sylvain thévoz

Genève - Page 8

  • La droite irresponsable veut détruire l'Usine

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    La droite élargie (PLR, PDC, UDC, MCG) si elle ne sait pas s'unir pour des projets communs au service des Genevois, sait par contre faire alliance pour casser des institutions et mettre en péril ce qui fonctionne à Genève.

     

    Au Conseil Municipal de la Ville de Genève, ce mercredi soir, la droite destructrice, unie, a donc décidé de suspendre toutes les subventions de l'Usine et de forcer la Ville de Genève à prendre en charge les déprédations commises par quelques individus isolés ayant débordé l'encadrement de l'Usine samedi passé et malheureusement dénaturé cette manifestation, y déversant leur désarroi. 

     

    La droite, en faisant payer à une institution culturelle les dégâts que celle-ci n'a ni commis ni voulu, commet une injustice; et en faisant payer au public de l'Usine une situation qui ne le concerne pas, elle le prend en otage. Voulant faire payer à la Ville la casse, elle crée un précédent juridique absurde. Depuis quand la Ville devrait-elle payer pour des casseurs?

    Avançant des arguments plus moraux que politiques: "quand mon enfant fait une bêtise je lui donne une claque"; ignorant tout de la réalité d'une institution culturelle de l'ampleur de l'Usine; allant même jusqu'à la comparer à un club de sport:  "quand les supporters d'un club de sport dérapent, c'est au club de payer", la droite destructrice, en plus de faire démonstration de son incompétence, faire preuve de rétorsion en punissant une entité culturelle qui accueille plus de 100'000 personnes par an, est animée par 18 associations (un théâtre, un lieu d'exposition, des salles de concerts, des buvettes, une radio, un atelier de sérigraphie, etc.,) http://usine.ch/ ; une institution phare qui a joué et joue un rôle clé, historique, symbolique, alternatif, à Genève, à l'échelle de la Suisse, et même européenne.

    Cette droite destructrice est nocive, dangereuse pour Genève et pour sa paix sociale. 

     

    L'Usine, c'est une Institution, une référence. Ouverte en 1989 avec l'appui décisif d'un libéral de l'époque (Claude Haegi) qui avait, lui, compris que la jeunesse a besoin d'un lieu d'expression  et que l'on ne peut laisser une ville sans lieux bon marché, culturel, inclusif et associatif.

    L'Usine, c'est une institution qui a vu émerger des artistes de classe internationale, qui a permis de former, créer et donner des espaces d'expression à des artistes qui aujourd'hui font la fierté de Genève (John Armledder, les Young Gods, Sandrine Kuster, Greta Gratos, Yann Marrussich, Gigi, Lionel Bovier, les Klat, qui ont crée la statue Frankenstein à Plainpalais, Nirvana est passé à l'Usine, Mapping Festival, Electron, Black Movie y ont pris leurs marques, et tant d'autres... la liste est longue.)

     

    Attaquer l'Usine, de la part de la droite destructrice, c'est une déclaration de guerre irresponsable envers des milliers de personnes. C'est mettre le feu aux poudres. 

     

    Ce coup, porté par la droite torpille tout effort de dialogue entamé par l'Usine. Au nom d'une application de la loi littérale sur un enjeu de petite ampleur (il faudrait que l'Usine demande sans délai 5 autorisations administratives distinctes pour ses buvettes), elle sape tous les efforts de dialogue et de médiation entamés par la Ville de Genève pour trouver une issue à la crise déclenchée et alimentée par la magistrat de police Pierre Maudet et son petit homme de main en ville Barazzone.

    Pire, la droite bafoue l'Usine, qui jusqu'au dernier moment a cherché le dialogue en demandant, sans succès, d'être reçue et entendue en commission par les casseurs du conseil municipal. 

     

    Rien, dans ce conflit jusqu'alors administratif entre l'Usine et le Canton, ne concerne au fond le conseil municipal. C'est une affaire cantonale que gère (mal) Monsieur Maudet magistrat de police cantonal. Ce dernier a bloqué le versement de dons de la Loterie Romande, il instrumentalise maintenant sciemment le conseil municipal de la Ville de Genève pour forcer l'Usine à plier. Cela n'est pas démocratique. Le chantage institutionnel n'a pas sa place dans notre République. Etre chargé de garantir la loi et son application, ne signifie pas faire usage de la loi du plus fort. C'est mal interpréter l'esprit de la loi, en détourner l'usage, que de prétendre l'appliquer à son unique avantage.

     

    L'entière responsabilité des violences et déprédations qui pourraient découler de l'attitude irresponsable et dangereuse de la droite, ainsi qu'à Monsieur Maudet, pyromane en chef, devront lui être imputée. 

    Ceux qui ont choisi, bien au chaud sur leur siège, de couper des subventions, de saboter une institution culturelle pour l'empêcher de fonctionner en conformité avec la loi, de punir tout un public la fréquentant, ont opté pour la voie de la violence institutionnelle.

    Cette droite destructrice, irresponsable, a jeté de l'huile sur le feu et sciemment déclaré la guerre à l'Usine. 

    On ne peut que craindre désormais le retour de flamme.  

     

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  • La culture rend-elle heureux?

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    culture,heureux,classes sociales,médiationLa culture rend-elle heureux? C'est la question qui a été posée dans une étude récente qui vient d'être publiée par le Département fédéral de l'intérieur. publikationen.html?publicationID=6750

     

    Pour cette étude, une définition élargie des pratiques culturelles a été pris en compte. Il s'agissait autant des activités de loisirs (fêtes, sport) que des activités particulières (fréquentation des bibliothèques, cinémas open air, festivals de films). L'objectif avoué étant d'évaluer la satisfaction dans la vie.

    Il en ressort des enseignements, certes globaux, mais intéressants. Par exemple, que les institutions culturelles les plus fréquentées sont les cinémas, que plus de quatre personnes sur dix ont fréquenté des concerts de musiques actuelles en Suisse; un pourcentage analogue de la population (41%) ayant assisté à des spectacles de culture classique, comme une pièce de théâtre, un concert de musique ou de danse. Enfin, qu'un peu plus du quart de la population a fréquenté une bibliothèque ou une médiathèque pour ses loisirs durant l'année. Que disent au final ces chiffres? Qu'une bonne accessibilité à la culture, garante d'une bonne qualité de vie, est disponible en Suisse et que la population en use avec profit.

    Avis à ceux qui veulent raboter dans la culture: autant dire qu'ils s'attaquent directement au bien être.

    Poursuivons la lecture de cette étude. 71% de la population suisse a participé au moins une fois durant l'année à une fête, qu'elle soit du premier août, au carnaval, à une fête de quartier ou de village. Preuve que la culture, dans son acceptation large et participative, est grandement investie et contribue à la qualité de vie et au sentiment d'appartenance.

    La population suisse, dans son ensemble, exprime un degré de satisfaction dans la vie élevé à très élevé. La fréquentation de spectacles de culture classique (théâtre, musique classique, ballet) et de manifestations de culture populaire (musique folklorique, théâtre populaire ou amateur) -avec toutes les réserves que l'on peut émettre sur ces catégories- augmente les chances de faire partie des personnes très satisfaites dans la vie.


    Des différences significatives entre les classes

    Mais cette étude donne aussi des renseignements intéressants sur les profils socio démographiques. 30% des personnes diplômées du secondaire I ont visité des monuments et des musées contre près de 80% pour celles du degré tertiaire! Les personnes d'âge moyen et avancé, bénéficiant d'un revenu élevé et surtout d'un niveau de formation tertiaire sont surreprésentées. A contrario, les étrangers, les jeunes et les personnes moins formées par exemple, y sont sous-représentés. Il y a de réelles différences de classes dans l'accessibilité à la culture. Et sans surprises, ce sont les classes les plus précaires qui en bénéficient le moins.  

    Si la culture rend heureux, elle bénéficierait avant tout à ceux qui... le sont déjà, ou en tout cas qui bénéficient, du fait de leur revenu, âge, santé, logement, des conditions favorables pour en profiter. Or, si la culture contribue à être heureux, il est important qu'elle soit un facteur de lutte contre les inégalités sociales et partant, des risques de ruptures et tensions dans la société.

    Son accès devrait donc être facilité pour les publics moins favorisés et des entreprises de médiation à leur intention spécifiquement développés.  Sinon, on risque d'aller vers une culture de classe, et donc, paradoxalement, un culture qui, incluant moins, exclut.

    Que les classes privilégiées le soient et demeurent heureuses d'aller au musée n'est pas un enjeu prioritaire des politiques publiques.

    Mais que les personnes les plus précaires et sur les marges puissent, par le biais de la culture, développer des liens sociaux et développer leur capital social et symbolique, en est un, de toutes évidence, pour la collectivité. 

    C'est à mes yeux l'enseignement important à retirer de cette étude.

     

  • Je vote moi non plus

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    Ce dimanche, l'abstentionnisme risque malheureusement d'être le meilleur élu lors des élections fédérales. Ce serait une leçon pour les partis, ou plutôt un désaveu, voire un désamour de la chose publique.

    Mais pourquoi la politique fédérale et les enjeux autour des représentant-e- genevois-e-s à Berne passionnent si peu? Le citoyen a-t-il le sentiment de ne pas avoir assez de contrôle. C'est trop loin, trop abstrait ? Il y a trop de listes ? Les retours du terrain témoignent d'un sentiment d'être perdu devant la quantité de papillons dans la boîte aux lettres transformée en urne, des difficultés à comprendre les enjeux, voire les règles du vote (liste, panachage, biffage, etc.). Ce cumul de difficultés, à laquelle se rajoute le manque d'insertion sociale d'un nombre grandissant de citoyen-ne-s explique pour partie la faiblesse des votes.

    En Suisse, on vote environ 4 fois par an. Un-e- citoyen-ne modèle votera environ 250 fois durant sa vie! Le système est complexe, particulièrement pour ceux qui sont maintenus à distance de ses enjeux. L'insertion sociale et économique est un facteur important de participation. Plus le niveau de qualification augmente plus on participe. Le fait de payer des impôts serait un élément prépondérant à la participation. Au final, c'est en s'engageant que l'on est toujours plus engagé, en votant que l'on s'habitue à voter (comment renforcer ce cercle vertueux?).

     

    Une démocratie qui exclut ?

    Notre démocratie représentative ne représente pas assez bien sa diversité. Or, si la composition des parlements reflète imparfaitement la diversité de la population, c'est toute la légitimité de notre démocratie qui est en péril. Des groupes manquant de modèles de référence désinvestissent le champ des élections. Il y a trop peu de femmes dans les parlements (30% en moyenne) de jeunes (2%), et de représentant-e-s des minorités visibles. Autant de facteurs qui provoquent le retrait, le désintérêt, puis l'oubli du politique par nos concitoyen-ne-s. L'usage de la langue unique et la difficulté pour des suisses non-francophones de saisir facilement les enjeux est un facteur excluant de plus. 

     

    Les jeunes : on en parle !  

    La chancelière Anja Wyden relevait, lors d'une journée de réflexion dédiée à la jeunesse et la citoyenneté, la faible participation électorale des jeunes. En 2013,  les taux de participation étaient, selon les classes d'âge de : 34.3 % pour les 18-19 ans. De 31.3% pour les 20-24 ans; de 31.4 % pour les 25-29 ans. En comparaison : la classe d'âge des 70-74 ans votent à  68.9% ! Et la population totale à 48.8%.

