sylvain thévoz

14/10/2014

Le PS: parti de bobos de pédés et de blacks?

Peut-on être socialiste et travailler au Mac Do? Etre socialiste et oeuvrer dans une banque; être un petit patron et s'engager au parti ? Ou plus précisément : peut-on être socialiste et travailler au WEF (World Economic Forum)? C'est la question que Jérôme Béguin, journaliste à Gauchebdo pose d'une manière péremptoire dans un édito intitulé « il faut le dire » en date du 10 octobre[1].

Avis avec oeillères

Pour lui, non, ce n'est pas possible. Le PS ne peut pas "se croire permis d'offrir aux suffrages des électeurs de gauche une senior manager employée du WEF" (sur 33 candidat-e-s). Car le WEF, c'est le mal absolu; donc, tous ceux qui y travaillent sont diaboliques, quoi qu'ils y fassent et quelle que soit leur vie en dehors du boulot. Il est toutefois piquant de constater que Gauchebdo publie en page 5 du même journal un excellent article d’Emmanuel Deonna, candidat ps au conseil municipal (!). Démonstration faite que virulence ne rime pas toujours avec cohérence.[2] 

Une extrême gauche de façade

Je souhaite réfléchir un peu sur cet édito de Gauchebdo, car il illustre une dérive des positions d’extrême gauche vers l'extrême droite. Voulant figer les identités, avec des jugements manichéens, il se donne le beau rôle, omettant de voir que les marges de résistance et de manœuvres sont multiples. Ce journaliste se mue en inquisiteur, pointant du doigt les socialistes coupables d'apostasie. Quoi?! Etre de gauche et occuper le cerveau de la bête? C'est pourtant ce que Che Guevara recommandait à Jean Ziegler: mener la lutte sur tous les terrains, dans tous les milieux, et avant toute chose là où le pouvoir réside. Ce n'est pas en se mettant une médaille de bonne conduite, en se congratulant d'être "bien de gauche", que l'on gagnera le combat, mais dans la lutte pour plus de justice sociale, où que l'on soit, avec qui que ce soit. Critiquer la liste des candidat-e-s du parti socialiste parce qu'elle serait, selon ce journaliste, majoritairement composée de gens ayant fait des études, fonctionnaires, ou engagés dans des associations, "pas de gens d'en bas travaillant plus de 40h", est un avis de droite. Il fait complètement jonction avec les discours les plus virulents de membres du parti libéral radical comme Adrien Genecand, ou du mouvement citoyen genevois type Carlos Medeiros, affichant un mépris pour la fonction publique et enquillant les préjugés et fantasmes sur une réalité qu'ils n'éprouvent pas.

Ni de gauche ni d'extrême gauche mais de droite

Campé dans une pseudo posture d’extrême gauche, c'est en fait dans une position très confortable imbibée de l'air du temps, où se mêle mépris des gens qui ont fait des études et méconnaissance de ceux qui travaillent sans être estampillé "prolo", que ce journaliste caricature des catégories dépassées. Cela illustre parfaitement ce que Luc Boltanski et Arnaud Esquerre décrivent dans leur livre vers l’extrême, extension des domaines de la droite: une pensée conservatrice et dénigrante de tout ce qui ne lui ressemble pas. [3] On assiste, dans ce livre au décryptage des discours d'extrême droite et sa critique, par exemple, du bobo (catégories fourre-tout permettant de dégommer tout ce qui est contestataire et différent) et dans le renforcement de caractéristiques identitaires magnifiées : l’ouvrier, le paysan, le peuple, etc.,etc.,

