sylvain thévoz

24/11/2012

Et une et deux et trois prisons

Vous vouliez un meilleur accès au logement, plus de crèches, des investissements dans la santé et l'éduction? Raté, vous aurez plus de pénitenciaire et de grosses taules toujours plus chères. Merci Maudet qui devise une troisième extension de Champ-Dollon à 315 millions. Le projet d'extension Curabilis - 109 millions- pour la construction d'un lieu de détention pour 62 adultes psychiquement instables a déjà calé; il faudra encore plus d'argent frais pour mener ce projet à terme. Incurie de l'Etat, Curabilis devait ouvrir cette année, il ne sera pas terminé avant... 2016: il n'y avait personne pour le piloter à la tête de l'Etat! Et une et deux et trois prisons, et combien de millions en plus ensuite pour les faire fonctionner, pour quels résultats? Et si avant de construire une nouvelle prison on essayait déjà de finir celle que l'on n'arrive pas à construire?

Le coût journalier de détention d'un prisonnier est de 1000.- Le tout condamnatoire, gouffre financier, est une fuite en avant. Il saigne les finances de l'Etat pour des résultats douteux sur la sécurité générale. Le maillon faible de la détention n'est pas le nombre de places de détention comme le prétend monsieur Maudet, mais plutôt l'impuissance à penser un système socio-sécuritaire dans son ensemble. Tout compris, le tout répressif coûte environ un milliard à Genève, années après années. Pour quels résultats durables? Monsieur Maudet veut accélérer cette inflation. Enfermer les mendiants, les joueurs de bonneteau et les sans-papiers, c'est vrai que ça n'a pas de prix, mais en quoi contruire toujours plus de prisons toujours plus chères profitera aux citoyen-ne.s? Quel sera leur retour sur investissement? En l'Etat, pas de réponses.

Des solutions urgentes doivent être dégagées du côté de la politique d'asile. Il faut une réflexion sur les centres miteux ou insalubres tels que les Tattes ou les abris de la protection civile qui finissent par devenir des centre de désoeuvrement et d'école de petite criminalité sollicitant massivement les forces de police (allez voir les norias de policiers autour de l'abri situé sous l'ECG Henry-Dunant, etc.,). Il faut intervenir en amont sur ces populations à risque plutôt que de les enfermer à coups de millions  en augmentant les places de détention administratives progressivement de 20 à 218 comme le veut le magistrat.

Par ailleurs, le tout répressif place Genève sur la sellette en matière de respect des droits humains (voir à ce sujet le rapport de la commission nationale de prévention de la torture sorti le 23 novembre qui épingle Genève et les conditions catastrophiques de détention à l'aéroport de Genève). La politique du gros bâton coûte très très cher. L'ivresse répressive fait perdre la tête au magistrat et n'amène pas plus de sécurité et de stabilité, bien au contraire. Avant de se résoudre à payer une addition salée et à s'endetter à vie pour des gardiens et des cages, il est urgent de préparer un autre plan sécuritaire, moins cher, pour une véritable politique sécuritaire plus globable et durable.

Monsieur Maudet veut plus de prisons? C'est une jolie opération de comm'. Je souhaite plus de sécurité, et en connaître le véritable prix.    

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21/11/2012

Gaza, prépuce d'Israël?

Le 7 novembre dernier, à Genève, une imam, un rabbin et un pasteur s'étaient réunis pour parler de la circoncision. Le rabbin a eu des paroles d'une finesse et d'une profonde intuition. Il disait, tout d'abord, ce qu'était matériellement l'acte de la circoncision, qui vise à sectionner le prépuce, petit bout de peau qui entoure le gland tout en protégeant ce dernier. Ensuite, et surtout, il faisait de cet acte une lecture symbolique et spirituelle. Le sexe recouvert d'une peau est symboliquement fermé et représente l'image d'un plaisir recroqueveillé sur lui même. Sectionner le prépuce, c'est ainsi, pour le rabbin, s'ouvrir à l'autre, à son désir. Si cela n'est pas fait, on demeure sous le dôme protecteur de la peau, dans la clôture. Le possible partenaire de la relation sexuelle n'est alors pas considéré comme sujet partenaire mais objet de plaisir à asservir ou menace dont se méfier. Pour la femme, pas de rituel équivalent. Pourquoi? Parce qu'elle est ouverte déjà, dans la vulnérabilité; dans l'ouverture naturellement taillée.

