sylvain thévoz

02/05/2013

Sous les pavés les potagers!

cc30-a5.jpgQu’est-ce qui nage dans mon assiette ? Comment cela est-il produit, par qui, et dans quelles conditions ? Le vent de panique suite au scandale des lasagnes au cheval étiquetées bœuf a conduit à une profonde prise de conscience que nous n’avons plus le contrôle sur ce qui atterrit dans nos assiettes. Les éclats de merde fourrés dans les tartelettes d’IKEA montrent ce que les chaînes industrielles de consommation peuvent produire de plus exquis. Le parti socialiste ville de Genève a donc choisi de faire un numéro thématique spécial sur les questions alimentaires, pour planter de nouvelles graines.  

Qui sait encore planter, sarcler, biner, faire pousser des tubercules ?Comment voulons-nous produire notre alimentation, selon quels modes et avec qui? La préservation de terres agricoles et fondamentale. Comment garantir une agriculture de qualité et de proximité ? Les jardins urbains pourraient encore être accrus et la vente directe encouragée. Le porte-monnaie de chacun-e- ne s'en porterait que mieux.L’agriculture contractuelle, à l’inverse d’une agriculture livrée aux marchés et aux acheteurs dans des postures de monopole (COOP, MIGROS, etc.,) permet de produire à un juste prix, pour le producteur, pour le consommateur. 

L’affaire TourneRêve, les Jardins de Cocagne, le Jardin des Charrotons, les cueillettes de Landecy, les Ares et Vous à la ferme des Verpillères de Choulex, les vergers d’Epicure, le panier à 4 pattes, etc., etc., sont des démarches participatives qui renforcent ce lien de confiance et créent une plus-value sociale et relationnelle. L’épicerie-restaurant Les Mangeurs, La Fin des haricots, la ferme de Budé, etc permettent de se procurer les produits de l’agriculture de proximité et les déguster. L’espace-terroir délivre des paniers de légumes et de fruits et soutient ainsi la production de la région. Les alternatives existent, elles sont de plus en plus nombreuses ! Pourquoi continuer à manger Dieu sait quoi couvert par des emballages au mieux sexy au pire mensongers? 

Un remède de cheval à la crise de l'alimentation : l’écosocialisme

Parce que tout se tient, parce que le citoyen n’est pas un consommateur passif qui gobe ce qu’on lui met devant le nez comme un cochon, mais un agent de changement et de créativité. Parce que la question du sens, du coût et de l’éthique doit se poser, nous avons désormais deux plats bien distincts devant les yeux : l'écosocialisme ou la merde en boîte. Pourquoi manger de la crotte lointaine quand on peut manger des carottes locales? 

Sous les pavés: les potagers! Sur la planchette: le partage des ressources.  Le changement passera par un changement d'assiette (fiscale et alimentaire). Venez au lancement du journal Causes communes dédié à l'alimentation (28 pages, avec illustrations de Tom Tirabosco) pour déguster la différence.

Vendredi 3 mai dès 18h au Bibarium, 5 rue Dizerens. Vous amenez un petit quelque chose à manger, on amène le vin....  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

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