    La participation des jeunes varie toutefois suivant les thèmes. Lors des votations sur l'école (novembre 2010), le tabac (2008), la gratuité des transports publics genevois(2008), ou l'initiative pour abroger le service militaire obligatoire (2013), les jeunes se sont mobilisés ! Leur comportement électoral tend vers plus de flexibilité et d'intermittence dans un contexte social marqué par la défiance et la protestation envers les associations et les grands partis (devenus plus suspects). 

    Chacun-e est aujourd'hui plus seul dans la construction de son identité. La citoyenneté est alors plus critique, mais aussi plus individuelle (le chacun pour soi, tend à remplacer le un pour tous, tous pour un). Refuser de se faire enfermer dans une norme préétablie conduirait à ne plus voter pour affirmer sa différence (sauf que c'est devenu... la norme).

     

    Dedieu on vote ou bien ?

    On se politise désormais de plus en plus contre que pour ! On a basculé dans une citoyenneté du rejet, de la réaction, ou il est plus commun de râler que de s'engager!

    Pour lutter contre ce mouvement, il faut continuer d'agir à différents niveaux et à travers des actions de proximité. Citons-en quelques unes  :

    • La sensibilisation, via des clips, des brochures, des bandes dessinées, les réseaux sociaux: utiliser ces moyens d'une manière ludique, constructive et non rébarbative. Regagner la confiance. 
    • Les contacts de proximité : toucher les gens par des discours portés par des modèles, d'une manière simple, directe. Trouver l'émotion, la passion. En faisant des porte à porte, des stands, des téléphones, des repas communs, employer tous les moyens à disposition pour ouvrir le débat et surtout ECOUTER ce que chacun-e- a à dire! 
    • L'éducation : L'école joue un rôle clé, tant par des cours sur la citoyenneté que l'organisation de débats en son sein, appuyés par des dossiers pédagogiques, avec des projets d'initiation des jeunes à ce qu'est la vie parlementaire. La famille est le premier lieu de transmission des savoirs, comment y favoriser la parole politique ? 
    • Des expériences  participatives:
    • Cinécivic (concours de films et affiches pour les 15-25 ans) où l'on constate que ce sont les jeunes qui savent le mieux parler aux jeunes!  http://www.ge.ch/cinecivic/
    • Easy Vote, visant à promouvoir le vote grâce à du matériel de vote simplifié et à des mesures de sensibilisation adaptées aux jeunes) www.easyvote.ch
    • Des événements médiatiques: par exemple la Semaine de la démocratie organisée par la chancellerie qui vise, grâce à des conférences publiques, forum, spectacles, expositions, à échanger et débattre du vivre ensemble et de la démocratie. :  http://www.semaine-democratie.ch/

     

    Voter: un respect de soi

    L'abstentionnisme n'est pas une fatalité.

    Pour que le "je vote moi non plus" se transforme en "Je vote moi aussi!" ce sont un cumul d'actions et d'engagements qu'il faut engager dans la durée... mais c'est aussi un geste très simple à faire : celui de voter. 

    Le 18 octobre, définitivement: JE VOTE! par amour pour la démocratie et parce que je me respecte en tant que citoyen-ne.

    Et vous?

     

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  • A ceux qui peuvent encore dire oui

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    oui...

    A ceux qui écoutent

    A ceux qui veulent comprendre

    Aux roues de secours

    A ceux qui changent les choses

    A ceux qui retournent les lignes

    Au cric dans le coffre

    Aux croisées des chemins

    A ceux qui se lèvent à l’aube   

    Au pouvoir du changement

    Au respect des paroles données

    Au sucre sous la langue

    Au suc des plantes

    Au jus des oranges

    Aux voûtes gothiques

    Aux orages l’été

    Aux volutes de fumées

    A la résistance des fleurs

    Aux orgues de Bach

    Aux fanaux des baleines

    Aux peines minimales

    Aux refrains des rorquals

    Aux nuits andalouses

    Aux deuxièmes chances

    Aux troisièmes et même plus

    Aux encore

    Au crédit sans caution

    Au service public

    Aux cinq doigts de la main

    Aux libertés totales                         

    Aux chutes sans gravité

    Aux remontants rapides

    A l’apprentissage qui rentre

    A l’été indien

    Aux prudences de Sioux

    Aux casse-noix et au sprint final  

    Aux atolls aux tortues

    Aux troupeaux de bisons

    Au schuss à la danse   

    Aux bouchons sans champagne

    Aux bouteilles à la paille

    Aux poches à double fond

    Aux présences des pairs

    Au repère des phares

    A Jaurès à Ziegler et Sénac

    A Erri à Rouillan et frère Roger

    Aux hérissons sous les feuilles

    Aux sursauts salutaires

    Aux grand huit aux montagnes ukrainiennes

    Aux Syriens sans Assad

    Aux Russes sans Poutine    

    Aux éclipses solaires

    Au Liban au Lignon

    Aux Grisons à l’Irlande 

    Aux théologies de la libération

    Aux démarches délicates

    Aux pas de côté au retrait stratégique

    A l’arôme du café 

    A l’amorce des bombes 

    Aux marchés de Provence  

    Aux préavis de grève

    Aux cheveux de Jason

    A la barbe d’Ulysse

    A la mort des forfaits fiscaux 

    Oui...

    A la vitesse des lièvres

    Aux prophètes du bonheur

    A Jérusalem capitale Palestinienne

    Aux tisons à la braise

    Aux langues liées 

    Aux passages de frontières

    Aux terriers des renards

    Aux remèdes des plantes

    Aux becs des corbeaux 

    Aux crapauds aux princesses

    Aux miracles invisibles

    Aux essais transformés

    Aux questions sans réponses

    Aux sorbets de cassis   

    Aux refuges en forêt

    Aux loukoums et kiwis

    Aux coulis, confiseries

    Aux sardines grillées

    Oui...

    Aux pieds nus dans les prés

    Aux canapés pour deux 

    À la mousse sur la bière 

    Au hamac sous le chêne  

    Au baiser contre l’arbre

    A ceux qui ne sont plus là  

    Aux réponses qui fusent

    A ceux qui disent sans délais

    Aux peigneurs de girafe

    Aux boules à facettes

    Au présent : éternel

    Au tout premier pas

    Aux ceintures de sensibilité   

    Aux fétiches aux totems 

    Aux pacifistes résolus 

    Aux insomnies douces

    A la lutte des classes

    Aux cerfs-volants au vent

    Aux micmacs et schmilblicks

    Au milk-shake

    Aux pommes duchesses

    Aux brioches et au schnaps

    A l’orgasme et au cri   

    Aux silences débordants

    A la glu qui recolle

    Oui... 

    Aux loyers plafonnés

    A ce qui s’est échappé

    A ce qui reviendra

    Aux livres et à l’éclair

    Aux grappes de raisin   

    Aux surréalistes

    A la bienveillance des bègues

    Aux lignes le long des touches

    Aux poires blondes

    À la foi des montagnes

    Aux bonhommes de paille

    A la force des poignets

    Aux chevilles ouvrières

    A la neige d’avril  

    Aux gouttières quand il pleut

    Aux bulletins météo

    Aux ombrelles chinoises

    Aux empreintes dans le sable

    A la pluie au désert 

    Aux marées montantes

    A Mahmoud Darwich

    Oui...

    Aux rencontres improbables    

    Aux musiques intérieures

    Aux tendresses et aux rêves

    Aux fidélités sans failles   

    Au droit au retour

    A la trêve

    Aux terres ancestrales

    Aux formules magiques

    Aux oreilles débouchées  

    Aux machines sans billets

    Aux quittances sans reçus  

    Aux formules secrètes

    Aux incantations libres

    Aux frissons

    Au regard pour les vagues

    Aux armes enrayées

    Au romantisme.0

    A la force d’y croire

    A la souplesse des genoux

    Au souffle continu

    Oui... 

    Aux parachutes bien pliés

    Aux rebonds imprévus

    A l’ouverture des portes

    Aux chansons fredonnées

    Aux buts avec son camp

    Aux refrains sans reprises 

    Au saut à l’élastique

    Au temps des cerises

    Aux balançoires en bois

    Aux briques des barricades

    Au thé frais à la menthe sauvage

    Aux bêtes sauvages

    Au feu doux

    Aux coussinets des chats

    Aux étoiles fugaces  

    Aux camisoles pour ego

    Aux jeux de langage

    A l’insouciance

    Oui...

    Aux prières silencieuses

    Au pouvoir d’aimer

    Au silence l’été

    Au ciel toute l’année

    A celles qui n’ont pas peur

    A ceux qui peuvent encore dire oui.

     

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  • A ceux qui ne savent plus dire non...

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    Non ....

    Aux pompiers pyromanes

    Aux concasseurs de cœur

    Aux briseurs de grève

    Aux faiseurs de crises

    Aux cerises pas mûres

    Aux statues sans sourires

    Aux églises sans prières

    Aux sauveurs sans idées

    Aux sauts sans esprit

    Aux nombrils sans rebords   

    Aux yaourts fermentés    

    Aux rivières sans retour

    Aux océans bornés

    Au ciel sans soleil

    Aux nuages sans pluie

    Aux menottes attachées

    Aux traces qui se perdent

    À l’absence de grâce

    Aux pentes sans secousses

    Aux piscines trop chlorées

    Aux couteaux dans la manche  

    Aux buvards imbibés  

    Aux éponges délavées

    Aux essais nucléaires

    Aux scooters sur les pistes TPG

    Au babil politique

    Aux serpents dans la mer

    Aux cernes des couleuvres   

    Aux amendes aux cyclistes

    A tout ce qui clignote

    Aux élans suspendus

    Au service sans merci

    Aux mécènes miséreux  

    Aux tueurs de bête

    Aux vols spéciaux

    Aux avions sans retour

    Aux faiseurs d’esclaves

    Aux esprits séparés 

    Aux loyers abusifs

    Au Ragusa sans noisettes

    Au Rivella sans sport

    Aux raquettes au vestiaire

    Aux abeilles qui meurent

    Aux barreaux mal sciés  

    Aux marches manquées 

    A la chaise électrique

    Aux cheveux sur la langue  

    Aux preneurs d’otage

    Aux demandes de rançon

    Aux appels en absence

    Aux connexions trop lentes

    Aux tigres édentés  

    A l’humain comme une chose

    Aux titres dans le texte

    Aux menus sans sel  

    Au lustrage des poils

    À l’arrachage d'ailes

    Aux bunkers pour les noirs

    Aux abbés abuseurs

    Aux cailloux dans les pompes

    Aux curés à bout de nerf

    Aux poules sans têtes 

    Aux grands noms

    Aux vis desserrées

    Aux mineurs dans leur Porsche  

    Aux brouettes rouillées

    Aux navets à la cave

    Aux pommes en novembre 

    A ceux qui ne sautent plus

    A ceux qui ne peuvent pas   

    Aux ampoules dans les mains 

    Au pétrin

    À servir la soupe

    A l’orage qui vient 

    Aux tiroirs qui grincent

    A l’office des poursuites

    Aux jeteurs de sort

    Aux tireuses de cartes

    Au sens unique

    Aux fosses marines

    À l’ours sans banquise

    Aux astrologues avides

    Aux tartes à la crème

    Aux pilules amères

    Aux billots sous la tête

    Aux rats des villes

    Aux champs rasés 

    Aux fantômes aux fantoches

    Aux couches pour les vieux

    Aux sous-titres décalés

    Au dimanche à l’usine

    Au Noël sans cadeaux  

    Aux cadenas aux compteurs

    Aux bouchons sur la route  

    Au pouvoir des tristes    

    A la foi sans blasphème

    Aux charentaises en solde

    Aux chats sans gouttières

    Aux héritages automatiques

    Aux enfances sans amour

    Aux donneurs de leçon  

    Aux salaires sans mérite

    Aux oiseaux sans nichées     

    Aux anniversaires gâtés 

    Au mal que l’on partage

    Au compte à rebours

    Aux os à moelle

    Aux fleuristes fanés  

    Aux âmes perdues

    A l'amertume du miel

    Aux rasoirs jetables

    Au guide Michelin

    À ceux qui se la ramènent

    A ceux qui s’y oublient

    Aux silences pesants

    Aux tambours des bottes 

    Aux trous dans les chaussettes

    Aux baignoires bouchées

    Aux arrêts cardiaques

    A ceux qui se sont pris pour d’autres

    Aux paris truqués

    Aux perruques mal fixées

    Au tiercé dans le désordre

    A Blatter à Blocher au Sida

    Au désordre général

    Au casse-pipe

    Aux éclats sans lumière

    Aux cartes cumulées

    Aux géraniums en plastique

    A ceux qui ne s’opposent plus

    A ceux qui ne savent plus dire non.

