sylvain thévoz

  • Rebaptiser l'Ascension

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    iStock-186967131.jpgEt si on rebaptisait l'Ascension? Alors que les Genevois.e.s ont voté une nouvelle loi sur la laïcité le 10 février dernier, quelques mois plus tard, nous avons toujours officiellement congé pour méditer sur l'élévation au ciel de Jésus suite à sa dernière rencontre avec ses disciples après sa résurrection. Anachronique.

    Alors que la nouvelle loi sur la laïcité proscrit les signes extérieurs d'appartenance religieuse aux employé.e.s du canton, des communes et des établissements de droit public en contact avec le public et que les élu.e.s cantonaux et communaux sont soumis à la même restriction, les fêtes religieuses demeurent des congés officiels alors que plus personne n'y croit. Il est schizophrène, pour une République qui se veut et se prétend laïque, de maintenir ces fêtes, reliquats désuets du passé hégémonique du christianisme. 

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  • Capitalisme bébé

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    - Eh mais tu as eu un enfant, c'était programmé? 

    - Programmé ? 

    - Planifié, préparé anticipé, quoi  

    - Tu veux dire que j'en avais envie? Oui. C'était un désir et un rêve...

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    Lien permanent Catégories : Humeur 0 commentaire
  • Urgence démocratique

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    11E39E96-A101-488C-A2D8-896D6933F74E.JPGFranchement, cette votation du 19 mai était déjà bien compliquée. Les électrices et électeurs s'étaient déjà faits assommer par une brochure explicative longue comme le bras. Ils devaient ensuite, estourbis, chercher dans une deuxième enveloppe leur parvenant en décalé, leur matériel de vote. Déjà la participation plafonnait à une poignée de pourcents (18% à J-10). On se demandait qui allait vraiment voter au final. C’est alors qu'éclatait une bombe : l'annonce de possibles manipulations de matériel de vote au service des élections et votations et ce durant des années, pouvant potentiellement avoir faussé, biaisé des résultats, et déjà entaché les votations du 19 mai. 

    Avant la bombe déjà, cela demandait beaucoup d'abnégation pour voter; un certain nombre de compétences pour comprendre les enjeux, se sentir certain de son choix ou à tout le moins suffisamment serein pour le lâcher, s'en remettre aux mots d'ordre des partis, aux recommandations d’un tel ou une telle. Après la bombe, instantanément, la certitude que sa voix allait porter ne semblait plus garantie. Sentiment de trahison. La bonhomme certitude de la fiabilité du processus volait en éclat. A tel point qu’il faille s’interroger froidement aujourd’hui sur qui ira au bout du processus en allant voter. A cette question, le peuple devrait donner une réponse forte: mobilisation! 

     

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    Lien permanent Catégories : Air du temps, Genève 0 commentaire