sylvain thévoz

07/10/2017

Abolissons la coûteuse et inutile guerre aux pauvres

Ce matin, 5 policiers sont autour d'une personne assise à terre. Cela forme une parfaite ceinture bleue. Enserrée au milieu, la femme assise, on ne la voit presque plus. Cinq, cela fait beaucoup de policiers pour une femme immobile, son sac à demi ouvert devant elle.

Pendant que d'autres vont au boulot, déposent leurs enfants à la crèche, que les cafés sont pleins, que ça court de partout, les policiers ont fait corps autour d'une femme. Ils l'ont littéralement séparée des autre. Elle est contrôlée par deux policières pendant que les trois autres regardent au loin, comme si de là-bas allait venir quelque chose de très important, mais non, rien. Ils ont l'air blasé et faussement concentré, le regard absent de ceux qui aimeraient être ailleurs, mais doivent faire un truc rebutant.

Quel délit a commis cette femme ? Quelque chose de très grave assurément. Peut-être même a-t-elle volé dans le grand magasin d'à-côté, ou pire encore... a-t-elle mendié? Vu le déploiement policier, pas de toute, ce doit être un crime lié à la précarité (autrement dit touchant à la sécurité économique).

Etre assise à 9h du matin devant un grand magasin pendant que les autres courent, cela vous rend immédiatement suspecte, voir coupable. Vous pourrez difficilement prétendre être là par hasard, vous être arrêtée pour souffler, ou avoir eu juste envie de vous poser là quelques minutes, avec votre petite sourire et votre main tendue qui ne se levait certes pas pour remettre votre mèche, non. Faut pas prendre les policiers pour des cons. Il font leur boulot. Mendier est un crime qui doit sévèrement être puni. La scène dure de longues minutes puis la patrouille repart et la laisse assise sur le trottoir. Rien n'a changé.

A une seule différence près : une prune pour mendicité, forme de sanction dure à la hauteur du crime commis, avec amendes progressives et au final des peines de prison pour les contrevenant-e-s à l'injonction de prospérité. [1]

 

En Suisse, on légalise le cannabis, mais la pauvreté reste totalement interdite

Alors que le cannabis devient légal et dispose de ses points de vente en Suisse, rien de tel pour la précarité. Elle doit rester cachée, absente, et les espaces publics en être nettoyés de jour comme de nuit, par l'usage des forces de police. quand les plus précaires auront été bien repoussés sur les marges, dans les parcs, dans les bois, invisibilisés sous les ponts et dans les bosquets, on leur demandera poliment le matin de bien emporter leurs couvertures avec eux et de laisser la place propre derrière eux. Si ce gentleman agreement est respecté, si les pauvres sont dociles et propres, dorment sur le sol loin du centre, ne mendient pas, ne salissent pas, ne hurlent pas, ne se révoltent pas, et se déplacent sans cesse pour qu'on ne les voie pas, alors à ce prix, ils seront, ainsi anonymisés, tolérés, et sinon: c'est la police qui ira au contact.  La pauvreté est supportable chez nous du moment qu'elle ne se fait pas voir.

A Genève, la police s'occupe de la pauvreté - délit en soi rendant immédiatement et suspect et coupable - d'une manière plus étroite que de n'importe quel autre crime.

Devant cette scène où 5 (cinq!) policiers remplissent leur mission d'encercler une femme en situation de précarité, je constate que notre société a des choix politiques étranges. Dépenser tant d'heures de service, de belles compétences policières bien formées, pour acculer une pauvre assise sur un trottoir, c'est dingue.

Un voyageur venu d'un pays lointain, ayant d'autres moeurs et coutumes, ne manquerait pas de se demander ce que cette femme a fait, pour que le police s'occupe d'elle si étroitement, plutôt que de prendre soin, par exemple, de ceux qui mettent en danger des vies dans leur voiture en y téléphonant ou ceux, col blanc, faisant trafic et magouilles diverses de millions.

Si l'on résonne en terme de bonne logique libérale, alors que certaines banques et certains quartiers riches, sont remplis de fraudeurs au fisc qui, serrés, rapporteraient beaucoup d'argent à la société, mener la guerre aux pauvres est un non-sens économique.

