sylvain thévoz

21/12/2017

Qu'est-ce que l'égoïsme chez les fourmis ?

littérature,poésie

On a mis tous les enfants ensemble dans un camp. Les années Schwarzenbach ont été un traumatisme pour ma famille.

Demain, je ne serai pas là, sauf s’il neige très fort. Le monde va mal, je croyais pouvoir le sauver. Maintenant j’ai peur pour mes enfants. Je n’ai pas d’enfants. Je m’occupe de moi.

Qu’est-ce que l’égoïsme chez les fourmis ?

A Genève, des enfants ont été placés dans des familles d’accueil. Aujourd’hui, des enfants attendent  à l’hôpital leur place en foyer. J’ai travaillé 30 ans avec des machines. Elles sont atroces, mais les gens sont encore pires parfois.

Ici, chacun donne sa vision de l’hospitalité, mais personne ne sait ce que c’est. Nous resterons jusqu’à ce que l’on comprenne. Qu’est-ce que l’égoïsme chez les fourmis ?

Quand je cours, je pense librement, mais je n’ai rien pour écrire. Le thème de l’hospitalité, je l’ai beaucoup étudié. J’aimerais pouvoir être aussi accueillant pour moi que je le suis pour les autres. Je déteste les gens collants, ceux qui ont trop d’attente. Je les trouve envahissants.

Certains peuples se vantent d’être hospitaliers. Je crois que ça ne veut rien dire.  Chez les Savoyards quand tu arrives on te dit Adieu donc. Au Québec, quand tu pars, on te dit bienvenue. Et en anglais on te dit you are welcome mais cela ne signifie pas que tu peux t’asseoir.

Chez les marins, quand il y a un appel de détresse, il faut y répondre, même au péril de sa vie, même pour son pire ennemi. Je me suis beaucoup dérouté dans ma vie. Personne ne m’a dit merci. Ou alors je n’ai pas entendu. C'est le monsieur là-bas qui ne parle jamais qui a dit ça, tout doucement. Peut-être pour lui même. 

Chez nous, on peut être égoïste. On a la liberté de l’être. Mais chez les fourmis, c’est différent. Qu’est-ce que l’égoïsme pour les fourmis ?

Dès que tu es à Marseille, tu deviens marseillais. C’est un parisien qui me l’a dit. Il y a le droit du sang, il y a le droit du sol. Pourquoi pas le droit de l’air. Le droit à l’air, qui n’appartient à personne, est à quiconque le respire? Comment accueille-t-on la détestation ? Qu’est-ce que je fais de moi quand je ne me supporte plus ?  A Genève, on a accueilli les réfugiés depuis la nuit des temps. Mais depuis la nuit des temps, ça commence à faire trop longtemps pour certains. Ils aimeraient que ça cesse.

Parler est une forme d’accueil, ce peut être un envahissement aussi. C’est la même chose pour le silence. Quand on reçoit des gens, on les laisse tranquille, c’est ça l’hospitalité. Chez d'autres, nos voisins, quand on accueille, on discute, sinon c’est mal poli. Laisser au calme ce n’est pas être hospitalier. L’hospitalité est une construction sociale.

La technologie a progressé, mais dans les têtes, on en est où?

Et dans les coeurs, dis, qui s'occupe des mises à jour?

Qu'est-ce que l'égoïsme chez les fourmis?

 

...................................................

www.sylvainthevoz.ch

14:27 Publié dans Air du temps, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, poésie | |  Facebook |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.