Gaza, prépuce d'Israël? Pourquoi? Parce que de ces territoires coupés, découpés, retiré du plaisir, il semble que le déni et la négation de l'autre aient remplacé l'alliance avec Dieu, parfois au nom de Dieu même. La question de Gaza ne repose-t-elle pas avant tout sur une faille spirituelle, et un déni, de la part de deux peuples circoncis, de leur alliance commune avec Dieu découlant d'un ancêtre commun : Abraham, et d'une prescription commune: l'ouverture à la vulnérabilité et l'exposition mesurée mais confiante à l'autre?

Dans les textes des deux peuples circoncis pourtant, la reconnaissance de l'existence de l'autre est inscrite. Il est écrit dans le Coran (sourates 2:136 ) Dites : "Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes soumis". Et dans la Torah, qui est aussi le premier testament des chrétiens, la prière d'Abraham à Dieu est la suivante: "Si seulement Ismaël pouvait vivre devant toi" (Genèse 17,18). Prière d'Abraham pour Ismaël auquel Dieu donne suite: "En ce qui concerne Ismaël, je t'ai exaucé: je le bénirai, je le ferai proliférer, et je le multiplierai considérablement. Il aura pour fils douze princes et je ferai de lui une grande nation." (Genèse 17, 20). Ismaël, ancêtres des Arabes pour les musulmans, et même pour ces derniers, rénovateur, de la ka'aba, dont il ne restait que ruines, confié à Dieu dans la prière par le patriarche des juifs!

Dans cette lecture de la Torah et du Coran, la convergence d'origine est inscrite dans la circoncision d'Abraham. Si la déchirure de Gaza était un manque à la circoncision, une trahison de la parole de Dieu? Ce ne serait pas la religion qui dresserait ces deux peuples circoncis l'un contre l'autre, mais bien son déficit. Gaza peau restante, ni entière ni tranchée. Gaza lieu de la fermeture dans la foi des lanceurs des bombes, des kamikazes ou des pilotes d'avions. Gaza peau de chagrin de chacun clamant la légitimité de son camp. Gaza,  prépuce d'Israël? Pour autant qu'Israël soit le prépuce de Gaza, et que chacun accepte d'être à la fois le membre et l'enveloppe de la zone vulnérable de l'autre; lieu de l'intime blessure comme de la possible sanctification et la présence de l'autre comme présence sacrée d'une image de Dieu. Difficile? Certes. 

En ce sens là, la circoncision est toujours a-venir. Une circoncision qui serait bien plus que la section d'un bout de peau ou de territoire, mais véritable remise à Dieu de ce que l'homme croyait sien. La terre sacrée, pour un croyant, n'est-elle pas un fermage de Dieu, un simple prêt à usage? Dans cet abandon par Dieu d'un territoire occupé par les hommes, ne faut-il pas aussi lire le retrait unilatéral de Dieu et la confiance qu'il fait aux hommes d'en prendre soin? Confiance trahie par les bombes? L'acte de laisser la terre en héritage n'est pas un blanc seing.   

Peut-être alors que la circoncision à Gaza et en Israël, ne s'opérera pas avec des chars des bombes ou des roquettes, mais avec le couteau de la sagesse et la prière juïve qui accomplit la circoncision: "bénis sois-tu éternel qui nous a demandé d'entrer enfant dans l'alliance d'Abraham"; par des spiritualités renouvelées incluant l'autre et l'invitant à se convertir pour rapprocher les camps encore capable de s'entendre et minoriser les forces incapables de le faire. 