C'est en effet un très mauvais investissement que de douiller les pauvres, dirait un vrai libéral. Combien coûte une nuit de prison à laquelle mènent des amendes pour mendicité non payées : 500.-  par jour environ. Quelle intérêt il y a-t-il donc à envoyer en prison un pauvre pour mendicité, qui en ressortira, si c'est possible toutefois, encore plus pauvre et fauché ?  Un seul intérêt et il n'est pas économique ni sécuritaire. Il est politique. C'est un intérêt de classe: criminaliser les pauvres, stigmatiser les plus précaires, et exonérer les criminels en col blanc de tout contrôle.   

Faites donc l'addition. Entre les heures policières, les heures de procès verbal, de jugement, d'établissement de la peine de prison, à combien se chiffre la guerre à un pauvre ? En centaines de milliers de francs pour la collectivité. Pour quels résultats?

- Pour lutter contre une femme assise à terre demandant deux balles aux passants.

Plutôt que de tolérer la chasse aux pauvres, on ferait bien de s'occuper de la guerre à la pauvreté.

A l'occasion de la journée internationale de lutte contre la pauvreté, le 17 octobre, cela sera rappelé à Genève.[2]

 

Et à ceux qui me diront : mais que proposez-vous, je répondrai:

1) Abolir la loi qui interdit la mendicité car à la pauvreté il ne faut pas rajouter la violence étatique.

2) Prendre soin des plus précaires, en établissant des logements d'accueil à l'année et en prévenant toutes formes de paupérisation. Ne surtout pas enfermer des gens qui ont commis pour tout délit celui d'être dans la précarité. 

3) Avec quel argent financer cela ? En faisant la chasse aux délinquants en col blancs et fraudeurs fiscaux, pour remplir les caisses de l'Etat, et en rétablissant des impôts justes sur les grandes entreprises et fortunes. 

 

 

[1]https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/amende-mendicite...

[2]https://ecr-ge.ch/blog/journee-mondiale-du-refus-de-la...

 

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www.sylvainthevoz.ch

09:53 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (30) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Commentaires

D`habitude je pendule sur la meme longueur d`onde que vous Monsieur Thévoz mais la vous pechez par naiveté. Cette femme -une Rom d`Europe centrale ou des Balkans- n`est pas arrivée la par ses propres moyens mais fait tres probablement partie d`un groupe mixte (hommes-femmes-enfants) dont le mode de fonctionnement habituel est de se répartir des taches telles que mendicité, vol a la tire, vol par effraction et peut-etre meme vol de voitures. La police a donc raison d`avoir l`oeil sur tous les éléments potentiels de tels groupes qui, croyez-moi, font un sacré dégat partout ou ils passent. En fait, c`est aux frontieres que l`on devrait arreter ces touristes d`un genre particulier mais cela est impossible juridiquement.

Écrit par : J.S. | 07/10/2017

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Pour une fois ok avec le commentaire de JS alias Jarogh de Hongrie: car les vrais pauvres - ceux d'ici, vous ne les voyez pas - ils ne font pas ce chantage à la "pitié", la Dignité étant la seule fortune qui leur reste.

Car Faute de "visibilité" de leur part: il y a absence levier à buzz médiatique. Merde alors, sont trop cons, ces pauvres-là n'ont jamais su servir de fourrage électoral aux would-be candidats à ré-élection.

Écrit par : divergente | 07/10/2017

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A Genève la plupart des personnes qui mendient sont des Roms exploités par une mafia sans scrupule. C’est un trafic lamentable d’être humains
Je comprends parfaitement votre compassion pour cette femme qui est très certainement obligée de mendier et qui ne peut pas se défendre (ou parler) car sa famille ou ses proches sont menacés dans son pays.
Notre police doit effectivement axer son travail à démanteler ses sinistres réseaux de traite humaine. Mais malheureusement lors de ses enquêtes la police attrape plutôt les petits délinquants qui souvent paient pour les gros.

Cependant si la loi sur la mendicité est abolie, ce n’est pas quelques centaines de Roms qui seront exploités mais plusieurs milliers.

Quant à aider les gens dans la précarité, c'est effectivement un devoir de chacun d’entre nous et une question de solidarité dans nos sociétés. C’est pour cette raison que l’Etat a crée des institutions sociales. Ce n’est pas parfait, on peut critiquer, elles pourraient faire plus, mais elles ont le mérite d’exister.

