sylvain thévoz

11/04/2015

Barazzone pédale dans la semoule

Le magistrat en charge du Département de l'environnement urbain et de l'espace public Guillaume Barazzone est très fort pour faire de la communication. On sait l'homme habile pour se mettre en valeur sur des dossiers sans véritables enjeux : mettant du plastique vert ici coupant un arbre là-bas pour en replanter illico un nouveau et annoncer ainsi la "végétalisation" de la Ville. ll est passé maître pour faire du chiffre au détriment du contenu. Mais quand il faut empoigner le taureau par les cornes et lutter sur le terrain, plus personne. L'homme se fait discret ou prend rapidement le train pour Berne.

Vol de vélos : quelles actions ?

Un petit exemple ? Le vol des vélos en Ville de Genève. Véritable fléau. Les chiffres sont sortis vendredi 10 avril. Le Canton de Genève a enregistré 3251 vols de vélos l'an dernier (9 par jour!), soit une hausse de 13% par rapport à 2013. Et combien de vélos volés non déclarés? On est désormais proche du niveau record de 2009 avec 3300 larcins, pour la majorité commis en Ville de Genève. La disparition de la vignette vélo en 2012 a rendu les cycles plus anonymes et vulnérables. Les assurances privées doivent débourser chaque année plus de 60 millions pour rembourser les citoyens lésés! De plus, suite au vol, seul 1% des vélos volés sont restitués à leur propriétaire. Et plus d'un quart de cyclistes renoncent au vélo après s'être fait dérober le leur, ce qui a un impact négatif sur d'autres modes de transport. Que fait le magistrat Barazzone pour lutter contre ces vols répétés ? - Rien. Pire même, il ne prend pas la peine de s'inspirer des propositions que d'autres villes ont réalisé. Toujours plus de policiers municipaux, toujours plus de vélos volés : cherchez l'erreur.


Les cyclistes doivent être mieux défendus

Les Socialistes, s'inspirant d'expériences réalisée dans des pays du nord de l'Europe (champion en terme de vélos), de celle menée avec succès par la Ville d'Yverdon ont déposé une motion au Conseil Municipal le 29 octobre 2014 qui rappelle que le vélo est un moyen écologique, rapide et silencieux de se déplacer en ville. Il permet de diminuer l'impact du trafic automobile et encourage une pratique sportive et récréative qui est bonne pour la santé. Favoriser l'usage du vélo fait clairement partie d'une bonne politique de la ville. La maniabilité de ce mode de transport a toutefois son revers. Un cycliste, c'est vulnérable, et un vélo, c'est facile à se faire voler, ce que confirment les statistiques délivrées cette semaine. Qui, d'ailleurs, ne s'est pas déjà fait voler un vélo à Genève?


Dring dring Barazzone 

Un moyen efficace de lutter contre le vol de vélos existe. Il consiste à placer des puces avec un système de GPS sur le cadre. Si un voleur se saisit du vélo, il est immédiatement possible de le pister, Les expériences ont prouvé que  cette méthode fait chuter de plus de 40% le nombre de vélos volés, principalement par son caractère préventif et dissuasif.

Lorsque les malfrats savent qu'ils risquent à coup sûr d'être pris, ils réfléchissent à deux fois avant de commettre un délit. Ce n'est pas la dureté de la peine qui compte, mais la certitude de sa prononciation. Or, aujourd'hui, c'est l'impunité en terme de vols de vélo. Les policiers municipaux s'acharnent sur les cyclistes plutôt que de les protéger pendant que Barazzone joue au conseiller administratif à temps partiel.  

Les cyclistes trinquent

Toujours plus à Berne, toujours plus soucieux de communication au détriment d'actions permettant aux habitant.e.s de mieux vivre; décidé à poursuivre la politique de discrimination envers les cyclistes nommés "cycloterroristes" par son prédécesseur, Guillaume Barazzone, au sujet de la petite reine, n'a pas fait le boulot attendu, et pédale dans la semoule... 

et ce sont malheureusement les cyclistes qui en paient le prix.

