sylvain thévoz

09/05/2017

On a refait le monde. Et si maintenant on changeait notre quotidien?

Au sortir de la présidentielle française, après avoir lu quantité de messages et d'analyses sur les réseaux sociaux, porté par la passion de refaire le monde, la France, l'Europe, on a vu passer les anathèmes, les provocations et les enthousiasmes qui ont  traversé cette élection présidentielle, où les noms de Macron ou Mélenchon étaient prononcés plus souvent que bonjour ou au-revoir.  

 

On a refait le monde, et si on changeait notre quotidien?

Alors certes, on peut continuer à se passionner pour les législatives françaises, se positionner sur la présidentielle sud-coréenne (aujourd'hui!),  iranienne (19 mai), sur les élections fédérales allemandes du 24 septembre, mais ce serait pas mal aussi de se rappeler qu'il y a une enveloppe annonçant les votations du 21 mai 2017 en Suisse et à Genève qui attend sur la table de la cuisine, et que si l'on peut toujours refaire le monde virtuellement, on a aussi le pouvoir de le changer concrètement.

 

Irez-vous voter le 21 mai ?

C'est peut-être moins sexy que de faire barrage au Front National, de rêver la révolution avec Mélenchon, de réanimer la France avec Hamon ou de se mêler des intrigues de Palais et de qui sera le nouveau vizir de l'Elysée; de commenter les taux d'abstention dans l'hexagone et le vote blanc... mais quoique... dans un cas, on rêve en grand une politique individualisée à l'extrême, de l'autre on vote sur des enjeux concrets, réalisables et qui dépendent de nous. Dans un cas on vit la politique par procuration, comme les pétitions en ligne sur lesquelles on clique, de l'autre on se la coltine concrètement.

   

Trois enjeux "bien de chez nous"

Le 21 mai, on aura donc le pouvoir, ici et maintenant[1], de décider directement de la politique énergétique suisse, en votant oui à la loi du 30 septembre 2016 sur l'énergie (LEne), développant la production d'énergie propres et respectueuses de l'environnement, et en choisissant, à terme, de couvrir entièrement la consommation par des énergies renouvelables.

Au niveau cantonal on votera pour valoriser la diversité associative, en acceptant l'initiative populaire pour la valorisation et l'agrandissement de la Maison internationale des associations, lieu de rencontre et d'échange central pour toutes les associations de notre Canton.

Enfin, dernier objet, et pas des moindres, on vote à nouveau pour maintenir des transports publics genevois accessibles à toutes et tous en refusant un projet qui vise à augmenter les prix des transports publics, et afin que la mobilité à bas prix, soit maintenue. 

Cela semble terre à terre? Oui, ça l'est, et local, assurément. On aimerait vraiment qu'un centième de l'énergie mise à refaire le monde ou se battre contre des trolls sur les réseaux sociaux soit mise pour convaincre ses voisin-e-s, ses proches, sur des objets qui directement, rapidement, dans les jours ou mois qui suivent modifieront radicalement notre quotidien.

Cela nous éloigne de l'Elysée? Tant mieux. On a suffisamment donné sur ce sujet. 

Car aux intrigues de palais lointains, on préfèrera toujours améliorer le quotidien par des projets concrets.  

 

 

[1] http://www.ps-ge.ch/votations-du-21-mai-2017/

 

 

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www.sylvainthevoz.ch

12:55 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Commentaires

Monsieur Topo, vous avez oublié le vote cantonal sur les TPG. Votez NON si vous êtes pas con.

bien à vous.

Écrit par : mark-o | 10/05/2017

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J'aime vous lire. Pas tant sur le fond et la manière, mais grâce au style. Votre prose a du rythme et vous avez le mérite de la conviction d'un citoyen engagé.
Et sur le coup, je partage vos sensibilités. Sauf pour la maison des associations, non pas sur le principe, mais sur diverses contradictions, une mauvaise communication et, in fine, des préoccupations de nantis. J'ai donc voté blanc, notamment parce que Pascal Hollenweg m'a conforté dans mes réserves.

Écrit par : Pierre Jenni | 10/05/2017

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Je suis d'accord avec ce constat, et j'ajoute qu'Il y a encore une chose plus grave que ça, c'est que des élus en exercice se portent candidats aux législatives d'un pays étranger !

Écrit par : Amar | 11/05/2017

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Avec des socialos genre maduro c'est non!

Écrit par : dominique degoumois | 11/05/2017

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