Quant à faire la chasse aux fraudeurs presque tout le monde est d’accord, mais franchement c’est un autre sujet.

Aider un concitoyen qui est dans une situation difficile c’est lui rendre sa dignité le laisser mendier c’est l’abaisser avec notre consentement, voire notre complicité.

Une chanson résume avec une certaine légèreté cette idée

https://www.youtube.com/watch?v=XCWIXIEizKM

Tra-vail-ler c'est trop dur
Et vo-ler c'est pas beau
D'man-der la cha-ri-té
C'est quèqu' chos' j'peux pas fair'
Cha-que jour que moi j'vis
On m'de-mand' de quoi j'vis
J'dis que j'vis sur l'a-mour
Et j'es-pèr' de vivr' vieux

Écrit par : Boccard | 07/10/2017

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Désolé de faire voler en éclat certains stéréotypes a la mode mais, chez les Roms d`Europe centrale et des Balkans, il est difficile de tirer une ligne de démarcation entre les "maffias" et leurs "victimes" soi-disant exploitées car il s`agit d`un systeme social basé sur la tribu qui est elle-meme de type famille élargie et les groupes criminalisés venant de ce systeme sont eux-memes en général "familiaux". Ca ne veut pas dire que tous les Roms sont criminalisés mais, en gros, les membres des groupes criminalisés n`y sont en général pas contraints et chacun a droit a une part prédéterminée. Le plus triste dans l`affaire est que l`Union Européenne a déja mis beaucoup d`argent a la disposition des gouvernements les plus concernés pour sortir les Roms de la dépendance a l`aide sociale et a la criminalité mais que la plus grande part de ces fonds se sont volatilisés.

Écrit par : J.S. | 07/10/2017

JS, Quand il s'agit de réseau de traite d'humains, les détournements de nos lois démocratiques sont plus que faciles.

Vous savez pertinemment qu'aucune police ne condamne les mineurs de 16 ans du fait des obligations d'assistance et de scolarisation de tout mineur, et que chaque pays de l'UE dont la Suisse, a l'obligation de les accueillir et de subvenir à leurs besoins.

Les HUG ont des milliers de CHF de factures non payées pour soins et autres interventions chirurgicales à mères de roms. Que les contribuables doivent encaisser.

L'abus de nos lois démocratiques en faveur de tout mineur conduit à ce qu'aucune loi ne peut empêcher la présence de la traite d'humains sur nos territoires.

La police cantonale / municipale de GE fait son possible, dans une situation d'incurie générale générée par l'absence d'entente et de gestion au niveau de l'Europe: les passeurs font leur beurre, dans l'impunité générale, et les familles de roms ont tout loisir de s'enrichir en faisant faire faire tous délits, vols à l'arraché & autres cambriolages, organisés de façon systématique, par leurs mineurs qu'ils entraînent à cet escient: il y a préméditation, organisation de malfaiteurs, et le pire, utilisation de mineurs etc. Les polices le savent, et n'y peuvent rien.

Tout le monde le sait. Toutes polices se rognent les dents en vain, sur ces trafiquants et maffias - prostitution de mineurs incluse. Ceci étant dit, personne n'applique la solution ultime: arrestation suivie de l'emprisonnement des mineurs, constitution d'un dossier pour chaque cas menant à la reconstitution juridiquement reconnue, du réseau impliqué.

Écrit par : divergente | 07/10/2017

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Les réseaux de crime organisé dont vous parlez sont dirigés depuis leurs pays d`origine (Europe Centrale et Balkans), c`est donc les gouvernements de ces pays qui sont en position d`agir mais ils ne le font guere. Pas la peine de beaucoup se triturer les méninges pour comprendre pourquoi.

Écrit par : J.S. | 07/10/2017

La police n'intervient pas assez contre cette pègre. J'en voit régulièrement devant les distributeurs des banques et, si une personne âgée va chercher de l'argent, elle sera détroussée sans ménagement par ces voyous. Il est temps de sévir et de virer ces mendiants sans ménagement. Maintenant si le PS est outré des interventions policières, que ce parti entretienne cette faune ! Allez, le matin, sur la plaine de Plainpalais, vous les verrez arriver en bagnoles, bouffer et laisser leurs détritus sur place mais pas dans les poubelles, se partager les enfants et les cannes afin de plumer les honnêtes gens ! Il faut éradiquer ce fléau !

