sylvain thévoz

  • Pourquoi je suis candidat au Conseil National

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    Pourquoi tu veux y aller, pourquoi es-tu candidat au National ? Cette question on me la pose tous les jours, ou presque. Ma réponse est la suivante :  une société plus juste est possible. Elle ne tombera pas du ciel. 

     

    Si je peux comprendre que le politique ne fasse pas toujours rêver, il me semble mille fois préférable d'agir, de s'engager, que de subir. Même dans une démocratie participative comme la Suisse, 95% des objets votés au parlement ne seront pas soumis au peuple. C'est finalement un petit 5% sur lequel on peut se prononcer directement. Le gros des décisions sont prises à Berne, sans même que l'on s'en rende compte. Elles ont pourtant un impact direct sur nos vies. Voter c'est décider, ne sous-estimons pas les élections. [1] Et être candidat c'est finalement la meilleure manière d'être bien représenté, et de prendre son destin en main. 

     

    Mon engagement est basé sur 3 axes principaux :  le social, la place de la Suisse en Europe, les réformes fiscales à venir.

     

    Le Social

    Par mon engagement professionnel, je suis au quotidien, interpellé par les questions sociales. Je ne suis pas convaincu en l’état par la réforme des rentes AVS et du 2e pilier qui occupera le parlement ces prochaines années.

    Ce n'est pas une politique progressiste de faire passer l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans, d'abaisser fortement le taux de conversion des rentes du 2e pilier, et d'augmenter massivement la TVA en faveur des retraites.

    Elu au parlement, je travaillerais d'arrache-pied, durant ces prochaines années, pour que ce projet devienne véritablement social. Les rentes de l’AVS doivent être augmentées de 10%, sans relèvement de l’âge de la retraite. A travail égal, salaire égal, il n'est pas juste que les femmes travaillent plus et plus longtemps pour des salaires moindres.

     

    La place de la Suisse en Europe

    L’UDC devrait être rebaptisée l’Union of Dead Children : l’Union des enfants morts. Ce parti xénophobe, qui fait petit à petit de la Suisse un pays renfermé sur lui et isolé, est directement responsable de la mort de centaines de gens, par les restrictions du droit d’asile qu’il a initié, l’interdiction de faire des demandes d’asile depuis les ambassades, et sa politique de défiance vis-à-vis de l'autre.

    La Suisse est un pays vieillissant. Nous ne survivrons pas sans apport extérieur. La Suisse doit être responsable et avoir une vision d’accueil réactive. Elle n’a pas le droit de laisser mourir des enfants à sa frontière et s’en laver les mains.

    La votation du 9 février 2014 a montré que l'UDC voulait casser ce qui a fait la richesse de la Suisse : sa capacité pragmatique, innovante et accueillante.

    Laisser ceux qui font commerce de la peur devenir les fossoyeurs de la Suisse ? Jamais! 

     

    Les réformes fiscales

    En prévision de la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), il faut bien entendu que la Suisse demeure économiquement compétitive. Mais elle ne doit ni brader son potentiel ni le faire au détriment des citoyen-ne-s. Il n'est pas juste que ce soient toujours les mêmes qui profitent de la croissance. Et il n'est pas équitable que la richesse bénéficie à un petit nombre pendant que les inégalités s'accroissent.

    Virer du parlement celles et ceux qui font profession de servir les lobbys avant la démocratie est urgent! Elire c'est choisir, c'est éliminer aussi.

    Ce ne sont pas aux travailleurs d’être les variables d’ajustement et de faire les frais des politiques d’austérité. Renforcer la protection contre les licenciements et préserver les chômeurs et chômeuses âgé-e-s du chômage de longue durée, imposer l’égalité des salaires à travers des dispositions contraignantes et des conventions collectives de travail, doit se faire à l’échelon national. 

    Il n’y a pas de fatalité qui préside au fait que notre société soit de plus en plus inégalitaire.

     

    Genève dispose d'un formidable potentiel de développement. Nous n'avons pas encore su le mettre en valeur, ni le défendre à l'échelle fédérale. Notre région dispose de ressources et d’un bassin de compétences peut-être unique au monde. Pourquoi je suis candidat au Conseil National ? Parce qu'une société plus riche, plus juste, est possible. 