Il est temps de faire reset camarades

Cette vision complètement creuse de ce qu'est un ouvrier aujourd'hui n'aide pas à comprendre les situations précaires du quotidien. Qu'a-t-il à envier l'ouvrier à la femme monoparentale qui enquille deux boulots, au père divorcé qui est un col blanc mais n'a plus de logement et doit payer une pension alimentaire, aux travailleurs précaires dans le domaine de la culture qui font leurs 80h par semaine pour des clopinettes; à l'expatriée qui n'a aucune sécurité de l'emploi, un contrat précaire, et se fait harceler au travail? A l'enseignant qui se fait quatre établissements scolaires en simultané, et est au bord du burn-out? etc.,

Pavlovisme racoleur

Ce réflexe pavlovien d'extrémiste "de gauche" figeant toutes les catégories dans le temps est stupide et stérile. La gauche a pour ambition de secouer les catégories, découper le réel autrement, réveiller la pensée, pas de s'y vautrer. Pour ma part, je suis heureux que des membres du PS occupent, aient occupés et occuperont encore longtemps j’espère des emplois dans les domaines les plus variés, à n'importe quel niveau. C'est de l'intelligence collective, des ressources multiples pour comprendre la société et le monde d'aujourd'hui dont nous avons besoin. Ce qui compte, c'est ce que sert le coeur, les actes concrets d'engagements, pas les poses de révolutionnaires de salon.

Penser pour après

Heureusement, la vie est toujours plus souple et dynamique que les fantasmes des extrémistes. Telle camarade qui est passée au WEF travaille maintenant à la promotion du sport pour toutes et tous, et dans le cinéma, telle autre a rejoint une organisation luttant contre la mortalité infantile dans les pays du Sud dû à des maladies considérées bénignes au nord. Sorties du WEF, seraient-elles suffisamment socialistes pour Béguin maintenant? Pourtant leur engagement est le même! Le parti socialiste n’est pas sectaire, il a l’intelligence de s’intéresser à ce que les gens pensent et à leurs actions, pas à leur pedigree. Tant mieux si des personnes socialement responsables entrent en résistance là où ils sont. Je préfère des irrévérencieux engagés à des pédants fussent-ils "de gauche".

Diversité maximale

Pour ma part, je suis fier d’être au parti socialiste. Parce que ce parti accueille des gens de tous horizons, tout milieu social. Parce que ce parti n'est pas un club fermé. Il ne dicte ni les comportements, ni les modes de vie, n'édicte pas de directives sur les emplois occupés. Il n'y a pas de teste de "crédibilité socialiste" à l'entrée pour les personnes qui s'engagent dans ce parti composé de patrons, d'étudiant-e-s, de chômeurs, fonctionnaires, d'ouvrières, de syndicalistes, de femmes, de migrants, de suisses, de vieux, de plus vieux encore, d'homosexuelles, d'hétérosexuels, de croyants, d'athées, d'anarchistes, de frontaliers, de retraités, de jeunes fous; de bobos, de pédés et de blacks, etc.,

Ce qui compte, au final, c'est la posture politique, l’engagement collectif, pas le pedigree essentialiste que certains, à droite comme à l’extrême droite veulent coller sur les gens. Il est inquiétant qu'à « l’extrême gauche » ce courant prenne désormais racine; avec le fantasme de faire rentrer dans la réalité des modes de penser nostalgiques et dépassés.

 

Marx sans Engels n'aurait pas été Marx

D’ailleurs, c’est sans surprise que Pascal Décaillet rejoint cette « extrême » là et reprend sur son blog [4] cet édito « délicieusement assassin de Jérôme Béguin sur l’embourgeoisement des socialistes en Ville de Genève », faisant l’éloge des océans de nostalgie que soulève pour lui ce journal. Bourgeoisie? Marx n'aurait jamais été Marx sans Engels. Le manifeste du parti communiste n'aurait pas vu le jour sans ce fils d'industriel, mécène de Karl Marx. Ces catégories de bourgeois et de prolo sont aujourd'hui à reformuler. Il serait intellectuellement honnête, du côté de Gauchebdo, de venir voir sur le terrain qui sont les candidat-e-s du PS, ce qu'ils ont dans la tronche et le bide, pas se contenter vite fait de lister leurs emplois, leurs passe-temps, ou leur genre uniquement. Il serait surtout politiquement salvateur de saisir, à l'extrême gauche, que c'est contre l'extrême droite que se réaliseront les changements sociaux progressistes, pas en utilisant son registre, contre le PS.