Écrit par : Gedeon Teusmany | 07/10/2017

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- "Pendant que d'autres vont au boulot, déposent leurs enfants à la crèche, que les cafés sont pleins, que ça court de partout, les policiers ont fait corps autour d'une femme. Ils l'ont littéralement séparée des autre." (Sylvain Thévoz)

Tout à fait. C'est une technique de protection. Ils utilisent leur corps comme bouclier pour protéger cette femme.


- "Elle est contrôlée par deux policières pendant que les trois autres regardent au loin, comme si de là-bas allait venir quelque chose de très important, mais non, rien. " (Sylvain Thévoz)

Vous avez certainement fait erreur, Monsieur Thévoz.

Il ne s'agit pas d'un "contrôle", mais d'une interview. Demandez de voir les enregistrements video.

Les policiers ont eu la gentillesse de lui demander comment elle allait. C'est de le prévenance et de la bienveillance. Beaucoup plus que vous ne semblez avoir fait vous-même. En tout cas, de ce que vous racontez.

- "A Genève, la police s'occupe de la pauvreté - délit en soi rendant immédiatement et suspect et coupable - d'une manière plus étroite que de n'importe quel autre crime." (Sylvain Thévoz)


Vous faites de nouveau erreur, Monsieur Thévoz.

La police ne "s'occupe" pas de pauvreté, ce n'est pas son rôle, et la pauvreté n'est _pas_ un délit à Genève.

Vous semblez faire beaucoup d'erreurs Monsieur Thévoz.

C'est ennuyeux qu'un responsable politique essaie de tromper son monde sur ce qu'il voit. Surtout quelqu'un qui exerce un pouvoir de contrôle sur la police. Vous n'essayeriez pas de tromper votre monde, Monsieur Thévoz ?


- "Plutôt que de tolérer la chasse aux pauvres, on ferait bien de s'occuper de la guerre à la pauvreté." (Sylvain Thévoz)

"On" ne fait pas la "guerre" à une _idée_, Monsieur Thévoz. C'est très idiot ça. Comme la "guerre à la Terreur."

Le guerre se fait _contre_ des _gens_, jusqu'à ce que "on" leur impose sa volonté, ou qu'ils meurent, ou qu'ils disparaissent.

Vous prenez les gens pour des idiots, Monsieur Thévoz ?

Vous prenez les lybiens, les irakiens, les syriens, les vénézuéliens, les roms, toutes ces incarnations de la "terreur", pour des idiots, Monsieur Thévoz ?


"A l'occasion de la journée internationale de lutte contre la pauvreté, le 17 octobre, cela sera rappelé à Genève.[2]"

Un choix très idiot, Genève, comme ville pour la journée internationale contre la pauvreté.

C'est comme organiser la journée internationale contre la terreur à Washington, là où a été décidé la guerre POUR la terreur, en Lybie, en Irak, en Syrie, et ailleurs.

Parce que comme les étatsuniens n'ont aucune idée de la terreur, Genève n'a aucune idée de la pauvreté. Ou en tout cas, pas de souvenir récent.

Ca c'est parce que la pauvreté, comme la terreur, n'est pas internationale.

Vous voulez faire la guerre à la pauvreté, Monsieur Thévoz ?

Il faut aller à la source, Monsieur Thévoz, là où les gens sont pauvres.

Mais c'est vrai que faire la guerre contre la pauvreté est beaucoup plus confortable à Genève qu'en Roumanie.

Écrit par : Chuck Jones | 07/10/2017

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Pour contredire les propos racistes et anti roms qui ne se basent sur rien d'autres que des préjugés des délits de faciès, je vous conseille de lire "roms en cité" étude universitaire qui remet les choses en place https://www.hesge.ch/hets/editions-ies/roms-en-cite
La personne décrite dans ce billet n'était pas rom. Diviser les pauvres en diverses catégories, c'est encore croire que le précaire est toujours un autre. Faire du rom un bouc émissaire c'est très facile, mais c'est encore détourner le regard et faire comme si la précarité et la mendicité ne concernait qu'une petite frange bien identifiée. "Rassurant" pour certains, mais complètement faux.