 

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13/11/2012

Pierre Maudet tentacule froide

Quelles reptations se déroulent au département de la sécurité? Animé par ce qui sonne comme un cinglant désaveu de la politique menée par sa consoeur Isabelle Rochat, Pierre Maudet touche du bout de ses ventouses des mains, ramène les corps à sa bouche, et les boulote. Noyée Dominique Roulin, directrice de la Clairière, excrétée Fabienne Bugnon, directrice de l’Office des droits humains (ODH), broyée la carapace de l'ODH, ouvertes muqueuses et chaires. Vorace, le tentacule accomplit froidement son travail de démembrement. Cela pourrait être un simple basculement entre hyperphagie et boulimie; entendre, en français courant: entre ce qui se vomit et ne se vomit pas. Mais le tentacule, si elle porte toujours une bouche, a nécessairement un anus. Ce qui sort donc d'un côté doit entrer par l'autre, ou plutôt, parce que cela doit entrer d'un côté, il faut d'abord faire le vide de l'autre.

La faim se fait sentir, le besoin de remplir, le transit s'accélère. Après Roulin et Bugnon, c'est le directeur général des systèmes d'informations qui passe dans le tube. Ouverture du poste au 12 octobre, clotûre au 25. Le 31 octobre déjà le Conseil d'Etat annonce la nomination au poste susmentionné de ... l'ancien directeur depuis 2002 des systèmes d'information et de communication de la Ville de Genève ! Et créé au passage le scaphandre doré de directeur-adjoint pour l'ancien-directeur. Même sous l'eau, les chaises musicales ça marche bien, le son est juste un peu assourdi. Ce nouveau directeur est placé directement sous l'autorité hierarchique d'un secrétaire général. Hop, voilà un poste de secrétaire général qui s'ouvre, parution dans la presse le 12 octobre pour une clôture le... 14. Un poste de cette importance à repourvoir en 4 jours? Etrange comme pratique, non? Si j'ai parfois une algue dans l'oeil qui m'empêche de voir le tentacule dans celle du voisin, je mise là mon maillot de bain et mes tongs que l'heureux élu le savait bien avant l'ouverture de son poste. Si la pêche au gros est bonne, elle est très sélective. Où donc est passée l'ancien secrétaire général ? C'est un scaphandre doré de plus qui nage dans les eaux du Canton?  

Le tentacule froid a fait ses gammes. Avant de s'étendre au Canton, il se nourrissait en Ville. Ses petits poissons préférés: les Agents de Police Municipaux. Il en voulait 25 chaque année. Par gourmandise? Au final, c'était soit du surgelé pour le frigidaire, soit commercialisé sous un autre nom. Un exemple? Le conseil municipal votait pour la bonne bouche 6 policiers municipaux, mais par derrière, c'étaient 6 travailleurs à l'unité de gestion des incivilités qui ressortaient. Joli tour de passe-passe. Et personne hors du bocal pour crier au copinage, dénoncer l'arnaque sur l'étiquetage?

Je n'ai pas de lunettes pour voir dans l'eau trouble, ni la vocation du requin pour nager dans le sang. Je lève juste un drapeau de prudence à la baignade. Même si un bon plongeur devrait quand même aller voir de plus près ce qui se passe dans l'aquarium du département de la sécurité. Bien sûr, les vitres de l'aquarium sont propres, le silence règne. Mais il faut douter de l'entreprise de communication qui transforme la boue en eau trop claire et des tentacules en outils de bonne gestion. Car derrière la vitre, ça dégurgite à tout va et à défaut de se la jouer grand bleu, Pierre punit la chaîne Léman Bleu, et rajoute du pschit pschit et son déo sur les vitres.