     

    Qui je suis

    Je suis né il y a 40 ans à Toronto, Canada. Fils d’un médecin suisse et d’une infirmière française. Professionnellement, je travaille dans le domaine social. Mon engagement associatif est marqué. Je suis membre du comité de l’ATE, Association Transports et Environnement,  d’Appartenances: association proposant des soins psychologiques, un soutien et une intégration des personnes migrantes; d’Aspasie et de Boulevard: associations défendant les droits des personnes qui exercent le travail du sexe.

     

    Je siège depuis 5 ans au conseil municipal de la Ville de Genève, à la commission de l’Aménagement et de la Culture, ayant assuré la présidence de cette dernière en 2014. L’écriture, comme la parole, est un outil pour travailler les consciences et les coeurs. Je suis engagé dans le collectif Art et politique (Kunst und Politik). En parallèle de ce blog, j'écris des nouvelles et de la poésie, parce que je crois que l’Homme construit ses conditions de vie et qu’il n’y a nulle fatalité dans ce monde.

     

    Une société plus égalitaire est possible. Elle ne tombera pas du ciel. 

     

     

    [1] http://www.sept.info/club/ne-estimons-elections-voter-cest-decider/

     

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    www.sylvainthevoz.ch

     

     

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  • Bouchons à Genève : une explication

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    La fable du selfie et de l'habitant

     

    Le selfie, ayant chanté

    Tout l'été,

    Se trouva fort dépourvu

    Quand l’automne fut venu :

    Pas un seul petit travail

    De pont ou de route réalisé

    Le selfie alla crier famine

    Sur les réseaux sociaux, dans l'Illustré, comme à son habitude,

    Priant aux habitants de lui prêter

    Quelque crédit pour subsister

    Jusqu'à la saison nouvelle.

     

    -Je vous paierai, lui dit l'habitant,

    Si vous arrêtez enfin

    De vous répandre sur les réseaux sociaux

    Et vous mettez au travail!

     

    L’habitant n'est pas dupe :

    C'est là sa grande qualité.

     

    -Que faisiez-vous au temps chaud ?

    Dit-il au selfie, ce grand planificateur

     

    - Nuit et jour à tout venant

    Je faisais des selfie, ne vous déplaise.

     

    - Vous faisiez des selfie ? j'en suis fort aise.

    Eh bien maintenant mettez-vous au travail

     

    On ne roule plus dans cette ville, ni aux Charmilles ni au Pont du Mont-Blanc

    Sortez donc du monde virtuel que l'on sorte des bouchons ! 

     

    Genève, 16 septembre 2015, 17h04 :

    un habitant coincé dans le trafic, relisant Jean de La Fontaine pour passer le temps....

     

     

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  • Genève, ville de confluences

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    Un dimanche à marcher dans la rue de la Gravière, entre deux immeubles d’un gris insondable. A gauche : un hôtel de police, à droite, des commerces. Au milieu, un ruban de bitume. Le mot Gravière est riche de raclements, de galets roulés. Il est aussi une invitation à une belle échappée. C’est peut-être le rôle du « v » comme une vague levée au milieu du mot.

    On prend là conscience que Genève n'a jamais été une cuvette. C'est un lieu meuble, en formation, que creuse le courant d'un fleuve, une rivière. Une ville qui a toujours été un lieu de confluences et de passage, d'accueil et de départs, de refuge sur le fleuve de la vie.    

    Genève, ville d'eau

    Entrer dans la rue de la Gravière, c’est tourner le dos aux entrepôts, à une bretelle d’autoroute, à l’empilement des cubes de la zone industrielle, se rappeler que Genève est une ville d'eau. Et l'eau, c'est la vie, un constant renouvellement.

    Au bout de cette rue, il y a un rideau d'arbres portant une invitation à s'y glisser pour basculer dans la féerie : l’Arve, ondoyante, qui vient de France voisine... et y retournera, à Marseille.

    Là, on va de l’ordonné à l’organique. On part du béton pour l’aquatique, emprunte une voie rectiligne qui irrigue la zone industrielle, la rattache à la rivière, aux branchies gonflées des brochets dodus des profondeurs.

