sylvain thévoz

Pour que Genève déclare Paul Biya persona non grata

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the voice newspapers 200 villages burnt.jpgLes gardes du corps du dictateur camerounais Paul Biya accusé de restreindre les libertés fondamentales et de commettre des violations des droits humains, ont attaqué des manifestant.e.s l'hôtel Intercontinental de Genève ainsi que le journaliste de la RTS Adrian Krause mercredi 3 juin. 

Ce faisant, ils se sont attaqués directement à la liberté de la presse et à la démocratie. Faut-il craindre que les personnes qui manifesteront demain en Suisse subiront le même sort que celles qui osent manifester au Cameroun ? [1]

Selon Mediapart, Paul Biya louerait à l’année un étage entier dans l’hôtel de luxe genevois pour lui-même et une cinquantaine de proches aux frais du contribuable Camerounais. L’argent avec lequel le dictateur Paul Byia, au pouvoir depuis 36 ans, paie ses somptueux séjours à Genève est soustrait à son peuple. Une nuitée de Paul Biya et de son entourage à Genève coûterait environ 40'000 dollars, sans compter les déplacements en avion. Faites le calcul. 

La présence régulière de Paul Biya est une gifle aux défenseurs des droits humains, une humiliation pour Genève en plus d’être une source constante de polémiques et de troubles. On l'a vu encore ce samedi avec une manifestation durement réprimée. La présence de Biya entraîne troubles et tensions, alors que la situation au Cameroun est désastreuse. La crise anglophone a fait près de 2000 morts en 20 mois selon l'International Crisis Group et contraint plus de 530'000 personnes à quitter leur domicile. Human Rights watch constate le recours fréquent à la torture. Des accusations de génocide contre Biya se font entendre.[2] Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a demandé l’autorisation d’enquêter sur les abus commis dans les régions anglophones en 2018. Le gouvernement ne la lui a pas encore accordée. Le Haut commissaire s'est rendue en visite au Cameroun début mai 2019 et a déploré les restrictions d'accès imposées aux agences humanitaires et aux activistes des droits humains internationaux et camerounais.

La Suisse ne doit pas être la position de repli du dictateur.[3]

Nous avons lancé une pétition, qui atteint déjà plus de 8000 signatures en ligne [4], pour demander au Grand Conseil d’inviter le Conseil d’Etat à déclarer Paul Biya persona non grata à Genève et que ce dernier entame immédiatement des discussions avec le Conseil Fédéral pour que Paul Biya soit déclaré persona non grata en Suisse tant que l’argent soustrait au peuple Camerounais ne lui est pas restitué et les droits fondamentaux du peuple camerounais garantis.

Merci pour votre soutien à celle-ci, afin que Genève ne soit pas une capitale des droits humains ramenée à un lieu de villégiature pour dictateur. 

 

[1] https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10539698-un-journaliste-de-la-rts-agresse-a-geneve-lors-d-une-manif-anti-paul-biya.html

[2]https://www.hrw.org/fr/news/2019/05/23/cameroun-lenquete-promise-devrait-etre-independante

[3]https://www.letemps.ch/monde/paul-biya-un-hote-plus-plus-encombrant-suisse

[4]https://www.mesopinions.com/petition/politique/geneve-declare-paul-biya-persona-grata/69168

 

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www.sylvainthevoz.ch

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