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  • Nouvelle comédie : terrorisme culturel du PLR.

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    Le PLR a tombé le masque ce mardi en commission des travaux, refusant le vote sur le théâtre de la Nouvelle Comédie. Comme un mauvais acteur il essaie maintenant de se rattraper en invoquant divers arguments, tous plus spécieux les uns que les autres.    

     

    Lien avec la répartition des tâches Ville-Canton

    Le PLR prétend que son refus doit être pensé dans le cadre d'une négociation de la répartition des tâches entre Ville et Canton. C'est lâche et mensonger. Cette manoeuvre vise à ne pas assumer sa casse. Cela me fait penser aux agresseurs qui prétextent un mouvement de leur victime pour justifier de leur être tombé dessus. Le PLR est, au final, tellement lâche qu'il ne peut même assumer de l'être et doit encore se dédouaner sur la Ville.  

    Le député PLR et promoteur Frédéric Hohl exprime, dans l'émission Genève à Chaud, sa volonté de faire un deal au détriment de la Ville et de la Culture. Selon lui, si à l’issue de la répartition des tâches, la Nouvelle Comédie devenait municipale, le Canton ne mettrait pas 45 millions. Mais, à l’inverse, si la Nouvelle Comédie devait devenir cantonale, il ne s’engage bien entendu pas à mettre les 53 millions de plus et à dédommager la Ville pour l’important travail de maîtrise d’ouvrage déjà entrepris! Monsieur Hohl joue là avec la Nouvelle comédie comme un joueur de bonneteau avec sa bille. Il faut l'arrêter. Cet homme, promoteur culturel, est empêtré dans ses conflits d'intérêts.

     

    On ne peut pas jouer ainsi avec des institutions d'importance stratégique pour Genève. Dans le Temps [1], le même Frédéric Hohl annonce encore vouloir mettre de nouvelles conditions à la Ville en la poussant à garder la Comédie sous son aile. Cela revient de fait à enterrer le projet, car la Ville de Genève n'aurait probablement pas les moyens de le reprendre entièrement. Elle n'est pas riche, elle planifie simplement mieux ses investissements.

    Alors qu'un projet collectif Ville-Canton est sur le point d'aboutir, il faudrait le voir se briser ? Cela serait désastreux pour Genève. 

     

    Certains ont brûlé des livres, d'autres veulent fermer des théâtres

    Le PLR, dans son terrorisme culturel, est prêt à laisser mourir l'actuelle Comédie sans la remplacer. Cela revient de fait à condamner un théâtre. Trucider un projet d'importance stratégique pour Genève parce qu'il est culturel, c'est du terrorisme, pas de la gestion.

    Quand il s'agit d'investir dans les routes et les prisons, le PLR n'est jamais à court de dépenses. Mettons en perspective le projet de la Nouvelle Comédie avec, par exemple :

    • Les 3000 à 4000 millions !  pour l'hypothétique traversée du lac qui déboucherait en pleine campagne et dont Berne a dénoncé le caractère inutile.
    • Les 289.5 millions! pour une prison (établissement pénitentiaire des Dardelles).
    • Les 151millions pour la réfection de la route de nations.
    • Les 43 millions pour la relocalisation de l’office cantonal des véhicules.
    • Les 58 millions uniquement destinés à la simple rénovation de l’Hôtel des finances.

    Et demandons-nous alors au nom de quoi le PLR veut désormais supprimer la Nouvelle Comédie ? Pas au nom de la bonne gestion, car ce nouveau théâtre c'est à peine ce que coûterait un nouvel avocat PLR aux HUG !!!

     

    La Nouvelle comédie est l'avenir de Genève

    La Nouvelle comédie est un théâtre qui comprendra 750 places réparties en deux salles de 500 et 250 places (en plus de deux espaces de répétition de 100 places chacun et d’un restaurant avec une centaine de places également).

    Elle a été pensée comme une véritable fabrique des arts de la scène, regroupant en un même lieu des ateliers de décors, de costumes, des espaces de répétition, etc… qui seront rendus accessible au public, qui pourra ainsi découvrir les différents métiers du spectacle.

    La Nouvelle comédie permettra d’accueillir les grandes productions européennes, ce qui manque aujourd'hui, tout en offrant la possibilité de créations locales ambitieuses qui à leur tour tourneront dans le monde.

    Des questions d'ego et de conflit d'intérêts au PLR casseraient plus de 20 ans de travail sur ce projet ?

    La Nouvelle comédie : un projet qui ne date pas d'hier

    La Nouvelle comédie s’inscrit dans le cadre du nouveau quartier qui se construit autour de la future gare des Eaux-Vives. Ne pas réaliser ce théâtre revient à laisser un gigantesque trou, sur lequel il coûtera beaucoup plus cher de construire quelque chose plus tard.

    Dans une période troublée comme celle que nous vivons aujourd'hui, où nous sommes en manque de récits pour raconter le monde, et y trouver notre place, le théâtre a un rôle particulier à jouer comme espace de parole, de création, de lien. Il y a déjà trop de trous et pas assez de projets de qualité. Ne les cassons pas!  

     

    La culture : une richesse à cultiver

    La Nouvel comédie est un équipement culturel qui sera au cœur de la région, accessible facilement et rapidement. C’est un théâtre qui fera rayonner Genève et dont notre Canton tirera bénéfice.

    Si le PLR n'en a pas voulu mardi en commission des travaux, s'il a balayé ce projet avec mépris, pour des raisons de calcul politique et comptable, il faut désormais espérer qu'au sein de ce parti certains reviendront à la raison, arrêteront de jouer avec les institutions stratégiques comme au bonneteau et que les terroristes culturels seront mutés à la commission de la santé... s'il veulent vraiment faire des économies, ils pourront s'attaquer aux caisses maladies privées.       

     

     

    [1] http://www.letemps.ch/culture/2015/10/01/guerre-position-autour-nouvelle-comedie

     

     

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  • Le droit de mourir dans la dignité

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    Est-ce qu'un être humain a le droit de décider de sa vie et de son cours? Oui! Est-ce qu’un être humain a le droit de décider de sa mort, du moment où il souhaite arrêter celle-ci ? Oui. Le pouvoir des prêtres et des médecins sur le droit à mourir des gens devrait appartenir à un autre siècle.

    C'est à chacun-e- de décider aujourd'hui, librement, ce qu'il souhaite faire de sa vie et de la fin de celle-ci. La question de mourir dans la dignité est complexe et soulève des questions éthiques et légales, mais comment un humain peut-il se prétendre libre si sa mort ne lui appartient pas?


    Quand l’homme est libre de décider de sa vie, il doit être libre de décider de sa mort.

    Il est important de relire les philosophes grecs, les stoïques, et même des chrétiens; certains ont une option bien éloignée de celle de « la vie à tout prix » (et contre la vie même) que des églises ont suivies. 

    Hans Küng, théologien suisse, nous rappelle [1] que le choix de mourir peut aussi être un geste de confiance en Dieu et d'abandon dans la confiance. L'acharnement médical n'est pas un geste à soutenir; avoir le droit de disposer de sa vie inclut le droit d'exercer son droit à partir. On peut lire dans ce geste une confiance et une spiritualité forte. Il est important et urgent de sortir du tabou qu’occasionne la mort pour la regarder en face, qu’elle soit vécue de la manière la plus digne et respectueuse possible.

    Des situations disparates

    Aujourd’hui, en Suisse, suivant les cantons, que ceux-ci soient de tradition catholique ou non, de telle ou telle obédience politique, qu'ils aient légiférés ou pas au sujet de la fin de vie (Vaud, Neuchâtel l'ont fait, toujours pas Genève),  et que la personne en souffrance soit en EMS, en hôpital ou à la maison, son droit de disposer de  sa mort n'est pas garanti.  Cela est-il équitable ? Non.  Cela est-il juste ? Non. Il est urgent de légiférer au niveau fédéral afin de garantir le même droit à mourir pour toutes et tous.

     

    Distinguer clairement suicide assisté et euthanasie

    Une distinction claire doit être ici posée entre le suicide assisté et l’euthanasie. Le suicide assisté est l’acte libre et éclairé d’une personne qui souhaite mourir dans la dignité. L’euthanasie est une décision prise par d’autres au sujet d'une personne qui l'élimine sans son consentement. Légiférer sur le droit au suicide assisté au niveau fédéral permettra de clarifier cette distinction et de protéger le droit à mourir dans la dignité avec un cadre clair pour tous.

    Dans le suicide assisté, la personne qui se suicide doit être :

    • Consciente
    • Capable de discernement
    • Pouvoir physiquement avaler une substance ou tourner un robinet de manière autonome.

     

    Attention, cela exclut de fait un certain nombre de personnes qui ont dépassé ce stade et désirent mourir. Cela exclut tous les malades psychiques et les nombreuses et même très nombreuses démences séniles et provoque actuellement ne nombreuses situations de conflit. Exemple : une personne  au début d’une évolution démente demande de mourir « avant de devenir gaga ». Le psychiatre certifie qu’il n’y a pas de capacité de discernement. Que faire?  Aujourd'hui, il faut renoncer devant le diagnostic psychiatrique. Il s’ensuit une terrible souffrance de la personne qui demande l'intervention.

     

    Le droit à mourir dans la dignité ne doit être confisqué ni par les psychiatres ni par les comptables.

     

    Le droit à la vie et à la mort doivent être sortis du système capitaliste, monétaire. En cela, la liberté doit être donnée à chacun de pouvoir choisir sa mort, en toute connaissance de cause, avec l'aide et l'accompagnement nécessaires. Le vieillissement de la population et les volontés de réduire les coûts de la santé, risquent de ramener le droit à la vie à un enjeu commercial, monétaire, ou de pouvoir. Il faut bien regarder la situation en face, on ne peut fermer les yeux.  