    On laisse de côté, comme des troncs morts ou les blocs de séracs d'un glacier, une menuiserie, une carrosserie, un institut de danse, d’aérobic ... une nouvelle PME et les projets du PAV.

    La rue de la Gravière n’est pas « ONE WAY», nous ne sommes pas aux USA ici, et les passants du dimanche se croisent lentement. Hautes cheminées de fer blanc, trois tubes pointés vers le ciel. Une herse fait résonance avec une autre structure absolument verticale : la Parfumerie, ancienne usine à parfums, désormais dévolue aux arts de la scène.

    La Parfumerie et le théâtre du Loup: résurgence des odeurs et de l’animalité : Loup, Terre, Eau. Et puis aussi La Gravière, espace culturel, lieu pour danser, être léger, transpirer. Un espace où se faire bercer ou remplir les oreilles par un flot de musique. A côté, et posé en pleine terre le radeau des Colis du Coeur où se distribuent des rations de survie : à manger et à boire, pour ceux qui sont, dans cette vie, pour un temps, à la rue.

    Au sol : les traces des fêtes de la nuit. Le passage est interdit aux voitures. Espace réservé aux marcheurs, promeneurs.

     

    Les noms des rues portent les traces de la rivière

    Si on remonte l’Arve, on tombe sur la promenade des orpailleurs. On y est dragué vers La rue du clos de la fonderie, puis entraîné vers celle des tireurs de sable. Il est alors impossible d’échapper à la route des péniches. Les rues portent les noms du rapport de l'homme avec son environnement immédiat.

    C’est toute une vie et une histoire que la rivière magnétise. Et tout proche, le Rhône: promesse de fugue vers Marseille, ses parfums de fleur d’oranger et de pins, de pétrole et de bouillabaisse. Ou vers l'est : la lente remontée vers un arrière-pays montagneux fait de roc, d’eau boueuse, de bouquetins, et de fromages secs comme du granit.

    Genève, ville de confluences, établie sur un fleuve, en mouvement constant, qui se moque des frontières.

    Genève, rue de la Gravière, dont l'eau porte le poids... comme la légèreté. 

     

     

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  • Ce n'est pas le genre qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le genre

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    Si la politique est affaire de conviction, pas de genre, si elle est fruit de réflexion, pas de formules à l'emporte pièce, force est de constater toutefois que l'on est loin encore de l'égalité, d'avoir des élu.e.s qui savent sortir des stéréotypes de leur genre. 

     

    Certains jouent les gros bras. Ils veulent en politique plus de testostérone, de fermeté, de pseudo muscle et de virilité, tout en évoquant leur crainte de ne pas détenir le pouvoir, haïssant la pleurniche comme ils disent, étalant au grand jour un machisme réactionnaire et fragile. C'est la crainte d'une société trop féminine, trop gentille, trop laxiste qui les anime. Mais jusqu'à quand les posture de mâles dominants vont-il l'emporter dans les urnes? 

     

    Ce ne sont pas uniquement des pères qui peuvent être des référents du masculin

     

    Freysinger[1] avançait, en 2012 déjà, dans le cadre d'un débat sur l'homoparentalité que parce qu'une grande partie de l'éducation et de l'enseignement relevait déjà des femmes, un garçon sans père ne pouvait trouver un modèle et construire son identité masculine. Il lançait dans la foulée à Antonio Hodgers qu'il avait un problème vu qu'il avait grandi sans son père ... scandale sous la coupole et bonnet d'âne pour l'UDC.

    On le sait pourtant, l'absence d'un père n'est en rien synonyme d'absence de référents masculins. Ce ne sont pas uniquement les pères qui peuvent être des référents du masculin... des femmes le sont très bien aussi. Et puis, ce n'est pas le genre qui fait le père, c'est ce qu'il transmet de son coeur, de sa tête et de ses engagements.

    Il faut enfin aussi envisager que l'on se construirait parfois mieux sans certains référents masculins...

     

    Les politiques machistes font d'autant plus de mal qu'elles ont d'effets sur la gouvernance

     

    Ce qui transpire chez les cadors de la droite : le rejet des familles monoparentales et homoparentales, le refus d'une société des différences qui se construit dans le dialogue, le respect et l'écoute, et non pas en mesurant qui a la plus longue.