Écrit par : thevoz | 07/10/2017

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Quoi qu˙il en soit, Rom ou pas Rom (perso je n`ai pas vu beaucoup de femmes mendiant assises par terre a Geneve qui ne le soit pas mais peu importe), la lutte contre la pauvreté est une chose, la sécurité publique en est une autre et cela n`a rien a voir avec le racisme. Il se trouve que je passe pas mal de temps en Europe de l`Est et ce que je sais sur le sujet ne vient pas de livres mais de la vraie vie. Je ne suis pas non-plus un facho mais un universitaire qui vote plutot a gauche. Je pourrais vous en raconter des vertes et des pas mures mais je ne veux pas insister. Et sans rancune, bien-sur.

Écrit par : J.S. | 07/10/2017

Thévoz, vous avez un ou deux problèmes: vous culpabilisez d'antiracisme

- tous ceux qui sont chargés de faire respecter nos lois

- et les citoyens qui les soutiennent.

& qui plus est, vous accablez le citoyen lambda, mais ne proposez aucune solution aux migrants de l' UE faisant acte de mendicité par enfants interposés, coupables des crimes contre lesquels vous vous insurgez.

Écrit par : divergente | 07/10/2017

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- "Pour contredire les propos racistes et anti roms qui ne se basent sur rien d'autres que des préjugés des délits de faciès, je vous conseille de lire "roms en cité" étude universitaire qui remet les choses en place" (thevoz)


Ah ben ça tombe bien. J'aime beaucoup remettre les choses ... en place.

Et particulièrement les propos, vos propos, ... et les idées, vos idées ... véhiculées par ... vos écrits.

Ainsi, c'est VOUS, Monsieur Thévoz, qui évoquez les "Roms" en évoquant la mendicité à Genève, en faisant le lien entre les propos que vous tenez dans votre billet, CE billet, en référençant l'article sur lequel vous établissez les bases et les raisons de vos propos ...

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/amende-mendicite-pratiquement-double/story/11647437

Puis réussissez à trouver matière de faire état de propos "racistes" et "anti roms" dans les commentaires suiscités par VOS propos, et les réponses à VOS conclusions, sur la police de Genève, la société de Genève, le pouvoirs politiques à Genève, et les genevois, ... vos conclusions que ... les roms à Genève sont victimes de ... po-groms ?


- "La personne décrite dans ce billet n'était pas rom."

La personne décrite dans votre billet n'est pas décrite dans l'article de la TdG que vous avez référencé.

Il était donc inutile de faire référence à cet article dans votre billet, si ce n'est pour évoquer les roms, à moins que vous ne vouliez justement créer une opportunité pour parler des roms, mais sutout de VOUS, et réchauffer votre réputation politique, avec cet article réchauffé cuisiné en 2015.

Ou bien, aurait-il fallu préciser que cela ne concernait pas les roms décrits dans l'article en question. Pour que vos lecteurs comprennent bien que ... VOTRE guerre, Monsieur Thévoz, est bien la guerre ... contre les pauvres à Genève ... comme indiqué dans le titre de votre billet "Abolissons la coûteuse et inutile guerre aux pauvres", ... plutôt que contre les roms à Genève.

A moins bien sûr que votre but est de continuer à exploiter et à profiter de la pauvreté des autres, et des réseaux de mendicité des pauvres roms.

Dramatiquement, plus vous continuez à défendre ces réseaux, à Genève, plus vous contribuez, ACTIVEMENT, à l'enrichissement des individus qui contrôlent et développent ces réseaux à Genève, confortablement installés loin de Genève, comme vous-même combattez la pauvreté en Roumanie depuis Genève.


- "Ne surtout pas enfermer des gens"

Dans un "ghetto", Monsieur Thévoz ?

C'est en renonçant de contrôler ce qui vous accable, que vous donnez à ce qui vous accable l'opportunité de vous contrôler.

Question "enfermement", pour combattre la pauvreté, faudrait ptet commencer à arrêter de l'importer à bon marché.

De toute évidence, c'est le mandat politique confié par les genevois, et les pouvoirs conférés qui viennent avec, qui vous accablent. Probablement un signe que vous ne savez pas trop quoi en faire, de ces pouvoirs.