     

     

    EXIT prend de l'ampleur

    Aujourd’hui,  l’association Exit ADMD (Association pour le droit à mourir dans la dignité)[2]  ne cesse de prendre l’ampleur (22'000 membres en Suisse romande et presque 100'000 en Suisse allemande). Le nombre d’adhérents est toujours plus grand (environ 3'000 en plus chaque année en suisse romande). Cette association répond au besoin largement partagé de mourir dans la dignité.

    Chacun-e- devrait, aujourd'hui, en Suisse, pouvoir envisager avec sérénité sa fin de vie. Le besoin de ne pas souffrir ni d’être grabataire doit être entendu. Libre à chacun-e- de l'apprécier en pleine conscience.

     

    Vivre dans la dignité, c'est avoir la garantie de pouvoir mourir librement, avec une information éclairée et un cadre juridique clair pour toutes et tous. La vie est un bien trop précieux pour accepter de la laisser aux prêtres, aux psychiatres, aux comptables.

     



    [1] http://www.letemps.ch/Page/Uuid/633470aa-65fb-11e5-a712-c5802dca2ce2/Hans_K%C3%BCng_envisage_de_choisir_sa_mort_en_croyant

    [2] http://www.exit-geneve.ch/

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  • Pourquoi je suis candidat au Conseil National

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    Pourquoi tu veux y aller, pourquoi es-tu candidat au National ? Cette question on me la pose tous les jours, ou presque. Ma réponse est la suivante :  une société plus juste est possible. Elle ne tombera pas du ciel. 

     

    Si je peux comprendre que le politique ne fasse pas toujours rêver, il me semble mille fois préférable d'agir, de s'engager, que de subir. Même dans une démocratie participative comme la Suisse, 95% des objets votés au parlement ne seront pas soumis au peuple. C'est finalement un petit 5% sur lequel on peut se prononcer directement. Le gros des décisions sont prises à Berne, sans même que l'on s'en rende compte. Elles ont pourtant un impact direct sur nos vies. Voter c'est décider, ne sous-estimons pas les élections. [1] Et être candidat c'est finalement la meilleure manière d'être bien représenté, et de prendre son destin en main. 

     

    Mon engagement est basé sur 3 axes principaux :  le social, la place de la Suisse en Europe, les réformes fiscales à venir.

     

    Le Social

    Par mon engagement professionnel, je suis au quotidien, interpellé par les questions sociales. Je ne suis pas convaincu en l’état par la réforme des rentes AVS et du 2e pilier qui occupera le parlement ces prochaines années.

    Ce n'est pas une politique progressiste de faire passer l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans, d'abaisser fortement le taux de conversion des rentes du 2e pilier, et d'augmenter massivement la TVA en faveur des retraites.

    Elu au parlement, je travaillerais d'arrache-pied, durant ces prochaines années, pour que ce projet devienne véritablement social. Les rentes de l’AVS doivent être augmentées de 10%, sans relèvement de l’âge de la retraite. A travail égal, salaire égal, il n'est pas juste que les femmes travaillent plus et plus longtemps pour des salaires moindres.

     

    La place de la Suisse en Europe

    L’UDC devrait être rebaptisée l’Union of Dead Children : l’Union des enfants morts. Ce parti xénophobe, qui fait petit à petit de la Suisse un pays renfermé sur lui et isolé, est directement responsable de la mort de centaines de gens, par les restrictions du droit d’asile qu’il a initié, l’interdiction de faire des demandes d’asile depuis les ambassades, et sa politique de défiance vis-à-vis de l'autre.

    La Suisse est un pays vieillissant. Nous ne survivrons pas sans apport extérieur. La Suisse doit être responsable et avoir une vision d’accueil réactive. Elle n’a pas le droit de laisser mourir des enfants à sa frontière et s’en laver les mains.

    La votation du 9 février 2014 a montré que l'UDC voulait casser ce qui a fait la richesse de la Suisse : sa capacité pragmatique, innovante et accueillante.

    Laisser ceux qui font commerce de la peur devenir les fossoyeurs de la Suisse ? Jamais! 

     

    Les réformes fiscales

    En prévision de la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), il faut bien entendu que la Suisse demeure économiquement compétitive. Mais elle ne doit ni brader son potentiel ni le faire au détriment des citoyen-ne-s. Il n'est pas juste que ce soient toujours les mêmes qui profitent de la croissance. Et il n'est pas équitable que la richesse bénéficie à un petit nombre pendant que les inégalités s'accroissent.

    Virer du parlement celles et ceux qui font profession de servir les lobbys avant la démocratie est urgent! Elire c'est choisir, c'est éliminer aussi.

    Ce ne sont pas aux travailleurs d’être les variables d’ajustement et de faire les frais des politiques d’austérité. Renforcer la protection contre les licenciements et préserver les chômeurs et chômeuses âgé-e-s du chômage de longue durée, imposer l’égalité des salaires à travers des dispositions contraignantes et des conventions collectives de travail, doit se faire à l’échelon national. 

    Il n’y a pas de fatalité qui préside au fait que notre société soit de plus en plus inégalitaire.

     

    Genève dispose d'un formidable potentiel de développement. Nous n'avons pas encore su le mettre en valeur, ni le défendre à l'échelle fédérale. Notre région dispose de ressources et d’un bassin de compétences peut-être unique au monde. Pourquoi je suis candidat au Conseil National ? Parce qu'une société plus riche, plus juste, est possible. 

     

    Qui je suis

    Je suis né il y a 40 ans à Toronto, Canada. Fils d’un médecin suisse et d’une infirmière française. Professionnellement, je travaille dans le domaine social. Mon engagement associatif est marqué. Je suis membre du comité de l’ATE, Association Transports et Environnement,  d’Appartenances: association proposant des soins psychologiques, un soutien et une intégration des personnes migrantes; d’Aspasie et de Boulevard: associations défendant les droits des personnes qui exercent le travail du sexe.

     

    Je siège depuis 5 ans au conseil municipal de la Ville de Genève, à la commission de l’Aménagement et de la Culture, ayant assuré la présidence de cette dernière en 2014. L’écriture, comme la parole, est un outil pour travailler les consciences et les coeurs. Je suis engagé dans le collectif Art et politique (Kunst und Politik). En parallèle de ce blog, j'écris des nouvelles et de la poésie, parce que je crois que l’Homme construit ses conditions de vie et qu’il n’y a nulle fatalité dans ce monde.

     

    Une société plus égalitaire est possible. Elle ne tombera pas du ciel. 

     

     

    [1] http://www.sept.info/club/ne-estimons-elections-voter-cest-decider/

     

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    www.sylvainthevoz.ch

     

     

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  • Bouchons à Genève : une explication

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    La fable du selfie et de l'habitant

     

    Le selfie, ayant chanté

    Tout l'été,

    Se trouva fort dépourvu

    Quand l’automne fut venu :

    Pas un seul petit travail

    De pont ou de route réalisé

    Le selfie alla crier famine

    Sur les réseaux sociaux, dans l'Illustré, comme à son habitude,

    Priant aux habitants de lui prêter

    Quelque crédit pour subsister

    Jusqu'à la saison nouvelle.

     

    -Je vous paierai, lui dit l'habitant,

    Si vous arrêtez enfin

    De vous répandre sur les réseaux sociaux

    Et vous mettez au travail!

     

    L’habitant n'est pas dupe :

    C'est là sa grande qualité.

     

    -Que faisiez-vous au temps chaud ?

    Dit-il au selfie, ce grand planificateur

     

    - Nuit et jour à tout venant

    Je faisais des selfie, ne vous déplaise.

     

    - Vous faisiez des selfie ? j'en suis fort aise.

    Eh bien maintenant mettez-vous au travail

     

    On ne roule plus dans cette ville, ni aux Charmilles ni au Pont du Mont-Blanc

    Sortez donc du monde virtuel que l'on sorte des bouchons ! 

     

    Genève, 16 septembre 2015, 17h04 :

    un habitant coincé dans le trafic, relisant Jean de La Fontaine pour passer le temps....

     

     

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  • Genève, ville de confluences

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    Un dimanche à marcher dans la rue de la Gravière, entre deux immeubles d’un gris insondable. A gauche : un hôtel de police, à droite, des commerces. Au milieu, un ruban de bitume. Le mot Gravière est riche de raclements, de galets roulés. Il est aussi une invitation à une belle échappée. C’est peut-être le rôle du « v » comme une vague levée au milieu du mot.

    On prend là conscience que Genève n'a jamais été une cuvette. C'est un lieu meuble, en formation, que creuse le courant d'un fleuve, une rivière. Une ville qui a toujours été un lieu de confluences et de passage, d'accueil et de départs, de refuge sur le fleuve de la vie.    

    Genève, ville d'eau

    Entrer dans la rue de la Gravière, c’est tourner le dos aux entrepôts, à une bretelle d’autoroute, à l’empilement des cubes de la zone industrielle, se rappeler que Genève est une ville d'eau. Et l'eau, c'est la vie, un constant renouvellement.

    Au bout de cette rue, il y a un rideau d'arbres portant une invitation à s'y glisser pour basculer dans la féerie : l’Arve, ondoyante, qui vient de France voisine... et y retournera, à Marseille.

    Là, on va de l’ordonné à l’organique. On part du béton pour l’aquatique, emprunte une voie rectiligne qui irrigue la zone industrielle, la rattache à la rivière, aux branchies gonflées des brochets dodus des profondeurs.

    On laisse de côté, comme des troncs morts ou les blocs de séracs d'un glacier, une menuiserie, une carrosserie, un institut de danse, d’aérobic ... une nouvelle PME et les projets du PAV.

    La rue de la Gravière n’est pas « ONE WAY», nous ne sommes pas aux USA ici, et les passants du dimanche se croisent lentement. Hautes cheminées de fer blanc, trois tubes pointés vers le ciel. Une herse fait résonance avec une autre structure absolument verticale : la Parfumerie, ancienne usine à parfums, désormais dévolue aux arts de la scène.

    La Parfumerie et le théâtre du Loup: résurgence des odeurs et de l’animalité : Loup, Terre, Eau. Et puis aussi La Gravière, espace culturel, lieu pour danser, être léger, transpirer. Un espace où se faire bercer ou remplir les oreilles par un flot de musique. A côté, et posé en pleine terre le radeau des Colis du Coeur où se distribuent des rations de survie : à manger et à boire, pour ceux qui sont, dans cette vie, pour un temps, à la rue.

    Au sol : les traces des fêtes de la nuit. Le passage est interdit aux voitures. Espace réservé aux marcheurs, promeneurs.

     

    Les noms des rues portent les traces de la rivière

    Si on remonte l’Arve, on tombe sur la promenade des orpailleurs. On y est dragué vers La rue du clos de la fonderie, puis entraîné vers celle des tireurs de sable. Il est alors impossible d’échapper à la route des péniches. Les rues portent les noms du rapport de l'homme avec son environnement immédiat.

    C’est toute une vie et une histoire que la rivière magnétise. Et tout proche, le Rhône: promesse de fugue vers Marseille, ses parfums de fleur d’oranger et de pins, de pétrole et de bouillabaisse. Ou vers l'est : la lente remontée vers un arrière-pays montagneux fait de roc, d’eau boueuse, de bouquetins, et de fromages secs comme du granit.

    Genève, ville de confluences, établie sur un fleuve, en mouvement constant, qui se moque des frontières.