     

    La volonté de montrer à tout prix une posture de dominant est nocive pour la collectivité. La pseudo virilité de façade a ceci de dangereux qu'elle détruit par plaisir de détruire, par peur de se montrer faillible. Si elle trouve du fioul électoral, elle devient un poison pour le vivre ensemble, se sentant ainsi légitimée à jouer des gros bras "tant que ça marche".

     

    Non au paternalisme lubrique  

    machisme,paternalisme,droite,féminisme,mariage pour tousAujourd'hui, au Parlement fédéral, il y a 60 femmes sur 200 élus. 31% ! C'est grandement insuffisant. Pire, elles sont seulement 9 au conseil des Etats ... soit un minuscule 19%.[2] Cela place la Suisse au niveau moyen européen, devant la France et l'Italie, mais loin derrière l'Allemagne et les pays nordiques [2].

    L'homophobie, le sexisme, le machisme demeurent les symboles visibles d'une politique réactionnaire, à majorité portée par des hommes. Certes, des femmes y excellent aussi. Toutefois, le sexe masculin, reste globalement plus réactionnaire, machiste, et homophobe. Le paternalisme lubrique est encore un quotidien du politique.[4]  A nous de le changer.   

     

    Ce n'est pas le genre qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le genre


    Nul fatalisme. Ce n'est pas le genre qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le genre. Pour ma part, je défends des valeurs socialistes, féministes, d'ouverture et de partage du pouvoir. L'écoute, la créativité et l'intimité sont des valeurs qui ne devraient pas être liées aux stéréotypes de tel ou tel genre. 

    Il nous revient de construire avec le genre, une société qui en soit le dépassement. Hommes, femmes, transgenres, ensemble, en plaçant au-delà des enfermements et des stéréotypes, le souci de l'autre et le respect de ses droits, de ses différences et de ses aspirations.

    S'affranchir de tous les fondamentalismes et se débarrasser du paternalisme lubrique: une tâche à laquelle nous atteler, au quotidien.  

     

     

    [1]http://www.lematin.ch/suisse/oskar-freysinger-moque-antonio-hodgers-/story/13352252

    [2]http://www.parlament.ch/f/dokumentation/statistiken/pages/frauen-parlament.aspx

    [3]http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/regionen/thematische_karten/gleichstellungsatlas/politik/bund.html

    [4]http://www.metronews.fr/info/tribune-anti-sexistes-des-femmes-journalistes-les-hommes-politiques-sont-ils-plus-machos-que-les-autres/moee!5Gq0pnbhdCigo/

     

     

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  • Fêtes de Genève : renonçons à l'événementiel !

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    Bien qu’elles se terminent chaque année par un joli feu d’artifice, force est de constater que les Fêtes de Genève sont aujourd’hui un bric-à-brac d’animations coûteuses, une sorte de fête foraine dépassée. Les habitants, sous leurs fenêtres ou ailleurs, n’en veulent plus.

    L’initiative populaire lancée pour des Fêtes plus courtes et plus conviviales enfonce le clou. Les bastringues d’un mois pour vendre de l’alcool ne font plus rêver. Faut-il faire confiance à Frédéric Hohl pour trouver une solution? Non. L’ancien directeur PLR des Fêtes de Genève les a conduites dans une impasse commerciale et culturelle.

    Il faut donc réfléchir autrement qu’avec une ancienne logique. Tout d’abord, se poser la question de la raison d’être de ces fêtes, ainsi que de leur véritable nécessité. Qui les finance pour l’instant? Genève Tourisme. Pour quel public? Des touristes fortunés. Avec quel groupe d’intérêt? Les hôtels luxueux de la rade. Cette équipe n’est pas gagnante. Les habitants héritent des nuisances et de la poudre aux yeux.