Rendez-vous jeudi à 18h au temple des Pâquis 

La première occasion d’une rencontre est offerte ce jeudi 16 octobre à 18h, au temple des Pâquis (encore un endroit pour bobo), rue de Berne, pour la soirée de lancement de campagne du parti socialiste Ville de Genève ; avec la  présentation du journal Causes Communes, imprimé aux Pâquis, et de tous les candidat-e-s.

Encore une soirée de bobos?

A vous de voir...      

 

[1] http://gauchebdo.ch/pdfs/GH41.14.pdf

[2] A toutes fins utiles, il convient de préciser aussi que la candidate en question s'est retirée de la liste. Une belle preuve de la précision du travail de journalisme mené par Gauchebdo. Faites ce que je dis pas ce que je fais! 

[3] Luc Boltanski, Arnaud Esquerre, Vers l’extrême, extension des domaines de la droite. Editions dehors, 2014.

[4] http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2014/10/10/la-solitude-la-petite-mort-le-partage-de-la-joie-260619.html

14/06/2013

tu choisiras la vie

23437.jpg"Je ne suis pas morte à quatre ans parce que j'adorais lire. Quand, en pleine guerre d'Algérie, la bombe de l'OAS (organisation armée secrète), destinée au ministre André Malraux, qui habitait au-dessus, a explosé sur le rebord de ma fenêtre, j'étais allongée par terre, plongée dans mon livre. De sorte que j'ai perdu la vue, mais pas la vie, quoique de justesse, quand tout a volé en éclat"  Ainsi commence le livre de Delphine Renard "Tu choisiras la vie" écrit 50 ans après l'attentat qui, enfant, l'a défiguré et pris la vue. Cet ouvrage est aussi dédicacé au neuf personnes tués par la police aux ordres du tristement célèbre préfet Papon au métro Charonne à Paris lors des manifestations demandant la paix en Algérie et brutalement réprimées au lendemain de l'attentat. Le plus jeune de ces travailleurs et travailleuses assassinés avait... 16 ans. 

Que raconte ce livre? il dévoile sans haine la violence aveugle et son inscription irréversible dans un corps. Il déploie, dans une langue puissante, tendre et incarnée, l'intime besoin de dire: je suis marquée à cet endroit par cet événement j'ai traversé ceci et la plaie est encore ouverte. Il souffle la volonté de se construite malgré l'injustice, en refusant la nuit et le silence. Il exprime la résilience, son coût aussi.  

Le titre s'inspire d'un passage biblique (Deutéronome 30) "Regarde, j'ai mis aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Choisis donc la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité." Il reconstitue un cheminement de mémoire, de compréhension et ouvre les boucles d'émotions de celle qui s'est construite depuis l'horreur et dans l'émancipation, rappelant au passage les tortures pratiquées par Jean-Marie Le Pen durant la guerre d'Algérie pour lier étroitement l'intime et le politique.

Delphine Renard, dans un interview au journal l'Humanité disait récemment porter une responsabilité à l’égard de ceux qui, atteints par le terrorisme de l’OAS, y ont perdu la vie et ne sont plus là pour en témoigner. Elle disait son écoeurement devant la décoration de la légion d'honneur de certains membres de l'OAS par Chirac et Sarkozy: Michel Alibert en 2006; Gérard Baudry, Jean-François Collin et Hélie Denoix de Saint Marc entre 2007 et 2011. Et son soulagement à voir ces décorations révoquées par François Hollande. Position nouvelle de l'Etat français sur la question de la guerre d'Algérie. 