    Genève, rue de la Gravière, dont l'eau porte le poids... comme la légèreté. 

     

     

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  • Ce n'est pas le genre qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le genre

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    Si la politique est affaire de conviction, pas de genre, si elle est fruit de réflexion, pas de formules à l'emporte pièce, force est de constater toutefois que l'on est loin encore de l'égalité, d'avoir des élu.e.s qui savent sortir des stéréotypes de leur genre. 

     

    Certains jouent les gros bras. Ils veulent en politique plus de testostérone, de fermeté, de pseudo muscle et de virilité, tout en évoquant leur crainte de ne pas détenir le pouvoir, haïssant la pleurniche comme ils disent, étalant au grand jour un machisme réactionnaire et fragile. C'est la crainte d'une société trop féminine, trop gentille, trop laxiste qui les anime. Mais jusqu'à quand les posture de mâles dominants vont-il l'emporter dans les urnes? 

     

    Ce ne sont pas uniquement des pères qui peuvent être des référents du masculin

     

    Freysinger[1] avançait, en 2012 déjà, dans le cadre d'un débat sur l'homoparentalité que parce qu'une grande partie de l'éducation et de l'enseignement relevait déjà des femmes, un garçon sans père ne pouvait trouver un modèle et construire son identité masculine. Il lançait dans la foulée à Antonio Hodgers qu'il avait un problème vu qu'il avait grandi sans son père ... scandale sous la coupole et bonnet d'âne pour l'UDC.

    On le sait pourtant, l'absence d'un père n'est en rien synonyme d'absence de référents masculins. Ce ne sont pas uniquement les pères qui peuvent être des référents du masculin... des femmes le sont très bien aussi. Et puis, ce n'est pas le genre qui fait le père, c'est ce qu'il transmet de son coeur, de sa tête et de ses engagements.

    Il faut enfin aussi envisager que l'on se construirait parfois mieux sans certains référents masculins...

     

    Les politiques machistes font d'autant plus de mal qu'elles ont d'effets sur la gouvernance

     

    Ce qui transpire chez les cadors de la droite : le rejet des familles monoparentales et homoparentales, le refus d'une société des différences qui se construit dans le dialogue, le respect et l'écoute, et non pas en mesurant qui a la plus longue.

     

    La volonté de montrer à tout prix une posture de dominant est nocive pour la collectivité. La pseudo virilité de façade a ceci de dangereux qu'elle détruit par plaisir de détruire, par peur de se montrer faillible. Si elle trouve du fioul électoral, elle devient un poison pour le vivre ensemble, se sentant ainsi légitimée à jouer des gros bras "tant que ça marche".

     

    Non au paternalisme lubrique  

    machisme,paternalisme,droite,féminisme,mariage pour tousAujourd'hui, au Parlement fédéral, il y a 60 femmes sur 200 élus. 31% ! C'est grandement insuffisant. Pire, elles sont seulement 9 au conseil des Etats ... soit un minuscule 19%.[2] Cela place la Suisse au niveau moyen européen, devant la France et l'Italie, mais loin derrière l'Allemagne et les pays nordiques [2].

    L'homophobie, le sexisme, le machisme demeurent les symboles visibles d'une politique réactionnaire, à majorité portée par des hommes. Certes, des femmes y excellent aussi. Toutefois, le sexe masculin, reste globalement plus réactionnaire, machiste, et homophobe. Le paternalisme lubrique est encore un quotidien du politique.[4]  A nous de le changer.   

     

    Ce n'est pas le genre qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le genre


    Nul fatalisme. Ce n'est pas le genre qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le genre. Pour ma part, je défends des valeurs socialistes, féministes, d'ouverture et de partage du pouvoir. L'écoute, la créativité et l'intimité sont des valeurs qui ne devraient pas être liées aux stéréotypes de tel ou tel genre. 

    Il nous revient de construire avec le genre, une société qui en soit le dépassement. Hommes, femmes, transgenres, ensemble, en plaçant au-delà des enfermements et des stéréotypes, le souci de l'autre et le respect de ses droits, de ses différences et de ses aspirations.

    S'affranchir de tous les fondamentalismes et se débarrasser du paternalisme lubrique: une tâche à laquelle nous atteler, au quotidien.  

     

     

    [1]http://www.lematin.ch/suisse/oskar-freysinger-moque-antonio-hodgers-/story/13352252

    [2]http://www.parlament.ch/f/dokumentation/statistiken/pages/frauen-parlament.aspx

    [3]http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/regionen/thematische_karten/gleichstellungsatlas/politik/bund.html

    [4]http://www.metronews.fr/info/tribune-anti-sexistes-des-femmes-journalistes-les-hommes-politiques-sont-ils-plus-machos-que-les-autres/moee!5Gq0pnbhdCigo/

     

     

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  • Fêtes de Genève : renonçons à l'événementiel !

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    Bien qu’elles se terminent chaque année par un joli feu d’artifice, force est de constater que les Fêtes de Genève sont aujourd’hui un bric-à-brac d’animations coûteuses, une sorte de fête foraine dépassée. Les habitants, sous leurs fenêtres ou ailleurs, n’en veulent plus.

    L’initiative populaire lancée pour des Fêtes plus courtes et plus conviviales enfonce le clou. Les bastringues d’un mois pour vendre de l’alcool ne font plus rêver. Faut-il faire confiance à Frédéric Hohl pour trouver une solution? Non. L’ancien directeur PLR des Fêtes de Genève les a conduites dans une impasse commerciale et culturelle.

    Il faut donc réfléchir autrement qu’avec une ancienne logique. Tout d’abord, se poser la question de la raison d’être de ces fêtes, ainsi que de leur véritable nécessité. Qui les finance pour l’instant? Genève Tourisme. Pour quel public? Des touristes fortunés. Avec quel groupe d’intérêt? Les hôtels luxueux de la rade. Cette équipe n’est pas gagnante. Les habitants héritent des nuisances et de la poudre aux yeux.

     

    Genève n’a pas à investir

    pour sauver des fêtes qui ne font plus rêver

     

     

    Pourtant, ce ne sont pas les propositions culturelles estivales qui manquent à Genève. Elles sont de qualité et… gratuites. Musiques en été, concerts sur la scène Ella Fitzgerald, aubes musicales aux Bains des Pâquis, films en plein air à Ciné transat, théâtre estival de l’Orangerie, grillades et animations dans les parcs et au quai Gustave Ador. Pas un soir sans qu’il ne se passe quelque chose dans notre ville. D’autres communes aussi font la fête (Festival Plein-les-Watts, Jazz à Hermance, etc.,). Et pour les aventuriers qui pensent plus loin que le bout de la rade, le Paléo Festival est à 15 minutes; le Festival de la Cité de Lausanne, tout comme le Montreux Jazz Festival, à une heure.

    Face à ce constat, il me semble important de poser la question suivante: pourquoi ne pas renforcer l’existant, tout en développant des événements décentrés dans des quartiers, notamment sur la rive droite, trop souvent oubliée?

    Genève n’a pas à investir pour sauver des fêtes qui ne font plus rêver. Plutôt que de frimer pour une clientèle de passage, il est plus important d’investir dans la construction du théâtre de la Nouvelle Comédie sur la gare du CEVA, pour la rénovation extension du Musée d’art et d’histoire, le Pavillon de la Danse. Faisons aboutir ces projets vitaux pour les générations futures, plutôt que de servir des caïpirinhas à foison.

    Genève en fête, c’est toute l’année, pas juste un mois l’été avec une gueule de bois ensuite. Nos valeurs de diversité seront mieux défendues et Genève adéquatement mise en valeur si nous renonçons à l’événementiel racoleur au profit du renforcement du tissu culturel existant.

     

     

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  • Pour Berne : une chanson politique

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    Pour Berne, la chanson du parti socialiste genevois lancée dans le cadre de la campagne pour les élections fédérales, fait le buzz. Le Matin Dimanche s'est fait l'écho de ce travail  http://www.lematin.ch/suisse/Clips-partis-politiques/story/14740496?cache=9efAwefuhttp://

    Pour Berne est une chanson politique. C'est une démarche simple et sincère qui a pour objectif de mettre en musique, avec du coeur, un condensé du projet de société que défend le Parti Socialiste.

    Les candidat.e.s jouent le jeu, s'exposent, osent la proximité. Vous voulez en savoir plus, aller plus loin? Une vidéo plus développée énonce le bilan, le programme et les candidat.e.s pour les élections fédérales du 18 octobre 2015  watch?v=gynvpXZ7D6o

    Les socialistes genevois c'est, pour Berne, pour la Suisse, une vision politique, du souffle et du coeur!

     

     

    Pour Berne

     

    On a un programme des valeurs à défendre

    En campagne pour les faire entendre

    Sur des stands dans la rue aux pas de porte

    nos projets nos valeurs partout on les porte

     

    En musique en chanson, on ne va pas se censurer

    L’important c’est de parler, c’est de communiquer

    On y croit sinon on ne serait pas là 

    La politique on ose, même en prose

     

    Le pouvoir de l’argent les esprits renfermés  

    Veulent nous empêcher de respirer  

    Nous faire croire que payer est la seule manière d’exister

    Notre plan, c’est de tout faire bouger  

        

    Notre Suisse est ouverte, tolérante

    Fermer les frontières décisions aberrantes

    Pour l’économie, la prospérité

    Besoin des étrangers ! 

     

    On est socialiste, douze sur les listes

    Réalistes, idéalistes

    Notre Suisse on veut s’en occuper

    Pour Berne, il nous faut la majorité

     

    Mettre à la casse un service public efficace 

    c’est trop dégueulasse

    Réduire les inégalités, jamais on ne s’en lasse

    Répartir les richesses ça c’est classe 

     

    Ras le bol des bagnoles et de tous ces bouchons

    La pollution c’est pas bon, il faut plus d’ambition

    Vélos piétons transports publics

    La mobilité durable on la fabrique

     

    Des énergies renouvelables à un prix abordable

    Eolienne solaire fini le nucléaire

    L’hydraulique c’est basique, le tri c’est chic 

    Protéger la terre, on doit le faire

      

    Congé maternité AVS, on les a fait passer

    Congés payés conditions de travail améliorées

    Certains veulent démanteler nous consolider

    Pour ça, il faudra nous aider

     

    On est socialiste, douze sur les listes

    Réalistes, idéalistes

    Notre Suisse on veut s’en occuper

    Pour Berne il nous faut la majorité

     

    Toujours plus exigeante notre société

    On va pas bosser jusqu’à être enterré

    Burn-out dépression on a les solutions

    La solidarité et plus de cohésion ! 

     

    Marre de la spéculation et du tout au pognon  

    tout le monde doit avoir un logement

    un bon enseignement une bonne formation

    c’est dans la Constitution… alors qu’est-ce qu’on attend ?

     

    Des primes maladies pour soigner

    un bon modèle de santé

    pas deux vitesses, tout le monde à égalité

    le système doit nous protéger pas nous plumer  

     

    On est socialiste, douze sur les listes

    Réalistes, idéalistes

    Notre Suisse on veut s’en occuper

    Pour Berne il nous faut la majorité

     

     

    Paroles: Sylvain Thévoz, Thomas Wenger.

    Enregistrement, mixage:  Evidence Music, Genève, 2015. 