     

    Genève n’a pas à investir

    pour sauver des fêtes qui ne font plus rêver

     

     

    Pourtant, ce ne sont pas les propositions culturelles estivales qui manquent à Genève. Elles sont de qualité et… gratuites. Musiques en été, concerts sur la scène Ella Fitzgerald, aubes musicales aux Bains des Pâquis, films en plein air à Ciné transat, théâtre estival de l’Orangerie, grillades et animations dans les parcs et au quai Gustave Ador. Pas un soir sans qu’il ne se passe quelque chose dans notre ville. D’autres communes aussi font la fête (Festival Plein-les-Watts, Jazz à Hermance, etc.,). Et pour les aventuriers qui pensent plus loin que le bout de la rade, le Paléo Festival est à 15 minutes; le Festival de la Cité de Lausanne, tout comme le Montreux Jazz Festival, à une heure.

    Face à ce constat, il me semble important de poser la question suivante: pourquoi ne pas renforcer l’existant, tout en développant des événements décentrés dans des quartiers, notamment sur la rive droite, trop souvent oubliée?

    Genève n’a pas à investir pour sauver des fêtes qui ne font plus rêver. Plutôt que de frimer pour une clientèle de passage, il est plus important d’investir dans la construction du théâtre de la Nouvelle Comédie sur la gare du CEVA, pour la rénovation extension du Musée d’art et d’histoire, le Pavillon de la Danse. Faisons aboutir ces projets vitaux pour les générations futures, plutôt que de servir des caïpirinhas à foison.

    Genève en fête, c’est toute l’année, pas juste un mois l’été avec une gueule de bois ensuite. Nos valeurs de diversité seront mieux défendues et Genève adéquatement mise en valeur si nous renonçons à l’événementiel racoleur au profit du renforcement du tissu culturel existant.

     

     

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  • Pour Berne : une chanson politique

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    Pour Berne, la chanson du parti socialiste genevois lancée dans le cadre de la campagne pour les élections fédérales, fait le buzz. Le Matin Dimanche s'est fait l'écho de ce travail  http://www.lematin.ch/suisse/Clips-partis-politiques/story/14740496?cache=9efAwefuhttp://

    Pour Berne est une chanson politique. C'est une démarche simple et sincère qui a pour objectif de mettre en musique, avec du coeur, un condensé du projet de société que défend le Parti Socialiste.

    Les candidat.e.s jouent le jeu, s'exposent, osent la proximité. Vous voulez en savoir plus, aller plus loin? Une vidéo plus développée énonce le bilan, le programme et les candidat.e.s pour les élections fédérales du 18 octobre 2015  watch?v=gynvpXZ7D6o

    Les socialistes genevois c'est, pour Berne, pour la Suisse, une vision politique, du souffle et du coeur!

     

     

    Pour Berne

     

    On a un programme des valeurs à défendre

    En campagne pour les faire entendre

    Sur des stands dans la rue aux pas de porte

    nos projets nos valeurs partout on les porte

     

    En musique en chanson, on ne va pas se censurer

    L’important c’est de parler, c’est de communiquer

    On y croit sinon on ne serait pas là 

    La politique on ose, même en prose

     

    Le pouvoir de l’argent les esprits renfermés  

    Veulent nous empêcher de respirer  

    Nous faire croire que payer est la seule manière d’exister

    Notre plan, c’est de tout faire bouger  

        

    Notre Suisse est ouverte, tolérante

    Fermer les frontières décisions aberrantes

    Pour l’économie, la prospérité

    Besoin des étrangers ! 

     

    On est socialiste, douze sur les listes

    Réalistes, idéalistes

    Notre Suisse on veut s’en occuper

    Pour Berne, il nous faut la majorité

     

    Mettre à la casse un service public efficace 

    c’est trop dégueulasse

    Réduire les inégalités, jamais on ne s’en lasse

    Répartir les richesses ça c’est classe 

     

    Ras le bol des bagnoles et de tous ces bouchons

    La pollution c’est pas bon, il faut plus d’ambition

    Vélos piétons transports publics

    La mobilité durable on la fabrique

     

    Des énergies renouvelables à un prix abordable

    Eolienne solaire fini le nucléaire

    L’hydraulique c’est basique, le tri c’est chic 

    Protéger la terre, on doit le faire

      

    Congé maternité AVS, on les a fait passer

    Congés payés conditions de travail améliorées

    Certains veulent démanteler nous consolider

    Pour ça, il faudra nous aider

     

    On est socialiste, douze sur les listes

    Réalistes, idéalistes

    Notre Suisse on veut s’en occuper

    Pour Berne il nous faut la majorité

     

    Toujours plus exigeante notre société

    On va pas bosser jusqu’à être enterré

    Burn-out dépression on a les solutions

    La solidarité et plus de cohésion ! 

