sylvain thévoz

oui

  • A ceux qui peuvent encore dire oui

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    oui...

    A ceux qui écoutent

    A ceux qui veulent comprendre

    Aux roues de secours

    A ceux qui changent les choses

    A ceux qui retournent les lignes

    Au cric dans le coffre

    Aux croisées des chemins

    A ceux qui se lèvent à l’aube   

    Au pouvoir du changement

    Au respect des paroles données

    Au sucre sous la langue

    Au suc des plantes

    Au jus des oranges

    Aux voûtes gothiques

    Aux orages l’été

    Aux volutes de fumées

    A la résistance des fleurs

    Aux orgues de Bach

    Aux fanaux des baleines

    Aux peines minimales

    Aux refrains des rorquals

    Aux nuits andalouses

    Aux deuxièmes chances

    Aux troisièmes et même plus

    Aux encore

    Au crédit sans caution

    Au service public

    Aux cinq doigts de la main

    Aux libertés totales                         

    Aux chutes sans gravité

    Aux remontants rapides

    A l’apprentissage qui rentre

    A l’été indien

    Aux prudences de Sioux

    Aux casse-noix et au sprint final  

    Aux atolls aux tortues

    Aux troupeaux de bisons

    Au schuss à la danse   

    Aux bouchons sans champagne

    Aux bouteilles à la paille

    Aux poches à double fond

    Aux présences des pairs

    Au repère des phares

    A Jaurès à Ziegler et Sénac

    A Erri à Rouillan et frère Roger

    Aux hérissons sous les feuilles

    Aux sursauts salutaires

    Aux grand huit aux montagnes ukrainiennes

    Aux Syriens sans Assad

    Aux Russes sans Poutine    

    Aux éclipses solaires

    Au Liban au Lignon

    Aux Grisons à l’Irlande 

    Aux théologies de la libération

    Aux démarches délicates

    Aux pas de côté au retrait stratégique

    A l’arôme du café 

    A l’amorce des bombes 

    Aux marchés de Provence  

    Aux préavis de grève

    Aux cheveux de Jason

    A la barbe d’Ulysse

    A la mort des forfaits fiscaux 

    Oui...

    A la vitesse des lièvres

    Aux prophètes du bonheur

    A Jérusalem capitale Palestinienne

    Aux tisons à la braise

    Aux langues liées 

    Aux passages de frontières

    Aux terriers des renards

    Aux remèdes des plantes

    Aux becs des corbeaux 

    Aux crapauds aux princesses

    Aux miracles invisibles

    Aux essais transformés

    Aux questions sans réponses

    Aux sorbets de cassis   

    Aux refuges en forêt

    Aux loukoums et kiwis

    Aux coulis, confiseries

    Aux sardines grillées

    Oui...

    Aux pieds nus dans les prés

    Aux canapés pour deux 

    À la mousse sur la bière 

    Au hamac sous le chêne  

    Au baiser contre l’arbre

    A ceux qui ne sont plus là  

    Aux réponses qui fusent

    A ceux qui disent sans délais

    Aux peigneurs de girafe

    Aux boules à facettes

    Au présent : éternel

    Au tout premier pas

    Aux ceintures de sensibilité   

    Aux fétiches aux totems 

    Aux pacifistes résolus 

    Aux insomnies douces

    A la lutte des classes

    Aux cerfs-volants au vent

    Aux micmacs et schmilblicks

    Au milk-shake

    Aux pommes duchesses

    Aux brioches et au schnaps

    A l’orgasme et au cri   

    Aux silences débordants

    A la glu qui recolle

    Oui... 

    Aux loyers plafonnés

    A ce qui s’est échappé

    A ce qui reviendra

    Aux livres et à l’éclair

    Aux grappes de raisin   

    Aux surréalistes

    A la bienveillance des bègues

    Aux lignes le long des touches

    Aux poires blondes

    À la foi des montagnes

    Aux bonhommes de paille

    A la force des poignets

    Aux chevilles ouvrières

    A la neige d’avril  

    Aux gouttières quand il pleut

    Aux bulletins météo

    Aux ombrelles chinoises

    Aux empreintes dans le sable

    A la pluie au désert 

    Aux marées montantes

    A Mahmoud Darwich

    Oui...