     

    Liens :

    Chanson : Pour Berne

    http://www.lematin.ch/suisse/Clips-partis-politiques/story/14740496?cache=9efAwefuhttp://

     

    PS genevois: candidat-e-s et programme, élections fédérales2015

    watch?v=gynvpXZ7D6o

     

     

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  • Migrants: affirmons notre humanité

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    Quelle est la logique de continuer de mettre des gens de force dans des avions à Genève pour les éjecter par vol spécial, quand des milliers d'autres risquent leur vie pour arriver jusqu'ici?

    Quelle est la logique qui nous conduit à investir des millions dans des forces policières et des lieux de détention, pour enfermer des migrants qui n'ont commis aucuns délits, et ensuite les éjecter, alors que des milliers d'autres arrivent encore? Pour quelle finalité?

    Quelle est la logique qui nous conduit à nous avilir moralement en nous rendant objectivement coupables de non-assistance à personnes en danger et directement responsables de la mort d'enfants sur des plages?

     

    Notre courage d'agir doit dominer notre tentation de l'indifférence

     

    A Genève, au début de l'été, des collectifs se sont mobilisés pour dénoncer le transfert de demandeurs d’asile déboutés vers des abris PC et demander la fin des renvois.

    Cette démarche a rassemblé un grand nombre de mouvements : Stop Bunkers, No Bunkers, Coordination asile.ge, Solidarité Tattes, etc. Elle a conduit à l’occupation du centre culturel du Grütli, par des demandeurs d’asile déboutés. Elle a permis de mettre à jour une thématique que le Canton, souhaitait garder enterrée :  les conditions de logements des personnes en demande d’asile, quelle que soit l’étape de leur procédure, son indigence. 

    La Ville de Genève s’est solidarisée  avec ces collectifs afin de trouver des solutions de relogement temporaire, gérer la crise d’une manière concertée. La Ville de Genève a fait preuve d'humanité et d'accueil. Le Canton, pendant ce temps, faisait la sourde oreille, accentuant les rapports de force et les tensions.

    Les partis de gauche, socialiste, verts, solidarités ; Caritas, le Centre Social Protestant, ont soutenu les revendications des mouvements de défense des migrants. Des manifestations, regroupant des milliers de citoyen.ne.s, ont rythmé l’été et fondé un large mouvement de solidarité afin d’accompagner la vie au quotidien (cuisine, forum de discussion, sécurité).

     

    Etre doté d'empathie est une force, pas une naïveté

    La victoire de ce mouvement est d’abord d’avoir crevé un silence coupable, et avoir ensuite fait reconnaître par le Canton que les conditions d’hébergement en sous-sol n'étaient pas dignes, de l’avoir poussé  à prendre des engagements pour trouver des solutions pérennes.

     

    A ce jour, alors que la crise migratoire en Europe est la plus grave qu'il soit depuis la seconde guerre mondiale, des migrant.e.s continuent de passer des mois et des mois enterrés, sans accompagnement la journée, laissées à eux-mêmes, dans des conditions de survie, et de discrimination liées à leur statut social (célibataire ou non) ou judiciaire (ayant commis des délits ou non).

     

    Cela n’est pas acceptable ni conforme à la Constitution genevoise. Invoquer d’une manière répétée l’urgence et l’impuissance comme le Canton le fait ne le dédouane en aucune manière de ses mauvais traitements et de sa négligence.   

     

    Le légalisme tordu de Pierre Maudet

    Plus grave, dans une tentative de décrédibiliser le mouvement de solidarité et les revendications de ce dernier, Pierre Maudet a franchi des lignes rouges. Ses déclarations outrancières affirmant que, parce qu’ils étaient des requérants déboutés, que certains avaient un casier pénal (bien qu’ils aient purgé leur peine), il se trouvait justifié de manquer à ses obligations constitutionnelles, a choqué les défenseurs des droits de l'Homme.

    Plus grave, pendant qu'il faisait ces déclarations, Monsieur Maudet continuait de fourguer dans des avions femmes et enfants....

    Par ses appels à la discrimination, Monsieur Maudet viole les articles de la Constitution (15 et 39 notamment). Et lorsqu’il dénonce comme étant une imposture un large mouvement de défense des droits humains, il montre clairement son mépris du jeu démocratique, des militant.e.s des droits humains, ainsi que la faible estime qu'il a pour la vie humaine. 

    Quelle est la logique de mettre dans des avions destination cul-de-sac des femmes et des enfants qui fuient de toute force la misère?

    Quelle est la logique qui conduit à la maltraitance étatique et à la mort des milliers de gens qui se noient dans la Méditerranée, étouffent dans des camions?

    Cette logique est celle de la peur et de l'égoïsme, de l'indifférence et de bas calculs politiques sur le dos d'être humains.

     

    Il nous appartient de changer cela en : 

    • Augmentant les quotas d'accueil au niveau national.
    • Instaurant un moratoire sur tous les renvois jusqu'à fin 2016
    • Exigeant le respect total des principes constitutionnels dans la manière de traiter tout être humain, quel que soit sa nationalité où son origine.
    • Condamnant sans relâche tout discours fallacieux du type: la barque est pleine.
    • Réaffirmant toujours, et sans cesse, que les droits humains sont indivisibles et inaliénables.

     

     

     

     

     

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  • Sur la plage abandonnée...

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    Sur la plage abandonnée Coquillages et crustacés Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été Qui depuis s'en est allé ...

     

    C'était une autre époque : Brigitte Bardot, cheveux blonds brillants chantait les pieds dans l'eau une chanson insouciante.

     

     

     

    Aujourd'hui, 2015, la fin de l'été se marque avec un enfant que l'on ramasse sur une plage de Turquie comme un petit paquet de linge mouillé. L'enfant, échoué sur la plage, on le nettoie, comme une méduse, un coquillage, un crustacé. Puis, on le range dans une boîte en métal après l'avoir pris en photo, de dos et de profil, comme un souvenir de vacances que l'on voudrait oublier.

     

    Hier matin, personne n'a réveillé l'enfant d'un baiser

    Personne ne lui a donné un bol de chocolat chaud

    La bouche de l'enfant remplie de force de sable et d'eau salée.

     

    Hier matin personne n'a accompagné l'enfant sur le chemin de l'école

    Il n'y a plus d'école

    C'est la cale du bateau ou les flammes.


    Personne n'a aidé l'enfant à traverser un passage piéton

    Pour seul passage : la mer

    Et la nuit où nul adulte n'a pied.

     

    Pas d'histoire de princes, pas de lectures

    Le ressac les nuages et les vagues

    Les cris étouffés des noyés, le silence des poissons.

     

    Hier matin

    Personne n'a caressé l'enfant, ne l'a bercé

    Personne n'a calmé sa peur, ne lui a chanté des chansons

    Personne n'a essuyé ses larmes

    Pas de lit chaud, pas de doudou, de lumière dans la nuit

    juste le fond de la mer sans fin.

     

    On l'a peut-être jeté par dessus bord au moment du naufrage

    Ou étouffé parce qu'une patrouille de police s'approchait.

     

    Nettoyé avec des gants de plastique 

    Avant que les touristes s'installent sur la plage

    S'enduisent de crème solaire et fredonnent des chansons:

    Sur la plage abandonnée...

     

    Hier.

    Et demain  ?

     

     

     

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    http://www.sp-ps.ch/fr/solidarite-avec-les-refugie-e-s

     

     

     

     

     

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  • Ni pour le meilleur ni pour le pire (réflexions sur le mariage)

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    L'office fédéral de la statistique nous avertit : 42 couples sur 100 sont voués à l'échec, si le comportement actuel par rapport au divorce ne change pas dans le futur.[1] Diable, mais comment changer le rapport au divorce. En voilà un problème de société, ça cogite sec à Berne...

     

    Le PDC n'a pas trouvé la parade. Le "parti de la famille" doit constater son échec. Non seulement il ne sait plus trop ce qu'est la famille, mais par dépit se replie frileusement sur une définition limitée. Le mariage, ce serait l'union d'un homme et d'une femme, basta. Quel manque de créativité, et surtout, de réactivité par rapport aux nouvelles manières de faire famille aujourd'hui. D'autres (UDC) voient des mariages blancs partout, ou des mariages inféconds même quand ceux-ci portent déjà des enfants. Ils veulent défendre la forteresse mariage comme ils isolent la Suisse. La commission juridique du Conseil des Etats elle, vient tout juste d'autoriser le mariage homosexuel par 7 voix contre 5.[2] Voilà enfin une décision qui va dans la bonne direction. 

     

    Certains proposent des "solutions" qui n'ont rien à envier au parti démocrate chrétien : si vous n'avez pas réussi votre mariage, réussissez votre divorce! Bof, à tout prendre, on préférerait quand même réussir son union.

    Il reste la tentation des aventures extra-maritales, commerciales ou non.  Ashley Madison, spécialisé dans l'offre aux mariés, avec son slogan " la vie est courte, tentez l'aventure", ne convainc pas. Vivre caché n'est pas particulièrement sexy. Et quand la double vie est révélée à tous par un piratage de données, quel ridicule.

    Mais, si on ne peut pas changer le rapport au divorce, autant changer le rapport au mariage, non? 

    Ce qui sauvera le mariage ? Sa désacralisation et son ouverture à toutes et tous afin de donner à chacun.e l'exercice de ses droits, à l'union, à l'adoption et à la procréation.  

     

    Mariages flashs

    En 2013, Genève est deuxième concernant le taux brut de divorce pour mille habitants (2.6) et bonne dernière concernant la durée de vie moyenne d'un mariage : 13.5 années.

     

    Globalement, au niveau Suisse, la durée de vie d'un mariage progresse de 14,5 à 14.7 années. Explications ? Le divorce menace avant tout les premières années de mariage. Bref, ce n'est ni pour le meilleur ni pour le pire que l'on se quitte, mais en général parce que l'on a n'a pas eu le temps d'expérimenter l'un ou l'autre.

     

    Fait nouveau, un nombre croissant de couples divorcent après de longues années en commun. Les couples divorçant après 30 ans ou plus de mariage représentent désormais 8,2% en 2013 contre 3% de tous les divorces prononcés en 1970.

     

    Pour résumer, il est de plus en plus dur de durer longtemps dans le mariage. Peut-être aussi parce que l'on dure de plus en plus longtemps... dans la vie? Lorsque l'on a vécu le pire le meilleur avec la même personne, que les enfants seront grands, l'hypothèque payée, on se dit qu'il est temps de tenter autre chose. Bref, si le cadre du mariage a été éprouvé...  pourquoi ne pas expérimenter le divorce pour continuer à aimer. 

     

    Mariage pour toutes et tous :en avant  !

    Et si plutôt que de réussir son mariage ou son divorce l'ambition, peu importe son orientation sexuelle, son âge, le fait d'avoir des enfants ou non, était de bien réussir à aimer? L'office fédéral de la statistique a-t-il un avis là-dessus?

    En tout cas, aujourd'hui : en avant pour le mariage pour toutes et tous, belle manière de rénover cette vénérable institution pour l'adapter à notre société.

    Ni pour le meilleur, ni pour le pire.

    Simplement, par égalité de traitement.

    Et pour mettre le mariage à la page, plutôt qu'à la porte.    

     

     

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    [1]http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/01/06/blank/key/06.html

    [2]http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/27827293

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  • Réformer l'économie (Contre ceux qui veulent uniquement l'optimaliser)

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    Dans le cadre des élections fédérales d'octobre 2015, la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, la Fédération des Entreprises Romandes Genève et Economiesuisse  ont convié les candidat(e) aux élections fédérales à une rencontre avec des représentants des milieux économiques.