     

    Marre de la spéculation et du tout au pognon  

    tout le monde doit avoir un logement

    un bon enseignement une bonne formation

    c’est dans la Constitution… alors qu’est-ce qu’on attend ?

     

    Des primes maladies pour soigner

    un bon modèle de santé

    pas deux vitesses, tout le monde à égalité

    le système doit nous protéger pas nous plumer  

     

    On est socialiste, douze sur les listes

    Réalistes, idéalistes

    Notre Suisse on veut s’en occuper

    Pour Berne il nous faut la majorité

     

     

    Paroles: Sylvain Thévoz, Thomas Wenger.

    Enregistrement, mixage:  Evidence Music, Genève, 2015. 

     

    Liens :

    Chanson : Pour Berne

    http://www.lematin.ch/suisse/Clips-partis-politiques/story/14740496?cache=9efAwefuhttp://

     

    PS genevois: candidat-e-s et programme, élections fédérales2015

    watch?v=gynvpXZ7D6o

     

     

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  • Migrants: affirmons notre humanité

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    Quelle est la logique de continuer de mettre des gens de force dans des avions à Genève pour les éjecter par vol spécial, quand des milliers d'autres risquent leur vie pour arriver jusqu'ici?

    Quelle est la logique qui nous conduit à investir des millions dans des forces policières et des lieux de détention, pour enfermer des migrants qui n'ont commis aucuns délits, et ensuite les éjecter, alors que des milliers d'autres arrivent encore? Pour quelle finalité?

    Quelle est la logique qui nous conduit à nous avilir moralement en nous rendant objectivement coupables de non-assistance à personnes en danger et directement responsables de la mort d'enfants sur des plages?

     

    Notre courage d'agir doit dominer notre tentation de l'indifférence

     

    A Genève, au début de l'été, des collectifs se sont mobilisés pour dénoncer le transfert de demandeurs d’asile déboutés vers des abris PC et demander la fin des renvois.

    Cette démarche a rassemblé un grand nombre de mouvements : Stop Bunkers, No Bunkers, Coordination asile.ge, Solidarité Tattes, etc. Elle a conduit à l’occupation du centre culturel du Grütli, par des demandeurs d’asile déboutés. Elle a permis de mettre à jour une thématique que le Canton, souhaitait garder enterrée :  les conditions de logements des personnes en demande d’asile, quelle que soit l’étape de leur procédure, son indigence. 

    La Ville de Genève s’est solidarisée  avec ces collectifs afin de trouver des solutions de relogement temporaire, gérer la crise d’une manière concertée. La Ville de Genève a fait preuve d'humanité et d'accueil. Le Canton, pendant ce temps, faisait la sourde oreille, accentuant les rapports de force et les tensions.

    Les partis de gauche, socialiste, verts, solidarités ; Caritas, le Centre Social Protestant, ont soutenu les revendications des mouvements de défense des migrants. Des manifestations, regroupant des milliers de citoyen.ne.s, ont rythmé l’été et fondé un large mouvement de solidarité afin d’accompagner la vie au quotidien (cuisine, forum de discussion, sécurité).

     

    Etre doté d'empathie est une force, pas une naïveté

    La victoire de ce mouvement est d’abord d’avoir crevé un silence coupable, et avoir ensuite fait reconnaître par le Canton que les conditions d’hébergement en sous-sol n'étaient pas dignes, de l’avoir poussé  à prendre des engagements pour trouver des solutions pérennes.

     

    A ce jour, alors que la crise migratoire en Europe est la plus grave qu'il soit depuis la seconde guerre mondiale, des migrant.e.s continuent de passer des mois et des mois enterrés, sans accompagnement la journée, laissées à eux-mêmes, dans des conditions de survie, et de discrimination liées à leur statut social (célibataire ou non) ou judiciaire (ayant commis des délits ou non).