    Aux rencontres improbables    

    Aux musiques intérieures

    Aux tendresses et aux rêves

    Aux fidélités sans failles   

    Au droit au retour

    A la trêve

    Aux terres ancestrales

    Aux formules magiques

    Aux oreilles débouchées  

    Aux machines sans billets

    Aux quittances sans reçus  

    Aux formules secrètes

    Aux incantations libres

    Aux frissons

    Au regard pour les vagues

    Aux armes enrayées

    Au romantisme.0

    A la force d’y croire

    A la souplesse des genoux

    Au souffle continu

    Oui... 

    Aux parachutes bien pliés

    Aux rebonds imprévus

    A l’ouverture des portes

    Aux chansons fredonnées

    Aux buts avec son camp

    Aux refrains sans reprises 

    Au saut à l’élastique

    Au temps des cerises

    Aux balançoires en bois

    Aux briques des barricades

    Au thé frais à la menthe sauvage

    Aux bêtes sauvages

    Au feu doux

    Aux coussinets des chats

    Aux étoiles fugaces  

    Aux camisoles pour ego

    Aux jeux de langage

    A l’insouciance

    Oui...

    Aux prières silencieuses

    Au pouvoir d’aimer

    Au silence l’été

    Au ciel toute l’année

    A celles qui n’ont pas peur

    A ceux qui peuvent encore dire oui.

     

    Lien permanent Catégories : Genève, Humeur 0 commentaire
  • Les forfaits fiscaux seront supprimés le 30 novembre

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    Les forfaits fiscaux sont une prestation avantageuse offerte à 5702 personnes étrangères résidant en Suisse qui ne paient pas d’impôts sur le revenu ou la fortune, mais uniquement sur leurs dépenses. Ces dépenses sont évaluées d’une manière opaque. Les forfaits fiscaux rapportent peu à la Suisse. Moins d’1% du budget cantonal, encore moins au niveau fédéral. Les supprimer le 30 novembre ne mettra pas en péril les finances publiques. Au contraire, elles y gagneront. Supprimer les forfaits fiscaux c’est assainir les finances. Seuls ceux qui n’oseront pas dire OUI n’y gagneront rien.






    Les forfaits fiscaux seront supprimés le 30 novembre car :


    ·      ils sont anticonstitutionnels. L’article 8 de la Constitution Fédérale rappelle l’égalité devant la loi. Il est inadmissible que des contribuables étrangers aient des avantages dont des contribuables suisses ne bénéficient pas. Pourquoi un étranger fortuné payerait-il moins d’impôts que d’autres contribuables du canton de Genève ? Combien de millionnaires suisses partent vivre à Londres aujourd’hui parce qu’ils ne peuvent trouver forfait fiscal à leur taille ? Cette exception à la loi est une injustice. Elle fait perdre de l’argent aux collectivités.  

     

    ·         ils mettent en danger le financement des prestations publiques à long terme. Le financement d’écoles, de crèches, de transports publics, de complexes sportifs, de lieux d’enseignements, de policiers, sont soumis à des arbitrages difficiles. Est-il juste que des riches étrangers viennent trouver en Suisse une qualité de vie et une qualité de service enviés dans le monde entier sans en payer le juste prix ? Non. Cela n’est pas juste.

     

    ·    ils sont un fardeau pour la classe moyenne. Les super riches reçoivent une prestation avantageuse financée par les classes moyenne qui compense ainsi l’argent perdu et paie en conséquence plus d’impôts. Supprimer les forfaits fiscaux, c’est alléger le fardeau fiscal de la classe moyenne.

