait faire de Genève la ville avec le plus mauvais taux d'encadrement des bambins de Suisse voire d'Europe. La menace d'un retour en arrière est réel. Sous couvert de raisons économiques, c'est une vision de la place de la femme dans la société qui est en jeu.  En 1942, l'avortement était un crime de haute trahison et deux condamnations à mort étaient prononcées sous le régime de Pétain. En 2014, ce serait un crime économique, et il faudrait payer pour cela? Les inégalités économiques entre femmes et hommes demeurent massives. Au premier emploi, les femmes sont moins bien payées. Elles continuent à se heurter au plafond de verre, assument encore l'essentiel de l'éducation, du soin aux enfants et des tâches ménagères. Au Grand Conseil, les femmes sont passées de 30 à 26 sur 100 élu-e-s. La journée des femmes du 8 mars devrait être une occasion massive de mobilisation et de revendication, le sera-t-elle? Le féminisme est toujours aussi subversif et révolutionnaire. S'il n'a toujours pas bonne presse, il n'a pas pris une ride non plus. Mais la bonne volonté uniquement ne suffira pas. Les voeux de début d'année c'est bien, des actes toutes l'année, c'est mieux. Quotas, mentorats, aménagement des horaires, lutte contre toutes les formes de violences et pour les changements des mentalités seront les seuls moyens efficaces pour lutter contre les inégalités.    

 

Paroles aux femme


Demander au hasard dans la rue aux femmes si les rapports entre femmes et hommes sont égalitaire est édifiant. Les réponses fusent : "Je suis péruvienne, lorsque je suis arrivée à Genève, j'ai cru que c'était la fin du machisme. J'ai été étonnée de découvrir qu'ici c'est plus machiste qu'au Pérou." A la question: comment rendre les rapports entre femmes et hommes plus égalitaires : "Il faut réagir, s'affirmer. Quand un mec me siffle en jupe l'été je lui fais un doigt d'honneur. Il faut que les femmes se révoltent, qu'elles changent de mentalité. Il faut aussi changer les modèles, les représentations, par l'éducation." Et que signifie être une femme pour vous? "C'est porter la vie. Etre condamnée à survivre, être plus coriace. Etre une femme, c'est être réglée, être donc plus sensible, avoir un corps qui se transforme: être plus malléable". Ces paroles de femmes, comment les traduire en politiques, produire du changement?  Ce numéro de Causes Communes est composé de 80% de femmes et de 20% d'hommes. Il est 100% féministe et 100% compatible avec une société plus harmonieuse et juste.    

 

Sans titre.pngBon sexe, bon genre? 


Se sont engagés dans ce numéro : Maria Bernasconi, Lorella Bertani, Olivia Bessat, Bernadette Gaspoz, Coline de Senarclens, Béatrice Graf Lateo, Sami Kanaan, Virginie Keller, Pierre Lepori, L'équipe de F-information, le Planning familial, Liliane Maury Pasquier, Salima Moyard, Sandrine Salerno, Albane Schlechten, Virginie Studemann, Sylvain Thévoz, Manuel Tornare.


Illustrations: Atelier Supercocotte

Impression: Imprimerie Nationale, rue Plantamour, 3000 exemplaires sur papier recyclé.

Exemplaires disponibles gratuitement au siège du parti socialiste ville de Genève, 15 rue des Voisins ou sur http://www.ps-geneve.ch dès mercredi 29 janvier.

Les questions de genre sont portées par des rapports économiques, des rapports de classe. Qu'est-ce qui permettra d'équilibrer les rapports de force?

08:19 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sexe, genre, féminisme, avortement, économie, égalité | |  Facebook |  Imprimer | | |

02/12/2012

Du mariage du sexe de l'homme de la femme de la famille et de l'onanisme politique.

Le mariage, d'essence divine ou sacralisant l'union exclusive d'un homme et d'une femme est mort. Il ne suffit plus, ne tient plus, n'est plus la digue qui assurait la durabilité et la reproduction contre vents et marées. Il n'est plus adapté aux amours, aux désirs, aux élans, aux besoins et aux formes actuelles de faire lien. Car on fait des gamins par éprouvette, par touchette, par pipette, et que l'on soit hétéro homo ou bi, ne change rien à l'affaire. Pour un projet d'enfant, la mère seule suffit. On lance un spermatozoïde sur un ovule par désir et de plus en plus par des rampes de lancement qui sont prothétiques. Ce geste désirant n'a pas besoin d'être porté par un phallus. Seulement, le droit retarde. Tous et toutes ne sont pas encore égaux pour le faire et s'en voir reconnaître la possibilité. Au nom de quoi? 


Ceux qui nient le droit au mariage pour les homosexuel-le-s, au nom d'un naturel hétérosexuel, sont à la pointe du débat d'arrière-garde. Car que l'on soit hétéro homo ou bi ne change rien aux liens et aux besoins d'une juste équité dans la reconnaissance de leur durabilité. Le fait est que l'on ne se marie plus pour la vie, mais pour faire du divorce une relation à long terme. Le mariage est désormais une garantie supplémentaire de faire lien dans la séparation. Il faut bien se marier pour réussir son divorce. Pas de jugement moral là, au contraire, ça bouge! Mais un constat de la nouvelle plasticité des liens et de leurs multiples possibles. Et pourtant, si le mariage a été désacralisé au XVIIIe, il sent encore l'encens.