    Cette rencontre, réunissait tous les partis, et se voulait une occasion d'échanges sur les perspectives de l'économie genevoise et les thématiques comme la réforme de la fiscalité des entreprises et de les relations bilatérales avec l'Union européenne.

     

    Comme candidat socialiste, je m'y suis donc rendu.

     

    Je pensais, j'avoue, arriver dans le temple de la créativité et de l'innovation, de la réactivité et des nouvelles idées... j'ai été déçu.

     

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    L'optimalisation au détriment des gens

    J'ai découvert un milieu auto-satisfait, ayant produit un jolie brochure rappelant que la suisse est numéro 1 en matière de compétitivité (et en terme de redistribution des richesses, d'écart de salaire entre les plus riches et les plus pauvres?), que l'espérance de vie des Suissesses est de 85 ans en moyenne soit 10 ans de plus qu'en 1960 (omettant de préciser que l'espérance des Suisses est de 82 ans ... tiens pourquoi ce décalage?) ; que Genève et Berne figurent dans le top 15 des villes où la qualité de vie est la plus élevée du monde (grâce à quoi, à qui ?), ajoutant que le phosphore des lacs suisses a fortement diminué et que 1107 musées suisse ont comptabilisé plus de 20 millions d'entrées !!

    Vous cherchez le rapport entre ces statistiques? Il est uniquement de vendre l'idée que tous ces bienfaits reviennent à l'économie, omettant bien entendu de dire que celle-ci est responsable de coûts et d'externalités qu'assume uniquement l'Etat (épuisement au travail,  burn-out, stress, pressions, difficultés sociales, augmentation de la précarisation, hausse des frais médicaux.) [1]

    Economie suisse, nous peint un monde en rose. Vous reprendrez bien un peu de Fluoxetine Bayer pour la voir ainsi?

    Non, merci.

     

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    Un milieu dogmatique abusant du chantage catastrophiste

    J'ai découvert là un milieu dogmatique défendant becs et ongles les neufs clés du succès helvétique, véritable bible d'une certain économie, soit : un approvisionnement en énergie sûr et compétitif, une protection efficace de l'environnement, des marchés de l'emploi libres et ouverts, des infrastructures performantes, une stabilité macroéconomique, une économie de marché performante, la liberté d'entreprendre, l'accès direct aux marchés mondiaux, un système éducatif et une recherche de pointe, des politiques financières et fiscale compétitives.

    Et gare à vous si vous cherchez à étendre, ou redéfinir les clés de ce succès. Vous ne trouvez pas votre place là-dedans ? Vous vous demandez ce qu'il en est de la redistribution des richesses, d'un impôt juste, de la lutte contre les inégalités, et de la responsabilité des entreprises dans celles-ci, du partage du temps de travail ? Economie Suisse ne s'en préoccupe pas. Son objectif, OPTIMALISER les conditions cadres pour les entreprises... pour le reste, vous pouvez : travailleurs, retraités, étudiants, aller vous brosser. 

    Economie Suisse défend un seul axe: le maintien de l'existant. Elle souhaite jouer, encore et toujours sa même ritournelle du chantage et des accents catastrophistes. Si vous cherchez à réformer le système pour plus de justice sociale (les entreprises partiront, la suisse reviendra au Moyen-âge), elle mettra le poids financier qu'il faudra.

    Cette logique défensive ne sert pas toute l'économie. Elle permet surtout aux plus gros de devenir plus forts.   

     

     

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    L'économie contre les droits populaires 

    Plus grave, le fait que les droits populaires et les votations soient vues comme un élément qui dérange la stabilité économique, et la sacro-sainte prévisibilité économique des multinationales.

    Alors, quand le 9 février arrive ces messieurs (surtout) et dames (peu nombreuses) s'inquiètent. Pourtant, qui a fait le lit de l'extrême droite? Qui, à droite et dans les milieux bourgeois, a toujours défendu becs et ongles les intérêts privés, les grosses fortunes, freiné l'évolution du système bancaire, défendu les privilèges, refusant les naturalisations facilités et le droit de vote des étrangers afin que, PLR-UDC mains dans la main, fassent de l'étranger un bouc émissaire idéal ?

    Quand arrive le 9 février 2014, ces messieurs dame sont choqués. Le chantage trop utilisé, ne fonctionne plus. Voilà l'économie en péril du fait du 9 février, on s'agite, on s'inquiète.  Mais ce n'est pas pour autant qu'il est question de se réformer et de remettre en question l'économie, non. Ce sont les droits populaires qu'il faudrait questionner !!! 

    Je pensais, j'avoue, arriver dans le temple de la créativité et de l'innovation, de la réactivité et des nouvelles idées... je me suis confronté à un lobby conservateur.

    Voulons-nous laisser notre économie dans ces mains là? 

     

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    Réformer l'économie

     

    Réformons l'économie pour les PME, les gens réels, les paysans, les étudiants, pour l'avenir, pas au profit uniquement des multinationales et de l'intérêt prioritaire des grosses fortunes.

    Ce que j'appelle la théorie des miettes, qui vise à défendre le fait que plus les riches sont riches, plus les classes moyennes et les pauvres en reçoivent quelque chose, doit être combattue. La justice sociale n'est pas la mendicité. C'est un rapport de force constructif.

    Voilà quelques mesures concrètes pour réformer l'économie et redistribuer les richesses :

     

    • Protéger avant tout les travailleurs et travailleuses, pas uniquement les conditions cadres visant à l'optimalisation fiscale. Extension des conventions de travail.
    • Imposer l'égalité des salaires entre femmes et hommes. 
    • Création d'un impôt sur les transactions boursières pour mettre fin à la spéculation inutile et stabiliser le marché financier.
    • Réformer la fiscalité afin de la rendre transparente. Fini les cadeaux fiscaux et les forfaits fiscaux à la carte dévolus d'une manière totalement opaque.
    • Réforme RIE III des entreprises [2] : pour un taux à 17% uniforme et une défense plus forte de la place de Genève face aux avantages dont jouissent les villes de Bâle et Zurich. 
    • Soutien à l'économie Sociale et Solidaire. Facilitation des prêts pour les petites et moyennes entreprises via des Fonds publics de prêts (type FONDETEC). Mise à disposition de capital pour démarrer des entreprises sans intérêts.
    • Les primes d'assurances-maladie ne doivent pas représenter plus de 10% des revenus d'un ménage. Interdiction de faire de la publicité pour les caisses maladies avec l'argent des primes. L'argent doit aller aux assurés, pas aux conseils d'administration!
    • Constitution d'un cadre légal pour des multinationales responsables (initiative multi), protégeant ainsi les droits humains et l'environnement en mettant sur un pied d'égalité toutes les entreprises et renforçant le label Suisse. Signez l'initiative ! [3]

     

    Parce qu'économie suisse demeure le lobby d'une économie partiale visant uniquement à l'optimalisation et à la facilitation des conditions pour les grands acteurs, réformer l'économie est urgent.

    Parce que l'économie doit être au service de l'humain, pas le contraire.

    Quand j'ai pris la parole pour exposer ce point de vue et ces propositions, celles-ci ont été prises pour de la provocation voir un crime de lèse-majesté par les patrons de l'économie (quoi? on attaque les sacro-saintes conditions cadres?!).

    Ceci est la preuve, à mes yeux que l'économie ne se réformera pas toute seule, qu'il ne faut pas attendre autre chose d'elle optimalisation conservatisme et dérégulation, avec une vie peinte en rose pendant que les citoyen-ne-s paient les pots cassés des crises successives.  

    L'économie ne prendra jamais toute seule les mesures qui vont contre ses intérêts d'optimalisation.

    L'intérêt de l'économie n'est pas toujours celui des citoyen.ne.s

    L'optimalisation forcenée n'est pas une fatalité.

    A nous, citoyen.ne.s, politiques, de voter pour défendre une économie réelle, freiner l'optimalisation à tous prix aux dépends de certains pour en enrichir d'autres.

    A nous d'augmenter la répartition des richesses, gage de durabilité et d'une société sans conflits sociaux.

    Une autre économie est possible, plus démocratique, nous souhaitons la réaliser.   

     

     

    [1]http://www.uss.ch/index.php?id=144&L=1&tx_ttnews[backPid]=&tx_ttnews[tt_news]=4190&cHash=b273c2a50d4086b75be7bec839dbf47bs

     

    [2]https://www.pwc.ch/user_content/editor/files/publications15/pwc_corporate_tax_reform_iii_fr.pdf

     

    [3]http://www.solidar.ch/fr/inscription/initiative-pour-des  

     

     

    Les illustrations sont tirées du livre de Monique Pinçon-Charlot & Michel Pinçon, Etienne Lécroart : Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres? Mon premier manuel de pensée critique, Editions la ville brûle, 2014.

     

     

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  • Pour une Suisse ouverte, juste et solidaire

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    Ami.e entends-tu le discours de division et d'oppression ? Il souffle et laisse entendre qu'il n'y a de vie collective possible que dans la tension et la division; dans la survie du chacun pour soi, dans la peur et le repli. Il veut nous convaincre qu'il n'y a de survie que dans les guerres de tranchées: des jeunes contre les vieux, des noctambules contre les lève-tôt, des étrangers contre les locaux, des locaux contre les frontaliers, de ceux qui veulent aller plus vite contre ceux qui n'ont plus le temps, avec toujours la fragmentation et la peur comme poison. 

     

    Ami.e entends-tu la ritournelle ? Elle oppose les besoins, dresse les uns contre les autres: les laïques aux croyants, les juifs contre les non-juifs... et les musulmans contre tous les autres. Elle favorise toujours les puissances du profit ; dresse les sans-emplois contre ceux qui en ont, ceux qui en cherchent contre ceux qui l'ont perdu; elle monte les employés contre les indépendants, les indépendants contre les professions libérales, et fait des fonctionnaires une espèce exotique.

     

    Ami.e entends-tu ceux qui montent les blancs contre les moins-blancs, les tachetés contre les mouchetés, les hommes contre les femmes; hétérosexuels contre homosexuels, les familles composée d'un homme et d'une femme... contre toutes les autres, et qui veulent nous faire rendre l'âme pour en profiter encore un peu?


    Ami.e entends-tu ceux qui te disent de te serrer la ceinture pendant qu'ils se pètent les bretelles? Les discours de la haine, des semeurs de discorde ? Toujours plus de superficiel et de fiel, ils en font leur miel.   

     

     

    Une Suisse ouverte, juste et solidaire

     

    Ami.e, développons nos forces et nos solidarités. Toujours aller à la rencontre des personnes, pas de leurs représentations : "les migrants", "les assistés", "les roms", "les classes moyennes" sont le pense-bête de ceux qui veulent faire de la Suisse un pays rétrograde et figé. Rencontrons les personnes, pas leurs images déformées. 

     

    Ami.e, toujours plus créatifs et soudés contre la pensée figée, qui travaille pour que la lutte devienne inutile et la loi du plus fort incontournable.

     

    Le fatalisme et l'impuissance : nous ne mangeons pas de ce pain là. Ensemble contre toutes les formes de violence, et sa matrice : la violence économique, qui fait de l'humain une machine augmentant le bien être de quelques uns au détriment de tous les autres.