 

 

 

Sources:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/vols-velos-face-nouvelle-flambee/story/24723468

http://www.lematin.ch/suisse/Nous-avons-traque-des-voleurs-de-velos-par-GPS/story/16409567

http://www.24heures.ch/vaud-regions/nord-vaudois-broye/Une-puce-pour-traquer-les-velos-voles-lancee-a-Yverdon/story/30618799

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/La-police-s-equipe-pour-traquer-les-velos-voles-25836707


08:50 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vélos, vols, ville, santé, sport | |  Facebook |  Imprimer | | |

29/09/2013

Tu votes ou tu votes pas?

 

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A 6 jours de l'élection du 6 octobre le taux de participation est toujours à moins de 10%. Le train est encore à quai, il est temps d'y monter. Après, ce sera trop tard, fini pour 5 ans, basta. Et suivant l'équipage, 5 ans, c'est long. Le 6 octobre, on élit avant tout 100 députés. Et ce n'est pas pour les mettre dans un wagon de première classe, mais pour qu'ils assurent la bonne marche collective, son service, sa conduite.

Alors citoyen-ne, voisin-e, tu veux être actrice du voyage, passager-e- concerné-e par la destinée du train, ou rester bêtement à quai à regarder passer les wagons? En démocratie, tu as pour mandat d'élire, mais aussi de surveiller, relancer, informer, contester ceux qui gouvernent par délégation afin qu'il fassent ce pour quoi on les élit: assurer la bonne marche de la société. En tout cas pas de leur offrir un voyage de 5 ans tous frais payé reconductible automatiquement. Citoyen-ne, voisin-e, voter te permettra ensuite de leur demander des comptes et de les placer devant leurs responsabilités. La priorité c'est aujourd'hui de lutter contre la pauvreté, pas contre les pauvres ; de lutter pour que la classe moyenne sorte la tête de l'eau, pas pour qu'elle s'y enfonce. On récolte de ses élu-e-s ce qu'on y a semé. Ou alors on change. Ou bien? 

Un bilan à faire

Avant de s'embarquer dans ce voyage de 5 ans, quel bilan tirer du voyage précédent?

La droite avec une majorité écrasante au Grand Conseil (68 députés contre 32 de gauche) 4 Conseillers d'Etat contre 3 a poursuivi sa politique de démantèlement des services aux citoyen-ne-s et de bradage de l'Etat. Cette majorité a mené le Canton au bord de l'implosion sociale et les inégalités n'ont cessé de croître ces dernières années. Cette droite chaotique a mené notre canton au bord de la faillite. Des politiques perverses et dangereuses pour les travailleurs et travailleuses, la stigmatisation des personnes au bénéfice de l'aide sociale ont rendu tous les liens sociaux plus fragiles. A force d'être férocement économistes, ces politiques ont perdues de vue celles et ceux qu'elles doivent servir: les citoyen-ne-s. Les libéraux-radicaux pousseront peut-être des cris d'orfraie devant ces affirmations, qu'ils le fassent. Ils aimeraient pratiquer l'art du serrage de boulons pour certains et l'ajout de service de première classe et de communication sur papier glacé pour d'autres en toute tranquillité, mais non. On ne peut pas tondre les citoyen-ne-s et avoir en plus leurs remerciements. Le peut-on?

