sylvain thévoz

23/04/2014

Pour que Genève organise la prochaine finale de coupe Suisse de football

genève-foot.jpgVu les dégâts en marge de la finale de coupe Suisse lundi à Berne. Vu la trouille des pouvoirs policiers et politiques qui se disent prêts à jeter l'éponge. Vu que le maire de Berne, Alexander Tschäppät revendique certes que la finale de la Coupe appartient à la Ville fédérale, mais pas à n'importe quel prix. Vu que selon le chef du Département bernois de la police, Hans-Jürg Käser la finale de la Coupe de Suisse de football ne devrait plus être disputée à Berne; des policiers ayant trinqué: cinq d'entre eux ayant des ecchymoses suite à des jets de pierres et de pétards (source TDG). Vu qu'il y a eu des vitrines cassées, vu que les manifestations sportives de grand ampleur, ça fait désordre dans la capitale, c'est peut-être le bon moment pour que Genève se candidate pour organiser la prochaine Coupe de Suisse de Football. Berne est traumatisée par les pétards, Genève peut reprendre la balle au bond.

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07:35 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : foot, genève, coupe de suisse, berne, hooligans | |  Facebook |  Imprimer | | |

04/12/2012

Dicker, son éditeur, et la Berne fédérale.

Le 4 décembre, l'office fédéral de la culture a désigné les premiers lauréats des prix fédéraux de littérature. Huit auteurs sont primés, quatre alémaniques, trois romands, un italophone nous annonce le communiqué de presse de la Berne fédérale. Irena Brežná, Massimo Daviddi, Thilo Krause, Marius Daniel Popescu, Catherine Safonoff, Frédéric Wandelère, Matthias Zschokke, et Arno Camenisch. Bravo aux écrivains talentueux de ces nouveaux prix qui ont remplacé le bon vieux prix Schiller qui était attribué depuis 1905 à un auteur ou une autrice par année. Bravo aussi aux maisons d'édition qui les ont soutenus, côté romand: les éditions Zoé et la Dogana. 

Mais il faut signaler quand même que le communiqué de presse fédéral ne reconnaît pas le fait qu'Arno Camenisch (certes publié aux Editions d'en-bas) écrive en romanche et qu'il est un écrivain originaire et trouvant assise dans la quatrième langue helvétique, qui est déjà bien suffisamment oubliée et menacée sans que la culture s'en mêle. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que Joël Dicker, primé en France par le grand prix du roman de l'académie française 2012, le Goncourt des lycéens 2012, ou le prix de la vocation de la fondation Bleustein-Blanchet 2012, ne trouve pas grâce aux yeux du jury fédéral. Okay, nul n'est écrivain en son pays, mais là quand même, on frise le blasphème.

Alors, un prix fédéral de littérature de 2012 qui passe à côté de la révélation littéraire helvétique de l'année éditée à l'âge d'homme: scandale? En tout cas, la société genevoise des écrivains n'avait, elle, pas raté le petit Joël. C'était en 2010 sur manuscrit anonyme pour son premier roman: "les derniers jours de nos pères". Bravo les écrivains genevois! Comme quoi, si nul n'est prophète en son pays, il l'est parfois dans son canton... Mais on se calme tout de suite, car il faut laisser son indépendance au jury, et penser qu'il a probablement préféré primer, pour sa première année, des auteurs un peu moins connus, placés à distance respectable du feu des projecteurs. Enfin, peut-être, on spécule... eh bien... non. La raison est à chercher ailleurs que dans un choix artistique du jury, mais tout bonnement dans le fait que le prix était donné sur concours.  Vos manuscrits, si vous aviez des prétentions devaient avoir été envoyés entre le 26 juin et le 15 août 2012 pour avoir une chance de concourir au... prix littéraire de l'année 2012 (ben oui, il valait mieux s'y prendre à l'avance). Alors, Goncourt, Grand prix de l'académie ou pas, cela ne changeait rien à l'affaire. Au moment où le concours fédéral des prix littéraires se bouclait, les prix français n'étaient pas encore attribués. Je vous le dis, y'en a pas des comme nous. La Berne fédérale sélectionne avant les prix français, mais annonce les résultats après ceux-ci. Vous avez dit kafkaïen?

Maintenant, une petite question perfide: Dicker faisait-il partie du lot? Etait-il du nombre des 236 auteurs et autrices à avoir tenté leur chance du premier prix fédéral de la Culture? Si c'est le cas, le premier prix fédéral de littérature serait alors passé à côté du futur grand prix du roman de l'académie française 2012 qu'il n'avait pas vu venir.

Mais cela, seul Dicker, son éditeur et la Berne fédérale le savent....

 

22:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dicker, genève, prix fédéral de littérature, berne, ofc | |  Facebook |  Imprimer | | |