Et dans la mesure où, vous semblez vraiment plus intéréssé à utiliser ces pouvoirs contre les genevois, plutôt que contre ce qui les accable eux, vous donnez l'opportunité à ceux qui profitent de cette situation, les réseaux de mendiants, d'accabler les genevois davantage.

Ne vous étonnez pas alors que les genevois vous demandent de rendre des comptes, si d'une main vous écrivez lutter contre la pauvreté, et si de l'autre, vous l'entretenez avec l'argent des genevois.

En fait, dans votre billet "Abolissons la coûteuse et inutile guerre aux pauvres", vous ne combattez pas la pauvreté à Genève, mais tentez de priver les genevois des moyens financiers de la combattre.

En fait, en qualifiant "d'inutile" l'effort des genevois à combattre la pauvreté, vous niez l'existence même de cette pauvreté, avouant ainsi la vacuité de vos intentions politiques annoncées, et hélas, votre incapacité de vous représenter et de reconnaître les préoccupations actuelles des genevois.

Écrit par : Chuck Jones | 07/10/2017

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Cette pauvre femme est surtout l'esclave de réseaux mafieux de l'Est c'est donc à eux qu'il faut envoyer vos doléances!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

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Il y a quelques mois j'ai empêché 4 jeunes femmes roms de voler le porte monnaie d'une pauvre vieille femme devant la Migos de la Servette, j'avais en effet observé le manège dans le magasin depuis quelques minutes, l'une de ces jeunes femmes observait attentivement toutes les personnes qui passaient à la caisse et elle a choisit la plus vulnérable, attitude particulièrement indigne et abjecte! (Ce groupe de roms étaient des habitués de cette Migros mais ni le directeur de la Migros, ni le directeur de Mc Do n'ont rien fait contre, pourquoi?) Nous ne sommes pas dans l'exception mais dans la règle, ces gens sont là pour ça et que pour ça! Il y a quelques temps dans une grande surface de France voisine une grosse roms a posé une bouteille de Whisky dans le chariot d'une vieille dame, l'a menaçant si elle ne la payait pas! Une ami qui a vu la scène a immédiatement appelé la police, sans doute une attitude raciste pour vous! On a la dignité qu'on peut! Dénoncez les mafias roms, enfin si vous en avez le courage! Prostitution masculine rue deux Mont Blanc avec 2 meurtre à la clef, il y a quelques mois!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

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Il y a quelques mois à l'arrêt de tram de la Plaine de Plainpalais un jeune roms tabassait 2 femmes, à coups de pied de de poing, j'ai été le seul à réagir, en l'insultant et en lui balançant la laisse de mon chien dans la tronche, un acte sans doute raciste pour vous! Les roms sont toujours des esclaves d'autres roms!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

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Défende 2 femmes roms contre un lâche qui les tabasse est donc un acte hautement raciste, les mlf apprécieront!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

Soyez économe de votre mépris, vu le nombre croissant de nécessiteux, dixit...je sais plus

Écrit par : undostres | 08/10/2017

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Et les pauvres de Suisse en fait ça vous "intéresse" aussi? Ceux qui vont devoir quitter le pays pour une vie meilleur ailleurs, mais pour aller où?

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

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Décidément, Degoumois est un héros qui défend chaque jour des vieilles dames sans défence... Ou plutôt un tartarin de bistrot...

Écrit par : Tartarinons en coeur | 08/10/2017

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@Degoumois. Vous faites de quelques exemples choisis par vos soins des généralités et vous avez une manière de les raconter qui rend nauséeux particulièrement concernant votre manière bien à vous 'de faire respecter l'ordre et la justice'. J'espère que vous serez arrêté et condamné la prochaine fois que 'vous balancez la laisse de votre chien dans la tronche de quiconque' , comme toute personne qui use de violence et enfreint la loi, quelle que soit sa nationalité. Opposer tel groupe de citoyens à tel autre n'a pas de sens. En effet, un trop grand nombre de suisses vivent dans la précarité et souffrent de violences institutionnelles. Et un certain nombre de suisses mendient également...
Vous avez lu Fassin? Joli texte. 'Les électeurs qui optent pour le fascisme sont nos adversaires ; ils méritent notre détestation, pas notre compassion'
https://chronik.fr/eric-fassin-gauche-doit-sadresser-priorite-aux-abstentionnistes.html