Pourquoi écrire aujourd'hui? Parce que les années Sarkozy ont poussé une politique de mémoire révisionniste qui consistait à glorifier d’anciens terroristes de l’OAS et négationniste par le mépris dans lequel étaient tenues les victimes de cette organisation. Le 1er mai 1995, Brahim Bouraam était poussé dans la Seine par un jeune du Front National. Le 5 juin dernier, Clément Meric était frappé à mort à Paris par un membres des jeunesses identitaires. Alors, oui, écrire pour ne pas être complice et jeter la luimière sur les conséquences des mouvements identitaires nationalistes.   

Delphine Renard termine son livre en racontant le dévoilement de la plaque en mémoire des tués du métro Charron par le marie de Paris,Bertrand Delanoë, le 6 octobre 2012.

Ce qui était "juste" des mots, puis juste le dévoilement d'une plaque, devenait aussi tout un signal.

Le choix d'une vie.

OAS, DElphine Renard, LE Pen, extrême droite, tu choisiras la vie
 

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23/05/2013

Le kamikaze de Notre-Dame le MCG et la haine ordinaire

Dominique Venner, idéologue d'extrême droite, résolument opposé au mariage homosexuel, a voulu donner une dimension publique extrêmement forte a son suicide en allant se supprimer dans la cathédrale de Notre-Dame. Comment interpréter cet acte? Tout d'abord, comme un acte kamikaze. Cette opération suicide a fait une victime: lui même. Acte terroriste tourné contre soi même, il montre la morbidité extrême de l'extrême droite, sa puissance destructrice cristalisée en un acte. Se rendre dans un lieu sacré, une cathédrale, pour s'y supprimer, c'est montrer qu'il n'y a plus rien qui tient devant la volonté de mort, la pulsion de destruction.

Il faut relire le commentaire de Marine Le Pen suite à cet acte kamikaze sur twitter : "Tout notre respect à Dominique Venner dont le dernier geste, éminemment politique, aura été de tenter de réveiller le peuple de France."  Le respect pour un homme qui se tue? L'option préférentielle de saisir de fusils pour réveiller les français ? Mais quel réveil possible et quelle est la valeur accordée à la vie pour que le respect honore ceux qui se suppriment?  L'extrême droite dit: nous respectons la mort, nous respectons celui qui se colle une balle dans la tête, à défaut de lui offrir une promesse de paradis. On est là dans le champ de l'éloge et de la glorification mortifère.

Finalement, qu'est-ce qui sépare l'extrême droite phobique des islamistes radicaux phobiques? Pas les armes, car ils emploient les mêmes. Anders Behring Brevnik et son massacre sur l'île d'utoya en 2011, les ratonades d'homosexuels en France (+23% en quelques mois), les intimidations, les menaces, et comme ce mardi derrière l'autel de Notre-Dame, les passages à l'acte violent sont le miroir exact des attentats et des atteintes à la liberté individuelle par les islamistes radicaux. Alors, qu'est-ce qui distingue l'extrême droite des islamistes radicaux? Après cet acte de mort salué par la cheffe de parti de l'extrême droite française, rien. Même éloge d'une pureté mythique, même rejet de l'autre, abhorration de toute expression de la diversité, qu'elle soit ethnique religieuse ou sexuelle... et même glorification de la mort. 

L'extrême droite et l'islamisme radical sont les deux face d'un même visage, où la parole, l'échange, le dialogue, sont niés. Nous ne sommes pas à l'abri de cela en Suisse, les propos du MCG ces derniers jours, que ce soit au conseil municipal de la Ville, où le conseiller municipal Menoud annonce le retour des croix gammées, et traite une campagne de lutte contre l'homophobie de propagande pédophile alimente directement ce genre de poison qui circule sur internet: " Je mettrai volontiers une balle dans la nuque aux personnes qui font les lois en vue d'adoption d'enfants par des gays et lesbiennes" lu sur le profil Facebook de Laurent Leisi, conseiller municipal MCG. Cette banalisation de la haine ordinaire ne suscite pas d'enquête, le procureur ne semble pas s'en inquiéter, dans une sorte d'impunité, juridique, morale, qui fortifie l'escalade des propos et le sentiment d'impunité de certains. Alors, balle dans la nuque ou balle dans la tête? Si Marine Le Pen souhaite que les coups de fusils réveillent les français. Que cherche le mouvement citoyen genevois, en train de virer milice?