     

    ·         ils fragilisent la cohésion nationale. Aujourd’hui, sur les 5702 forfaitaires fiscaux, plus de la moitié se trouve dans les cantons de Genève, Vaud et Valais. Les super riches se déplacent d’un canton à l’autre en fonction de leur attractivité fiscale. Avoir un taux unique au niveau national, c’est éviter aux super riches de nous balader au jeu du bonneteau des riches, escamotant leurs revenus et fortunes en nous les faisant miroiter. Nous ne voulons de ce jeu qui berne la collectivité.  


    ·        les gens en ont marre de payer autant d'impôts pour bénéficier de moins de prestations. Les super riches ne doivent pas avoir de statut spécial pour échapper à l'effort collectif.  

      

    oui_30_novembre.jpgLes forfaits fiscaux seront supprimés le 30 novembre car :

     

    ·   le chantage est l’arme des faibles. Ceux qui avancent que les super riches partiront manquent d’arguments. Ils n’ont que la peur pour en imposer. Dans les faits, depuis 2009, 5 cantons : Zurich, Appenzell Rhodes-Extérieures, Schaffhouse, ainsi que les 2 cantons de Bâle ont abolis les forfaits, sans conséquence pour leurs finances publiques. Le patron d’Ikea,  Ingvar Kamprad — fortune estimée à 35 ou 41 milliards a quitté la commune d’Epalinges sans conséquence notable sur les finances de la commune. Les super riches sont en Suisse pour la qualité de ses installations, sa sécurité, tranquillité, ses moyens technologiques et ses infrastructures. Ils y resteront car ils y trouvent plus que leur intérêt. Et si certains devaient partir, l’augmentation des impôts de ceux qui restent compenseront  les départs. Avec le oui, au mieux on gagne, au pire rien ne change.


    ·         ces forfaits sont immoraux. Les tenants des forfaits avancent le fait qu’en cas de décès, les droits d’héritage vont à la collectivité. Doit-on vraiment être charognards au point de souhaiter que de vieux riches viennent crever en Suisse ?  Il est plus juste de les taxer de leur vivant. 

     

    ·         la collectivité a tout à y gagner. Aujourd’hui, les forfaits fiscaux coûtent 2 milliards par an à la collectivité. Les cantons de Genève, Vaud, Valais, sont ceux qui ont le plus à gagner de la suppression de ce statut fiscal. Vous voulez une nouvelle patinoire à Genève ? De nouveaux groupes scolaires ? Ne vous refusez pas le plaisir de voter OUI le 30 novembre.

     

    Les forfaits fiscaux : supprimés …. Vous voulez rire ?  

    Et si malgré tout, le 30 novembre la peur prenait le dessus et le peuple reculait devant sa suppression ? Il faudra alors envisager le même scénario que celui qui a frappé le secret bancaire. Pression des pays environnants pour que la Suisse cesse ses agissements fiscaux, scandales, érosion de ce statut spécial, dégradation de l’image de notre pays au niveau international, et dans 2 ou 3 ans, abandon des forfaits fiscaux. Nous y viendrons de toute façon, autant prendre les devants. Nous avons tout à y gagner. Les forfaits fiscaux seront supprimés un 30 novembre… 2014 ou 2016, c’est selon, mais c’est inéluctable. Choisissons de le faire pendant que la décision nous appartient, avec un coup d’avance. La stratégie de la peur n’est pas la nôtre. En termes de finances publiques, d’image pour notre pays et notre canton, nous avons tout à gagner en allant de l'avant. Dire OUI à la suppression des forfaits fiscaux, au niveau cantonal et national, c’est juste prendre le risque de gagner gros en supprimant un statut digne des pires ploutocraties.  


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    DESSINS :

    TOM TIRABOSCO

    ADRIENNE BARMAN

    HELENE BECQUELIN MOTTET
































    Ce texte a paru une première fois le 27 novembre dans la revue Jet d'Encre

    http://www.jetdencre.ch/les-forfaits-fiscaux-seront-supprimes-30-novembre-7931.