L'institution mariage n'est plus up to date, elle est désuète, à rénover ou dynamiter. Après cinq ans de mariage, 50% de divorce. Les paires durables ou les mères mariées sont de fait devenus exception, source d'admiration ou d'idéalisation, pour ne pas dire de mythe. Nous sommes corps et âmes dans le temps des polygamies effectives, des choix affectifs à double-clic, plutôt que dans celui des signatures à la vie à la mort sur les parchemins. Le défi est doncde rénover ce qui peut l'être et de remplacer ce qui est mort. Ce qui se traduit concrètement par : mariage pour toutes et tous, ou alors, abrogation du mariage, source d'inégalité sociale.

 

Le mariage, la famille, l'hétérosexualité sont des constructions politiques. Aucun naturalisme là-dedans. Le mariage n'était d'abord que religieux, avec interdiction du divorce. John Milton (doctrine et discipline du divorce, 1644), a institué le droit de divorcer, acte fondateur de la conjugalité moderne. Et c'est grâce à la révolution française que le droit de se marier à la mairie a été inscrit. Le mariage c'est de la pâte à modeler. Il est politique, plastique et doit continuer d'évoluer, que ce soit sur les question de genre mais aussi du nombre de personnes qu'il lie. Si le mariage a encore un avenir, ce sera en incluant la diversité. Il sera de fait polygame, polyandre, comme l'est la société qu'il sert, assemblera 2, 3, 5 personnes ensemble, ou deviendra, de fait, une pièce de musée, vénérée par certains certes, mais à côté des mouvements sociaux de compositions décompositions et recompositions des liens. La famille ne tient plus seulement du couple mais de la meute, des parentalités partagées, des co-parentalités, des homo-parentalités et des mono-parentalités. Le mariage doit être actualisée et en rendre compte, la plupart des pays d'Europe l'ont compris, par encore la Suisse. Onanisme politique? 


13:20 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mariage, homme, femme, sexe, famille, politique, suisse, droits, lgbtiq | |  Facebook |  Imprimer | | |

09/07/2012

Dealers partout, consommateurs aux fraises?

Les demandes de médicaments stimulant l'érection augmentent de 30% chaque année. "Beaucoup d'hommes sont trop fiers pour se rendre dans une pharmacie ou chez leur médecin pour obtenir du viagra, ils ne veulent pas montrer qu'ils ont un problème avec leur virilité. Un autre cause est le prix. Une dose de viagra coûte 20 francs et n'est pas remboursée par l'assurance maladie. Sur internet la pillule ne coûte que deux francs." annonce un article de la TDG du 1e juillet. Et dans la rue, la pillule de Viagra, elle coûte combien? Les dealers du coin de la rue, ils vendent quoi: de la coke, de l'héro, mais encore? Chiffre d'affaire de R, dealer: 40% de Viagra, 60% de coke? Commerce de la jouissance immédiate pour pas cher. Qui veut mes pillules érectiles, mes bonbons pour être moins stressé, plus compétitif et relax, moins émotionnel plus centré, pour faire la fête plus longtemps? Qui n'en veut, qui n'en veut? Cette pharmacopée de rue, qui la consomme et en redemande? On parle beaucoup des nuisances des dealers, mais qui les fournit en demande, qui sont les accros de la vente et qui, au-dessus, les approvisionne?

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10:26 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sexe, drogue, commerce, &, politique | |  Facebook |  Imprimer | | |

06/07/2012

Sexe partout jouissance nulle part?

Le genre est à la mode, et le sexe, on en cause? Vous allez me dire: c'est égal d'en parler, du moment qu'on en jouit. -Oui. Et puis: le sexe est partout, sur tous les supports, de la vente de yoghurt jusqu'à la bagnole électrique, partout une paire de seins ou de fesses pour appâter le client, affoler la cliente dans un jeu de miroirs narcissiques: si c'était elle, si c'était moi... - Oui. C'est juste. Mais ne faut-il pas aussi penser: sexe partout, jouissance nulle part? D'ailleurs, entre boulot angoisses gamins et pognons, le temps dévolu à ça ne se réduit-il pas comme peau de chagrin? L'université de Berne a interrogé 2070 personnes de 15 à 60 ans sur internet.  Résultats? 33% des sondés déclarent ne pas avoir de rapports sexuels, 40 % à peine un rapport une fois par semaine. Une femme sur deux a avoué avoir simulé l'orgasme à plusieurs reprises au cours de sa vie. Chez les mecs, un homme sur dix l'a fait. Ah, elle semble loin la révolution sexuelle où l'entame c'était: on boit un café ou on couche? Je vous parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître....

 

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07:53 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sexe, commerce, &, politique | |  Facebook |  Imprimer | | |