sylvain thévoz

08/10/2015

A ceux qui peuvent encore dire oui

oui...

A ceux qui écoutent

A ceux qui veulent comprendre

Aux roues de secours

A ceux qui changent les choses

A ceux qui retournent les lignes

Au cric dans le coffre

Aux croisées des chemins

A ceux qui se lèvent à l’aube   

Au pouvoir du changement

Au respect des paroles données

Au sucre sous la langue

Au suc des plantes

Au jus des oranges

Aux voûtes gothiques

Aux orages l’été

Aux volutes de fumées

A la résistance des fleurs

Aux orgues de Bach

Aux fanaux des baleines

Aux peines minimales

Aux refrains des rorquals

Aux nuits andalouses

Aux deuxièmes chances

Aux troisièmes et même plus

Aux encore

Au crédit sans caution

Au service public

Aux cinq doigts de la main

Aux libertés totales                         

Aux chutes sans gravité

Aux remontants rapides

A l’apprentissage qui rentre

A l’été indien

Aux prudences de Sioux

Aux casse-noix et au sprint final  

Aux atolls aux tortues

Aux troupeaux de bisons

Au schuss à la danse   

Aux bouchons sans champagne

Aux bouteilles à la paille

Aux poches à double fond

Aux présences des pairs

Au repère des phares

A Jaurès à Ziegler et Sénac

A Erri à Rouillan et frère Roger

Aux hérissons sous les feuilles

Aux sursauts salutaires

Aux grand huit aux montagnes ukrainiennes

Aux Syriens sans Assad

Aux Russes sans Poutine    

Aux éclipses solaires

Au Liban au Lignon

Aux Grisons à l’Irlande 

Aux théologies de la libération

Aux démarches délicates

Aux pas de côté au retrait stratégique

A l’arôme du café 

A l’amorce des bombes 

Aux marchés de Provence  

Aux préavis de grève

Aux cheveux de Jason

A la barbe d’Ulysse

A la mort des forfaits fiscaux 

Oui...

A la vitesse des lièvres

Aux prophètes du bonheur

A Jérusalem capitale Palestinienne

Aux tisons à la braise

Aux langues liées 

Aux passages de frontières

Aux terriers des renards

Aux remèdes des plantes

Aux becs des corbeaux 

Aux crapauds aux princesses

Aux miracles invisibles

Aux essais transformés

Aux questions sans réponses

Aux sorbets de cassis   

Aux refuges en forêt

Aux loukoums et kiwis

Aux coulis, confiseries

Aux sardines grillées

Oui...

Aux pieds nus dans les prés

Aux canapés pour deux 

À la mousse sur la bière 

Au hamac sous le chêne  

Au baiser contre l’arbre

A ceux qui ne sont plus là  

Aux réponses qui fusent

A ceux qui disent sans délais

Aux peigneurs de girafe

Aux boules à facettes

Au présent : éternel

Au tout premier pas

Aux ceintures de sensibilité   

Aux fétiches aux totems 

Aux pacifistes résolus 

Aux insomnies douces

A la lutte des classes

Aux cerfs-volants au vent

Aux micmacs et schmilblicks

Au milk-shake

Aux pommes duchesses

Aux brioches et au schnaps

A l’orgasme et au cri   

Aux silences débordants

A la glu qui recolle

Oui... 

Aux loyers plafonnés

A ce qui s’est échappé

A ce qui reviendra

Aux livres et à l’éclair

Aux grappes de raisin   

Aux surréalistes

A la bienveillance des bègues

Aux lignes le long des touches

Aux poires blondes

À la foi des montagnes

Aux bonhommes de paille

A la force des poignets

Aux chevilles ouvrières

A la neige d’avril  

Aux gouttières quand il pleut

Aux bulletins météo

Aux ombrelles chinoises

Aux empreintes dans le sable

A la pluie au désert 

Aux marées montantes

A Mahmoud Darwich

Oui...

Aux rencontres improbables    

Aux musiques intérieures

Aux tendresses et aux rêves

Aux fidélités sans failles   

Au droit au retour

A la trêve

Aux terres ancestrales

Aux formules magiques

Aux oreilles débouchées  

Aux machines sans billets

Aux quittances sans reçus  

Aux formules secrètes

Aux incantations libres

Aux frissons

Au regard pour les vagues

Aux armes enrayées

Au romantisme.0

A la force d’y croire

A la souplesse des genoux

Au souffle continu

Oui... 

Aux parachutes bien pliés

Aux rebonds imprévus

A l’ouverture des portes

Aux chansons fredonnées

Aux buts avec son camp

Aux refrains sans reprises 

Au saut à l’élastique

Au temps des cerises

Aux balançoires en bois

Aux briques des barricades

Au thé frais à la menthe sauvage

Aux bêtes sauvages

Au feu doux

Aux coussinets des chats

Aux étoiles fugaces  

Aux camisoles pour ego

Aux jeux de langage

A l’insouciance

Oui...

Aux prières silencieuses

Au pouvoir d’aimer

Au silence l’été

Au ciel toute l’année

A celles qui n’ont pas peur

A ceux qui peuvent encore dire oui.

 

16:04 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oui | |  Facebook |  Imprimer | | |

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