Qu'est-ce ce qui l'emportera de la digestion ou de l'excrétion; de la communication aseptisée qui cache la merde aux poissons ou de la transparence? Et durant combien de temps accepterons-nous encore que la santé, le logement, le social soient passés à la moulinette aux cris de REGIME pendant que le tentacule se frotte la panse et se fabrique des scaphadres dorés tout en nous rotant au visage des petits poissons morts au milieu de bulles colorées ?

18:08 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maudet, politique, administration, sécurité | |  Facebook |  Imprimer | | |

09/11/2012

Notre état anti-rom

643911_10151279628801826_706181630_n.jpgLa dernière recommandation du Conseil de l'Europe aux Etats membres votée le 12 septembre porte sur la médiation comme moyen efficace de promouvoir le respect des droits de l'homme et l'intégration sociale des roms. Que dit-elle? Tout d'abord, elle reconnaît que les roms, depuis plus de cinq siècles, font face à travers l'Europe à une discrimination, un rejet et une marginalisation généralisée qui touchent tous les domaines de leurs vies, et que le recours à la médiation peut être utile pour améliorer leur intégration, leur accès aux services publics. 

Le Conseil de l'Europe recommande donc à ses membres, (dont la Suisse est le 17e), d'élaborer et mettre en oeuvre des politiques efficaces en faveur de l'intégration des roms ; de mettre en place un dispositif de médiation efficace et de qualité avec les communautés roms, et concevoir des évaluations participatives permettant aux membres de cette communauté d'exprimer leurs besoins et de participer activement à l'élaboration de solutions les mieux adaptées. Conséquent, le conseil de l'Europe a mis sur pied un système de formation pour des médiateurs roms. Toute personne qui en fait la demande peut être formée gratuitement à la médiation dans plus de 15 pays participants. Pourtant, la Suisse refuse, jusqu'à aujourd'hui, d'en faire partie. Pourquoi? http://www.coe-romed.org/

Du coup, je me pose quatre questions :

Pourquoi Isabelle Rochat, alors qu'elle était à la tête du département de la police a interdit tout programme sur les roms et prohibé au Bureau d'intégration des étrangers (BIE) de développer tout programme en lien avec cette population ?

Que va faire Pierre Maudet désormais chef du département de la sécurité pour améliorer l'intégration des roms? Quel sera son nouveau mot d'ordre pour le Bureau d'Intégration des Etrangers? Enfin, quel a été l'efficacité des mesures de nettoyage des campements des bords de l'Arve et de l'interdiction de mendier en Ville pour résoudre d'une manière pérenne les problèmes d'adaptation de cette population européenne?

Pourquoi la ville de Genève impose-t-elle des quotas aux roms pour l'accès à l'abri de la protection civile ainsi qu'aux lieux de distribution de repas chauds et gratuits? Au risque de quoi laisse-t-elle dormir des femmes enceintes et des enfants sur son territoire alors qu'il gèle la nuit et que le seul abri de la protection civile ne sera ouvert que le 15 novembre prochain?

Enfin, et, plus fondamentalement, pourquoi la Suisse qui paie son écôt comme membre du Conseil de l'Europe, n'en reçoit pas les bénéfices en ne faisant pas partie de ce programme de médiation concernant les roms, à tel point que les personnes qui souhaitent se former à la médiation (payée par le Conseil de l'Europe) doivent aller se faire former en France? La Suisse cotise donc pour faire partie d'un club dont elle refuse les avantages....

Avec des réponses claires de la part des pouvoirs fédéraux, cantonaux, municipaux, à ces questions nous aurons, il me semble, quelques pistes nouvelles afin d'améliorer la situation des roms en Suisse en général et à Genève en particulier. En tous les cas, nous aurons fait un pas pour sortir du tabou de notre état anti-rom, dont l'une des conséquences directe est qu'une femme enceinte de 6 mois "dort" sous les ponts le long de l'Arve avec d'autres personnes dans l'indifférence générale malgré les interpellations d'une conseillère municipale et de l'association Mesemrom. Probablement qu'à 4h du matin, la police viendra les faire dégager, comme cela fût le cas il y a trois jours, ce genre d'intervention étant pour l'instant la seule réponse qu'articule Genève face à la question de la présence et de l'intégration des roms sur son territoire.

