sylvain thévoz

  • Des zones de rencontre? - La droite n'en veut pas!

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    Unknown.jpgLa majorité de droite du Grand Conseil (PLR-PDC-MCG-UDC) a refusé la pétition lancée en mars 2019 par l’association Actif-TrafiC, présente en Suisse depuis plus de 25 ans et qui milite pour la mobilité douce, la mobilité d’avenir et les transports publics. La droite refuse de promouvoir une politique favorisant la mobilité, respectant l’ordonnance sur la protection de l’air (OPair) et l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) et améliorant la sécurité et la santé des Genevois-es.  

    Cette pétition demandait quelque chose de très simple, et qui est déjà largement répandu dans d’autres villes de Suisse: que le Canton et la Ville de Genève établissent un plan de développement et de réalisation des zones de rencontre dans l’objectif de réduire le bruit, les nuisances et l’insécurité liés au trafic routier et d’ainsi créer des espaces de convivialité dans les quartiers. Elle demandait un doublement du nombre de zones de rencontres en 10 ans, soit d’ici... 2030. Cet objectif était modeste et parfaitement réalisable. L’accent aurait été mis sur les zones sensibles où il y a des écoles, des EMS, des commerces de proximité, etc.

    Cette pétition découlait en droite ligne de la LMCE (Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée), acceptée en votation populaire en juin 2016 par plus de 67% des votant-e-s. Cette loi stipule qu’en zones 1 et 2, la priorité d’aménagement et de gestion du trafic est donnée à la mobilité douce et aux transports publics. La vitesse en zone 1 est au maximum de 30 km/h. L’accès à ces zones pour les autres modes de transport est restreint, les zones à priorité piétonne sont favorisées. La loi ancre une volonté pour le développement des zones de rencontre. Il est grand temps de la mettre en oeuvre, de passer à l’action afin de respecter cette votation populaire. La population a également voté en faveur de l’initiative 144 « Pour la mobilité douce (initiative des villes) » en 2016.... mais la droite a dit NON ! 

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  • Comment obtenir davantage de verdure et de liens sociaux dans les quartiers?

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    89603630_o.jpgRécemment, en commission des pétitions du Grand conseil, nous avons étudié une demande très simple et fondamentale de la population : la création de places publiques dans les quartiers. Quelque chose de si fondamental que c’est d’ailleurs un droit constitutionnel, celui du droit à un environnement sain (art.19 de la Constitution genevoise). Cette pétition demandait que le bruit, les nuisances et l’insécurité liés au trafic routier soit réduits. Elle demandait de créer des espaces de convivialité et de respiration citoyenne dans des quartiers définis, que des places publiques soient aménagées avec des bancs, des tables et de vrais arbres apportant ombre et fraîcheur. Résultat... demande balayée par la majorité de droite ! 

     

     

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  • Pourquoi l'UDC ne veut-il pas d'une loi anti-homophobie ?

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    1520C33C-E575-4450-93B7-6F1B6C3EA440.jpegPourquoi l'UDC est-il opposé à l'extension de la norme pénale antiraciste à l'homophobie sur laquelle le peuple suisse votera ce dimanche? La réponse est que certains élus UDC sont tombés sous le coup de l'article 261bis du code pénal.

    L'UDC compte en tout cas deux élus nationaux qui ont été traduits en justice en application de l'article 261bis du code pénal. Jean-Luc Addor[1] conseiller national UDC valaisan et ancien juge(!) avait été reconnu coupable de discrimination raciale pour un message posté en août 2014 sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook. Il avait écrit «On en redemande!» quelques minutes après une fusillade mortelle dans une mosquée du canton du Saint-Gall. L'UDC valaisan avait ensuite tenté de se justifier en attaquant... la justice (!) affirmant que la justice valaisanne était instrumentalisée par les barbus les plus radicaux.[2] L'UDC a finalement prétendu que le jugement était «politique» et que Jean-Luc Addor avait été condamné «pour tout son engagement politique contre l’islamisation de la Suisse et de l’Europe», mettant en doute l’indépendance de la justice valaisanne. La dernière défense de ceux qui bafouent la justice, c'est en général de s'en prendre à elle. 

    Comment peut-on être condamné pénalement et prétendre toujours représenter la collectivité? L'UDC manifestement ne s'embarrasse pas de ce genre de détails. A chacun-e de juger ce qu'il reste du devoir d'exemplarité d'un élu quand il la foule aux pieds. Pour Erich Hess également, l'article 261 bis a fonctionné comme un révélateur. Pour rappel, le candidat au conseil national UDC, défendu par Yves Niedegger, conseiller national UDC genevois, avait parlé de «nègres qui dealent». Les jeunes Verts et la Jeunesse socialiste l’avaient accusé de racisme. Erich Hess s'était caché derrière sa toute neuve immunité d'élu pour échapper au verdict. Or l'immunité d'un élu ne peut être le droit de faire ou dire n'importe quoi. Cette affaire avait ramené sur le devant de la scène une déclaration d'Ueli Maurer alors président de l'UDC qui s'exprimait ainsi : " tant que j'utilise le mot nègre, les caméras restent sur moi"[3]. Ce n'est pas pour rien que l'UDC déteste l'article 261bis. 

    Ce dimanche, l'UDC s'oppose à l'extension de la norme pénale à l'homophobie. Non pour défendre la liberté de parole ou la démocratie, mais pour garder ses abus impunis et se protéger elle-même de la démocratie. Ce parti sait très bien que si la norme pénale passe, les chances que l'on retrouve l'un ou l'autre de ses élus devant les tribunaux sitôt cette extension validée sont réelles, car la haine, l'intimidation et le dénigrement est consubstantiel à la politique menée par ce parti. Ce n'est pas pour rien que l'UDC déteste l'article 261bis. 

     

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