Écrit par : Thevoz | 08/10/2017

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Tous les roms pauvres sont des esclaves de réseaux mafieux de l'Est dans nos pays TOUS!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

Je ne doute pas que vous faites parti de ces gens qui sont en permanence sur leur iphone et qui refuse de voir les délinquances, en fait vous êtes comme tous ces gens qui vous dénoncer pour leur lâcheté! En gros il est préférable qu'une femme se fasse tabasser par l'un des siens à coup de pieds dans le ventre! Je vois là toutes les limites de vos concepts, de gauche qui ont fait 130 millions de morts en Russie et en Chine!!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

"Les électeurs (ceux) qui optent pour le fascisme sont nos adversaires ; ils méritent notre détestation, pas notre compassion".

Vous comptez aller aider les deux journalistes à sortir du Venezuela, si j'ai bien compris ? Ah ben non, c'est justement le paradis socialiste.

Écrit par : Laurent Lefort | 08/10/2017

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Et vous, vous feriez quoi Mr Thevoz si vous voyiez des criminels agresser une vieille dame sans défense ?

Écrit par : Eastwood | 08/10/2017

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ANTI FAS/PRO MAFIAS!

Écrit par : dominique degoumois | 08/10/2017

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@eastwood si je vois des criminels agresser une vieille dame ? J'appellerais immédiatement la police et j'interviendrais, sans utiliser la violence ou alors en dernier recours et de manière proportionné. Jamais je ne me ferai une fierté d'avoir donné un coup de laisse à chien dans le visage d'un homme. Chaque fois que j'ai eu à intervenir dans une situation de crise : parler / crier / appeler la police a été suffisant. Les propos de @degoumois font de quelques situations à la véracité douteuse un levier rhétorique éculé pour stigmatiser et dénigrer tout un groupe. Voilà le racisme illustré en 6 commentaires. CQFD.

Écrit par : Thevoz | 08/10/2017

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"Les propos de @degoumois font de quelques situations à la véracité douteuse un levier rhétorique éculé pour stigmatiser et dénigrer tout un groupe. Voilà le racisme illustré en 6 commentaires. CQFD." (Thevoz)


Encore eût-il fallu que vous désigniez le "racisme" comme sujet principal de votre billet, Monsieur Thévoz, et décriviez l'importance de la _différence_ de "race" entre les policiers et la femme qu'ils ont "interviewée", ce "groupe" de policiers que vous avez si soigneusement _déshumanisés_ et incriminés dans votre démonstration, pour ensuite tenter de prouver que c'est cette différence là qui a effectivement conduit les policiers à faire vivre à cette femme une expérience pire que de mendier dans les rues de Genève.

Maintenant, allez savoir si les policiers ne sont pas intervenus sur l'appel téléphonique de quelqu'un, un whistleblower, cherchant par exemple à démontrer que les policiers genevois sont riches et racistes.

Écrit par : Chuck Jones | 09/10/2017

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Thevoz s'inquiète des Roms mais se fout royalement des Suisses qui ne peuvent plus payer leurs assurances maladies car la LaMal est un gouffre à pognon. Au fait, c'est logique qu'il s'en foute puisque la LaMal est l'œuvre de Dreifuss, conseillère fédérale, syndicaliste et, surtout, socialiste !! Lamentable !!

Écrit par : Justine Tittgout | 10/10/2017

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Non mais attendez ... Nous avons organisé Ce Parlement dans le but de parler de la PRECARITE tel qu'elle se vit à Genève. Je suis tout de mème frappé de voir dans ces commentaires que références aux Roms. Notre volonté était de permettre aux plus précaires de s'exprimer. Nous avons entendus des gens à l'aide sociale (non Roms et souvent de bons Suisses (je me sens obligé de le préciser vu la teneur de certains post), des travailleurs sociaux, des élus, des étudiants, qui nous ont fait part, de façon unanime, que les questions concernant les gens en situation difficile, retraités, working-poors, NE SONT PAS UNE PRIORITE !

Écrit par : Jean-Claude Etienne | 16/10/2017

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