17:27 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suisse, état, rom, genève, maudet, rochat, conseil de l'europe, discrimination | |  Facebook |  Imprimer | | |

01/11/2012

Salerno l'incontournable

Deux belles pages dans le journal Bilan du 31 octobre, rien de moins. Sandrine Salerno est devenue incontournable.  Bilan tente bien un enième lifting d'un profil polémico-médiatique déjà trop étiré, mais cette fois l'article claque comme un masque trop serré sur un visage affirmé. Est-elle trop militante, polémique, trop jeune? Son compagnon est-il à l'Asloca? A-t-elle un temps d'avance et l'état actuel de l'économie valide-t-il les propositions qu'elle avance et les critiques qu'elle adresse à ses représentant-e-s ? Oui oui et encore oui. Quand l'économie zigzague et entraîne au passage des gens dans son sillage, il est bon que des femmes courageuses ne quittent pas le navire. On pourra essayer le botox ou les injections d'EPO pour booster le profil de l'économie, on pourra aussi décider d'élire Salerno.   

Sur le fond, rien de neuf dans l'article de Bilan, si ce n'est de définitivement poser Salerno comme incontournable. Tant pis si, en donnant pas aux milieux d'affaires conservateurs des garanties de soumission, elle leur colle le trouillomètre à zéro. Ce n'est pas Sandrine Salerno qui crée la peur, c'est la fragilité d'un système qui vacille à force d'avoir été trop chargé au sommet et menace de tomber comme un chateau de cartes. Ceux qui avaient promis la croissance sans fin, des emplois garantis, n'ont plus le vent dans le dos. A force d'avoir chargé le château sur une base trop fragile, c'est l'ensemble de l'économie qui vacille.

Salerno, elle, dit depuis toujours des choses simples: si des fondements sains, stables, et assurés ne sont pas posés, nous ne pourrons pas continuer ainsi longtemps et au final ce seront les citoyen-ne-s qui paieront les pots cassés. Si nous ne diversifions pas l'économie, ne sortons pas de la monoculture économique, tout le château risque de s'écrouler. Mais s'il y a bien une chose que les milieux d'affaire détestent, c'est le bon sens, et d'être freinés dans leur course au profit; et de l'être au nom de la collectivité et de la sécurité collective. L'UBS raye d'un coup de crayon 1600 emplois sans états d'âme. La propagande des milieux d'affaire ne nous protégeront de rien. Leur peur est la soeur jumelle de leur impuissance à réguler quoi que ce soit. Le vent vient désormais de face. Salerno est la seule politicienne à pouvoir le recevoir.

On nous annonce l'ouragan de la crise, on nous prédit le crash, mais qui l'aura soufflé? Qui en portera la responsabilité? Les stratèges de l'économie se sont plantés et la peur a changé de camp. Le château tangue? Il faut désormais repositionner les cartes autrement. Quand Salerno occupera le poste de David Hiler, augmentera-t-elle le taux d'imposition des hedge funds à 13% comme le souhaitent les milieux d'affaire ou le poussera-t-elle à 19% ou 24.3% ? Voilà ce qui fait réellement trembler les milieux d'affaires. Pourront-ils continuer de maximaliser leur intérêt ou devront-ils composer avec une personne capable d'instaurer de vrais rapports de force pour un juste équilibrage vers une économie saine, stable et performante, en un mot: durable? 

Si la peur a désormais changé de camp, l'espérance aussi. Salerno est devenue incontournable, c'est Bilan qui l'écrit, avec un petit pincement au coeur en remuant le passé (surtout), le présent (un peu), et le futur (passionnément) de Sandrine Salerno dans un article qui fera date dans une campagne pour le Conseil d'Etat qui s'annonce palpitante.

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