sylvain thévoz

25/02/2012

Frontière, étranger? La Classe!

urban 030.JPGGruson fait la boucherie et Unger boudine. Il y aurait donc un problème de surreprésentativité des frontaliers pour les postes de responsable d'unité de soin aux HUG, 110 frontaliers sur 165 dixit Gruson devant un parterre de cadre des HUG. Il est quand même fantastique ce désir de réequilibrage comptable de celui qui, lors de la grève des aides-soignants, comptait ses sous et n'en avait pas grand chose à faire du lieu de location de ses employés! Tout ce qu'il voulait, lui, c'était de ne pas les augmenter et que la machine-à-soigner continue à tourner. L'enseignement de cette histoire? Plus on est haut placé dans la hiérarchie, mieux on est à même de réussir son lobbying, et s'il faut pour cela instrumentaliser une frontière, très bien. Il n'y a donc pas de problème de frontière, il y a des enjeux de classes, et de places. Car si Gruson devait introduire des quotas à tous les niveaux en fonction des... résidences? nationalités? les HUG pourraient tout simplement fermer ou alors nous devrions tous et toutes devenir infirmières. Les citoyens Genevois avalent des couleuvres quand on leur désigne la frontière géographique comme source de tous leurs maux, car c'est le patronat qui engage ses employés. 1) pour maximaliser ses profits 2) pour fragmenter l'unité de ses employés. La frontière est bonne poire, elle permet de détourner la lutte des classes au profit de la lutte des places et celle-ci au profit de la chasse au frontalier, et cela, avec la complaisance et complicité des partis d'extrême droite.

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00:07 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frontaliers, étrangers, classe sociale, mcg, hug | |  Facebook |  Imprimer | | |