Combien d'insultes et de provocations encore avant qu'un déséquilibré endoctriné ne se sente inspiré par les propos d'élu-e-s MCG qui pourrissent la vie parlementaire de la République? Un seul barrage à l'extrême droite, qu'elle soit du front national en France ou du MCG à Genève: les urnes. La mobilisation pour ne pas cèder à la haine ordinaire, la désignation de boucs émissaires et la banalisation de la violence verbale voire physique qui l'accompagne.

Car si la libre expression de la haine ordinaire peut se confondre avec la liberté d'expression, elle ne poursuit résolument pas les mêmes buts. 

 

 

13:49 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : notre-dame, dominique venner, extrême droite, mcg | |  Facebook |  Imprimer | | |

17/05/2013

Homophobie ou papillons?

En ce vendredi 17 mai : journée internationale de lutte contre l’homo et la transphobie,  il est plus que jamais important de réaffirmer que la question du choix de l’orientation sexuelle et de son affirmation dans l’espace publique est une question de liberté individuelle et de santé publique. Il faut aussi encourager la Ville de Genève a poursuivre sa lutte contre l’homophobie qui conduit à la dépression et au suicide de nombreux jeunes lors de la période délicate de l’affirmation de leur orientation sexuelle. La campagne des jeunes LGTBTyouth j’interAgis mise en cause par l’extrême droite a d’ailleurs montré cette semaine toute sa pertinence.  

Petit rappel. Lors de la séance du conseil municipal du mercredi 15 mai, un membre du mouvement citoyen genevois a attaqué ces jeunes qui luttent contre l’homophobie en comparant leur campagne j’interAgis à de la « propagande camouflée pour les pédophiles » avant de lancer « demain on mettra des croix gammées ». Ce monsieur a appuyé son intervention en prenant pour cible les papillons de papier j’interAgis que les socialistes avaient déposé sur leur pupitre et a provoqué un scandale.

Il était alors exclu pour les socialistes de retirer ces papillons comme nous avions prévu de le faire sans que ce conseiller municipal, pour le moins, revienne sur ses propos, voir soit rigoureusement sanctionné pour ceux-ci. Le bureau du conseil municipal, à majorité de droite, en choisissant de ne pas tenir compte des insultes de ce monsieur a fait preuve d’un certain laxisme qui a provoqué le blocage de la situation. Une ligne rouge avait été franchie. Elle devait clairement être signifiée, au risque de la suspension de séance. Laisser l’homophobie la plus crasse prendre le pouvoir au sein du conseil municipal n’était tout simplement pas envisageable.

La manière dont une partie de la presse a couvert ces évènements est extrêmement choquante. Mettre sur un pied d’égalité les propos discriminatoires de Monsieur Menoud et le fait que des flyers de papier colorés aient été déposé dans le parlement, contribue à la banalisation de l’homophobie. Il faut donc condamner avec la plus grande fermeté les propos inqualifiables tenus par ce membre du MCG ainsi que les propos homophobes et sexistes récurrents au sein de ce groupe, comme il faut les combattre au quotidien l’homophobie, la misère sociale et toutes les inégalités sociales.

Qu’est-ce qu’une séance du conseil municipal agitée en regard d’un jeune adolescent ou d’une jeune adolescente qui se suicide en raison du rejet lié à son orientation sexuelle ?

12:25 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genève, homophobie, intolérance, extrême droite, santé publique | |  Facebook |  Imprimer | | |