sylvain thévoz

26/12/2018

Aux Joyeux Noël et bonne année !

469.JPGA ceux qui mentent comme des arracheurs de dents. A ceux qui pratiquent les indulgences au nom de la laïcité. A ceux qui paient pour leur salut et sanctionnent les péquins. Aux experts en pratiques occultes. Aux mafias en herbe. Aux vers dans le fruit. Aux détournements de fond. A ceux qui veulent changer de ligue.

Aux professionnels de la manip', aux champions de la fuite. Aux artistes du vol. Aux passifs-agressifs assermentés, aux agressifs victimaires consacrés. Aux requins. 

A ceux qui font de la politique comme on pratique l’anesthésie et l'imposition des mains. Aux gourous, aux vaudous, aux leaders charismatiques. Aux experts du fist-fucking.

A ceux qui communiquent à leur guise. A ceux qui réservent leur réponse pour la justice, et changent d'avis pour la presse. Aux géométries variables, aux algèbres déficientes, à la tyrannie de Standard & Poor's.

A ceux qui font comme ça leur plait, puis au nom du service, font à leur avantage. Aux bonimenteurs aux cireurs de pompe, aux manipulateurs.

A la machine hystérique. Au droit de désinformer et menacer la presse. Au besoin de se taire. A la parole instrumentalisée. A l’institutionnel manipulée. A la collusion des pouvoirs. A la langue de bois. Au petit Calimero. A tous les coffres fêlés.

Aux réflexes de cour. Aux habitudes de classes. Aux mépris du prochain. Aux dominés mutiques. A ceux qui gagnent à tous les coups. A ceux qui tirent le gros lot. A la retraite à vie. A ceux qui cherchent des poux et cultivent des lentes. A ceux qui veulent tout tout de suite, pour qui rien ne va jamais assez vite, exigent un tour en jet comme d'autre un berlingot de thé. 

 

314.JPGA ceux qui se pensent indispensable. A ceux qui disent : jusqu’ici tout va bien, l’important n’est pas la chute, c’est que ça continue. Même la terre, ça se traverse. Même l’éternité, ça passe vite. A ceux qui pensent qu'un match c’est deux fois 45mn, avant les prolongations. A ceux qui croient encore aux règles du jeu et à l'arbitre. 

 

 

Au déni. Aux bunkers assiégés. A la ligne Maginot. Aux adeptes de la secte, aux hypnotisés de la perte. A ceux qui déplacent au sol des matelas de paille quand le corps céleste chute à grande vitesse. A la brûlure, à la décadence, aux masques de circonstance.

A la gravitation. A ceux qui refusent de voir. Aux adeptes des complots, aux trajectoires toutes faites. A Icare, à Freud, à Ayrton Senna et Mozart. A Cahuzac, à Fillon, aux comparaisons minables, au cas d’école, à tout ce qui explose en vol.

 

448.JPGAux feuilles mortes, à tout ce qui ne se ramasse plus. Aux fruits qui pourrissent sur l'arbre. Aux prophètes et aux chiens. 

A ce qui se pense, à ce qui se tait.

A Gainsbourg. A Bobin. A Cohen.

A la connivence des tristes.

Aux petits secrets des puissants.

 

A la colère qui gronde, à la lutte des classes.

Au désir de grandeur, au besoin de hauteur, aux faims de poésie. 

 

Aux Joyeux Noël et Bonne année ! 

 

 

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