     

    Cela n’est pas acceptable ni conforme à la Constitution genevoise. Invoquer d’une manière répétée l’urgence et l’impuissance comme le Canton le fait ne le dédouane en aucune manière de ses mauvais traitements et de sa négligence.   

     

    Le légalisme tordu de Pierre Maudet

    Plus grave, dans une tentative de décrédibiliser le mouvement de solidarité et les revendications de ce dernier, Pierre Maudet a franchi des lignes rouges. Ses déclarations outrancières affirmant que, parce qu’ils étaient des requérants déboutés, que certains avaient un casier pénal (bien qu’ils aient purgé leur peine), il se trouvait justifié de manquer à ses obligations constitutionnelles, a choqué les défenseurs des droits de l'Homme.

    Plus grave, pendant qu'il faisait ces déclarations, Monsieur Maudet continuait de fourguer dans des avions femmes et enfants....

    Par ses appels à la discrimination, Monsieur Maudet viole les articles de la Constitution (15 et 39 notamment). Et lorsqu’il dénonce comme étant une imposture un large mouvement de défense des droits humains, il montre clairement son mépris du jeu démocratique, des militant.e.s des droits humains, ainsi que la faible estime qu'il a pour la vie humaine. 

    Quelle est la logique de mettre dans des avions destination cul-de-sac des femmes et des enfants qui fuient de toute force la misère?

    Quelle est la logique qui conduit à la maltraitance étatique et à la mort des milliers de gens qui se noient dans la Méditerranée, étouffent dans des camions?

    Cette logique est celle de la peur et de l'égoïsme, de l'indifférence et de bas calculs politiques sur le dos d'être humains.

     

    Il nous appartient de changer cela en : 

    • Augmentant les quotas d'accueil au niveau national.
    • Instaurant un moratoire sur tous les renvois jusqu'à fin 2016
    • Exigeant le respect total des principes constitutionnels dans la manière de traiter tout être humain, quel que soit sa nationalité où son origine.
    • Condamnant sans relâche tout discours fallacieux du type: la barque est pleine.
    • Réaffirmant toujours, et sans cesse, que les droits humains sont indivisibles et inaliénables.

     

     

     

     

     

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  • Sur la plage abandonnée...

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    Sur la plage abandonnée Coquillages et crustacés Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été Qui depuis s'en est allé ...

     

    C'était une autre époque : Brigitte Bardot, cheveux blonds brillants chantait les pieds dans l'eau une chanson insouciante.

     

     

     

    Aujourd'hui, 2015, la fin de l'été se marque avec un enfant que l'on ramasse sur une plage de Turquie comme un petit paquet de linge mouillé. L'enfant, échoué sur la plage, on le nettoie, comme une méduse, un coquillage, un crustacé. Puis, on le range dans une boîte en métal après l'avoir pris en photo, de dos et de profil, comme un souvenir de vacances que l'on voudrait oublier.

     

    Hier matin, personne n'a réveillé l'enfant d'un baiser

    Personne ne lui a donné un bol de chocolat chaud

    La bouche de l'enfant remplie de force de sable et d'eau salée.

     

    Hier matin personne n'a accompagné l'enfant sur le chemin de l'école

    Il n'y a plus d'école

    C'est la cale du bateau ou les flammes.


    Personne n'a aidé l'enfant à traverser un passage piéton

    Pour seul passage : la mer

    Et la nuit où nul adulte n'a pied.

     

    Pas d'histoire de princes, pas de lectures

    Le ressac les nuages et les vagues

    Les cris étouffés des noyés, le silence des poissons.

     

    Hier matin

    Personne n'a caressé l'enfant, ne l'a bercé

    Personne n'a calmé sa peur, ne lui a chanté des chansons

    Personne n'a essuyé ses larmes

    Pas de lit chaud, pas de doudou, de lumière dans la nuit

    juste le fond de la mer sans fin.

     

    On l'a peut-être jeté par dessus bord au moment du naufrage

    Ou étouffé parce qu'une patrouille de police s'approchait.

     

    Nettoyé avec des gants de plastique 

    Avant que les touristes s'installent sur la plage

    S'enduisent de crème solaire et fredonnent des chansons:

    Sur la plage abandonnée...