     

    Ami.e, nous refusons d'opposer les catégories et d'alimenter la lutte des uns contre les autres. Chacun.e mérite plus que des miettes. Nous ne nous battrons pas entre nous pour celles-ci. Les valeurs de solidarité, d'attention et d'égards sont largement partagées, faisons-les résonner ! Nous ne nous contenterons pas du minimum.

     

    La Suisse solidaire, durable, avance. Celle, mesquine, trompeuse, qui fait son beurre de ce qui fait peur, entretient les problèmes et les impuissance, veut nous réduire à une vision à court terme. Les bourses flanchent, le développement chinois s'essouffle. Notre modèle de développement doit être repensé. Ne mettons pas tous nos oeufs dans le même modèle de la finance.   

     

    Ami.e, tous ensemble pour la taxation des transactions boursières, des salaires équitables, des logements abordables, des retraites solides, et le renforcement de la protection contre les licenciements.

     

    Pour une Suisse ouverte, juste et solidaire.

    Pas sa confiscation au profit de quelques uns.

     

     

     

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  • Cela ne vous rappelle rien ?

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    Cela ne vous rappelle rien ?

    Une rafle au mois de juin : toi, tu vas au trou, toi tu restes en surface. Parce que tu es un homme, célibataire, que tu as commis un petit délit et même si tu as purgé ta peine :  le sous-sol c'est pour toi.

    Les double et triple peine, cela ne vous rappelle rien?  

     

    Une rafle au mois de juin :  la police anti-émeute contre des migrants pour les déplacer de force dans l'attente de leur déportation. Cela ne vous rappelle rien?

    La police envoyée pour trier des gens. Le pouvoir qui justifie ce tri entre bons migrants et mauvais migrants, invoque la dignité de certains pour traiter les autres en sous-hommes, cela ne vous rappelle rien ?

    Un magistrat de police qui tente de siffler la fin des droits humains. Un magistrat de police, capitaine à l'armée, qui use de sa parole et de son pouvoir pour s’en prendre à des militant.e.s des droits de l’homme, menace les citoyens qui font preuve de solidarité et se proposent d'accueillir chez eux des personnes harcelées, cela ne vous rappelle rien?

    Cela ne vous rappelle rien ?

     

    Faire de certains des exutoires bon marché, d'autres d'utiles boucs émissaires, considérer l'humain en fonction de son statut, de ses tampons sur ses papiers, des quotas et rouages politiques, plutôt que sa personne. Criminaliser les problèmes sociaux, pénaliser la contestation, décrédibiliser les mouvements qui défendent les droits humains, cela ne vous rappelle rien ?

    Vraiment?

     

    Abuser de l’argument de l'urgence pour bafouer le droit et la dignité due à toute personnes comme le stipule notre Constitution. Cela ne vous rappelle rien ?

     

    Faire de la Constitution un simple bout de papier, voir un torchon, avec lequel s'essuyer au nom de l'urgence, de l'économie, ou des principes supérieurs de l'Etat, cela ne vous rappelle rien?

     

    Rien n’a commencé par une rafle en juin, tout se poursuit, quotidiennement, depuis des années, dans un état de droit en danger qui tolère que des hommes soient traités en sous-hommes, discriminés, écartés, logés dans des abris avec pour toute nourriture des barquettes à réchauffer; la lumière électriques en continu, et des punaises de lit sur les châlits.

    Cela ne vous rappelle rien, vraiment ?

    Vraiment?

    Peut-être parce que vous vous dites: cela ne me concerne pas.

     

    Mais qui sait, de force, et dans très peu de temps, cela pourrait vous revenir et vous concerner plus directement. 

     

     

    Cela ne vous rappelle rien, vraiment ?

    Vraiment?

     

     

     

     

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  • La démocratie à l'épreuve des gestionnaires

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    C'est dans l'air du temps, les gestionnaires et les légalistes sont au pouvoir. Ils se cachent derrière la loi, la règle, pour maintenir le statu-quo et les inégalités sociales.

     

    On en a eu récemment un exemple frappant. Monsieur Maudet dézingue un mouvement populaire et militant, No Bunkers, ayant rassemblé des milliers de personnes dans des manifestations. Il invalide tout un mouvement du fait que certains déboutés de l'asile auraient commis des délits; comme s'il y avait de bons ou de mauvais migrants, comme si ses catégories et ses étiquettes disaient l'entier de la personne et permettaient de traiter ceux-là en sous-hommes.

     

    D'une façon similiaire, Monsieur Poggia qui répétait il y a peu aux citoyens aux sujets de ces déboutés de l'asile : Prenez-les chez vous ! Mais prenez-les chez vous ! Et quand certains répondent: chiche nous le ferons, il invoque ensuite la loi pour leur interdire de le faire, avec une seule visée en tête : réduire au silence un mouvement, le mettre à tout prix en échec. Il montre là que sa considération humaine est nulle. C'est la gestion des masses et de l'image qui le préoccupe.    

     

    La loi : ce cache-sexe du pouvoir

    Ce n'est pas le respect de la loi, faussement invoqué, qui est en cause ici, mais plutôt la préservation du pouvoir et de ses intérêts, sa manière de se raconter des histoires et se mettre en scène.

     

    Ce n'est pas la "fin de la récréation" que siffle à la fin de l'été Monsieur Maudet, c'est sa propre mise hors-jeu par son incapacité à penser plus large et autrement qu'en fonction de son esprit formaté stratégie et gestion.       

    Or, le danger de notre époque vient clairement de ceux qui font appliquer des lois en bafouant leurs fondements, qui ne voient pas plus loin que leur opinion publique, la caressent dans le sens du poil et évitent soigneusement tout risque et décision susceptible de fâcher.

    La majorité des politiques sont devenus des suiveurs. Et les "décideurs" des petits caïds du marketing accros à l'opinion publique. Du contrôle de celle-ci dépend leur survie. Ils ne voient pas plus loin.

    Et c'est cela que nous appellerions démocratie et devant lequel il faudrait s'incliner comme devant une figure sainte? Devant ce règne des idées molles, sans portées, sans visions, ne visant au final qu'à maintenir l'existant et au pouvoir ceux qui ont eu l'habileté, ou la chance, de s'y faire porter?

    Les gestionnaires et les légalistes font subir à la démocratie le pire essorage qu'il soit. Après rinçage, ils la rendent d'une fadeur et d'un hygiénisme puant.

     

    Juste bons à voter et se taire ?

    La démocratie est plus qu'un légalisme. Elle est plus que la médiacratie et l'étroite justification légale arrangeant le pouvoir en place.

    La démocratie est même plus que le respect dû à des majorités élues tous les 4 ou 5 ans à 35% de votant. La démocratie n'est pas une tyrannie de la majorité, mais un équilibre des différentes composantes de la société, chaque citoyen.ne ayant droit de cité et de parole, en tous temps.  

    Ceux qui, tel le journaliste Philippe Barraud [1], s'insurgent dans un article du Temps, que des collectifs s'engagent, se mobilisent, pour rappeler aux élu.e.s l'existence de Constitutions, devraient arrêter de vendre au rabais, dans un journal qui devient d'une fadeur affligeante, une démocratie bradée où les élu.e.s uniquement auraient un droit de parole et d'exercice politique alors que les autres pourraient aller se brosser étant "juste bons à voter" et se taire. 

    Ceux qui dansent sur le ventre des autres ne sont pas ceux qui s'engagent et manifestent, mais plutôt ces élu.e.s légalistes et gestionnaires, vivant leur mandat comme une rente de situation, faisant semblant d'être dans une stricte observance de la loi, tout en fermant les yeux sur ses abus ou manquements.

    Le risque ne vient pas de ceux qui gueulent mais de ceux qui dorment, continuent à se faire bercer en toute bonne conscience.  

     

    Qui pour faire respecter la Constitution ?

     

    Si l'on relit, par exemple, l'article 15 de la Constitution genevoise :

    Art. 15 Egalité
    1 Toutes les personnes sont égales en droit.
    2 Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa situation sociale, de son orientation sexuelle, de ses convictions ou d’une déficience.
    3 La femme et l’homme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail.
    4 La femme et l’homme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.

     

    Qu'un seul politicien "bon gestionnaire" ou garant de la loi et de sa stricte "observance" ose affirmer que ce principe n'est pas bafoué à répétition et à longueur de journée sur notre territoire en toute impunité !

    Et quand le président du PLR Alexandre de Senarclens érige la discrimination en règle et l'affirme : oui, mettre ces hommes en sous-sol, c'est une discrimination au détriment d'hommes célibataires, déboutés, il bafoue purement et simplement notre Constitution.[2] 

    Art. 39 Droit à un niveau de vie suffisant
    1 Toute personne a droit à la couverture de ses besoins vitaux afin de favoriser son intégration sociale et professionnelle.
    2 Toute personne a droit aux soins et à l’assistance personnelle nécessaires en raison de son état de santé, de son âge ou d’une déficience.

     

    Toute personne, rappelle la Constitution. Pas uniquement les électeurs libéraux-radicaux n'est-ce pas?

    Monsieur Maudet, plutôt que de pourchasser de ses foudres une poignée de déboutés, de se positionner en moraliste devrait commencer par faire respecter la Constitution comme il s'y est engagé.

    Toute la Constitution, rien que la Constitution, pas seulement les quelques lois qui font son beurre politique après un soigneux écrémage.    

    La démocratie est plus que le respect d'un état de fait

     

    La délégation du pouvoir ça ne veut pas dire uniquement signer un blanc-seing pour 4 ou 5 ans. La démocratie c'est le frottement des idées: des débats, des refus, des tensions.

    Bravo aux collectifs et association, aux citoyen.ne.s qui le rappellent et le font entendre courageusement haut et fort.

    Ils sont le tonus de la démocratie.  

     

    La démocratie est plus que le respect du pouvoir en place

    Elle est la garantie de respect des principes supérieurs et constitutionnels, qui touchent aux droits et au respect de la personne, à sa liberté individuelle et à sa sécurité.

    Lorsque ces principes supérieurs sont attaqués, quand certains élu.e.s les perdent de vue au profit du racolage médiatique, alors oui il est légitime de monter aux barricades, de secouer le corps gras et mou que devient notre démocratie, en employant tous les moyens possibles, tous les réseaux nécessaires, qu'ils soient électifs, militants, grévistes, pour ne pas être dans une démocratie de ventriloques où le pouvoir a été confisqué par des gestionnaires à la petite semaine.     

     

    L'observance de la loi, de toute la loi, par le pouvoir politique, est sous la surveillance des citoyen.ne.s, tous les citoyen.ne.s. Ces derniers sont légitimes à l'exercer en tous temps.

     

    Nous ne sommes ni enrôlés dans une armée, à la messe ou un talk-show.

    Parce que nous sommes des êtres libres, il revient à chacun.e. en démocratie, de faire entendre sa voix, lutter pour ses opinions, quelles qu'elles soient.

    Délégation du pouvoir ne veut pas dire démission.

     

    Voter c'est très bien, agir c'est parfait.     

     

     

    [1]http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d62f3918-45a4-11e5-85d0-41b5fd577541/Ces_collectifs_qui_dansent_sur_le_ventre_des_autorit%C3%A9s

     

    [2]http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2015/06/24/le-courrier-vivre-dans-un-bunker-au-peril-de-sa-sante/

     


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