Le new-management est dangereux pour la santé

Suppression du RMCAS, empilage de dossiers (jusqu'à 80 à l'Hospice Général sur des assistant-e-s sociaux débordés), augmentation des "critères" et des "barèmes" comme seules manières d'envisager l'humain. La guerre au doublon et la prime aux fusions d'entités a fait des victimes: les citoyen-ne-s. Une seule porte où s'adresser, et elle est bien gardée, n'entre plus qui veut et ça va empirer. Aux EPI (Etablissements publics pour l'intégration) le slogan c'est : "Après la fusion la culture d'entreprise". Allez voir ce qui reste du Département de la solidarité et de l'emploi après le passage de Monsieur Longchamp et avant que Madame Rochat, par un grossier tour de passe-passe, ne s'y fasse doucement oublier avant les élections.... La Santé? Et un et deux et trois plans de restructuration plus tard, allez écouter les travailleurs et travailleuses et rendez-vous aux urgences pour une petite attente de 6 heures, vous m'en direz des nouvelles. Vous cherchez un logement. Revenez dans 5 ans..... ou mettez trois mille balles sur la table. Merci qui? Merci Mark Müller, merci Longchamp, merci Rochat, merci Maudet.   

Les pauvres sous le tapis les beaux sur l'affiche?

L'Hospice Général ne fait plus son boulot par manque de moyens. Il fait donc refluer les personnes vers les communes ou simplement à la rue. Sous couvert de bonnes gestions et d'"intégration" avec un joli discours formaté new management les libéraux-radicaux coupent les prestations, fragilisent les prestataires ou les basculent vers d'autres horizons, espérant les perdre en route ou s'en débarrasser. Cela augmente la précarité sociale, et l'insécurité. 

Cette manière de (dé)faire les liens sociaux en créant des murs administratifs compose de fait des difficultés supplémentaire. Le culte du chiffre ne se marie pas avec la vie sociale. Ces politiques sont non seulement dangereuses mais surtout perverses. Le tout sécuritaire, voulu par Monsieur Maudet, avec des poses de caméras à plus 2 millions, des corps de police spécialisés qui se tournent les pouces pendant que d'autres triment sur le terrain; des dizaine de gendarmes et agents municipaux en plus qui au final font du travail administratif, tout cela coûte au final très très cher et n'éponge qu'à peine ce que les politiques anti-sociales voulues par Monsieur Longchamp et Madame Rochat ont contribué à créer.

Un autre quotidien est possible
La gauche, au quotidien, en travaillant sur le terrain, que ce soit pour soutenir l'économie sociale et solidaire ou en développant et en alimentant en Ville un fonds chômage ainsi que la Fondetec, Fond de soutien aux PME et aux start-up empoigne les enjeux autrement, sous l'angle de la durabilité. Elle lutte pour conserver une administration forte, redistributrice, créatrice d'emplois. Elle développe l'offre des places de crèche, développe une école inclusive, qui limite les décrochages et permet, si pas l'égalité des chances au moins de limiter la casse des inégalités. Elle a une vision plus large de ce qu'est la sécurité, et maintient un service public de qualité et efficace. La collectivisation des sols permet de retirer le terrain sous les pieds des spéculateurs. Un éducateur spécialisé dans chaque école c'est aussi moins d'insécurité dans les rues. 

Dernier départ pour la Genève qui se lève 

Il est temps, ici et maintenant, de changer cette majorité crasse du Grand Conseil, pour oser un autre modèle de société, et donner un autre rythme que celui du confort pour certains et les économies pour d'autres. C'est maintenant que tout se joue. C'est le dernier départ pour la Genève qui se lève. Après, le train partira pour 5 ans et que tu sois à quai ou pas, dedans ou non, voisin-e-, citoyen-ne-, habitant-e-, tu le sentiras passer, ça c'est garanti.


Alors, tu votes ou tu votes pas? 

09/09/2011

Le travail c'est la santé, à condition d'y survivre!

"Le travail c'est la santé... à condition d'y survivre." Cette boutade échangée à la cafétéria ferait sourire si, tout comme les plaisanteries russes sous le communisme elle ne marquait une ironie et une résistance face à une situation de violence et d'oppressions dans le monde du travail et de la rentabilisation maximale qui "broient l'humain" Pour preuve, ce regard curieux jeté dans les pages Carrières du Temps.

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15:27 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, travail, capital. | |  Facebook |  Imprimer | | |