     

    Hier.

    Et demain  ?

     

     

     

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  • Ni pour le meilleur ni pour le pire (réflexions sur le mariage)

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    L'office fédéral de la statistique nous avertit : 42 couples sur 100 sont voués à l'échec, si le comportement actuel par rapport au divorce ne change pas dans le futur.[1] Diable, mais comment changer le rapport au divorce. En voilà un problème de société, ça cogite sec à Berne...

     

    Le PDC n'a pas trouvé la parade. Le "parti de la famille" doit constater son échec. Non seulement il ne sait plus trop ce qu'est la famille, mais par dépit se replie frileusement sur une définition limitée. Le mariage, ce serait l'union d'un homme et d'une femme, basta. Quel manque de créativité, et surtout, de réactivité par rapport aux nouvelles manières de faire famille aujourd'hui. D'autres (UDC) voient des mariages blancs partout, ou des mariages inféconds même quand ceux-ci portent déjà des enfants. Ils veulent défendre la forteresse mariage comme ils isolent la Suisse. La commission juridique du Conseil des Etats elle, vient tout juste d'autoriser le mariage homosexuel par 7 voix contre 5.[2] Voilà enfin une décision qui va dans la bonne direction. 

     

    Certains proposent des "solutions" qui n'ont rien à envier au parti démocrate chrétien : si vous n'avez pas réussi votre mariage, réussissez votre divorce! Bof, à tout prendre, on préférerait quand même réussir son union.

    Il reste la tentation des aventures extra-maritales, commerciales ou non.  Ashley Madison, spécialisé dans l'offre aux mariés, avec son slogan " la vie est courte, tentez l'aventure", ne convainc pas. Vivre caché n'est pas particulièrement sexy. Et quand la double vie est révélée à tous par un piratage de données, quel ridicule.

    Mais, si on ne peut pas changer le rapport au divorce, autant changer le rapport au mariage, non? 

    Ce qui sauvera le mariage ? Sa désacralisation et son ouverture à toutes et tous afin de donner à chacun.e l'exercice de ses droits, à l'union, à l'adoption et à la procréation.  

     

    Mariages flashs

    En 2013, Genève est deuxième concernant le taux brut de divorce pour mille habitants (2.6) et bonne dernière concernant la durée de vie moyenne d'un mariage : 13.5 années.

     

    Globalement, au niveau Suisse, la durée de vie d'un mariage progresse de 14,5 à 14.7 années. Explications ? Le divorce menace avant tout les premières années de mariage. Bref, ce n'est ni pour le meilleur ni pour le pire que l'on se quitte, mais en général parce que l'on a n'a pas eu le temps d'expérimenter l'un ou l'autre.

     

    Fait nouveau, un nombre croissant de couples divorcent après de longues années en commun. Les couples divorçant après 30 ans ou plus de mariage représentent désormais 8,2% en 2013 contre 3% de tous les divorces prononcés en 1970.

     

    Pour résumer, il est de plus en plus dur de durer longtemps dans le mariage. Peut-être aussi parce que l'on dure de plus en plus longtemps... dans la vie? Lorsque l'on a vécu le pire le meilleur avec la même personne, que les enfants seront grands, l'hypothèque payée, on se dit qu'il est temps de tenter autre chose. Bref, si le cadre du mariage a été éprouvé...  pourquoi ne pas expérimenter le divorce pour continuer à aimer. 

     

    Mariage pour toutes et tous :en avant  !

    Et si plutôt que de réussir son mariage ou son divorce l'ambition, peu importe son orientation sexuelle, son âge, le fait d'avoir des enfants ou non, était de bien réussir à aimer? L'office fédéral de la statistique a-t-il un avis là-dessus?

    En tout cas, aujourd'hui : en avant pour le mariage pour toutes et tous, belle manière de rénover cette vénérable institution pour l'adapter à notre société.

    Ni pour le meilleur, ni pour le pire.

    Simplement, par égalité de traitement.

    Et pour mettre le mariage à la page, plutôt qu'à la porte.    

     

     

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    [1]http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/01/06/blank/key/06.html

    [2]http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/27827293

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