sylvain thévoz

17/11/2011

Culture du vulnérable

copacabana rue..jpgSelon le Centre social protestant, il y a en Suisse 800'000 personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, alors que notre pays compte 234'000 millionnaires. L’exclu alors fait de sa transparence un voile.  L’exclu fait de son exclusion un cri, un paysage intérieur. Un poing d’interrogation. L’exclu : jeune, femme, rom, suisse, et qu'est-ce qu'on en a à foutre de son étiquette puisque c'est sa condition humaine dégradée qui choque, déplace par sa présence l’inclus, celui qui se veut « in », se pense « in ». L’exclu parvient –puissance du faible- à faire douter ou plutôt re-douter l’inclus  - à son insu même- de la place qu’il occupe ou plutôt, de la place qu’il occupait avant de croiser le regard de celui qui lui signifie, miroir formant, la place qu’il occupera peut-être demain. La place du soir : « out ». Exclu, à son tour. Relégué.

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