sylvain thévoz

25/02/2012

Frontière, étranger? La Classe!

urban 030.JPGGruson fait la boucherie et Unger boudine. Il y aurait donc un problème de surreprésentativité des frontaliers pour les postes de responsable d'unité de soin aux HUG, 110 frontaliers sur 165 dixit Gruson devant un parterre de cadre des HUG. Il est quand même fantastique ce désir de réequilibrage comptable de celui qui, lors de la grève des aides-soignants, comptait ses sous et n'en avait pas grand chose à faire du lieu de location de ses employés! Tout ce qu'il voulait, lui, c'était de ne pas les augmenter et que la machine-à-soigner continue à tourner. L'enseignement de cette histoire? Plus on est haut placé dans la hiérarchie, mieux on est à même de réussir son lobbying, et s'il faut pour cela instrumentaliser une frontière, très bien. Il n'y a donc pas de problème de frontière, il y a des enjeux de classes, et de places. Car si Gruson devait introduire des quotas à tous les niveaux en fonction des... résidences? nationalités? les HUG pourraient tout simplement fermer ou alors nous devrions tous et toutes devenir infirmières. Les citoyens Genevois avalent des couleuvres quand on leur désigne la frontière géographique comme source de tous leurs maux, car c'est le patronat qui engage ses employés. 1) pour maximaliser ses profits 2) pour fragmenter l'unité de ses employés. La frontière est bonne poire, elle permet de détourner la lutte des classes au profit de la lutte des places et celle-ci au profit de la chasse au frontalier, et cela, avec la complaisance et complicité des partis d'extrême droite.

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00:07 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frontaliers, étrangers, classe sociale, mcg, hug | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/02/2012

Procter’s & Gamble pète dans la soie ?

Epoustouflante plateforme publicitaire offerte par la Tribune de Genève au géant américain Procter’s & Gamble dans son édition du 15 février qui annonce que le haut management opérationnel « lessive » de l’entreprise déménage avec chaussettes et culottes à Genève (pas de création de nouveaux postes locaux, donc). Mais alors, on se demande : quelle plus-value pour le Canton d’attirer la direction mondiale de la lessive avec des forfaits fiscaux s’il n’y a aucune créations de postes locaux ?

 

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11/02/2012

Livre à vous de voter

Livre à vous de voter! Le 11 mars prochain, nous sommes appelés à soutenir le prix unique du livre et donc, directement, la survie des libraires et des librairies. En effet, sans prix unique du livre (qui ne coûtera pas un centime en subvention ou en intervention étatique, hormis la surveillance de monsieur Prix), le service, la gratuité du temps offert par les libraires qui font la qualité non exclusivement commerçante de leur travail (mais qui a un coût pourtant) va disparaître. Sans cette loi, ces espaces de vente diversifiés, qui sont aussi des lieux de rencontres, de partages, de lectures et de créations sont à moyen terme condamnés.

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14:07 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, prix unique, marché, libéralisme, culture | |  Facebook |  Imprimer | | |

07/02/2012

Mort aux bastions, maire aux abois.

Un homme est mort dans les toilettes publiques du parc des Bastions le dimanche 29 janvier, d’une overdose de produits stupéfiants et d’abus d’alcool. Drame humain, drame social, drame de la précarité. Echec aussi d’un système de prise de soin, liés à l’insuffisance des moyens pour lutter contre la précarité sociale ? L’homme avait pourtant fait de nombreux séjours à Belle-idée, notamment lors des derniers trois mois avant le drame. Il en est pourtant ressorti, ni plus guéri ni plus abîmé, mais ne disposant en tous les cas pas de filets de sécurités suffisant autour de lui pour ne pas mourir gelé dans l’espace public du parc des Bastions un soir de janvier.  

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03/02/2012

Oui à la mendicité

A Genève, la mendicité est punie par la loi depuis novembre 2007, mais on devrait plutôt écrire : les mendiants sont punis par la loi; et pour être plus juste : les mendiants Roms sont stigmatisés par un édit qui fait d’une nécessité vitale un crime. Les amendes distribuées sont convertibles en jours de prison. Etre pauvre et le montrer est donc un crime puni d’emprisonnement. Par cette loi, c’est la pauvreté qui est visée, bannie de l’espace public, et le pauvre prié de s’enfermer chez lui. Et quand il n’a plus d’espace privé? Il est condamné à aller se faire voir ailleurs.

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14:40 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mendicité, inégalités sociales, genève, loi, roms | |  Facebook |  Imprimer | | |