sylvain thévoz

29/07/2012

Pour un premier août métisse

Et si la fête nationale du 1e août devenait véritablement le signe de ralliement d'une Suisse plus respectueuse de ses diversités et ouverte sur l'avenir? Si elle incarnait la fête de l'élan pour le temps à venir, celui du nécessaire, incontournable métissage de la société helvétique en une société dont le, la migrant-e- est et sera toujours plus une pièce maîtresse ? Si les feux sur les montagnes étaient enfin un signal d'accueil de l'étranger-e, un appel à la diversité plutôt qu'un repli vers un essentialisme passéiste? Et si la communauté nationale s'entendait comme une base universalisable et négociable autour d'un devenir commun plutôt qu'une adhésion prescrite à un passé momifié?

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25/02/2012

Frontière, étranger? La Classe!

urban 030.JPGGruson fait la boucherie et Unger boudine. Il y aurait donc un problème de surreprésentativité des frontaliers pour les postes de responsable d'unité de soin aux HUG, 110 frontaliers sur 165 dixit Gruson devant un parterre de cadre des HUG. Il est quand même fantastique ce désir de réequilibrage comptable de celui qui, lors de la grève des aides-soignants, comptait ses sous et n'en avait pas grand chose à faire du lieu de location de ses employés! Tout ce qu'il voulait, lui, c'était de ne pas les augmenter et que la machine-à-soigner continue à tourner. L'enseignement de cette histoire? Plus on est haut placé dans la hiérarchie, mieux on est à même de réussir son lobbying, et s'il faut pour cela instrumentaliser une frontière, très bien. Il n'y a donc pas de problème de frontière, il y a des enjeux de classes, et de places. Car si Gruson devait introduire des quotas à tous les niveaux en fonction des... résidences? nationalités? les HUG pourraient tout simplement fermer ou alors nous devrions tous et toutes devenir infirmières. Les citoyens Genevois avalent des couleuvres quand on leur désigne la frontière géographique comme source de tous leurs maux, car c'est le patronat qui engage ses employés. 1) pour maximaliser ses profits 2) pour fragmenter l'unité de ses employés. La frontière est bonne poire, elle permet de détourner la lutte des classes au profit de la lutte des places et celle-ci au profit de la chasse au frontalier, et cela, avec la complaisance et complicité des partis d'extrême droite.

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